Dans l’Évangile de ce dimanche, face aux disciples qui admirent le temple, œuvre des hommes, Jésus prononce des paroles apocalyptiques.
Il annonce que ce magnifique temple sera détruit.
Et quand les disciples lui demandent quand, Jésus ne répond pas à leur question. Car il juge beaucoup plus important de les préparer, ainsi que tous les chrétiens, à vivre cette période dont nous ne connaissons pas la durée et qui s’étend entre son Ascension et son retour à la fin des temps.
Il répond aux disciples par une prédication, et annonce des guerres, des catastrophes, des signes effrayants.
En fait, il nous annonce que notre chemin de chrétiens sera semé d’embûches, et que nous devrons nous battre pour continuer à vivre notre foi, et persévérer malgré l’hostilité de ceux qui ne veulent pas entendre parler de Jésus, et qui ne supportent pas que nous croyions en lui.
Il nous fait comprendre que nous ne devons pas nous laisser décourager, que nous ne devons pas cacher notre foi, mais au contraire la clamer, pour que l’Évangile porte du fruit.
En effet, l’Évangile se réalise si nous sommes fidèles à la Parole du Christ, si nous ne laissons pas l’indifférence ambiante devenir plus forte que notre foi.
Mais Jésus dit aussi que nous ne devons pas être effrayés, et que même si certains de nous souffrent ou meurent à cause de son Nom, cela ne nous portera pas préjudice, car «pas un cheveu de votre tête ne sera perdu».
Il nous annonce ainsi une nouvelle naissance dans son Royaume.
Jésus nous exhorte donc à persévérer dans notre foi.
Pour cela, nous devons lui faire confiance, même dans les pires moments, car c’est lui qui nous donne la force et la sagesse dont nous avons besoin.
La persévérance est impossible sans cette confiance en lui, en son amour incommensurable, et sans cette espérance du ciel.
«Cette espérance continue à indiquer comme véritable horizon de la vie les « cieux nouveaux » et la « terre nouvelle » (2 P 3, 13), où l’existence de toutes les créatures trouvera son sens authentique, car notre véritable patrie est dans les cieux (cf. Ph 3, 20).» Message du Saint-Père pour la 9ème Journée Mondiale des Pauvres.
Anne-Marie Berthomieu
Membre du CPP de Bonne Nouvelle