Pâques 2026 Le message du Pape Léon XIV

MESSAGE « URBI ET ORBI »
DU PAPE LÉON XIV

PÂQUES 2026

Loggia centrale de la Basilique Saint-Pierre
Dimanche 5 avril 2026

[Multimédia]

 

 

Frères et sœurs,

Le Christ est ressuscité ! Joyeuses Pâques !

Depuis des siècles, l’Église chante avec joie l’événement qui est l’origine et le fondement de sa foi : « Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne. Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts. Roi victorieux, prends-nous tous en pitié » (Séquence de Pâques).

Pâques est une victoire : celle de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres, de l’amour sur la haine. Une victoire au prix très élevé : le Christ, le Fils du Dieu vivant (cf. Mt 16,16), a dû mourir, et mourir sur une croix, après avoir subi une injuste condamnation, avoir été moqué et torturé, et avoir versé tout son sang. En tant que véritable Agneau immolé, il a pris sur lui le péché du monde (cf. Jn 1,29 ; 1 P 1,18-19) et nous a ainsi tous libérés, avec la création, de la domination du mal.

Mais comment Jésus a-t-il vaincu ? Quelle est la force avec laquelle il a vaincu une fois pour toutes l’ancien Adversaire, le Prince de ce monde (cf. Jn 12, 31) ? Quelle est la puissance avec laquelle Il est ressuscité d’entre les morts, non pas pour revenir à la vie d’avant, mais pour entrer dans la vie éternelle et ouvrir ainsi, dans sa propre chair, le passage de ce monde vers le Père ?

Cette force, cette puissance, c’est Dieu lui-même, Amour qui crée et donne la vie, Amour fidèle jusqu’à la fin, Amour qui pardonne et rachète.

Le Christ, notre « Roi victorieux », a mené et remporté son combat dans un abandon confiant en la volonté du Père, en son dessein de salut (cf. Mt 26, 42). Il a ainsi parcouru jusqu’au bout le chemin du dialogue, non pas en paroles mais en actes. Pour nous retrouver, nous qui étions perdus, il s’est fait chair ; pour nous libérer, nous qui étions esclaves, il s’est fait esclave ; pour nous donner la vie, nous qui étions mortels, il s’est laissé tuer sur la croix.

La force par laquelle le Christ est ressuscité est totalement non violente. Elle est semblable à celle d’un grain de blé qui, corrompu dans la terre, grandit, se fraye un chemin entre les sillons, germe et devient un épi doré. Elle est plus semblable encore à celle d’un cœur humain qui, blessé par une offense, repousse l’instinct de vengeance et, rempli de pitié, prie pour celui qui l’a offensé.

Frères et sœurs, telle est la véritable force qui apporte la paix à l’humanité, puisqu’elle produit des relations respectueuses à tous les niveaux : entre les personnes, les familles, les groupes sociaux, les nations. Elle ne vise pas un intérêt particulier, mais le bien commun ; elle ne veut pas imposer son propre projet, mais contribuer à l’élaborer et à le réaliser avec les autres.

Oui, la résurrection du Christ est le commencement de l’humanité nouvelle. Elle marque l’entrée dans la véritable terre promise où règnent la justice, la liberté et la paix, où tous se reconnaissent comme frères et sœurs, enfants du même Père qui est Amour, Vie et Lumière.

Frères et sœurs, par sa résurrection, le Seigneur nous confronte avec encore plus d’intensité au drame de notre liberté. Devant le tombeau vide, nous pouvons nous remplir d’espérance et d’émerveillement, comme les disciples, ou de peur comme les gardes et les pharisiens, contraints de recourir au mensonge et à la ruse pour ne pas reconnaître que celui qui avait été condamné est vraiment ressuscité (cf. Mt 28, 11-15) !

À la lumière de Pâques, laissons-nous émerveiller par le Christ ! Laissons son immense amour changer notre cœur ! Que ceux qui ont des armes en main les déposent ! Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix ! Non pas une paix imposée par la force, mais par le dialogue ! Non pas avec la volonté de dominer l’autre, mais de le rencontrer !

