Lettre de Son Excellence Mgr Turini aux députés de l’Hérault

 

 

Norbert Turini, Archevêque de Montpellier
A l’attention des députés de l’Hérault

­

Montpellier, le 9 juillet 2026

 

 

 

Madame, Monsieur le Député,

Au moment où vous allez voter la loi relative à la fin de vie, je me permets de vous adresser cette lettre, non pour entrer dans un débat partisan, mais pour faire entendre une parole humaine, spirituelle et profondément fraternelle.

Les évêques de France ont exprimé avec clarté leur opposition à ce texte. Je m’inscris dans cette prise de position, par fidélité à l’enseignement de l’Église, mais aussi par souci du bien commun et du respect de la dignité de toute personne humaine.

L’Église ne parle pas ici au nom d’une idéologie, encore moins d’un pouvoir moral qui s’imposerait de l’extérieur. Elle parle à partir de l’expérience millénaire de l’accompagnement des personnes fragiles, souffrantes, âgées, en fin de vie. Elle parle à partir de visages, de mains tenues, de silences habités, de paroles murmurées au seuil de la mort.

La vie humaine, de son commencement à son terme naturel, n’est pas un bien disponible. Elle est relation, elle est don, elle est confiée. Introduire dans la loi la possibilité de provoquer intentionnellement la mort, même au nom de la compassion, constitue une rupture anthropologique majeure. Ce n’est pas seulement un nouveau droit que l’on crée : c’est un changement profond dans le regard que notre société porte sur la vulnérabilité.

La souffrance appelle la solidarité, non l’élimination de celui qui souffre. La dépendance appelle la présence, non la disparition. La dignité d’une personne ne se mesure ni à son autonomie, ni à son utilité sociale, mais au simple fait qu’elle est humaine.

L’Église affirme avec force qu’il existe une autre voie : celle du développement réel et équitable des soins palliatifs, celle de l’accompagnement global – médical, psychologique, social, spirituel –, celle du refus de l’acharnement thérapeutique comme de l’abandon. Soulager sans supprimer. Accompagner sans provoquer la mort.

Nous savons aussi combien la notion de liberté peut être fragilisée lorsque la solitude, la peur de devenir un poids, la pression économique ou sociale s’invitent dans la décision. Une société juste ne peut faire peser, même implicitement, sur les plus fragiles la question : « Pourquoi es-tu encore là ? »

Enfin, je veux redire l’importance absolue de la liberté de conscience des soignants. On ne peut construire une société fraternelle en contraignant celles et ceux qui ont fait le choix de soigner à poser des gestes contraires à leur conscience la plus intime.

Madame, Monsieur le Député, votre responsabilité est grande. La loi ne dit pas tout, mais elle dit quelque chose de ce que nous voulons devenir ensemble et c’est cela qui m’inquiète. Au nom de l’Évangile de la vie, au nom de la fraternité humaine, au nom des plus fragiles qui n’ont pas toujours voix au chapitre, je vous appelle respectueusement à ne pas ouvrir une voie dont nous ne mesurerions que trop tard les conséquences.

Avec l’assurance de ma considération respectueuse,

+ Norbert TURINI
Archevêque de Montpellier.

Diocèse de Montpellier – Eglise catholique

APPRENDRE DES PERSONNES SIMPLES

Jésus n’avait aucun problème avec les gens simples de son peuple. Il savait qu’ils le comprenaient. Ce qui l’inquiétait, c’était de savoir si les chefs religieux, les spécialistes du droit, les grands maîtres d’Israël comprendraient un jour son message. Chaque jour, cela devenait de plus en plus évident: ce qui remplissait de joie les gens simples laissait les grands, indifférents.

Ces paysans qui vivaient en se défendant de la faim et des grands propriétaires terriens le comprenaient très bien: Dieu voulait les voir heureux, sans faim ni oppresseurs. Les malades lui faisaient confiance et, encouragés par leur foi, ils croyaient de nouveau au Dieu de la vie. Les femmes qui osaient sortir de chez elles pour l’écouter sentaient que Dieu devait aimer tel que Jésus le disait: avec des entrailles de mère. Les gens simples du peuple étaient en syntonie avec lui. Le Dieu qu’il leur annonçait était celui qu’ils désiraient et dont ils avaient besoin.

L’attitude des «savants» était différente. Caïphe et les prêtres de Jérusalem le voyaient comme un danger. Les maîtres de la loi ne comprenaient pas pourquoi il se souciait tant de la souffrance des gens en oubliant les exigences de la religion. C’est pour cela que, parmi les disciples les plus proches de Jésus, il n’y avait ni prêtres, ni scribes, ni docteurs de la loi.

