Dans un village, il y avait deux paysans qui vivaient ensemble. Tous étaient chrétiens, et l’un, chaque matin pendant la saison des cultures, allait à la messe en premier pour confier ses activités de la journée à Dieu avant de revenir continuer ses travaux. Mais le second, lui était trop préoccupé par ses activités champêtres qu’il n’allait pas à la messe pendant cette période. Mais au fil du temps il s’est rendu compte que son voisin avançait mieux que lui et avait plus de rendement parce que son champ était bien entretenu à temps. Par contre, lui qui se croyait dédier tout son temps à son champ sans penser à Dieu, chaque fois avait toujours beaucoup d’autres préoccupations qui l’empêchaient de le faire. Pour trouver une solution à ce problème, il a dû demander conseil à son voisin qui lui a dit que son secret était Jésus. C’est lui qui faisait sa réussite en l’évitant tout compromis.
Cette histoire illustre bien l’évangile de ce 5e dimanche de Pâques qui nous invite à placer Jésus au centre de notre vie pour réussir dans nos entreprises comme lui-même nous l’affirme «sans moi vous ne pouvez rien faire». En effet, la liturgie du temps pascal utilise des images qui nous révèlent qui est Jésus, sa relation avec son Père et qu’elle doit être la nôtre avec Lui. L’image de la vigne très connue par l’auditoire de Jésus, est utilisée pour montrer la centralité du Christ dans la vie de ses disciples: «Je suis le cep et vous êtes les sarments».
C’est Jésus Christ lui-même qui est le cep planté au cœur de cette vigne de Dieu son Père depuis la création du monde dans le jardin d’Éden et son désir le plus profond, c’est de manifester la gloire de son Père en donnant beaucoup de fruits. Les sarments que nous sommes, donneront de fruits qui demeurent pour la vie éternelle à condition d’être unis au Christ qui est le cep et à partir de qui nous recevons la sève qui nous nourrit par le biais du sacrement de l’Eucharistie.
Trouver du temps pour penser à Dieu peut être pour nous occasion de renouvellement régulier de notre baptême par le biais de la table eucharistique où nous buvons le vin, fruit de la véritable vigne, Jésus, qui nous donne son propre sang et sa vie pour que nous ayons la vie et donnions beaucoup de fruits.
Sœur Béatrice NTABAJANA (EAP)