Nous nous habituons à la violence, nous nous y résignons et nous devenons indifférents. Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux répercussions de haines et de divisions que les conflits sèment. Indifférents aux conséquences économiques et sociales qu’ils engendrent et que chacun ressent pourtant. On assiste à une “mondialisation de l’indifférence” de plus en plus marquée, pour reprendre une expression chère au Pape François, qui adressait au monde ses dernières paroles il y a un an depuis cette loggia, en nous rappelant : « Que de volonté de mort nous voyons chaque jour dans les nombreux conflits qui touchent différentes parties du monde ! » (Message Urbi et Orbi, 20 avril 2025).

La croix du Christ nous rappelle sans cesse la souffrance et la douleur qui environnent la mort, ainsi que l’angoisse qu’elle engendre. Nous avons tous peur de la mort et, par crainte, nous détournons le regard, préférant ne pas voir. Nous ne pouvons pas continuer à rester indifférents ! Et nous ne pouvons pas nous résigner au mal ! Saint Augustin enseigne : « Si tu as peur de la mort, aime la résurrection ! » (Sermo 124, 4). Aimons, nous aussi, la résurrection qui nous rappelle que le mal n’a pas le dernier mot, car il a été vaincu par le Ressuscité.

Il a traversé la mort pour nous donner la vie et la paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n’est pas comme le monde la donne que je vous la donne » (Jn 14, 27). La paix que Jésus nous donne n’est pas celle qui se limite à faire taire les armes, mais celle qui touche et transforme le cœur de chacun ! Convertissons-nous à la paix du Christ ! Faisons entendre le cri de paix qui jaillit du cœur ! C’est pourquoi j’invite tout le monde à se joindre à moi à la veillée de prière pour la paix que nous célébrerons ici, dans la Basilique Saint-Pierre, samedi prochain, 11 avril.

En ce jour de fête, abandonnons toute volonté de querelle, de domination et de pouvoir, et implorons le Seigneur pour qu’il accorde sa paix à ce monde endeuillé par les guerres et marqué par la haine et l’indifférence qui nous font nous sentir impuissants face au mal. Nous recommandons au Seigneur tous les cœurs qui souffrent et qui attendent la paix véritable que Lui seul peut donner. Confions-nous à Lui et ouvrons-Lui notre cœur ! Lui seul fait toutes choses nouvelles (cf. Ap 21,5) !

Joyeuses Pâques !

Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria Editrice Vaticana

Saint Aphrodise de Béziers, patron et évêque de la ville

Saint Aphrodise de Béziers, patron et évêque de la ville

 

Saint Aphrodise est né au Ier siècle. Il aurait été prêtre du dieu Hermès, à Héliopolis, en Égypte, avant de rencontrer la Sainte Famille, qui fuyait les massacres d’Hérode. Bouleversé, il aurait abandonné les dieux païens et se serait converti au christianisme. Après la Passion et la mort du Christ, Aphrodise aurait décidé de suivre saint Pierre et serait donc parti vers la Gaule afin de l’évangéliser. Accompagné d’autres apôtres du Sauveur, il a annoncé la Bonne Nouvelle sur son chemin. Il s’est finalement installé à Béziers. Aphrodise y a converti un grand nombre de personnes et est devenu le premier évêque de la ville. S’étant fait remarquer par toutes les conversions obtenues, il a été arrêté sur ordre du gouverneur et condamné à mort. En effet, à cette époque, l’empereur romain païen Dioclétien avait ordonné de persécuter les chrétiens et d’exécuter tous ceux qui refuseraient de renier leur foi en Jésus Christ.

Aphrodise a été décapité à une date inconnue. Après cela, sa tête a été jetée dans un puits mais en ressortit aussitôt. Alors, Aphrodise, après s’être relevé, l’a ramassée et s’est mis en marche vers la ville. Il a été inhumé par ses disciples dans la grotte qu’il habitait jusqu’à lors. 

 

Aujourd’hui, cette grotte est devenue la crypte de la basilique qui a été consacrée au saint martyr quelques années après sa mort. Ladite basilique abrite les reliques du saint patron de Béziers. 

Autrefois, le saint céphalophore (personne décapitée qui se relève et prend sa tête entre ses mains avant de se mettre à marcher) était fêté le 22 mars, avec ses compagnons morts également en martyrs. Ils formaient probablement un groupe de martyrs de Tarse.  