Un jour, Jésus révéla à tous ce qu’il ressentait dans son cœur. Rempli de joie, il pria Dieu ainsi: «Je te remercie, Père, Seigneur du ciel et de la terre, car tu as caché ces choses aux sages et aux savants et tu les as révélées aux gens simples».

C’est toujours pareil. Le regard des gens simples est, d’ordinaire, plus propre. Il n’y a pas tant d’intérêt tordu dans leurs cœurs. Ils vont à l’essentiel. Ils savent ce que c’est que de souffrir, de se sentir mal et de vivre sans sécurité. Ils sont les premiers à comprendre l’évangile.

Ces gens simples sont le meilleur que nous avons dans l’Église. Nous devons apprendre d’eux; nous, évêques, théologiens, moralistes et érudits religieux. Dieu leur révèle quelque chose qui nous échappe. Nous les ecclésiastiques, nous risquons de trop rationaliser, théoriser et «compliquer» notre foi. Juste deux questions: pourquoi y a-t-il une telle distance entre notre parole et la vie des gens? Pourquoi notre message est-il presque toujours plus obscur et plus compliqué que celui de Jésus?

José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna

APPRENDRE À DONNER

APPRENDRE À DONNER

Il n’est parfois pas si facile de répondre aux questions les plus simples. Nous avons souvent entendu dire qu’aimer, c’est donner. Mais qu’est-ce que donner? Beaucoup pensent que donner, c’est simplement se priver de quelque chose, renoncer à quelque chose, «se sacrifier» en se détachant de quelque chose. Nous sommes tellement conditionnés par notre société d’abondance et tellement enclins à posséder, accumuler et gagner, que «donner» nous semble improductif. Un appauvrissement que nous ne sommes pas prêts à accepter. Dans notre société, celui qui donne sans recevoir est une personne peu pratique, peu réaliste, peu intelligente.

Pourtant, donner est tout autre chose. Le geste de donner est l’expression la plus riche de la vitalité, de la richesse et du pouvoir créateur. Lorsque nous donnons vraiment quelque chose, nous nous sentons pleins de vie, débordants, capables d’enrichir les autres, même si ce n’est que modestement. «Seul l’amour rend la vie digne d’être vécue. Seule l’aide apportée aux autres procure la grande joie de vivre» (Karl Tillmann).

Donner, c’est être vivant et riche. Celui qui a beaucoup et ne sait pas donner n’est pas riche. C’est un homme petit, impuissant, appauvri, quoi qu’il possède. En réalité, seul celui qui est capable de donner quelque chose de lui-même aux autres est riche.

Nous avons tous besoin d’écouter plus attentivement et plus profondément les paroles de Jésus. Même le verre d’eau fraîche que nous savons donner à un pauvre assoiffé ne restera pas sans récompense. Nous devons apprendre à donner ce qui est vivant en nous et peut faire du bien aux autres: notre joie, notre compréhension, notre encouragement, notre espérance, notre accueil ou notre proximité.

Souvent, il ne s’agit pas de choses grandes ou spectaculaires. Simplement «un verre d’eau fraîche» : un sourire accueillant, une écoute sans précipitation, une aide pour remonter le moral, un geste de solidarité, une visite, un signe de soutien et d’amitié. Ne l’oublions pas. Au fond de la vie, il y a quelqu’un qui bénit, accueille et récompense chaque geste d’amour, aussi petit soit-il à nos yeux. Il s’appelle Dieu, notre Père.

José Antonio Pagola
Traduction: Carlos Orduna

 « Ne craignez pas ! »

                             

« Ne craignez pas ! »

 

Voilà les paroles que Jésus répète à trois reprises à ses Apôtres dans l’Évangile de ce dimanche. Trois fois, comme pour bien ancrer cette invitation au cœur de ceux qui le suivent. Cette injonction résonne avec les paroles de Saint Jean-Paul II à la jeunesse lors des JMJ de Paris : « N’ayez pas peur ». Nous vivons pourtant dans un monde où la peur prend bien des visages : peur de l’avenir, peur du regard des autres, peur de témoigner de sa foi, peur de l’indifférence ou des moqueries, peur parfois même de l’hostilité. Jésus ne nous dit pas que ces peurs sont imaginaires. Il nous dit simplement qu’elles ne doivent pas nous paralyser.

