L’humain, « être social »

LA MÉDITATION DE DENIS LEFEBVRE
Méditation sur notre expérience de faire partie d’une communauté. L’humain « être social »

Tout petit, j’ai expérimenté la vie communautaire avec mes deux frères (de 2 et 3 ans plus jeunes) pendant environ 10 ans. Nos parents nous ont appris et aidés à respecter les règles du vivre ensemble, et j’en garde un excellent souvenir. Beaucoup plus tard, j’ai participé plus de 10 ans aux activités de la communauté du Chemin Neuf avec ma femme et nos 4 enfants. Cette fois-ci, c’est Dieu notre Père et Jésus qui, par leur enseignement et par l’intermédiaire de l’Esprit Saint, nous ont aidés à vivre ensemble en nous respectant, en nous considérant comme des frères et sœurs.

Dans la famille comme dans la communauté, on ne choisit pas ses frères et ses sœurs. La vie communautaire m’a permis de découvrir que chaque personne est capable d’amour, de générosité, recèle en elle une part de beauté, même lorsqu’au premier abord je ne me sens pas du tout attiré par elle ou par lui.

Au Chemin Neuf, c’est bien le Seigneur qui nous réunissait. Nous l’invoquions avant les temps d’échange en petit ou grand groupe, pour qu’il nous aide à nous écouter avec bienveillance, à nous dire avec confiance, à entendre sa parole à travers nos frères et sœurs. Les témoignages de vie, très présents dans les temps de session, m’ont beaucoup aidé dans ma foi, dans ma vie de couple, et dans ma vie tout court. Les rencontres en communauté m’ont aussi permis de créer des amitiés. Me sentir relié par un même Père et une même foi m’ont aidé à faire la connaissance de membres de la communauté dans d’autres cultures (Burkina, Nouvelle Calédonie, Guadeloupe).

Tous ces liens m’ont apporté beaucoup de joie.

Donner, de sa vie

Évangile selon St Marc 12/41-44

Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu,

mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

 

Méditation de Claude et Jean de Thélin

Je me mets avec les disciples qui voient Jésus assis, et je me remémore ce qui vient de se passer… Par trois fois Jésus a annoncé sa passion, sa mort et sa résurrection. Il est revenu à Jérusalem pour y être affronté à tous ses adversaires. Il vient à l’instant de stigmatiser les scribes qui dévorent les maisons des veuves, et maintenant il est assis devant le trésor du temple.
Avec Jésus je regarde la foule… Il y a beaucoup de riches qui lancent dans le trésor de grosses pièces qui font du bruit… Puis vient cette femme, pauvrement vêtue… elle me fait penser à ces vieilles personnes que nous avons vues dans nos villages, tout de noir vêtues, avec un fichu sur la tête. Elle jette dans le trésor deux piécettes, à peine un quart d’as… Personne n’y fait attention.

Et j’entends Jésus qui appelle ses disciples et qui va commenter ce à quoi nous venons d’assister, et qui nous a semblé banal. Et voilà qu’il nous dit que cette veuve qui est pauvre a mis plus que tous ces riches qui ont mis de grosses sommes dans le trésor. Elle en effet a mis tout ce qu’elle avait, elle a fait le don de sa pauvreté, et plus encore de tout ce qu’elle avait pour vivre, de sa vie dit le texte grec.

Jésus est touché par cette femme qui lui révèle le geste qu’il va faire en offrant sa vie par amour pour nous. Il va se faire pauvre et plus que pauvre, mourir comme un malfaiteur, et donner sa vie pour tous ceux qu’il aime. J’entends ces paroles transmises par l’Évangile de Jean :

« Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne ».

Je peux relire tout le récit de la Passion et contempler ce don total du Christ en croix. Lorsque je participe à l’Eucharistie, je participe à ce mémorial du don du Christ qu’Il nous a laissé en disant :

« Ceci est mon corps, livré pour vous. »

Le don de soi, un fruit de la reconnaissance

Du Livre du Deutéronome 26

01 Lorsque tu seras entré dans le pays que te donne en héritage le Seigneur ton Dieu, quand tu le posséderas et y habiteras, 02 tu prendras une part des prémices de tous les fruits de ton sol, les fruits que tu auras tirés de ce pays que te donne le Seigneur ton Dieu, et tu les mettras dans une corbeille. 
Tu te rendras au lieu que le Seigneur ton Dieu aura choisi pour y faire demeurer son nom.