La mémoire de saint Aphrodise est désormais célébrée le 28 avril. Ainsi, chaque année une procession a lieu dans la ville, notamment avec le fameux chameau avec lequel saint Aphrodise est arrivé d’Égypte. L’animal, qui avait été recueilli par un potier après la mort de son maître, est devenu l’emblème de la ville, bien que peu commun dans la région.  

 

Prier pour les martyrs chrétiens avec saint Aphrodise

« Seigneur, 

sur les cinq continents, en haine de la foi, tant de chrétiens sont menacés, persécutés.

Signes de contradiction, animés du seul désir d’aimer, ils meurent pour toi qui es l’Amour.

Nous te prions pour eux, accueille-les auprès de toi. 

Nous te confions aussi leurs persécuteurs, aveuglés par la haine et la violence.

Que le sacrifice et le pardon de leurs victimes les mènent sur un chemin de conversion. 

Vierge Marie, toi qui la première éprouva dans ta chair le glaive, invoque pour nous l’Esprit de force, qu’il éloigne de nous la peur, la honte, la lâcheté, qu’il renouvelle notre foi

et nous donne le désir de témoigner, en toutes circonstances, que le Christ est Seigneur.  

Amen. »

 

Eléonore pour Hozana.org

 

L’Agneau de Dieu

Liturgie du dimanche 18 janvier 2026

« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »
par Frère Franck Guyen Op

Jean le Baptiste a déclaré en voyant Jésus venir vers lui : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». Cette déclaration est prononcée chaque jour dans le monde entier par le prêtre quand il présente aux fidèles l’hostie consacrée pendant la messe. Parvenus ici au cœur du mystère chrétien, nous devrions nous taire et adorer, mais puisqu’il faut parler, faisons-le avec l’humilité et la dévotion qui conviennent au cœur du mystère chrétien.

« L’Agneau de Dieu » renvoie d’abord à l’agneau qui était immolé pendant la Pâque juive. Rappelons que dans l’évangile de Jean, Jésus meurt à Pâques le jour de l’immolation des agneaux. Pendant cette fête, le peuple juif rendait grâce à Dieu qui a sorti son peuple réduit en esclavage de l’Égypte pour le faire entrer dans le pays béni de la Terre promise.

De même, par son sang versé sur la croix, Jésus libère l’humanité captive de l’esclavage du péché et de la mort et, en ressuscitant et en montant au Ciel, il ouvre le chemin vers le Royaume de Dieu à son Église.

« L’Agneau de Dieu » renvoie aussi à la figure du serviteur souffrant du prophète Isaïe. Isaïe le compare à un agneau qui ne dit rien alors qu’on le tond, à une brebis qui ne bronche pas alors qu’on la mène à l’abattoir. Dans la prophétie, les hommes méprisent et brutalisent le serviteur, et c’est seulement après l’avoir tué qu’ils comprennent sa véritable identité : il est le serviteur envoyé par Dieu pour sauver les multitudes de leur injustice et de leur méchanceté.

Cette figure, unique dans l’Ancien Testament, trouve son accomplissement en Jésus. Jésus garde le silence lors de son procès : les paroles sont inutiles face à ses détracteurs, et c’est au Père d’établir la justice de son Fils en le ressuscitant. « Voici l’homme », dira Ponce Pilate en exhibant un homme ligoté, bafoué, battu, fouetté. Jésus avait-il encore visage humain ?

« Seigneur, ils ne savent pas ce qu’ils font », dira Jésus à son Père à propos de ses bourreaux. Lui savait ce qu’il faisait, et quand il a prononcé les paroles sur le pain et le vin : « Ceci est mon corps, livré pour vous », « Ceci est mon sang, le sang versé pour vous », il savait ce qu’il allait endurer dans sa chair le lendemain et qui vaudrait le salut de beaucoup.

Nous voici de retour à la messe. Le prêtre élève l’hostie en disant : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde ». Jésus vient vers nous. Il peut nous relever de nos péchés, de notre mort. Il a ce pouvoir, il est l’Agneau de Dieu.

BÉZIERS 2035

 

 

 

 

Point d’étape début 2026

L’équipe Béziers 2035 travaille !

Les membres se sont retrouvés en visio mi-novembre afin d’échanger sur les axes de travail proposés par les équipes d’animations pastorales des différentes paroisses de Béziers.