 

Il nous rappelle une vérité fondamentale : nous ne sommes pas abandonnés. Le Père, qui veille sur chaque moineau, connaît même le nombre de cheveux sur notre tête. Nous avons une valeur infinie à ses yeux. Cette certitude change tout.

 

C’est pourquoi Jésus nous invite à une double attitude :

  • Parler sans crainte. Ce que nous avons reçu dans l’intimité de la prière et de l’écoute de la Parole, nous sommes appelés à le vivre au grand jour. Notre foi n’est pas une affaire privée, elle est faite pour être proclamée « sur les toits ».
  • Rester fidèle. Celui qui reconnaît le Christ devant les hommes sera reconnu par lui devant le Père. L’enjeu est grand, mais la grâce l’est encore davantage.

Dans nos familles, nos lieux de travail, nos engagements, nous sommes parfois tentés de taire notre foi pour éviter les conflits ou par simple timidité. L’Évangile de ce dimanche nous libère : la peur n’a pas le dernier mot. Le Seigneur nous précède et nous accompagne.

 

Puissions-nous, en cette semaine, oser un petit pas supplémentaire : un geste de charité visible, une parole d’espérance donnée, un témoignage simple et vrai. Car là où nous osons parler de Lui, c’est Lui qui parle à travers nous.

Que la Vierge Marie, qui a dit « oui » sans crainte malgré les incertitudes, nous obtienne la grâce d’une foi courageuse et joyeuse.

Bon dimanche à toutes et à tous .

Samuel Talon

Membre du CPP de Bonne Nouvelle

Fin de vie

Proposition de la Conférence des Évêques de France concernant le vote sur la loi de fin de vie,
avec un message à lire aux messes dominicales de ce week-end, et une proposition de neuvaine de prière avec 9 intentions d’ici le 30 juin,
dont la 1ère serait lue dimanche dans le cadre de la Prière Universelle.

Bien fraternellement et bonne fin d’année pastorale,

 +Norbert Turini
Archevêque de Montpellier

 Fin de vie

Proposition d’une neuvaine de prière du 21 au 29 juin 2026,

avant le vote à l’Assemblée nationale du 30 juin

Message pour le dimanche 21 juin

 

Chers amis, chers frères et sœurs,

Ce lundi 22 juin, la proposition de loi sur la fin de vie revient pour une troisième lecture à l’Assemblée nationale. Cette loi envisage de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté en France. Depuis les premiers débats, nous, évêques de France, avons tenu à rappeler avec force qu’on ne prend pas soin de la vie en y mettant un terme, mais en l’accompagnant avec attention, jusqu’au bout.

La semaine dernière, le pape Léon a interpellé les parlementaires espagnols en ces termes : « La défense de la vie humaine n’est ni une question partielle ni un intérêt confessionnel : c’est un objectif de civilisation. Toute vie humaine doit être reconnue et protégée depuis sa conception jusqu’à son déclin naturel, dans toutes les circonstances de son existence. […] La grandeur morale d’une nation se manifeste avant tout dans sa capacité à accompagner, protéger et aimer les vies qui traversent la plus grande fragilité. »

Du 22 au 30 juin, jour du vote à l’Assemblée nationale, nous invitons les catholiques qui le souhaitent à s’associer à une neuvaine de prière pour la vie. L’intention lue à ce sujet lors de la prière universelle d’au­jourd’hui la démarre. Huit autres intentions particulières ont été préparées pour les jours à venir. Nous pouvons les intégrer dans notre prière quotidienne, avec un Notre Père, un Je vous salue Marie et un Gloire au Père. Qu’à l’aube de nouveaux débats, l’Esprit Saint éclaire les consciences et nous renouvelle dans l’espérance, pour que soit reconnue, protégée et respectée la dignité de toute vie humaine.

Intentions de prière

Jour 1 • Dimanche 21 juin (intention de prière à intégrer dans la prière universelle)

Seigneur, nous te prions pour nos élus, qui vont reprendre cette semaine leurs débats à propos de la fin de vie. Nous te demandons d’éclairer les consciences, pour qu’ils orientent notre pays sur le chemin de la vie et que soit toujours reconnue, protégée et respectée la dignité de toute personne.

Jour 2 • Lundi 22 juin

Seigneur, nous te confions toutes les personnes qui, en ce moment, traversent l’épreuve de la fin de vie souffrante. Donne-leur force et consolation et permets que, sur ce chemin mystérieux, ils soient rejoints et aidés par des témoins de ton amour. Ouvre nos cœur, pour que nous soyons attentifs à leur souffrance et sachions nous rendre disponibles pour les accompagner.

