Méditation Carême – Semaine 2, jeudi

Livre du prophète Osée 11/1-9

01 Oui, j’ai aimé Israël dès son enfance,
et, pour le faire sortir d’Égypte, j’ai appelé mon fils.
02 Quand je l’ai appelé, il s’est éloigné
pour sacrifier aux Baals et brûler des offrandes aux idoles.
03 C’est moi qui lui apprenais à marcher,
en le soutenant de mes bras,
et il n’a pas compris que je venais à son secours.
04 Je le guidais avec humanité, par des liens d’amour ;
je le traitais comme un nourrisson qu’on soulève tout contre sa joue ;
je me penchais vers lui pour le faire manger.

Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ?…
07 Mon peuple s’accroche à son infidélité ;
on l’appelle vers le haut ; aucun ne s’élève.
08 Vais-je t’abandonner, Éphraïm, et te livrer, Israël ? …
Non ! Mon cœur se retourne contre moi ;
en même temps, mes entrailles frémissent.
09 Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère,
je ne détruirai plus Israël,
car moi, je suis Dieu, et non pas homme :
au milieu de vous je suis le Dieu saint,
et je ne viens pas pour exterminer.

 

Méditation de Soeur Thérèse-Marie

Osée est prophète de Dieu au 8ème siècle avant Jésus Christ dans le Royaume du Nord. Pendant quarante ans, il va prêcher l’amour persévérant de Dieu, son alliance indéfectible avec son peuple, le jugement qu’il prononce sur ceux qui le repousse et l’espérance du salut offert à jamais. Ce salut nous sera donné pleinement par Jésus Christ, son Fils, mort et ressuscité qui nous donne son corps et son sang au cœur de l’eucharistie.

1 : « Le Seigneur dit : j’ai aimé Israël dès son enfance »

Quelle est belle la déclaration d’amour de Dieu : « Je l’ai aimé » Son acte d’amour, la libération qu’Il a réalisée : « D’Egypte, j’ai appelé mon fils ». Je regarde ce Dieu qui se présente comme une mère qui prend soin de son enfant avec tendresse. Je me réjouis de ce qui est dit de ce Dieu, qui donne tout de lui-même, qui ira jusqu’au bout du don de sa vie en Jésus Christ. En participant à l’eucharistie et en l’accueillant, je me laisse aimer du même amour.

2 :  «  ll s’est éloigné pour sacrifier aux Baals et brûler des offrandes aux idoles »

Osée décrit l’ingratitude d’Israël qui offre des sacrifices et rend un culte aux faux dieux . Le peuple se met à adorer quelque chose qui n’est pas Dieu : l’idole du pouvoir, de l’avoir, du fanatisme, du racisme, du sexisme, des injustices qui entraînent le mépris, la misère et la violence dans le monde. Sacrifier à l’idolâtrie, c’est s’endurcir le cœur qui détourne du don de Dieu. Je communie à la douleur que le Seigneur a de ces situations qui « exterminent, dévorent, » défigurent la relation d’amour qu’il a voulu. A l’eucharistie, je demande sa miséricorde.

3 : «  Comment pourrais-je t’abandonner Israël ? »

Le Seigneur n’intervient pas de façon violente pour combattre ce qui est faussé et malade. Il est le Dieu d’amour à jamais. Au cœur de l’eucharistie, en son Fils Jésus Christ, il nous donne pour toujours le Mémorial de son amour : « l’alliance nouvelle et éternelle, sang versé pour vous et pour la multitude » Avec lui, à chaque eucharistie, je suis appelé à bâtir un monde juste où l’amour est premier, amour des autres, amour du monde, amour de Dieu. « Vous ferez cela en mémoire de moi »

Méditation Carême – Semaine 2, mardi

Essayez de penser à des paroles qui vous ont été dites et qui vous ont marqué positivement, des paroles qui vous ont encouragé, relevé… des paroles et des gestes aussi qui vous ont donné de la vie.