03 Tu iras trouver le prêtre en fonction ces jours-là et tu lui diras : « Je le déclare aujourd’hui au Seigneur ton Dieu : je suis entré dans le pays que le Seigneur a juré à nos pères de nous donner.» 04 Le prêtre recevra de tes mains la corbeille et la déposera devant l’autel du Seigneur ton Dieu.

05 Tu prononceras ces paroles devant le Seigneur ton Dieu : « Mon père était un Araméen nomade, qui descendit en Égypte : il y vécut en immigré avec son petit clan. C’est là qu’il est devenu une grande nation, puissante et nombreuse. 06 Les Égyptiens nous ont maltraités, et réduits à la pauvreté ; ils nous ont imposé un dur esclavage. 07 Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions dans la misère, la peine et l’oppression. 08 Le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte à main forte et à bras étendu, par des actions terrifiantes, des signes et des prodiges. 09 Il nous a conduits dans ce lieu et nous a donné ce pays, un pays ruisselant de lait et de miel. 10 Et maintenant voici que j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, Seigneur. »

Ensuite tu les déposeras devant le Seigneur ton Dieu et tu te prosterneras devant lui. 11 Alors tu te réjouiras pour tous les biens que le Seigneur ton Dieu t’a donnés, à toi et à ta maison. Avec toi se réjouiront le lévite, et l’immigré qui réside chez toi.

La méditation de Vincent Leclair

Depuis la sortie d’Égypte, le peuple élu, en chacun de ses membres, est invité sans cesse à clamer sa reconnaissance : Dieu nous a libérés, il nous a donné une terre! Ce mémorial s’inaugure ici dans une liturgie dont la simplicité fait ressortir la dynamique de toute action de grâce.
D’abord, se mettre en route, vers la présence de Dieu. Non pas sans préparatif, mais en emportant des fruits du travail, fruits du don reçu.
En ce lieu, faire mémoire de ce que Dieu a fait pour la communauté et fait encore dans ma vie. Il entend, il voit, il libère, il conduit, il donne…

Au cœur de la démarche : offrir. C’est-à-dire reconnaître par le don en retour que ce qui a été reçu vient gracieusement de Dieu. Des fruits de la terre, nous pouvons élargir l’offrande à tout ce qui dans notre vie est marqué d’amour inconditionnel, de miséricorde, de don de soi…

Enfin, l’action de grâce s’accomplit dans la réjouissance débordante, à laquelle l’entourage le plus large est convié, celui qui n’a rien à offrir comme celui qui n’est pas d’ici. Ainsi, l’action de grâce (sens du mot « eucharistie ») manifeste que le don de Dieu est pour tous. Démarche personnelle, elle s’élargit au nom et au bénéfice du plus grand nombre.

« Ce qui veut dire le besoin où nous sommes de l’autre pour faire Eucharistie: « pour nous et pour la multitude »
— Christian de Chergé

Se donner et se recevoir

La méditation du Père Bernard

Au commencement était le don.

« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? »
— 1ère Lettre au Corinthiens 4,7

Émerveillement devant la vie qui éclot, l’aurore qui chasse la nuit, l’eau qui désaltère, le sourire qui illumine le visage, le regard de tendresse, la bonne nouvelle du pardon, la vie en plénitude, celle qui traverse la mort.
 Que ton émerveillement ne se limite pas à ce que tu as reçu, à ce tu reçois. Qu’il s’élargisse pour embrasser aussi ce que tu donnes, ce que tu es capable de donner. Ta vie n’est pas faite que de calcul, d’échanges marchants, elle est faite aussi de gratuité. Et tu le sais bien, lorsque tu fais un cadeau, que ce soit un sourire, une parole ou un objet ce n’est pas une « chose » que tu donnes, c’est un peu de toi même qui est offert. Ainsi se déploient les relations humaines, dans la gratuité du recevoir et du donner. Ainsi tu peux t’émerveiller de la vie en croissance.
 En cette méditation, nous sommes déjà dans l’eucharistie, c’est à dire dans l’action de grâce. Dimanche lorsque le pain et le vin seront portés à l’autel tu verras dans la patène et le calice la création que tu offres à Dieu et tu t’offriras toi-même à travers le geste du prêtre. Et Jésus, le Christ notre Seigneur, qui n’a rien d’autre à donner que lui-même, s’offrira à toi et à nous dans le pain partagé. Tu y reconnaîtras celui que les hommes ont crucifié mais qui a su offrir par amour la vie qu’on lui prenait. Tu y reconnaîtras celui que le Père a fait surgir de la mort et qui est devenu source de « vie vivante » pour notre chair.