À l’issue de cet échange, 4 pôles ont été formés :

Histoire, Géographie/démographie : pour avoir des données concrètes sur l’évolution, la situation géographique et démographique des fidèles à Béziers au long des années. (2 personnes)

Recherche de pépites : pour repérer et référencer ce qui marche bien dans nos Églises (3 personnes)

Dialogue de l’Église avec la société : pour faire l’état des lieux de la place de l’église sur notre territoire : relations interreligieuses, accueil, visibilité… (7 personnes)

Communication : pour vous tenir informé de l’avancée des travaux de l’équipe et pouvoir échanger avec vous. (1 personne)

 

Un pôle en plus, l’évangélisation, réunira les 13 membres de l’équipe. Ils réfléchiront ensemble sur le sujet lors de leur prochaine rencontre en présentiel. (février)

 

Une adresse e-mail a été créée afin que vous puissiez poser des questions, donner une information ou tout simplement échanger sur un sujet avec un ou des membres de l’équipe : beziers.2035@gmail.com

Lisa Bianco
Membre de l’équipe

Le mariage chrétien

Le mariage chrétien

« Je promets de te rester fidèle dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie ; pour t’aimer tous les jours de ma vie ». 

Se marier à l’église n’est pas un acte anodin. C’est choisir délibérément de placer le Seigneur au centre du couple, de s’unir à Dieu à travers sa femme ou son mari. Cela n’a rien d’une simple promesse légère que l’on peut briser. C’est l’un des septs sacrements, un véritable engagement, une réponse à l’appel de Dieu à la vie maritale. Par ailleurs, le mot sacrement vient du latin sacramentum qui signifie serment ou bien signe sacré. 

Le mariage chrétien repose sur quatre piliers fondamentaux : l’indissolubilité, la fidélité, la fécondité et la liberté. Ces principes reflètent l’amour inconditionnel du Seigneur pour nous et la profondeur de l’engagement pris. 

  • La liberté : aussi appelée “liberté de consentement”. Cela signifie que les époux s’engagent dans le mariage de façon libre, en pleine conscience et sans contrainte ni peur. Chacun a pris un temps suffisant pour discerner son choix afin de poser un acte éclairé.
  • L’indissolubilité : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Matthieu 19, 6 ; Marc 10, 9). Le mariage est un sacrement qui ne peut être rompu. Les époux s’engagent donc à rester mariés, sous le regard de Dieu, toute leur vie, quoi qu’il puisse se passer. (Bien entendu, en cas de situation grave, ou de manquement à l’un des piliers, l’Église peut autoriser une annulation du mariage. Ce qui est différent d’un divorce laïc que l’Église n’envisage pas). 
  • La fidélité : malgré les aléas de la vie, les époux s’engagent à rester fidèle à l’autre aussi bien physiquement que mentalement. En effet, la fidélité ne se résume pas au fait de ne pas commettre l’adultère. La fidélité dans le mariage chrétien signifie également rester fidèle à ses valeurs, à ses projets, à qui l’on est au moment du mariage et à la personne que l’on épouse. La fidélité signifie faire passer son couple et sa famille, sous le regard de Dieu, avant toute autre chose. 
  • La fécondité ou ouverture à la vie : en se mariant religieusement, les époux s’engagent à accueillir tous les enfants que le Seigneur placera sur leur route, tout en sachant discerner ce qu’il attend réellement de nous. Chaque couple ne peut pas financièrement, matériellement ou même médicalement accueillir plus de 2 enfants par exemple. Respecter ces difficultés afin d’assurer une bonne éducation à ses enfants est donc respecter ce que Dieu veut pour nous, car il nous aime infiniment et ne veut en aucun cas que nous nous retrouvions en difficulté.
    Il arrive également que des couples subissent la douloureuse épreuve de l’infertilité. Cela ne signifie, évidemment pas pour autant que l’Église considère qu’ils ne respectent pas leur engagement chrétien. Bien sûr que non. La fécondité prend alors une autre forme, d’ouverture aux autres, une forme de charité et de don de soi. 