En revoyant votre expérience de la parole qui fait vivre vous pourrez mieux comprendre ce que signifie :

« Le Christ s’est donné à nous par sa parole et par son corps »

A la messe dimanche prochain, vous pourrez essayer de recevoir telle ou telle parole qui sera dite comme une parole qui fait vivre qui vous fait vivre. Nous aussi nous pouvons relever, donner la vie avec ce que nous sommes : le professeur qui choisit, face à son élève qui a encore fait beaucoup d’erreurs, de lui montrer ce qu’il a réussi, lui prouve qu’il est capable de progresser. Cette confiance stimule et encourage.

Le Seigneur guérit des malades, nous ne le pouvons pas sauf à être médecin, mais nous pouvons par notre attention régulière redonner vie et joie parce que le contact humain est un stimulant efficace qui participe à la guérison.

Notre Seigneur nous pardonne et cela nous pouvons aussi le faire , même si c’est difficile parfois. Lorsque les mots durs, voire les paroles grossières arrivent, nous pouvons demander le calme intérieur au Seigneur pour présenter un sourire, une main tendue pour que les liens soient renoués. À nous de veiller en gardant cette paix qui nous vient du Seigneur :

« Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche ; mais, s’il en est besoin, que ce soit une parole bonne et constructive, profitable à ceux qui vous écoutent » — Éphésiens 4, 29 

Dimanche venez à la messe pour recevoir des paroles de vie et vous apprendrez à donner, vous aussi, à vos frères et sœurs des paroles de vie.

Un Carême, une aumône, … une famille

La Transfiguration du Christ, qu’on lit ce dimanche, nous montre le Christ dans son corps glorieux. L’homme, qui est à l’image de Dieu, aura lui aussi un corps glorieux à la résurrection pour l’éternité. Mais avant cela, la voix du ciel nous dit :

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »

Le temps de Carême est un temps de conversion, de retour à Dieu, qui se fait, comme le dit Jésus, par le souci des pauvres, la prière et le jeûne. Ces trois éléments sont liés, ces pratiques sont des moyens qui aident à entrer dans l’intimité de la relation avec Dieu. Jésus nous dit que

« toutes les fois que vous avez fait [des bonnes œuvres] à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25).

Et le Pape François lui-même nous demande d’aller vers les périphéries, vers les pauvres, les plus fragiles. C’est cela qui nous permet aussi de montrer le respect de la dignité humaine. Comment et pourquoi nous occuperions-nous de la santé des créatures de Dieu (mers, nature, animaux…) si nous ne regardons pas nos frères qui sont dans le besoin.

L’association « 100 pour 1 » aide à loger des familles en précarité sur Béziers; cela permet à ces familles de retrouver un peu de dignité. Pourquoi ne pas s’engager durant ce Carême à aider cette association et ces familles qui sont souvent présentes dans nos assemblées.

Un Carême, une aumône, une famille sous un toit.

 

 

Christophe Privat
Séminariste en stage dans la Paroisse Cathédrale-Coeur de Ville à Béziers

Carême, temps du combat spirituel

Chers amis paroissiens, nous voici de nouveau plongés dans le temps du Carême et du combat spirituel durant lequel nous sommes invités à nous convertir et à progresser dans notre foi avec joie et espérance, rejetant le péché et luttant contre la tentation. À l’exemple du Christ nous sommes poussés au désert, et tout comme lui, nous sommes assurés d’y être tentés par Satan. Car la vie chrétienne, carême ou non, est un véritable combat et sans doute avons-nous besoin de nous le redire. Combat que le Christ lui-même a mené lorsqu’il a été confronté à l’adversaire dans sa vie publique ou au terme de son jeûne de 40 jours. Combat qu’il a clairement annoncé à ses disciples lorsqu’Il les a envoyés comme « des brebis au milieu des loups » (Mt.10,16). Dès lors, mettons notre vie sous la Lumière du Christ.