Attention ! « Serpents » !

En périgrination dans le désert, les hébreux étaient assaillis par des serpents venimeux. Dans notre monde d’aujourd’hui et depuis une année maintenant, nous sommes, nous aussi, assaillis par des serpents pernicieux, un virus et ses variants qui sèment l’angoisse et la mort, qui détruisent petit à petit notre monde d’avant et rendent difficile d’envisager notre monde d’après. Affrontés au problème de cette pandémie qui dure, nous n’avons plus de serpent de bronze suspendu à une perche comme les hébreux au désert qu’il suffisait de regarder pour être sauvé. Les masques, les vaccins, les distances ne sont pas des remèdes miracles mais des mesures sanitaires à respecter pour nous protéger les uns les autres. Moïse n’a pas dissuadé ses compatriotes à fabriquer un objet magique mais les incitant à lever les yeux, il les a invités à prier celui-là seul qui pouvait leur apporter le salut : le Dieu de l’Alliance.

Nous, nous avons la Croix du Christ dressée comme un pieu sur la colline du Golgotha.

Jésus s’applique à lui-même l’image du serpent : comme le serpent fut élevé par Moïse au désert, Il s’élève sur la croix afin que quiconque dirige son regard vers lui dans un acte de foi ait la vie éternelle. C’est peu de chose et cela suffit. Contempler le Christ en croix et percevoir dans son regard l’amour pur, l’amour vrai, l’amour miséricordieux qui nous est donné à jamais : telle est la richesse de grâce qui nous est offerte nous dit St. Paul en ce 4ème dimanche de carême.

Mais chacun est libre de croire que traverser l’épreuve de la Croix aboutit à la vraie vie de la Résurrection. Je peux détourner mon regard, je peux fermer les yeux en signe du refus de faire confiance, je peux ainsi paralyser la toute puissance de l’amour de Jésus venu me rendre la vie. Tel est l’enjeu de ce carême 2021 si particulier. Que notre démarche de foi nous aide à avancer dans la confiance. Lever les yeux et choisir la vie. Il a vaincu la mort.

 

Thérèse-Marie Potelle
Religieuses du Sacré-Coeur de Marie
Membre de l’Équipe d’Animation Pastorale

Vous avez dit Baptême ?

Ce dimanche nous fêtons le baptême du Seigneur. L’ « abaissement » de Jésus à son baptême aboutit à une manifestation de Dieu. Au moment où Jésus s’assimile lui-même aux pécheurs, où il se veut un homme comme les autres, il est manifesté comme Fils de Dieu. C’est ce que nous rappelle l’Antienne d’ouverture :

« Au baptême de Jésus, les cieux s’ouvrirent et la voix du Père se fit entendre » 

La voix du Père est parole de vie, elle révèle l’identité de Jésus.

Il est « le Fils bien-aimé ».

Nous vivons aujourd’hui dans une société multiculturelle et multi-spirituelle. Nous côtoyons de plus en plus de personnes qui n’ont pas été baptisées enfant. Ces adultes et ces adolescents peuvent choisir de devenir disciples de Jésus-Christ, de demander eux-mêmes à devenir chrétiens par le baptême. Même après près de 20 ans d’accompagnement des jeunes collégiens en aumônerie, cette demande me surprend toujours :

« Je voudrais être baptisé »

C’est comme une onde de choc qui me parcourt à chaque fois et me renvoie à ma propre foi. Les adolescents, vous le savez, sont parfois rebelles et peu enclin à la docilité, c’est donc leur propre choix qui s’exprime. Ces jeunes arrivent souvent invités par un copain, ou parce qu’ils ont assisté à un baptême, une première communion. Certains peuvent être portés par une famille qui a voulu leur laisser le choix, d’autres n’ont pas été baptisés bébé suite à des circonstances plus tragiques comme le décès d’un proche. Bref, ils arrivent et une question se pose : Comment les accueillir ?

Ils ne se présentent pas toujours au « bon moment » ! La rentrée est déjà passée, il n’y a personne d’autre de leur âge, et pourtant, il leur a certainement fallu un certain courage pour frapper à la porte de l’Église, pour énoncer une demande qui n’est peut-être pas si claire pour eux. Il nous en faudra aussi pour les accueillir, pour oser les accompagner, pour faire connaissance avec les familles car l’accord des parents reste nécessaire. L’adolescent doit se sentir en sécurité et compris de tous. A nous d’y mettre toute notre énergie, notre créativité et surtout notre joie.