Jour 3 • Mardi 23 juin Seigneur, nous te présentons tous les soignants qui, dans les maisons de retraite ou dans les hôpitaux, prennent soin des personnes malades, âgées ou en fin de vie. Nous te présentons également toutes les personnes qui, au nom de leur foi et au nom du Christ, s’engagent au service des malades pour les accompagner ans le silence d’une écoute fraternelle, d’une prière ou d’un sacrement. Comble-les de tes grâces, pour qu’ils soient renouvelés dans la joie de ce service généreux.

Jour 4 • Mercredi 24 juin Seigneur, nous te remettons toutes les personnes atteintes par une maladie incurable, qui ne voient plus le sens de leur vie et veulent y mettre un terme. Que ton Esprit Saint les visite et ravive en eux le goût de la vie malgré la douleur de l’épreuve qu’ils traversent. Aide-nous à être, auprès d’eux, des serviteurs de l’espérance.

Jour 5 • Jeudi 25 juin Seigneur, nous te confions toutes les familles qui accompagnent un proche malade ou en fin de vie, en particulier celles qui sont découragées par cette situation. Toi qui donnas ta vie au Calvaire, donne-leur de goûter ta présence mystérieuse au cœur de leur souffrance. Qu’à leurs côtés, nous soyons des témoins de ton Cœur qui nous a tant aimés.

Jour 6 • Vendredi 26 juin Seigneur, nous te demandons de venir réconforter toutes les personnes malades, âgées ou en fin de vie, que personne n’aide et qui souffrent d’une très grande solitude. Viens remplir leur cœur de ton amour. Que, par notre présence humble et offerte, ils sentent combien tu les aimes et découvrent que tu marches avec eux.

Jour 7 • Samedi 27 juin Seigneur, nous confions à ta miséricorde ceux qui meurent en ce jour, en particulier ceux qui vivent ce passage dans la solitude d’un hôpital ou de la rue. Nous croyons que tu les prends dans ton Cœur brûlant d’amour. Rends nos cœurs plus attentifs à la détresse de ces frères et de ces sœurs.

Jour 8 • Dimanche 28 juin Seigneur, nous te remettons tous les défunts de nos familles, de nos paroisses, de nos communautés et ceux, inconnus, pour qui personne ne prie jamais. Nous croyons que ta miséricorde est sans mesure. Accueille-les auprès de toi, pour qu’ils puissent goûter la joie de la vie avec toi.

Jour 9 • Lundi 29 juin Seigneur, nous nous présentons à toi. Bien souvent, nous ne prenons pas soin de nos frères et sœurs malades ou en fin de vie. Ouvre nos yeux et nos cœurs, pour qu’en eux, nous sachions voir ton visage. Que ta grâce nous aide à être généreux, plus attentifs, plus disponibles. Fais de nous d’authentiques témoins de la vie.

Remise d’un chèque au Club Amitié-Services pour les Chrétiens d’Orient.

Ce dimanche 14 juin, à la Cathédrale Saint Nazaire et Saint Celce a eu lieu la remise d’un « beau » chèque de 8000€ au Club Amitié-Service pour les chrétiens d’orient.
 
Depuis plus de 10 ans le Club AS réalise chaque année un calendrier qu’il propose à la vente aux sortir des églises du biterrois et du grand biterrois, mais aussi de Agde, Sète, Pézenas et même Montpellier.
 
Cette année encore le Club As a remis une somme non négligeable pour les chrétiens d’orient. Ces 8000€  seront envoyés pour les écoles aux Liban, plus particulièrement celle détruite actuellement lors du conflit armée. 
 
 
C’est Madame Josefa Costa Planelles, déléguée de l’oeuvre d’Orient pour le diocèse de Montpellier qui a reçu ce chèque.
 
L’occasion pour elle et les membres du club AS de remercier les nombreux fidèles qui ont participé par leurs dons à rendre cela possible. 
 
Sans nul doute, cette somme sera bien utilisée et participera à la remise en état les locaux des écoles du Liban.
 
 

PROGRAMME LIBÉRATEUR

PROGRAMME LIBÉRATEUR

Beaucoup de chrétiens pensent vivre leur foi de manière responsable parce qu’ils se soucient de respecter certaines pratiques religieuses et s’efforcent d’ajuster leur comportement à des lois morales et à des normes ecclésiastiques.

De même, de nombreuses communautés chrétiennes pensent accomplir fidèlement leur mission parce qu’elles s’efforcent d’offrir des services de catéchèse et d’éducation à la foi, et s’efforcent de célébrer dignement le culte chrétien.