Choisissons un point concret de conversion et prenons la décision de mener un combat intérieur avec le Christ Vainqueur. Le premier lieu de ce combat spirituel est l’affrontement avec le vieil homme. Dit autrement, il y a quelque chose à mettre à mort en soi pour que naisse en nous l’homme nouveau. Ce combat est celui de l’ascèse. Ascèse du corps, de la nourriture, du travail intellectuel, ascèse tout orientée par la Résurrection et qui n’a pas d’autre but que de libérer en nous l’Esprit du Seigneur afin que l’homme spirituel que nous sommes grandisse. Le second lieu du combat spirituel est notre relation à Dieu, dans ce qu’il y a de plus concret, dans la prière et dans les œuvres qui en découlent et qui y ramènent, afin que Dieu soit de nouveau présent au centre de nos journées et de notre vie. Enfin, le troisième et dernier lieu de ce combat spirituel sont ces puissances de mort qui ne cessent de se jouer de nous. L’Écriture leur donne différents noms, Satan, Bélzeboul, le prince de ce monde, ce qui veut dire que nous sommes en face d’une réalité multiforme dont la caractéristique principale est de diviser ou de détruire. Saint Jean-Paul II parlait alors de « structure de péché », faisant ainsi comprendre que nous sommes devant un système complexe, en prise à des déséquilibres face auxquels nous pouvons nous sentir impuissants.

Contre ces « puissances et principautés », nous avons besoin de l’Esprit de Dieu pour accueillir le salut donné en Jésus-Christ. Il nous faut alors revêtir les armes de l’Esprit qui, seules, éclaireront notre liberté et donneront la force pour combattre. Ces armes de l’Esprit sont :

  • « La vérité comme ceinture ». Pour un chrétien, la vérité n’est pas une doctrine, mais une personne, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme. « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jn.14,6).
  • « La foi comme bouclier ». C’est là l’attitude victorieuse face aux puissances du mal. « Celui qui met sa foi en moi, même s’il meurt vivra » (Jn.11,25).
  • « La Parole de Dieu comme glaive ». Elle est ce qui permet de discerner dans la diversité et la complexité des défis auxquels nous sommes confrontés. Ce discernement n’est pas une science à acquérir, mais une grâce à accueillir. Il faut avoir longuement ruminé l’Évangile pour porter sur toute chose un regard évangélique. Gardons alors en tête cette Parole du Christ : « Courage, Moi, je suis vainqueur du monde » (Jn.16,33)

Cette victoire nous est acquise, Pâques que nous avons déjà en ligne de mire nous le rappelle. Ne cessons donc jamais de l’accueillir dans l’Esprit qui nous est remis. Bon chemin de carême à chacun de vous. Soyons-unis par la prière.

 

Abbé Frank Condi +

Méditation Carême – Vendredi, Semaine 1

Évangile selon Saint Luc 22, 13-15

Ils partirent donc, trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. Quand l’heure fut venue, Jésus prit place à table, et les Apôtres avec lui. Il leur dit : « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir !

Méditation du Père Jan

Chez Saint Luc, on trouve ce passage où Jésus exprime son désir de manger la Pâque avec ses Apôtres avant de souffrir. La joie se partage avec les autres facilement, la souffrance non. Si on désire partager la souffrance, on choisit ceux qui sont les plus proches. Dans le repas pascal, qui est à l’origine de l’Eucharistie, Jésus dévoile son plus grand désir, c’est à dire son amour à l’égard de ses amis. Jésus anticipe sa mort et il se livre déjà pour eux et en eux, en se donnant dans son corps et son sang sous l’aspect du pain et du vin. En même temps, c’est une anticipation de sa propre mort mais aussi la manifestation de son amour total qui ne se retire pas, même face à la mort. « J’ai désiré d’un grand désir… ». Ces mots trahissent ce qui se passe dans le cœur de Jésus avant le repas pascal.

L’âme qui aime son Dieu lui parle comme la femme à son époux dans « Le cantique des cantiques » : Je suis à mon bien-aimé (et son époux, répond), vers moi monte son désir (Ct 7,11). Le désir de l’amour de la part de Jésus se rencontre avec le désir de ses proches, de ses confidents. Dans l’Eucharistie son désir s’accomplit et s’apaise, si son amour n’est pas reçu uniquement avec nos lèvres, mais avec le fond de notre cœur ; de cette manière, cet amour – son corps et son sang – devient la nourriture de notre désir. En mangeant on absorbe l’aliment et lui devient notre corps. Dans le cas de l’Eucharistie on assimile aussi le désir profond, la vie (ZOE) profonde de Jésus…. celui qui me mange, lui aussi vivra par moi (J 6,57). Et de plus, dans ce cas-là, il nous transforme progressivement en lui.

