Fin de vie

Proposition de la Conférence des Évêques de France concernant le vote sur la loi de fin de vie,
avec un message à lire aux messes dominicales de ce week-end, et une proposition de neuvaine de prière avec 9 intentions d’ici le 30 juin,
dont la 1ère serait lue dimanche dans le cadre de la Prière Universelle.

Bien fraternellement et bonne fin d’année pastorale,

 +Norbert Turini
Archevêque de Montpellier

 Fin de vie

Proposition d’une neuvaine de prière du 21 au 29 juin 2026,

avant le vote à l’Assemblée nationale du 30 juin

Message pour le dimanche 21 juin

 

Chers amis, chers frères et sœurs,

Ce lundi 22 juin, la proposition de loi sur la fin de vie revient pour une troisième lecture à l’Assemblée nationale. Cette loi envisage de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté en France. Depuis les premiers débats, nous, évêques de France, avons tenu à rappeler avec force qu’on ne prend pas soin de la vie en y mettant un terme, mais en l’accompagnant avec attention, jusqu’au bout.

La semaine dernière, le pape Léon a interpellé les parlementaires espagnols en ces termes : « La défense de la vie humaine n’est ni une question partielle ni un intérêt confessionnel : c’est un objectif de civilisation. Toute vie humaine doit être reconnue et protégée depuis sa conception jusqu’à son déclin naturel, dans toutes les circonstances de son existence. […] La grandeur morale d’une nation se manifeste avant tout dans sa capacité à accompagner, protéger et aimer les vies qui traversent la plus grande fragilité. »

Du 22 au 30 juin, jour du vote à l’Assemblée nationale, nous invitons les catholiques qui le souhaitent à s’associer à une neuvaine de prière pour la vie. L’intention lue à ce sujet lors de la prière universelle d’au­jourd’hui la démarre. Huit autres intentions particulières ont été préparées pour les jours à venir. Nous pouvons les intégrer dans notre prière quotidienne, avec un Notre Père, un Je vous salue Marie et un Gloire au Père. Qu’à l’aube de nouveaux débats, l’Esprit Saint éclaire les consciences et nous renouvelle dans l’espérance, pour que soit reconnue, protégée et respectée la dignité de toute vie humaine.

Intentions de prière

Jour 1 • Dimanche 21 juin (intention de prière à intégrer dans la prière universelle)

Seigneur, nous te prions pour nos élus, qui vont reprendre cette semaine leurs débats à propos de la fin de vie. Nous te demandons d’éclairer les consciences, pour qu’ils orientent notre pays sur le chemin de la vie et que soit toujours reconnue, protégée et respectée la dignité de toute personne.

Jour 2 • Lundi 22 juin

Seigneur, nous te confions toutes les personnes qui, en ce moment, traversent l’épreuve de la fin de vie souffrante. Donne-leur force et consolation et permets que, sur ce chemin mystérieux, ils soient rejoints et aidés par des témoins de ton amour. Ouvre nos cœur, pour que nous soyons attentifs à leur souffrance et sachions nous rendre disponibles pour les accompagner.

Jour 3 • Mardi 23 juin Seigneur, nous te présentons tous les soignants qui, dans les maisons de retraite ou dans les hôpitaux, prennent soin des personnes malades, âgées ou en fin de vie. Nous te présentons également toutes les personnes qui, au nom de leur foi et au nom du Christ, s’engagent au service des malades pour les accompagner ans le silence d’une écoute fraternelle, d’une prière ou d’un sacrement. Comble-les de tes grâces, pour qu’ils soient renouvelés dans la joie de ce service généreux.

Jour 4 • Mercredi 24 juin Seigneur, nous te remettons toutes les personnes atteintes par une maladie incurable, qui ne voient plus le sens de leur vie et veulent y mettre un terme. Que ton Esprit Saint les visite et ravive en eux le goût de la vie malgré la douleur de l’épreuve qu’ils traversent. Aide-nous à être, auprès d’eux, des serviteurs de l’espérance.

Jour 5 • Jeudi 25 juin Seigneur, nous te confions toutes les familles qui accompagnent un proche malade ou en fin de vie, en particulier celles qui sont découragées par cette situation. Toi qui donnas ta vie au Calvaire, donne-leur de goûter ta présence mystérieuse au cœur de leur souffrance. Qu’à leurs côtés, nous soyons des témoins de ton Cœur qui nous a tant aimés.

Jour 6 • Vendredi 26 juin Seigneur, nous te demandons de venir réconforter toutes les personnes malades, âgées ou en fin de vie, que personne n’aide et qui souffrent d’une très grande solitude. Viens remplir leur cœur de ton amour. Que, par notre présence humble et offerte, ils sentent combien tu les aimes et découvrent que tu marches avec eux.

