Purifiés par la foi dans l’amour

Ce dimanche l’Église nous donne l’occasion de célébrer la mémoire des apparitions de Marie à Lourdes à Ste Bernadette.
 
Chaque année des millions de pèlerins se rendent auprès de l’Immaculée Conception, de la «toute-pure», pour retrouver soulagement, force et la purification de leur maux; à présent 70 guérisons miraculeuses ont été reconnues par la science. Le thème de la purification est présent dans l’évangile de ce dimanche en ce lépreux qui se jette au genoux de Jésus: «si tu le veux tu peux me purifier», Jésus saisit de compassion réponds «je le veux, sois purifié», et le lépreux retrouve sa santé.
 
L’impur désigne l’état de mélange des deux entités qui ne peuvent ou ne devraient pas coexister: par exemple, la présence dans le corps d’un virus, ou d’une bactérie pour le cas de la lèpre, désigne l’état maladif. Par la purification l’on parvient à libérer le corps de l’entité étrangère, nocive. Cette purification s’opère dans l’homme, au carrefour de l’univers matériel et le spirituel, en agissant l’un sur l’autre: le spirituel comme principe agent, et le matériel comme son instrument.
 
Ainsi, la foi du lépreux en Jésus est manifesté matériellement par la prostration auprès de Jésus; la foi des pèlerins en Marie manifesté par l’immersion dans l’eau de la source et la pénitence. En effet, seules la foi et la prière obtiennent la purification.
 
Mais les maux qui nous guettent ne sont pas toujours aussi évidents que la lèpre qui ronge notre chair sous nos yeux ou le cancer qui envahit nos organes. Il y a bien des lèpres spirituelles, et ce sont les plus dangereuses, qui nous détruisent à petit-feu: celle de l’individualisme, qui ronge nos relations, nous trompant par une fausse liberté, l’auto-suffisance narcissique; celle du matérialisme qui ronge notre lien avec le Christ et son Église, nous faisant préférer les loisirs, l’excès du travail ou le repos aux devoirs religieux que l’amour exige; celle du rationalisme ou du fidéisme qui prétendent ériger en dictature tyrannique, soit la raison empirique, soit la foi aveugle.
 
Avant tout, posons nous; mettons nous humblement à l’écoute de nos médecins de l’âme, tous ceux qui nous entourent. Eux qui souffrent les effets de nos maladies spirituelles, seront les plus à même d’élaborer notre diagnostique. Ensuite courons, jetons nous avec confiance dans les bras de Jésus et de Marie. N’ayons pas peur, le Cœur Immaculé de Marie bat dans le Sacré Cœur de son Fils. Notre foi ne sera jamais déçue, eux qui frémissent de compassion pour nous, n’attendent que cela.
 
Abbé Daniel