40

40

Le carême vient de commencer. Nous allons vivre un temps privilégié. En Saint Mathieu, tout commence par le désert. Jésus se laisse conduire par l’Esprit Saint au désert pour y être mis à l’épreuve. Il a quelque chose à expérimenter de notre condition humaine. Comme nous, il est tenté par le diable, le diviseur, et face à lui, Jésus reste ferme dans ses propos. Il ne se laisse pas déporter de la route empruntée par l’interprétation fausse des Écritures.

Non, il ne cèdera pas à la tentation du pouvoir ni à celle des compromis. Dans ce combat Jésus résiste au démon, il répond en citant les Écritures, en nous rappelant que l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toutes paroles venant de Dieu, que nous devons adorer Dieu seul et que nous ne devons pas mettre Dieu à l’épreuve.

 

Ce combat nous le vivons nous aussi. Chaque jour nous avons à dire oui à Dieu et non au malin. Jésus n’est pas venu pour mettre fin au combat mais pour nous montrer comment le vivre et surtout pour le mener avec nous et en nous. Jésus vient à notre rencontre, là où nous sommes dans notre quotidien, il nous invite à changer quelque chose afin de mieux l’aimer et de mieux aimer les autres.

 

Jésus fait route avec nous, il combat avec nous, il prie pour nous, il est notre appui et notre défenseur. Profitons de ce temps des 40 jours pour descendre humblement en nous-mêmes, pour nous revivifier de l’intérieur, pour faire peau neuve et cœur neuf et ainsi aller davantage vers Dieu et vers les autres. Prenons le temps de regarder avec un regard neuf, un regard rempli d’amour et de tendresse. Chassons de notre bouche les mots blessants et offensants. Passons de l’ingratitude à la gratitude, de la colère à la douceur et à la patience, du pessimisme à l’optimisme, de la peur à la confiance en Dieu, de la tristesse à la joie, de l’égoïsme à l’ouverture aux autres et à la compassion.

N’est-ce pas un beau programme pour notre montée vers Pâques ?  Avec courage et surtout Ensemble, grimpons pour aimer davantage. Je ne sais pas si 40 jours suffiront, mais….

                                                                                                             Père Alain