Livre du prophète Osée 11/1-9
01 Oui, j’ai aimé Israël dès son enfance,
et, pour le faire sortir d’Égypte, j’ai appelé mon fils.
02 Quand je l’ai appelé, il s’est éloigné
pour sacrifier aux Baals et brûler des offrandes aux idoles.
03 C’est moi qui lui apprenais à marcher,
en le soutenant de mes bras,
et il n’a pas compris que je venais à son secours.
04 Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ;
je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ;
je me penchais vers lui pour le faire manger.
Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ?…
07 Mon peuple s’accroche à son infidélité ;
on l’appelle vers le haut ; aucun ne s’élève.
08 Vais-je t’abandonner, Éphraïm, et te livrer, Israël ? …
Non ! Mon cœur se retourne contre moi ;
en même temps, mes entrailles frémissent.
09 Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère,
je ne détruirai plus Israël,
car moi, je suis Dieu, et non pas homme :
au milieu de vous je suis le Dieu saint,
et je ne viens pas pour exterminer.
Méditation de Soeur Thérèse-Marie
Osée est prophète de Dieu au 8ème siècle avant Jésus Christ dans le Royaume du Nord. Pendant quarante ans, il va prêcher l’amour persévérant de Dieu, son alliance indéfectible avec son peuple, le jugement qu’il prononce sur ceux qui le repousse et l’espérance du salut offert à jamais. Ce salut nous sera donné pleinement par Jésus Christ, son Fils, mort et ressuscité qui nous donne son corps et son sang au cœur de l’eucharistie.
1 : « Le Seigneur dit : j’ai aimé Israël dès son enfance »
Quelle est belle la déclaration d’amour de Dieu : « Je l’ai aimé » Son acte d’amour, la libération qu’Il a réalisée : « D’Egypte, j’ai appelé mon fils ». Je regarde ce Dieu qui se présente comme une mère qui prend soin de son enfant avec tendresse. Je me réjouis de ce qui est dit de ce Dieu, qui donne tout de lui-même, qui ira jusqu’au bout du don de sa vie en Jésus Christ. En participant à l’eucharistie et en l’accueillant, je me laisse aimer du même amour.
2 : « ll s’est éloigné pour sacrifier aux Baals et brûler des offrandes aux idoles »
Osée décrit l’ingratitude d’Israël qui offre des sacrifices et rend un culte aux faux dieux . Le peuple se met à adorer quelque chose qui n’est pas Dieu : l’idole du pouvoir, de l’avoir, du fanatisme, du racisme, du sexisme, des injustices qui entraînent le mépris, la misère et la violence dans le monde. Sacrifier à l’idolâtrie, c’est s’endurcir le cœur qui détourne du don de Dieu. Je communie à la douleur que le Seigneur a de ces situations qui « exterminent, dévorent, » défigurent la relation d’amour qu’il a voulu. A l’eucharistie, je demande sa miséricorde.
3 : « Comment pourrais-je t’abandonner Israël ? »
Le Seigneur n’intervient pas de façon violente pour combattre ce qui est faussé et malade. Il est le Dieu d’amour à jamais. Au cœur de l’eucharistie, en son Fils Jésus Christ, il nous donne pour toujours le Mémorial de son amour : « l’alliance nouvelle et éternelle, sang versé pour vous et pour la multitude » Avec lui, à chaque eucharistie, je suis appelé à bâtir un monde juste où l’amour est premier, amour des autres, amour du monde, amour de Dieu. « Vous ferez cela en mémoire de moi »