Plus d’un demi-siècle présent à la Cathédrale

Jean-Claude Maurel est bien connu des Biterrois et des visiteurs (159938 en 2019) qui ont franchi la porte de la Cathédrale Saint Nazaire et Saint Celse. Depuis plus d’un demi-siècle il a été présent été comme hiver à l’entrée de cet édifice religieux tous les jours avec de rares absences, généralement pour participer à un pèlerinage à Lourdes.

C’est la mémoire vivante de ce lieu, ayant connu huit archiprêtres et assisté à tant d’offices religieux et de récital d’orgue notamment. Par lui nous pouvions savoir comment s’était déroulée telle célébration ou l’ambiance qu’il y avait eu à tel concert. Toujours soucieux que des améliorations puissent être apportées pour mieux répondre à l’attente des fidèles ou des spectateurs ! Il connaissait tous les endroits de la cathédrale et la fréquentation, en lien avec le nombre de cierges allumés, car c’est lui qui assurait le réapprovisionnement … Bien entendu il savait bien que certains visiteurs entraient plus particulièrement pour monter au clocher, mais il savait aussi qu’il était important de permettre à ceux qui venaient pour prier de pouvoir le faire dans de bonnes conditions, dans ce lieu de Foi.

Au lendemain de ses 75 ans, il se retire à la maison de retraite La Renaissance, près de Fonseranes, à Béziers à compter de ce lundi 15 février 2021.

Pour lui exprimer notre reconnaissance d’avoir assuré cette mission, les paroissiens et la Pastorale du Tourisme, (06 98 85 00 97) en accord avec le P. Bernard Boissezon, archiprêtre, organisent une collecte.

Vous pouvez mettre votre contribution en espèces, ou en chèque (à l’ordre de Jean-Claude MAUREL, le mettre dans une enveloppe en écrivant – pour Jean-Claude -). Déposer entre 14h 30 à 17h, l’un ou l’autre dans la boîte à l’accueil de la cathédrale, ou l’envoyer à presbytère, 2, Impasse Baudin 34500 Béziers. Vous pouvez lui écrire quelques mots à glisser dans l’enveloppe, cela le touchera beaucoup.

Jésus et le lépreux

   À l’époque de Jésus, le terme « lèpre » était une catégorie de diverses maladies avec des manifestations physiques externes dont la lèpre contagieuse faisait partie. Être lépreux ne signifiait pas seulement avoir une déficience physique particulière, mais aussi être exclu de la société. Le lépreux c’était quelqu’un de maudit, d’impur, d’intouchable, quelqu’un qu’on évite parce qu’il porte un mal. Comme nous le dit la première lecture : Le lépreux atteint d’une tache portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu’aux lèvres, et il criera : “Impur! Impur!” Tant qu’il gardera cette tache, il sera vraiment impur. C’est pourquoi il habitera à l’écart, son habitation sera hors du camp (Lv 13, 45-46).

   Le lépreux se trouve purifié par le toucher de Jésus. Son mal était d’être intouchable. Le fait d’être touché change sa situation. Il n’est plus intouchable. Il devient accessible, approchable et surtout irréprochable au niveau de la loi religieuse juive. Il était impur, il devient pur. Jésus lui dit :

Ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage (μαρτύριον – témoignage, mais aussi preuve).

Donc, si le lépreux guéri donne aux prêtres ce qui est prescrit dans la Loi, ce sera pour tout le monde la preuve de sa guérison. Jésus l’oblige à se rendre à Jérusalem, à voir un prêtre du Temple qui authentifiera sa guérison durant sept jours, et à la fin à offrir des sacrifices à Dieu au sein de son Temple… La fin de son état impur l’autorisera à revenir sur les lieux de son travail, à la maison, à la synagogue.

   Mais le lépreux se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts.