Jour 7 • Samedi 27 juin Seigneur, nous confions à ta miséricorde ceux qui meurent en ce jour, en particulier ceux qui vivent ce passage dans la solitude d’un hôpital ou de la rue. Nous croyons que tu les prends dans ton Cœur brûlant d’amour. Rends nos cœurs plus attentifs à la détresse de ces frères et de ces sœurs.

Jour 8 • Dimanche 28 juin Seigneur, nous te remettons tous les défunts de nos familles, de nos paroisses, de nos communautés et ceux, inconnus, pour qui personne ne prie jamais. Nous croyons que ta miséricorde est sans mesure. Accueille-les auprès de toi, pour qu’ils puissent goûter la joie de la vie avec toi.

Jour 9 • Lundi 29 juin Seigneur, nous nous présentons à toi. Bien souvent, nous ne prenons pas soin de nos frères et sœurs malades ou en fin de vie. Ouvre nos yeux et nos cœurs, pour qu’en eux, nous sachions voir ton visage. Que ta grâce nous aide à être généreux, plus attentifs, plus disponibles. Fais de nous d’authentiques témoins de la vie.

DROIT DE RÉPONSE

Suite à l’article du Midi Libre concernant la Famille St Joseph voici le droit de Réponse à faire paraitre sur le site de « Béziers Catholique »
 
Droit de réponse de la communauté des Moines et Moniales de Saint Joseph de Puimisson (St Joseph de Mont-Rouge, 34480) envoyé lundi au directeur de publication du Midi Libre, Jean-Benoit Baylet, par lettre recommandée avec AR, suite à l’article de Christophe Parra du Journal l’Indépendant relayé et publié dans le Midi Libre (édition de Béziers) le 4/03/2026.
 

Avec la Prieure de la branche féminine de la communauté des Moines et Moniales de saint Joseph présente à Puimisson, nous tenons à réagir par rapport à l’article de Christophe Parra du Journal l’Indépendant relayé et publié dans votre Journal le Midi Libre (édition de Béziers) du 4/03/2026.

Nous sommes choqués par l’amalgame qui ressort de cet article entre le frère, contre lequel une plainte a été déposée en 2024 à la gendarmerie et devant la justice ecclésiastique, et la communauté contre laquelle, à notre connaissance, aucune plainte pénale ni canonique n’a été déposée. En effet, cela conduit à des insinuations mensongères sur la communauté et son fonctionnement, nous conduisant à apporter des rectifications et à exercer ce droit de réponse.

Au sujet de la procédure concernant le frère mis en accusation par la plaignante dont il est question dans l’article, nous tenons à bien préciser que nous avons en la matière appliqué, en totale concertation avec l’archevêque de Montpellier, les mesures conservatoires demandées par le droit canonique, notamment l’éloignement du frère du diocèse, de la communauté et de la plaignante. Il est important de souligner aussi que dès le dépôt de la plainte auprès de l’archevêque de Montpellier, nous avons demandé à ce-dernier de tenir immédiatement la communauté informée dans le cadre de ce que le secret des instructions permet de faire. Pour le reste, nous ne pouvons que redire que le secret attaché à chacune des procédures en cours nous empêche aujourd’hui encore de nous exprimer plus avant à ce sujet. Nous faisons totalement confiance à la justice canonique et à la justice civile.

Pour l’heure, il n’y pas de nouvelles étapes judiciaires et les plaintes déposées ont été classées sans suite. Quant à ce que vous écrivez sur la communauté et son fondateur, nous avons eu deux visites canoniques qui n’ont mis en lumière aucun dysfonctionnement dans la communauté. L’évêque et la mère supérieure d’une Abbaye qui ont conduit la dernière en février 2020 connaissent leur métier et savent vérifier les points de fragilité possibles d’une communauté. Les conclusions de cette visite ont été exposées comme il se doit à l’ensemble de la communauté en toute transparence et rien n’a été caché à ce sujet à qui que ce soit contrairement à ce qui est sous-entendu dans l’article. Nous tenons à dire combien ces visites, à l’image des audits dans la société civile, nous apparaissent nécessaires pour permettre à une communauté de dresser des bilans et de mettre en place des plans de progression en particulier du point de vue du bien-être de ses membres, de son fonctionnement et de sa gouvernance.

Nous ajoutons en outre que notre fondateur n’a jamais prétendu, ou laisser entendre, en communauté que la plaignante était la tentatrice. En la matière, il n’a jamais rompu le secret de la confession, auquel il est tenu.

