Le Festival Chrétien du Cinéma au Kinépolis de Béziers

Ciné-débat : LE FCC s’invite au Kinépolis Béziers avec deux films 

 

Les délices de Tokyo de Naomi Kawase, le samedi 31 janvier à 16h30

Qu’est-ce qui peut bien rapprocher, aux abords de Tokyo, une collégienne déboussolée, une vieille dame mise au ban de la société et un quadragénaire désabusé ? La communauté de ces trois êtres abîmés va se souder dans une minuscule échoppe, autour de la fabrication de dorayakis, pâtisseries fourrées à la pâte de haricots rouges confits.

La réalisatrice Naomi Kawase, en adaptant le roman éponyme de Durian Sukegawa, orchestre avec bonté et délicatesse la rencontre de trois générations, au rythme de minutieux rituels culinaires et des saisons qui impriment leurs couleurs à l’image. Du grand blanc argenté du printemps à la rouille de l’automne, des nuages qui s’effilochent aux fleurs de cerisier qui s’éparpillent, les scènes se nimbent d’une lumière chaleureuse.

Avec ce film, Naomi Kawase nous fait partager sa vision singulière d’une société japonaise qui oscille entre brutalité et tendresse

 

La règle du jeu  de Jean Renoir, dimanche 1er février à 17h30

Incompris à sa sortie, en1939, La règle du jeu a du attendre 1959 à la Mostra de Venise pour atteindre une reconnaissance méritée. Ce film brosse un portrait de la société française de l’entre deux guerres.

Renoir met en scène les maîtres et les serviteurs: quand la nourriture et le repas deviennent le théâtre des rapports de classes. Cette comédie-mascarade entre bourgeois et domestiques est empreinte de gravité, tant dans la scène de chasse qu’autour de la table, lors d’un spectacle festif où les convives tournent en dérision la IIIe République ou lors des discussions dans la cuisine des serviteurs.

Film ambitieux et prémonitoire, il est considéré comme le chef d’?uvre de Renoir, le meilleur film français de tous les temps et comme l’un des chefs d’oeuvre du cinéma mondial.

 

Résolument, continuons à servir la vérité !

Lourdes, le vendredi 4 avril 2025

 

Résolument, continuons à servir la vérité !

 

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Les 31 mars et 1er avril, comme nous nous y étions engagés en mars 2023, nous, évêques de France, avons fait un point d’étape sur la lutte contre les violences sexuelles dans l’Église catholique. A notre invitation, trois cents personnes : personnes victimes, seules ou en collectifs, invités de nos diocèses, laïcs, prêtres et diacres, religieux et religieuses, experts, responsables associatifs, se sont réunies Cité Saint-Pierre à Lourdes. Pendant trois demi-journées, six tables rondes animées par différents journalistes, des ateliers, un ciné-concert racontant comment une personne victime sort de l’amnésie traumatique et parvient à la justice, se sont déroulés dans un climat de travail commun, d’écoute mutuelle, de bienveillance et de grande exigence.

Nous remercions de tout cœur les personnes victimes et leurs collectifs. Nous sommes reconnaissants du compagnonnage qu’elles ont consenti à vivre avec nous. Leur parole, une fois encore, aide notre Église à faire la vérité pour combattre le mal qu’elle transporte, afin que nous soyons plus fidèles au Christ et à notre mission. Un chemin a été ouvert depuis la remise du rapport de la CIASE ; il est à poursuivre encore et toujours. Il est essentiel qu’avec vous tous, nous progressions dans une culture de la vigilance et de la bientraitance, du respect à l’égard de toutes les personnes, en particulier les plus fragiles et les enfants. La prévention et le compagnonnage avec les personnes victimes sont de notre responsabilité à tous.

Cette session à Lourdes a été marquée par les témoignages bouleversants de plusieurs personnes victimes, parmi lesquelles certaines ayant vécu l’enfer de Bétharram. Nous leur disons combien nous comprenons et partageons leurs cris et leur colère. Nous nous tenons résolument à leurs côtés pour que s’accomplisse sans retard le nécessaire travail de vérité et de justice.

Avec le Secrétariat général de l’Enseignement catholique, avec les congrégations religieuses enseignantes, nous encourageons les personnes qui ont subi des violences physiques ou sexuelles dans des établissements scolaires à se signaler à la justice et à prendre contact avec France Victimes ou les cellules d’écoute de nos diocèses. Nous le redisons avec force et avec les mots du Christ Jésus lui-même : c’est la vérité qui rend libres (cf. Jean 8,32) et ouvre des chemins de guérison.

Plusieurs intervenants ont cité la parole de Dieu à Moïse dans le buisson ardent : « J’ai vu, oui j’ai vu la misère de mon peuple et j’ai entendu ses cris… Oui, je connais ses souffrances » (Exode 3,7). N’ayez pas peur, frères et sœurs, nous vous y exhortons, d’entendre le cri de ceux et celles qui souffrent dans notre Église et par elle aussi. Agissons ensemble pour rendre notre Église plus sûre. Nous avons besoin de la vigilance et de l’engagement de chacune et chacun de vous pour que notre Église affronte cette crise en se laissant transformer. Nous croyons que notre Dieu est un Dieu qui libère. En entrant dans la Semaine Sainte, écoutons ce qu’il promet : « Je suis descendu pour le délivrer » (Exode,3,8). C’est ce que nous célèbrerons pendant les Jours saints, dans l’espérance de Pâques.

Les évêques de France

initiatives pour les familles en questionnement

Les services diocésains de la pastorale familiale de l’Hérault et du Gard ont, parmi leurs projets, de monter des initiatives (groupe de parole, conférence, évènements divers…) pour les familles en questionnement, voire en souffrance, du fait d’un proche homosexuel (parents, frère, sœur…).

Si vous êtes concernés par ces situations, il vous est proposé de remplir un questionnaire pour leur permettre de cerner vos besoins et d’affiner les projets à mettre en place :

Merci pour votre participation !