Est-ce là tout ce que Jésus voulait mettre en œuvre en envoyant ses disciples dans le monde? Est-ce là la vie qu’il voulait insuffler au cœur de l’histoire?

Nous avons besoin d’écouter à nouveau les paroles de Jésus pour redécouvrir la véritable mission des croyants au sein de cette société. C’est ainsi que l’évangéliste Matthieu rapporte son mandat: «Allez et proclamez que le royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement».

Notre première tâche aujourd’hui est également de proclamer que Dieu est proche de nous, déterminé à sauver le bonheur de l’humanité. Mais cette annonce d’un Dieu sauveur ne se fait pas seulement par des discours et des paroles suggestives. Elle ne se garantit pas seulement par la catéchèse ou les cours de religion. Jésus nous rappelle la manière de proclamer Dieu: travailler gratuitement pour insuffler une nouvelle vie aux hommes.

«Guérir les malades», c’est-à-dire libérer les personnes de tout ce qui leur vole la vie et les fait souffrir. Guérir l’âme et le corps de ceux qui se sentent détruits par la douleur et angoissés par la dureté impitoyable de la vie quotidienne.

«Ressusciter les morts», c’est-à-dire libérer les personnes de ce qui bloque leur vie et tue leur espérance. Réveiller l’amour de la vie, la confiance en Dieu, la volonté de lutter et le désir de liberté chez tant d’hommes et de femmes chez qui la vie s’éteint peu à peu.

«Purifier les lépreux», c’est-à-dire purifier cette société de tant de mensonges, d’hypocrisie et de conventionnalisme. Aider les gens à vivre avec plus de vérité, de simplicité et d’honnêteté.

«Chasser les démons», c’est-à-dire libérer les personnes de tant d’idoles qui nous asservissent, nous possèdent et pervertissent notre vie commune. Là où l’on libère les personnes, là on annonce Dieu.

José Antonio Pagola

Traduction: Carlos Orduña

« Soyez dans la joie », « encouragez-vous », « vivez en paix ».

Edito :    

« Soyez dans la joie », « encouragez-vous », « vivez en paix ».

 

Les paroles de saint Paul et de l’Évangile nous invitent aujourd’hui à revenir à l’essentiel de notre vie chrétienne.

 

Saint Paul nous encourage avec des mots simples et concrets : « soyez dans la joie », « encouragez-vous », « vivez en paix ». Ces appels rejoignent notre quotidien, avec ses joies mais aussi ses tensions ou ses fatigues. Ils nous rappellent que la foi se vit concrètement dans nos relations, car la présence même de Dieu se manifeste là où la paix et l’unité grandissent : « et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous ».

Dans nos communautés parfois marquées par les différences, les incompréhensions ou les fatigues, ces mots résonnent comme un appel à revenir à l’essentiel. L’unité n’est pas uniformité, mais communion. Elle se construit dans l’écoute, le pardon et les gestes simples du quotidien, jusqu’à ce signe concret évoqué par Paul : « saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix ». Aujourd’hui encore, ce signe nous rappelle que la foi n’est pas seulement une conviction intérieure, mais une relation vivante entre nous.

 

Cette paix et cette joie ne viennent pas de nous seuls. Elles trouvent leur source dans l’amour de Dieu. L’Évangile nous le révèle avec force : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». Dieu ne vient pas condamner, mais sauver. Il aime le monde tel qu’il est, avec ses fragilités, ses blessures, ses refus parfois. Et il ne l’a pas fait pour condamner, mais « pour que, par lui, le monde soit sauvé ».

 

Croire en Jésus, c’est accueillir cet amour et s’y appuyer. C’est laisser transformer notre regard, pour devenir à notre tour porteurs de miséricorde, d’espérance et de paix.

En ce temps où notre monde cherche des repères et une espérance, notre mission est simple mais essentielle : être les témoins de cet amour. Dans nos familles, dans notre paroisse, dans nos lieux de travail, chacun de nous peut être un signe discret mais réel de la présence de Dieu.

 

Comme le dit saint Paul, appelons la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion de l’Esprit Saint, à nous accompagner dans notre vie, et à faire de nous des artisans de paix, enracinés dans un amour qui ne déçoit pas.

Édito du site Béziers Catholique

Les Mercredis de l’Été 2026

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Pour le stationnement :

Le parking de droite, de l’ancienne caserne St Jacques est mis à disposition du public venu assister aux représentations, à partir de 17h30.