Vivre une retraite spirituelle cet été

Vivre une retraite spirituelle cet été

L’été est souvent une période de pause, de respiration et de recul par rapport au rythme habituel de l’année. C’est parfois un temps propice pour vivre une retraite spirituelle, à l’écart des obligations quotidiennes et du monde, afin de retrouver le silence et approfondir sa relation au Christ. Dans cet article, découvrons pourquoi vivre une retraite spirituelle, comment choisir une retraite et où la vivre.

Pourquoi faire une retraite spirituelle ?

Une retraite spirituelle est avant tout un temps de rencontre avec le Christ. Elle peut permettre d’approfondir un thème biblique ou une question de la vie chrétienne, de faire un discernement, de relire sa vie à la lumière de Dieu, de se reposer, de raviver le feu pour être de nouveau zélé dans l’annonce de l’Évangile. Ce sont quelques raisons qui incitent certains à vivre une retraite spirituelle. Pour aller plus loin sur les raisons de faire une retraite, lisez cet article.

Comment choisir sa retraite spirituelle ?

Il existe plusieurs critères pour bien choisir sa retraite spirituelle.

Tout d’abord, le type de retraite : en silence ou avec des enseignements (retraite prêchée avec un prédicateur). Ensuite, la spiritualité : si l’on est sensible à la spiritualité cistercienne, on pourra se diriger vers une abbaye cistercienne ; à la spiritualité carmélite, vers un carmel ; si l’on est sensible à la vie apostolique, on peut se tourner vers une retraite prêchée (foyer de charité ou autre centre spirituel).

On peut également se demander si l’on souhaite vivre cette retraite seul, en couple ou en groupe. En effet, il existe des retraites spécifiques pour les couples. Il est aussi tout à fait possible de partir seul, ou encore de vivre une retraite avec un groupe, par exemple avec sa paroisse.

D’autres éléments entrent en jeu pour bien choisir sa retraite, comme le format, le thème proposé, la présence ou non d’un prédicateur et/ou d’un accompagnateur spirituel, la durée, le budget, etc.

Pour aller plus loin, nous avons résumé dans un article les différents critères pour bien choisir votre retraite spirituelle.

Où faire une retraite spirituelle ?

Une retraite spirituelle peut se vivre dans de nombreux lieux, selon ce que l’on recherche.

On peut tout d’abord partir dans des abbayes et des monastères, où le silence, la prière et la liturgie des offices rythment la vie de ces lieux.

Il est aussi possible de vivre une retraite dans des centres spirituels, qui proposent souvent des retraites prêchées avec des enseignements, des temps de prière, la messe, et la possibilité de se confesser.

Les foyers de charité offrent également de très nombreuses retraites spirituelles partout en France, sur de nombreux thèmes de la vie chrétienne.

Les sanctuaires et grands lieux de pèlerinage sont aussi des lieux privilégiés pour vivre une retraite spirituelle : Lourdes, Paray-le-Monial, Lisieux, Cotignac, Pontmain, et bien d’autres encore.

Renseignez-vous aussi dans votre diocèse sur les lieux pour vivre une retraite spirituelle.

Vivre une retraite spirituelle l’été est une belle manière de faire une pause dans le tumulte de la vie quotidienne, de retrouver le silence, de faire le point sur sa vie spirituelle et de raviver le feu pour annoncer l’Évangile.

Tristan Chaplin pour hozana.org

L’Agneau de Dieu

Liturgie du dimanche 18 janvier 2026

« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »
par Frère Franck Guyen Op

Jean le Baptiste a déclaré en voyant Jésus venir vers lui : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». Cette déclaration est prononcée chaque jour dans le monde entier par le prêtre quand il présente aux fidèles l’hostie consacrée pendant la messe. Parvenus ici au cœur du mystère chrétien, nous devrions nous taire et adorer, mais puisqu’il faut parler, faisons-le avec l’humilité et la dévotion qui conviennent au cœur du mystère chrétien.

« L’Agneau de Dieu » renvoie d’abord à l’agneau qui était immolé pendant la Pâque juive. Rappelons que dans l’évangile de Jean, Jésus meurt à Pâques le jour de l’immolation des agneaux. Pendant cette fête, le peuple juif rendait grâce à Dieu qui a sorti son peuple réduit en esclavage de l’Égypte pour le faire entrer dans le pays béni de la Terre promise.

De même, par son sang versé sur la croix, Jésus libère l’humanité captive de l’esclavage du péché et de la mort et, en ressuscitant et en montant au Ciel, il ouvre le chemin vers le Royaume de Dieu à son Église.

« L’Agneau de Dieu » renvoie aussi à la figure du serviteur souffrant du prophète Isaïe. Isaïe le compare à un agneau qui ne dit rien alors qu’on le tond, à une brebis qui ne bronche pas alors qu’on la mène à l’abattoir. Dans la prophétie, les hommes méprisent et brutalisent le serviteur, et c’est seulement après l’avoir tué qu’ils comprennent sa véritable identité : il est le serviteur envoyé par Dieu pour sauver les multitudes de leur injustice et de leur méchanceté.

Cette figure, unique dans l’Ancien Testament, trouve son accomplissement en Jésus. Jésus garde le silence lors de son procès : les paroles sont inutiles face à ses détracteurs, et c’est au Père d’établir la justice de son Fils en le ressuscitant. « Voici l’homme », dira Ponce Pilate en exhibant un homme ligoté, bafoué, battu, fouetté. Jésus avait-il encore visage humain ?

« Seigneur, ils ne savent pas ce qu’ils font », dira Jésus à son Père à propos de ses bourreaux. Lui savait ce qu’il faisait, et quand il a prononcé les paroles sur le pain et le vin : « Ceci est mon corps, livré pour vous », « Ceci est mon sang, le sang versé pour vous », il savait ce qu’il allait endurer dans sa chair le lendemain et qui vaudrait le salut de beaucoup.

Nous voici de retour à la messe. Le prêtre élève l’hostie en disant : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde ». Jésus vient vers nous. Il peut nous relever de nos péchés, de notre mort. Il a ce pouvoir, il est l’Agneau de Dieu.