Il est ressuscité !

Edito  

Il est ressuscité !

La résurrection de Jésus n’est pas uniquement l’un des articles de la foi chrétienne. C’est son cœur.

De même que, pour le Judaïsme le but de la vie est la communion avec Dieu, pour les chrétiens l’objectif est aussi cette communion avec Dieu, cependant elle est rendue possible uniquement grâce à la mort et la résurrection de Jésus. Par sa résurrection, Jésus nous a transmis une autre manière de vivre, une autre qualité, une nouvelle dimension de la vie (en grec ZOE) qui nous permet d’entrer en Dieu. C’est exactement ce que saint Jean essaie de nous dire dans sa première lettre : « Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous » (1J 1,2).

Pour cela, il n’y a rien de plus d’important dans notre foi que la résurrection du Christ, comme l’exprime saint Paul : «… Si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation (en grec KERYGMA – autrement dit : la première annonce) est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu » (1 Co 15, 14). La Bonne Nouvelle – EUANGELION – que proclame saint Paul est simple : Jésus Christ est ressuscité (2 Tm 2, 8). 

De ce fait, il y a beaucoup d’autres conséquences : nos péchés sont pardonnés (1 Co 15, 17 ; Ga 1, 1-4 ; Ac 10, 43) et ainsi nous pouvons déjà, dès maintenant, mener une nouvelle vie, nouvelle sur le plan moral ; nouvelle dans son principe, parce que c’est l’Esprit de Jésus Ressuscité qui nous anime et nous guide (Rm 6, 3-11 ; Rm 8, 1-16 ; Ga 5, 16-26). Oui, la présence et l’action de l’Esprit Saint sont une annonce, une promesse, les prémices de notre résurrection au dernier jour (2 Co 1, 22 ; Rm 8, 22-23).

La résurrection de Jésus, qui était mort, donne un sens à nos souffrances, plus encore, elle nous donne paradoxalement la force (en grec DYNAMIS) au milieu de nos épreuves. C’est ce que saint Paul expérimentait dans sa vie : « …. le Seigneur m’a déclaré :  » Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.  C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis for» (2 Co 12, 9-10).

Père Jan