Exemple de prière quotidienne pour des époux

« Seigneur, Père Saint, Dieu tout-puissant et éternel, nous rendons grâce et nous bénissons ton saint nom ; tu as créé l’homme et la femme et as béni leur union pour qu’ ‘ils soient l’un pour l’autre une aide et un soutien. Souviens-toi de nous aujourd’hui. Protège-nous et fais que notre amour, à l’image de celui du Christ et de l’Église, soit un don et un dévouement. Accorde-nous de vivre longtemps ensemble, dans la joie et la paix, afin que nos cœurs fassent sans cesse monter vers toi, par ton Fils dans l’Esprit-Saint, louange et action de grâces. Par le Christ, notre Seigneur. Amen. »

Léa Pavlovitch
Association Hozana

 

 

 

Les funérailles et la question du salut

Les funérailles et la question du salut, du purgatoire et de l’enfer

Aujourd’hui, en France, de plus en plus de fidèles laïcs célèbrent des funérailles. Ils sont parfois appelés conducteurs de funérailles. Leur rôle est notamment de rencontrer la famille défunte, préparer la célébration, et célébrer les funérailles à l’église.

 

La célébration des funérailles à l’église est notamment encadrée par une liturgie de la Parole de Dieu, suivi d’un commentaire. Après le commentaire, s’en suit généralement, la prière universelle, la prière d’action de grâce, la prière du Notre Père, l’invitatoire pour le dernier adieu, le mot d’adieu, l’encensement, le rite de l’eau, l’oraison du dernier adieu.

 

Au cours de cette liturgie, est-ce qu’un conducteur de funérailles peut affirmer que le défunt est au Ciel ? Voyons ce que dit le Catéchisme de l’Église catholique à ce sujet : « Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours » (CEC, n° 1022).
Citons également trois autres paragraphes du Catéchisme de l’Église catholique sur le purgatoire, le ciel et l’enfer :

  • A propos du purgatoire : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. » (CEC, n° 1030).
  • A propos du Ciel (du paradis) : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiés, vivent pour toujours avec le Christ. Ils sont pour toujours semblables à Dieu, parce qu’ils le voient «tel qu’il est », face à face » (CEC, n° 1023).
  • A propos de l’enfer : « Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, « le feu éternel ». » (CEC, n° 1035).

Les funérailles à l’église ne sont certainement pas un lieu pour parler du purgatoire ou de l’enfer, ni le lieu pour affirmer avec certitude que le défunt va directement au ciel. Cependant, il est primordial de rappeler la foi chrétienne en la vie éternelle et l’espérance chrétienne, par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. De même, il est important que les prières pour le défunt soient ajustées. Nous pouvons prier le Seigneur pour le défunt en demandant à la fois de lui faire miséricorde et de l’accueillir.
Voici par exemple une prière pour un défunt :

« Seigneur, Dieu des vivants,

Toi qui appelles à la vie les corps soumis à la mort,

accueille aujourd’hui l’âme de (ton serviteur/ta servante) N.

Pardonne-lui, dans ta miséricorde,

ce qu’il/elle a pu faire de mal ici-bas :

qu’il/elle connaisse près de toi la joie véritable

et ressuscite pour la vie éternelle,

quand le Christ Jésus viendra juger le monde » (oraison d’ouverture, DEC 189).

 

Il est également important de prier pour tous les vivants que le défunt laisse derrière lui. Enfin, rappelons également l’importance de prier pour les âmes du purgatoire et/ou de célébrer une messe pour un défunt.

 

L’équipe de rédaction du site hozana.org.

Les funérailles et la question du salut, du purgatoire et de l’enfer

Aujourd’hui, en France, de plus en plus de fidèles laïcs célèbrent des funérailles. Ils sont parfois appelés conducteurs de funérailles. Leur rôle est notamment de rencontrer la famille défunte, préparer la célébration, et célébrer les funérailles à l’église.

 

La célébration des funérailles à l’église est notamment encadrée par une liturgie de la Parole de Dieu, suivi d’un commentaire. Après le commentaire, s’en suit généralement, la prière universelle, la prière d’action de grâce, la prière du Notre Père, l’invitatoire pour le dernier adieu, le mot d’adieu, l’encensement, le rite de l’eau, l’oraison du dernier adieu.