Enfin, nous souhaitons redire combien nous sommes attachés à la lutte dans l’Église contre les abus de quelque sorte qu’ils soient, à l’écoute, à l’attention et au soutien apportés aux personnes victimes, mais aussi à la présomption d’innocence des personnes accusées. Il serait vraiment regrettable qu’une mise en accusation d’un frère amène à jeter le discrédit sur toute une communauté qui conserve la confiance de l’Église en la personne de l’archevêque de Montpellier à travers les missions pastorales qu’il lui confie régulièrement. C’est pour cette raison, et celles qui précèdent, que nous avons tenu à exercer ce droit de réponse.

P. Elie-Joseph, Prieur
Mr Marie-Pierre, Prieure

 
 

Résolument, continuons à servir la vérité !

Lourdes, le vendredi 4 avril 2025

 

Résolument, continuons à servir la vérité !

 

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Les 31 mars et 1er avril, comme nous nous y étions engagés en mars 2023, nous, évêques de France, avons fait un point d’étape sur la lutte contre les violences sexuelles dans l’Église catholique. A notre invitation, trois cents personnes : personnes victimes, seules ou en collectifs, invités de nos diocèses, laïcs, prêtres et diacres, religieux et religieuses, experts, responsables associatifs, se sont réunies Cité Saint-Pierre à Lourdes. Pendant trois demi-journées, six tables rondes animées par différents journalistes, des ateliers, un ciné-concert racontant comment une personne victime sort de l’amnésie traumatique et parvient à la justice, se sont déroulés dans un climat de travail commun, d’écoute mutuelle, de bienveillance et de grande exigence.

Nous remercions de tout cœur les personnes victimes et leurs collectifs. Nous sommes reconnaissants du compagnonnage qu’elles ont consenti à vivre avec nous. Leur parole, une fois encore, aide notre Église à faire la vérité pour combattre le mal qu’elle transporte, afin que nous soyons plus fidèles au Christ et à notre mission. Un chemin a été ouvert depuis la remise du rapport de la CIASE ; il est à poursuivre encore et toujours. Il est essentiel qu’avec vous tous, nous progressions dans une culture de la vigilance et de la bientraitance, du respect à l’égard de toutes les personnes, en particulier les plus fragiles et les enfants. La prévention et le compagnonnage avec les personnes victimes sont de notre responsabilité à tous.

Cette session à Lourdes a été marquée par les témoignages bouleversants de plusieurs personnes victimes, parmi lesquelles certaines ayant vécu l’enfer de Bétharram. Nous leur disons combien nous comprenons et partageons leurs cris et leur colère. Nous nous tenons résolument à leurs côtés pour que s’accomplisse sans retard le nécessaire travail de vérité et de justice.

Avec le Secrétariat général de l’Enseignement catholique, avec les congrégations religieuses enseignantes, nous encourageons les personnes qui ont subi des violences physiques ou sexuelles dans des établissements scolaires à se signaler à la justice et à prendre contact avec France Victimes ou les cellules d’écoute de nos diocèses. Nous le redisons avec force et avec les mots du Christ Jésus lui-même : c’est la vérité qui rend libres (cf. Jean 8,32) et ouvre des chemins de guérison.

Plusieurs intervenants ont cité la parole de Dieu à Moïse dans le buisson ardent : « J’ai vu, oui j’ai vu la misère de mon peuple et j’ai entendu ses cris… Oui, je connais ses souffrances » (Exode 3,7). N’ayez pas peur, frères et sœurs, nous vous y exhortons, d’entendre le cri de ceux et celles qui souffrent dans notre Église et par elle aussi. Agissons ensemble pour rendre notre Église plus sûre. Nous avons besoin de la vigilance et de l’engagement de chacune et chacun de vous pour que notre Église affronte cette crise en se laissant transformer. Nous croyons que notre Dieu est un Dieu qui libère. En entrant dans la Semaine Sainte, écoutons ce qu’il promet : « Je suis descendu pour le délivrer » (Exode,3,8). C’est ce que nous célèbrerons pendant les Jours saints, dans l’espérance de Pâques.

Les évêques de France

initiatives pour les familles en questionnement

Les services diocésains de la pastorale familiale de l’Hérault et du Gard ont, parmi leurs projets, de monter des initiatives (groupe de parole, conférence, évènements divers…) pour les familles en questionnement, voire en souffrance, du fait d’un proche homosexuel (parents, frère, sœur…).

Si vous êtes concernés par ces situations, il vous est proposé de remplir un questionnaire pour leur permettre de cerner vos besoins et d’affiner les projets à mettre en place :

Merci pour votre participation !