Cette nuit de Pâques 2024, 7135 adultes ont été baptisés dans les paroisses de France. Joie pour chacun de ces enfants de Dieu et pour toute l’Église !
En 2024, le nombre de baptêmes en France connaît une hausse significative chez les adultes et les adolescents. Selon une enquête de la Conférence des évêques de France (CEF), publiée en mars 2024 :
- Baptême d’adultes: 7 135 personnes (en augmentation de 31 % par rapport à l’année précédente).
- Baptême d’adolescents: 5 025 jeunes (en hausse estimée à 50 %).
Ces données montrent une tendance positive dans la célébration des sacrements, notamment chez les adultes issus de familles « sans religion ». Les 18-25 ans représentent désormais 36 % des nouveaux baptisés, et cette augmentation illustre une véritable soif spirituelle chez les jeunes. Les raisons de cette hausse peuvent être liées au patrimoine religieux, au confinement et à la quête de sens.
Sur les paroisses de Béziers (et les demandes de baptême continuent d’arriver toutes les semaines) :
- 45 demandes de baptêmes d’adultes ont été enregistrées en 2024
- 12 adolescents de l’aumônerie de l’enseignement publique et au moins autant dans les établissements catholiques ont demandé le baptême.
Comme le dit Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort : « Ce qui est impressionnant chez ces catéchumènes, c’est qu’on ne sait pas très bien d’où ils arrivent et par quels chemins. En tout cas, ils ne sont pas le résultat de nos programmes ou de nos projets diocésains, même s’il faut tout cela. C’est le Père qui les donne à son Fils. Ce don que Dieu nous fait, nous le recevons avec gratitude, comme un signe d’encouragement et de consolation. »
La présence des jeunes catéchumènes est une grâce et un signe pour la vie de toute l’Église. Leur chemin et leur décision de devenir chrétien interpellent leurs amis dans les facultés, les lieux de travail et aussi les aumôneries d’adolescents et d’étudiants qui doivent s’adapter. Dans une société où 80% des jeunes n’ont pas reçu d’éducation religieuse, ces jeunes « appelés » ont peu d’idées préconçues sur l’Église, ils ont soif de formation, de repères, de fraternité et d’enracinement. Il est nécessaire d’accompagner leurs besoins spécifiques mais aussi de s’appuyer sur leur désir de connaitre, de prier et de témoigner. La logique catéchuménale doit éclairer les autres parcours dans l’Église.
(Monique Mollier – EAP)