 

Au cours de cette liturgie, est-ce qu’un conducteur de funérailles peut affirmer que le défunt est au Ciel ? Voyons ce que dit le Catéchisme de l’Église catholique à ce sujet : « Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours » (CEC, n° 1022).
Citons également trois autres paragraphes du Catéchisme de l’Église catholique sur le purgatoire, le ciel et l’enfer :

  • A propos du purgatoire : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. » (CEC, n° 1030).
  • A propos du Ciel (du paradis) : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiés, vivent pour toujours avec le Christ. Ils sont pour toujours semblables à Dieu, parce qu’ils le voient «tel qu’il est », face à face » (CEC, n° 1023).
  • A propos de l’enfer : « Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, « le feu éternel ». » (CEC, n° 1035).

Les funérailles à l’église ne sont certainement pas un lieu pour parler du purgatoire ou de l’enfer, ni le lieu pour affirmer avec certitude que le défunt va directement au ciel. Cependant, il est primordial de rappeler la foi chrétienne en la vie éternelle et l’espérance chrétienne, par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. De même, il est important que les prières pour le défunt soient ajustées. Nous pouvons prier le Seigneur pour le défunt en demandant à la fois de lui faire miséricorde et de l’accueillir.
Voici par exemple une prière pour un défunt :

« Seigneur, Dieu des vivants,

toi qui appelles à la vie les corps soumis à la mort,

accueille aujourd’hui l’âme de (ton serviteur/ta servante) N.

Pardonne-lui, dans ta miséricorde,

ce qu’il/elle a pu faire de mal ici-bas :

qu’il/elle connaisse près de toi la joie véritable

et ressuscite pour la vie éternelle,

quand le Christ Jésus viendra juger le monde » (oraison d’ouverture, DEC 189).

 

Il est également important de prier pour tous les vivants que le défunt laisse derrière lui. Enfin, rappelons également l’importance de prier pour les âmes du purgatoire et/ou de célébrer une messe pour un défunt.

 

L’équipe de rédaction du site hozana.org.

 

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LE CARÊME 2025

Le Saint-Siège


MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LE CARÊME 2025


Marchons ensemble dans l’espérance


Chers frères et sœurs,


avec le signe pénitentiel des cendres sur la tête, nous commençons le pèlerinage annuel du Saint
Carême dans la foi et dans l’espérance. L’Église, mère et maîtresse, nous invite à préparer nos
cœurs et à nous ouvrir à la grâce de Dieu pour que nous puissions célébrer dans la joie le
triomphe pascal du Christ-Seigneur, sur le péché et sur la mort. Saint Paul le proclame : « La mort
a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » ( 1
Co 15, 54-55). En effet, Jésus-Christ, mort et ressuscité, est le centre de notre foi et le garant de
la grande promesse du Père qu’est la vie éternelle déjà réalisée en son Fils bien-aimé (cf. Jn 10,
28 ; 17, 3). [1]


Je voudrais proposer à l’occasion de ce Carême, enrichi par la grâce de l’année jubilaire,
quelques réflexions sur ce que signifie marcher ensemble dans l’espérance, et découvrir les
appels à la conversion que la miséricorde de Dieu adresse à tous, en tant qu’individus comme en
tant que communautés.


Tout d’abord, marcher. La devise du Jubilé, “pèlerins de l’espérance”, nous rappelle le long
voyage du peuple d’Israël vers la Terre promise, raconté dans le livre de l’Exode : une marche
difficile de l’esclavage à la liberté, voulue et guidée par le Seigneur qui aime son peuple et lui est
toujours fidèle. Et nous ne pouvons pas évoquer l’exode biblique sans penser à tant de frères et
sœurs qui, aujourd’hui, fuient des situations de misère et de violence, partant à la recherche d’une
vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs êtres chers. Un premier appel à la conversion
apparaît ici car, dans la vie, nous sommes tous des pèlerins. Chacun peut se demander :
comment est-ce que je me laisse interpeller par cette condition ? Suis-je vraiment en chemin ou
plutôt paralysé, statique, dans la peur et manquant d’espérance, ou bien encore installé dans ma
zone de confort ? Est-ce que je cherche des chemins de libération des situations de péché et de
manque de dignité ? Ce serait un bon exercice de Carême que de nous confronter à la réalité concrète
d’un migrant ou d’un pèlerin, et de nous laisser toucher de manière à découvrir ce que
Dieu nous demande pour être de meilleurs voyageurs vers la maison du Père. Ce serait un bon
“test” pour le marcheur.


