Edito : Le programme exigeant de Jésus sur la pratique de la Loi du Seigneur
Le ministère public de Jésus et sa prédication débutent dans l’évangile de Matthieu par ce que nous nommons « le sermon sur la montagne » qui commence avec les Béatitudes.
Moïse est monté sur la montagne pour y recevoir la Loi de Dieu, et Jésus monte sur la montagne pour faire savoir qu’il n’est pas venu pour modifier la Loi, mais pour l’accomplir. Il s’inscrit donc dans la continuité de la Loi de Moïse, qui indique ce que Dieu attend de nous. Jésus nous fait savoir que notre vie doit être en cohérence avec les commandements.
Aux disciples réunis autour de Lui, Il demande non seulement d’observer les principales lois de la religion juive, « Vous avez appris », mais également de les affiner, « Eh bien ! Moi je vous dis ». Les exemples donnés par le Christ ont pour but de rappeler le sens profond des commandements. En effet, si les premiers commandements avaient pour objectif de fixer des règles de vie en société : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas tromper…Ils ont été étoffés et précisés par les rabbins, au fur et à mesure que les exigences morales progressaient.
Jésus s’inscrit dans cette progression : il ne supprime pas les acquis précédents, il les peaufine encore plus, nous indiquant comment être justes aux yeux de Dieu, et trouver ainsi le chemin qui mène vers le Royaume divin, en harmonie avec le Père et nos frères humains.
Car curieusement, mais c’est bien conforme à toute la tradition biblique, ces commandements renouvelés de Jésus visent tous les relations avec les autres.
Si l’on y réfléchit, ce n’est pas étonnant : si le dessein bienveillant de Dieu, comme dit saint Paul, c’est de nous réunir tous en Jésus-Christ, tout effort que nous tentons vers l’unité fraternelle contribue à l’accomplissement du projet de Dieu, c’est-à-dire à la venue de son Règne. Il ne suffit pas de dire « Que ton Règne vienne », Jésus nous dit comment, petitement mais sûrement, on peut y contribuer.
Anne-Marie Berthomieu

Dans l’Evangile suivons notre Seigneur Jésus Christ en pays de Galilée, des territoires de Zabulon et de Nephtali, comme l’avait prédit Isaïe : « Une lumière s’est levée en Galilée ». Alors sur les bords de la mer de Galilée Jésus commença à choisir ses premiers disciples. Il demanda à Pierre et à André, à Jacques et à Jean de le suivre, de tout abandonner, de devenir pécheurs d’hommes. Et ainsi, à la suite de Jésus, ils enseignaient dans les synagogues, guérissaient les malades, chassaient les démons, proclamaient L’Evangile, répandaient la lumière, annonçaient le Royaume.
« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »
Comme l’a expliqué Jürgen Moltmann, vivre en contact avec l’Esprit de Dieu «ne conduit pas à une spiritualité qui se passe des sens, tournée vers l’intérieur, ennemie du corps, coupée du monde, mais à une nouvelle vitalité de l’amour de la vie». Face à ce qui est mort, pétrifié ou insensible, l’Esprit éveille toujours l’amour de la vie. C’est pourquoi vivre «spirituellement», c’est «vivre contre la mort», affirmer la vie malgré la faiblesse, la peur, la maladie ou la culpabilité. Celui qui vit ouvert à l’Esprit de Dieu vibre avec tout ce qui fait grandir la vie et se rebelle contre ce qui la blesse et la tue.
Face à la multitude des tendances et dénominations d’obédience chrétienne, il s’est imposé à travers l’histoire, la nécessité de l’unité de tous ceux qui se réclament chrétiens, c’est-à-dire disciples du Christ.


Ce Messie, à la fois envoyé de Dieu et consacré par l’onction pour mener à bien sa mission, est attendu surtout à l’époque de Jésus en raison de l’occupation romaine Mais, le baptême du Christ est avant tout l’occasion d’entendre une voix venue du ciel et qui le déclare Fils de Dieu.
