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Avec la Prieure de la branche féminine de la communauté des Moines et Moniales de saint Joseph présente à Puimisson, nous tenons à réagir par rapport à l’article de Christophe Parra du Journal l’Indépendant relayé et publié dans votre Journal le Midi Libre (édition de Béziers) du 4/03/2026. Nous sommes choqués par l’amalgame qui ressort de cet article entre le frère, contre lequel une plainte a été déposée en 2024 à la gendarmerie et devant la justice ecclésiastique, et la communauté contre laquelle, à notre connaissance, aucune plainte pénale ni canonique n’a été déposée. En effet, cela conduit à des insinuations mensongères sur la communauté et son fonctionnement, nous conduisant à apporter des rectifications et à exercer ce droit de réponse. Au sujet de la procédure concernant le frère mis en accusation par la plaignante dont il est question dans l’article, nous tenons à bien préciser que nous avons en la matière appliqué, en totale concertation avec l’archevêque de Montpellier, les mesures conservatoires demandées par le droit canonique, notamment l’éloignement du frère du diocèse, de la communauté et de la plaignante. Il est important de souligner aussi que dès le dépôt de la plainte auprès de l’archevêque de Montpellier, nous avons demandé à ce-dernier de tenir immédiatement la communauté informée dans le cadre de ce que le secret des instructions permet de faire. Pour le reste, nous ne pouvons que redire que le secret attaché à chacune des procédures en cours nous empêche aujourd’hui encore de nous exprimer plus avant à ce sujet. Nous faisons totalement confiance à la justice canonique et à la justice civile. Pour l’heure, il n’y pas de nouvelles étapes judiciaires et les plaintes déposées ont été classées sans suite. Quant à ce que vous écrivez sur la communauté et son fondateur, nous avons eu deux visites canoniques qui n’ont mis en lumière aucun dysfonctionnement dans la communauté. L’évêque et la mère supérieure d’une Abbaye qui ont conduit la dernière en février 2020 connaissent leur métier et savent vérifier les points de fragilité possibles d’une communauté. Les conclusions de cette visite ont été exposées comme il se doit à l’ensemble de la communauté en toute transparence et rien n’a été caché à ce sujet à qui que ce soit contrairement à ce qui est sous-entendu dans l’article. Nous tenons à dire combien ces visites, à l’image des audits dans la société civile, nous apparaissent nécessaires pour permettre à une communauté de dresser des bilans et de mettre en place des plans de progression en particulier du point de vue du bien-être de ses membres, de son fonctionnement et de sa gouvernance. Nous ajoutons en outre que notre fondateur n’a jamais prétendu, ou laisser entendre, en communauté que la plaignante était la tentatrice. En la matière, il n’a jamais rompu le secret de la confession, auquel il est tenu. Enfin, nous souhaitons redire combien nous sommes attachés à la lutte dans l’Église contre les abus de quelque sorte qu’ils soient, à l’écoute, à l’attention et au soutien apportés aux personnes victimes, mais aussi à la présomption d’innocence des personnes accusées. Il serait vraiment regrettable qu’une mise en accusation d’un frère amène à jeter le discrédit sur toute une communauté qui conserve la confiance de l’Église en la personne de l’archevêque de Montpellier à travers les missions pastorales qu’il lui confie régulièrement. C’est pour cette raison, et celles qui précèdent, que nous avons tenu à exercer ce droit de réponse. P. Elie-Joseph, Prieur |
Société
Communiqué de Mgr Turini


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Résolument, continuons à servir la vérité !
Résolument, continuons à servir la vérité !
Chers frères et sœurs dans le Christ,
Les 31 mars et 1er avril, comme nous nous y étions engagés en mars 2023, nous, évêques de France, avons fait un point d’étape sur la lutte contre les violences sexuelles dans l’Église catholique. A notre invitation, trois cents personnes : personnes victimes, seules ou en collectifs, invités de nos diocèses, laïcs, prêtres et diacres, religieux et religieuses, experts, responsables associatifs, se sont réunies Cité Saint-Pierre à Lourdes. Pendant trois demi-journées, six tables rondes animées par différents journalistes, des ateliers, un ciné-concert racontant comment une personne victime sort de l’amnésie traumatique et parvient à la justice, se sont déroulés dans un climat de travail commun, d’écoute mutuelle, de bienveillance et de grande exigence.
Nous remercions de tout cœur les personnes victimes et leurs collectifs. Nous sommes reconnaissants du compagnonnage qu’elles ont consenti à vivre avec nous. Leur parole, une fois encore, aide notre Église à faire la vérité pour combattre le mal qu’elle transporte, afin que nous soyons plus fidèles au Christ et à notre mission. Un chemin a été ouvert depuis la remise du rapport de la CIASE ; il est à poursuivre encore et toujours. Il est essentiel qu’avec vous tous, nous progressions dans une culture de la vigilance et de la bientraitance, du respect à l’égard de toutes les personnes, en particulier les plus fragiles et les enfants. La prévention et le compagnonnage avec les personnes victimes sont de notre responsabilité à tous.
Cette session à Lourdes a été marquée par les témoignages bouleversants de plusieurs personnes victimes, parmi lesquelles certaines ayant vécu l’enfer de Bétharram. Nous leur disons combien nous comprenons et partageons leurs cris et leur colère. Nous nous tenons résolument à leurs côtés pour que s’accomplisse sans retard le nécessaire travail de vérité et de justice.
Avec le Secrétariat général de l’Enseignement catholique, avec les congrégations religieuses enseignantes, nous encourageons les personnes qui ont subi des violences physiques ou sexuelles dans des établissements scolaires à se signaler à la justice et à prendre contact avec France Victimes ou les cellules d’écoute de nos diocèses. Nous le redisons avec force et avec les mots du Christ Jésus lui-même : c’est la vérité qui rend libres (cf. Jean 8,32) et ouvre des chemins de guérison.
Plusieurs intervenants ont cité la parole de Dieu à Moïse dans le buisson ardent : « J’ai vu, oui j’ai vu la misère de mon peuple et j’ai entendu ses cris… Oui, je connais ses souffrances » (Exode 3,7). N’ayez pas peur, frères et sœurs, nous vous y exhortons, d’entendre le cri de ceux et celles qui souffrent dans notre Église et par elle aussi. Agissons ensemble pour rendre notre Église plus sûre. Nous avons besoin de la vigilance et de l’engagement de chacune et chacun de vous pour que notre Église affronte cette crise en se laissant transformer. Nous croyons que notre Dieu est un Dieu qui libère. En entrant dans la Semaine Sainte, écoutons ce qu’il promet : « Je suis descendu pour le délivrer » (Exode,3,8). C’est ce que nous célèbrerons pendant les Jours saints, dans l’espérance de Pâques.
Les évêques de France
initiatives pour les familles en questionnement

Les services diocésains de la pastorale familiale de l’Hérault et du Gard ont, parmi leurs projets, de monter des initiatives (groupe de parole, conférence, évènements divers…) pour les familles en questionnement, voire en souffrance, du fait d’un proche homosexuel (parents, frère, sœur…).
Si vous êtes concernés par ces situations, il vous est proposé de remplir un questionnaire pour leur permettre de cerner vos besoins et d’affiner les projets à mettre en place :
Merci pour votre participation !