En second lieu, faisons ce chemin ensemble. Marcher ensemble, être synodal, telle est la
vocation de l’Église. [2] Les chrétiens sont appelés à faire route ensemble, jamais comme des
voyageurs solitaires. L’Esprit Saint nous pousse à sortir de nous-mêmes pour aller vers Dieu et
vers nos frères et sœurs, et à ne jamais nous refermer sur nous-mêmes. [3] Marcher ensemble
c’est être des tisseurs d’unité à partir de notre commune dignité d’enfants de Dieu (cf. Ga 3,26-28) ;
c’est avancer côte à côte, sans piétiner ni dominer l’autre, sans nourrir d’envies ni d’hypocrisies,
sans laisser quiconque à la traîne ou se sentir exclu. Allons dans la même direction, vers le même
but, en nous écoutant les uns les autres avec amour et patience.


En ce Carême, Dieu nous demande de vérifier si dans notre vie, dans nos familles, dans les lieux
où nous travaillons, dans les communautés paroissiales ou religieuses, nous sommes capables
de cheminer avec les autres, d’écouter, de dépasser la tentation de nous ancrer dans notre
autoréférentialité et de nous préoccuper seulement de nos propres besoins. Demandons-nous
devant le Seigneur si nous sommes capables de travailler ensemble, évêques, prêtres, personnes
consacrées et laïcs, au service du Royaume de Dieu ; si nous avons une attitude d’accueil, avec
des gestes concrets envers ceux qui nous approchent et ceux qui sont loin ; si nous faisons en
sorte que les personnes se sentent faire partie intégrante de la communauté ou si nous les
maintenons en marge. [4] Ceci est un deuxième appel : la conversion à la synodalité.


Troisièmement, faisons ce chemin ensemble dans l’espérance d’une promesse. Que l’ espérance
qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5), le message central du Jubilé [5], soit pour nous l’horizon du
chemin de Carême vers la victoire de Pâques. Comme nous l’a enseigné le Pape Benoît XVI dans
l’encyclique Spe salvi : « L’être humain a besoin de l’amour inconditionnel. Il a besoin de la
certitude qui lui fait dire : “Ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni
l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous
séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ” ( Rm 8, 38-39) ». [6] Jésus, notre amour et
notre espérance, est ressuscité, [7] il vit et règne glorieusement. La mort a été transformée en
victoire, et c’est là que réside la foi et la grande espérance des chrétiens : la résurrection du
Christ !


Et voici le troisième appel à la conversion : celui de l’espérance, de la confiance en Dieu et en sa
grande promesse, la vie éternelle. Nous devons nous demander : ai-je la conviction que Dieu
pardonne mes péchés ? Ou bien est-ce que j’agis comme si je pouvais me sauver moi-même ?
Est-ce que j’aspire au salut et est-ce que j’invoque l’aide de Dieu pour l’obtenir ? Est-ce que je vis
concrètement l’espérance qui m’aide à lire les événements de l’histoire et qui me pousse à
m’engager pour la justice, la fraternité, le soin de la maison commune, en veillant à ce que
personne ne soit laissé pour compte ?

Sœurs et frères, grâce à l’amour de Dieu en Jésus-Christ, nous sommes gardés dans l’espérance
qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5). L’espérance est “l’ancre de l’âme”, sûre et indéfectible. [8] C’est en
elle que l’Église prie pour que « tous les hommes soient sauvés » ( 1Tm 2,4) et qu’elle attend
d’être dans la gloire du ciel, unie au Christ, son époux. C’est ainsi que s’exprime sainte Thérèse
de Jésus : « Espère, ô mon âme, espère. Tu ignores le jour et l’heure. Veille soigneusement, tout
passe avec rapidité quoique ton impatience rende douteux ce qui est certain, et long un temps
très court » ( Exclamations de l’âme à son Dieu, 15, 3). [9]


Que la Vierge Marie, Mère de l’Espérance, intercède pour nous et nous accompagne sur le
chemin du Carême.


Rome, Saint-Jean-de-Latran, 6 février 2025, mémoire de Saint Paul Miki et ses compagnons,
martyrs.