Ouvrons grandes les portes de l’église mais aussi celle de notre cœur. Ces jeunes sont la preuve que l’Eglise est toujours vivante. Adaptons plus activement nos célébrations à ces jeunes pour qu’ils se sentent véritablement accueillis et rassurés.

 

Monique MOLLIER
Mère de famille et membre de l’Équipe d’Animation Pastorale

La confession : trinité du Pardon

La confession est un des sept sacrements. Après un examen de conscience et une repentance – marquée par l’acte de contrition – nous demandons pardon au Seigneur pour nos péchés. Associé au regret, à la pénitence, la confession peut parfois mettre à distance, et pourtant – sacrement de tant de grâces – à la sortie du confessionnal nous attendent surtout la joie et la paix.

Photo Carlos Daniel


– Confession, sacrement de conversion : C’est avant tout une démarche de notre part pour, comme le fils prodigue, revenir au Père qui nous attend déjà les bras ouverts.

« La confession est le sacrement de la tendresse de Dieu, sa manière de nous embrasser. »         — Pape François

– Confession, sacrement de guérison : Comme un nouveau baptême, la confession nous renouvelle dans le Christ, et nous fait ressentir le soulagement et la paix d’une libération. Car si le péché originel, blessure de l’humanité, peut être guérie par le baptême, chaque péché est une blessure pour l’homme que la miséricorde de Dieu soigne et apaise.

– Confession, sacrement de réconciliation : Le péché nous éloigne de nous-mêmes, de notre prochain, blesse le corps du Christ formé par l’Église. Nous sachant aimés et pardonnés, purifiés comme un jeune baptisé, nous pouvons rayonner de l’Esprit et restaurer des relations saines et bienveillantes avec les autres et en premier lieu, dans notre couple, dans notre famille, au travail.

Allons recueillir le baiser de notre Père et nous remplir de son amour !

« Comme un enfant qui s’est rendu coupable mais qui sait bien qu’on lui pardonnera, pour s’excuser d’être si misérable, vient se jeter dans vos bras ! Me voici Seigneur, Me voici comme un enfant ! »

La prière sauvera le monde et changera votre vie

N’ayez pas peur !

Dimanche 15 Novembre 2020
33ème Dimanche du Temps Ordinaire – Année A

« N’ayez pas peur ! »
sont les premiers mots du pontificat de Jean-Paul II.

Et pourtant, la situation actuelle de notre pays rassemble de nombreux éléments pour avoir peur : peur de la COVID, peur pour les emplois en raison des fermetures obligatoires des commerces « non essentiels », peur des personnes qui ne sont pas de notre milieu, peur de ne plus pouvoir nous exprimer sans contrôle… Tout cela touche notre sécurité physique, psychique et financière.

Je pose aujourd’hui une question : notre sécurité vaut-elle notre liberté ?

Nos parents, nos grands-parents ont risqué leur vie pour notre liberté. Être libre, ce n’est pas tout faire ou tout dire : être libre c’est pouvoir faire des actes ou dire des paroles qui ne blesseront pas l’autre. Nous devrions pouvoir circuler librement, aller à l’église prier librement. Bien sur, en respectant les personnels soignants, les policiers, qui risquent leurs vies pour la notre ; et en respectant, ceux qui pensent différemment de nous…

Si nos dirigeants nous interdisent de nous réunir actuellement pour célébrer notre Seigneur, rien ne nous empêche de continuer à le prier librement. Profitons peut-être de ce temps pour prendre de vrais temps de prière, de méditation, de Lectio Divina autour de la Parole de Dieu. Ne laissons pas le malin nous gagner par la peur, n’enterrons pas nos talents, ayons confiance dans le Christ qui est seul à pouvoir nous sauver.

 

Christophe PRIVAT
Séminariste en stage à la Paroisse Cathédrale-Coeur de Ville à Béziers

Baptême : 3 questions que l’on n’ose pas toujours poser

Vous pensez  baptiser votre enfant. Vous avez commencé les démarches auprès de votre paroisse. Préparation, choix du parrain et de la marraine, tout cela peut faire naître des questions dans votre esprit. C’est bien naturel ; le baptême de son enfant n’est pas un acte anodin. Il s’agit d’un sacrement qui engage parents, parrain et marraine. Voici des éléments de réponses à trois questions que peuvent fréquemment se poser les parents de futurs petits baptisés. 
Dans tous les cas, n’hésitez pas à vous rapprocher du prêtre ou de l’équipe baptême de votre paroisse pour discuter de votre démarche. Ils sont là pour répondre à vos questions et accueillir vos doutes.

