Lumière …

Lumière …

Le 2 février, quarante jours après Noël, l’Église célèbre la fête de la Présentation du Seigneur au Temple. L’Évangile de ce jour nous rapporte la belle prière du vieillard Syméon tenant Jésus entre ses bras : « Mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël» (Luc 2,31-32). C’est à cause de ces paroles où Jésus est reconnu comme Lumière, que cette fête s’appelle aussi la Chandeleur, Festa candelarum, fête des chandelles. En ce jour, on bénit les cierges pour rappeler que c’est Jésus la lumière du monde.

Pour nous, entendre que Jésus est la lumière du monde est naturel, nous y sommes habitués. Mais qu’est-ce que ces mots signifient dans le concret ? Nous ne devons pas oublier que Jésus a dit à ses disciples donc à nous : « Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5,14). Cette lumière guide et réchauffe le monde.

Elle guide le monde. Dieu attend de nous que nous nous comportions comme des lumières qui guident le monde. La lumière est ce qui permet d’abord de voir ce qui est beau, de nous émerveiller. Voir la beauté de la création nous ouvre à la contemplation de Dieu. Dieu attend de nous que nous soyons « sur le lampadaire » pour pouvoir éclairer le monde. Il en va de notre responsabilité de chrétien de nous engager à rayonner. Et rien ne doit pouvoir nous empêcher de le faire.

Cette lumière réchauffe. L’invitation à éclairer le monde et aussi une invitation à faire preuve de miséricorde, à réchauffer ce monde par la miséricorde. Parce que nous avons reçu miséricorde nous sommes miséricordieux.

Monique Mollier (EAP)