FRANÇOIS


_____________________________________
[1] Cf. Lett. enc. Dilexit nos (24 ottobre 2024), n. 220
[2] Cf. Homélie de la messe de canonisation des Bienheureux Giovanni Battista Scalabrini e
Artemide Zatti, 9 octobre 2022.
[3] Cf. Idem.
[4] Cf. Ibid.
[5] Cf. Bulle Spes non confundit, n. 1.
[6] Lett. enc. Spe salvi (30 novembre 2007), n. 26.
[7] Cf. Séquence du dimanche de Pâques.
[8] Cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 1820.
[9] Idem., n. 1821.
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Le Jubilé 2025, le jubilé de l’Espérance

Le Jubilé s’est ouvert officiellement, la veille de Noël, le 24 décembre 2024, avec le rite d’Ouverture de la Porte sainte de la Basilique Papale Saint-Pierre par le pape François.

 

Ainsi, en 2025, de nombreux pèlerins, du monde entier, pourront franchir ses portes. Le jubilé 2025, s’inscrivant dans l’Histoire et dans la tradition de l’Église, est une fête pour tous les chrétiens. Chaque année jubilaire est consacrée à un thème bien particulier. En 2025, le pape nous invite à être des pèlerins de l’Espérance.

 

Un jubilé est donc une fête. Ce mot vient de l’hébreu yobel. Dans la religion juive, les croyants, au moment du  yobel, sont invités à consacrer leurs vies au Seigneur et à se mettre en prière. Un jubilé est donc un retour à Dieu.

 

Historiquement, c’est le pape Boniface VIII qui a instauré cette tradition du jubilé, en 1300. Il avait décidé que ce jubilé serait célébré tous les cent ans. Quelques années plus tard, en 1350, le pape Clément VI a décrété que cette fête aurait finalement lieu tous les cinquante ans. Enfin, en 1470, le pape Paul II a encore augmenté la fréquence des jubilés en décrétant leur organisation les vingt-cinq ans. Le dernier jubilé a donc eu lieu en 2000, organisé par le saint pape Jean-Paul II.

 

Voici ce qu’a dit la pape François, le 9 mai 2024, dans sa Bulle d’indiction à propos du jubilé 2025 :

 

Puisse le Jubilé être pour chacun l’occasion de ranimer l’espérance. La Parole de Dieu nous aide à en trouver les raisons. Laissons-nous guider par ce que l’apôtre Paul écrivait aux chrétiens de Rome. […] C’est en effet l’Esprit Saint qui, par sa présence permanente sur le chemin de l’Église, irradie la lumière de l’espérance sur les croyants : Il la maintient allumée comme une torche qui ne s’éteint jamais pour donner soutien et vigueur à notre vie. L’espérance chrétienne, en effet, ne trompe ni ne déçoit parce qu’elle est fondée sur la certitude que rien ni personne ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu […] Puisse la force de l’espérance remplir notre présent, dans l’attente confiante du retour du Seigneur Jésus-Christ, à qui reviennent la louange et la gloire, maintenant et pour les siècles à venir…

 

On estime que Rome va accueillir entre 32 et 40 millions de pèlerins pour ce jubilé. Ils sont invités à vivre des temps forts (se confesser, aller à la Messe…) et à découvrir les plus belles églises de Rome.

 

La ville organise donc un parcours pour découvrir les Basiliques Papales et le pèlerinage des sept églises. Ce parcours a été inventé par saint Philippe Néri et emmène dans tout Rome.

 

Eléonore pour Hozana.org

La prière du jubilé 2025

 

“Père céleste,

la foi que tu nous as donnée

en ton fils Jésus-Christ, notre frère

et la flamme de la charité

répandue dans nos cœurs par l’Esprit Saint

réveillent en nous la bienheureuse espérance

de l’avènement de ton Royaume.

 

Que ta grâce nous transforme

en cultivateurs assidus des semences de l’Évangile

qui féconderont l’humanité et le monde,

dans l’attente confiante

des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,

lorsque les puissances du mal seront vaincues

ta gloire sera manifestée pour toujours.

 

Que la grâce du Jubilé

ravive en nous, Pèlerins de l’Espérance,

l’aspiration aux biens célestes

et répande sur le monde entier

la joie et la paix

de notre Rédempteur.

 

À toi, Dieu béni dans l’éternité

la louange et la gloire pour les siècles des siècles.

 

Amen”