1. Est-ce que nous faisons bien de faire baptiser notre enfant petit ? Ne vaut-il pas mieux attendre afin qu’il choisisse lui-même sa voie quand il sera plus grand ?

Le baptême est une grâce. Ce n’est pas l’homme qui fait le choix de Dieu, mais Dieu qui choisit l’homme. Dieu aime mon enfant et désire en faire son enfant. Pourquoi tarder ? En tant que croyants, nous pensons que faire entrer Dieu dans notre vie est une bénédiction. Nous désirons le meilleur pour notre enfant alors tout naturellement nous souhaitons qu’il puisse connaître Dieu intimement. Mais le baptême n’est que le début du chemin du chrétien. Nous l’accompagnons au départ – en demandant le baptême, en l’inscrivant au catéchisme, en priant en famille – puis nous lui lâchons progressivement la main. Et ce sera à lui de choisir en toute liberté de continuer ou non sur le chemin du Christ ; c’est en apprenant à connaître Jésus que l’on découvre si on désire réellement le suivre. Il pourra alors – si et quand il le souhaite – “confirmer” son baptême par le sacrement de confirmation durant lequel il recevra l’Esprit-Saint en plénitude. 

2. Pouvons-nous choisir un parrain ou une marraine non baptisé ?

Pour le baptême, nous devons choisir un parrain, une marraine ou un parrain ET une marraine. Ce seront des personnes qui seront chargées de guider l’enfant dans sa vie de chrétien. C’est pourquoi il est important qu’elles soient elles-mêmes baptisées (voire confirmées). En effet, quand nous sommes “parrainés” pour entrer dans une association, nous comprenons la nécessité que notre parrain en soit membre. Sinon comment peut-il nous y guider ? C’est pareil pour l’Eglise. Nous pouvons avoir des personnes chères à nos coeurs, non baptisée mais dont nous apprécions les valeurs et qui seront très présentes dans la vie de notre enfant, mais pas en tant que parrain ou marraine de baptême.
 Si nous ne connaissons personne dans notre entourage qui puisse jouer ce rôle de guide chrétien pour notre enfant, le prêtre peut nous en présenter au sein de la paroisse.

3. En tant que parents du baptisé, pourquoi devons-nous faire une préparation ?

Il peut sembler parfois un peu (ou très !) rébarbatif de suivre une préparation au sein de la paroisse pour le baptême de notre enfant. Manque de temps, crainte de ne rien apprendre, sentiment de n’être pas à sa place … les raisons sont nombreuses d’y renoncer. Cette préparation est toutefois très importante. D’un point de vue spirituel, elle permet de (re)découvrir le sens du baptême et, au-delà, ce que signifie devenir un enfant de Dieu. Elle s’offre comme une parenthèse dans nos vies bien occupées. Nous pouvons prendre le temps de nous poser des questions importantes et d’en discuter en couple et avec d’autres parents. Qu’est-ce que je veux réellement pour mon enfant ? Qu’est ce qui importe vraiment pour moi dans la vie ? Où en suis-je de ma relation à Dieu ?  
La préparation permet également aux parents de préparer la célébration du baptême, avec le choix des textes, la litanie des saints, et l’écriture de la prière universelle.

… Et de poser toutes les autres questions que nous avons à propos du baptême, des sacrements et de la vie d’un chrétien aujourd’hui !

 

La prière sauvera le monde et changera votre vie

L’amour, lorsqu’il est vrai, agit

30ème dimanche du temps ordinaire

C’est par des attitudes concrètes que Dieu demande à son peuple de manifester l’amour qui a été déposé en Lui, dans son cœur, dès sa naissance pour qu’il soit une image même de celui qui a créé tous les hommes et les femmes de la terre, Lui dont nous sommes les enfants.

Les écrits de la bible entière nous disent tous la même chose à ce sujet. Il n’y a pas de rupture entre le 1er et le 2ème testament : ce que Dieu désire est exprimé en particulier dans le livre du Deutéronome 6/5, le Lévitique 19/18, le livre de l’Exode 22/20 et bien sur l’Evangile de saint Matthieu 22 /34-40. Ces textes sont lus aujourd’hui en ce dimanche, particulièrement pour ce qui est de l’amour des petits. Aimer Dieu et le prochain est essentiel.

Dans ce monde, il nous faut revoir en particulier notre comportement car les souffrances sont de plus en plus grandes, les manques d’amour nombreux.

.

P. Robert Sautereau
Prêtre retraité en service à la Paroisse Cathédrale-Coeur de Ville de Béziers