La situation change dramatiquement. La bonne nouvelle du lépreux qui est devenu une star empêche la bonne nouvelle de Jésus de se répandre. Avant, c’était Jésus qui proclamait sa bonne nouvelle et le lépreux était à l’écart. Maintenant, c’est le lépreux qui proclame sa nouvelle, et Jésus se trouve à l’écart. Il ne peut entrer nulle part. Le lépreux n’a pas fait ce que Jésus lui avait demandé. Il n’a pas confirmé chez les prêtres sa guérison. Donc Jésus qui avait un contact avec la lèpre, selon la loi juive et aux yeux des gens, lui aussi est devenu impur. C’était une de ces guérisons qui n’ont pas aidé Jésus. De plus, elle n’a pas non plus aidé le lépreux. Ce dernier a été guéri, mais seulement en surface, sur la peau. Il vit toujours à part en ne se laissant pas guider. Dans son cœur il reste toujours intouchable.

 

Père Krystof Paczos
Vicaire de la Paroisse Bonne-Nouvelle à Béziers

Tout le monde Te cherche…

Édito du Dimanche de la Santé 2021, précède le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes.

Saint Jean-Paul II en 1992 souhaitait attirer l’attention du monde entier sur la nécessité d’entourer les malades, les handicapés, les personnes âgées de leur apporter affection et compassion : Il a ainsi institué La Journée Mondiale des Malades. Elle est également dédiée à tout le personnel soignant ainsi qu’aux personnes qui les assistent au quotidien. Pour les Chrétiens, cette journée prend un sens tout particulier et elle concerne chacun d’entre nous. Concrètement, il s’agit de réaliser et d’agir envers ceux qui souffrent, avoir une pensée fraternelle, un coup de téléphone, une visite pour apaiser et ainsi réconforter la personne touchée par la maladie et souvent par la solitude.

Le malade a toujours un visage, c’est une belle relation de confiance. Pouvoir établir un lien personnel afin d’apporter le réconfort. Aller visiter quand cela est possible, s’arrêter, écouter, prier…

 

On a jamais autant parlé de la maladie et de la santé qu’en ce moment car nous traversons une période particulièrement troublée et anxiogène. Il est important d’encourager tous les volontaires qui agissent dans la discrétion et le dévouement, qui se rendent présents auprès de ceux qui en ont besoin.

Le DIMANCHE DE LA SANTE est une prise de conscience. Donner du sens à ce SERVICE à cette MISSION évangélique qui nous est confié. C’est un rendez-vous dans l’espérance pour célébrer la santé et tisser des liens entre ceux qu’on appelle les «Biens-Portants » et ceux dont l’existence est fragile. Il suffit souvent de peu de chose, d’un regard, d’un sourire, de prendre la main du malade pour voir son visage s’éclairer.

En ce temps de longue pandémie, sommes-nous encore capable d’éprouver de l’empathie envers nos frères et sœurs souffrants ? Le cœur ouvert, la main tendue, le Seigneur est là.

L’Église est présente dans tous les Hôpitaux et Cliniques par une équipe d’aumônerie accompagnée de son Prêtre. En maison de retraite et à domicile par des paroissiens envoyés par le Prêtre de leur paroisse pour accomplir le service de l’Évangile auprès des malades.

 

Janine Stijns
Aumônière du Centre Hospitalier

Pour moi, mon Dieu, je suis si persuadé que vous veillez sur ceux qui espèrent en vous et qu’on ne peut manquer de rien, quand on attend de vous toutes choses, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci et de me décharger sur vous de toutes mes inquiétudes : « En paix, tout ensemble, je me couche et je m’endors ; car toi seul, Seigneur, me fais habiter en sécurité » (Ps 4,9 Vg).
— Saint Claude la Colombière (1641-1682) jésuite.

Aujourd’hui, laissons-nous porter par Lui

« Soudain viendra dans son temple le Seigneur que vous cherchez »

entendrons-nous du prophète Malachie le 2 février, en la fête de la Présentation de Jésus au temple et du don de la vie consacrée.

Syméon connait la prophétie. Peut-être au temps de sa jeunesse et dans la verdeur de sa vitalité attendait-il « une venue soudaine, éclatante, immédiate, conquérante ». Maintenant, l’âge aidant, et de par sa longue intimité avec son Seigneur, Syméon comprend comme une évidence que, là, en ce moment, devant ce jeune couple de gens simples avec leur enfant premier-né, se manifeste le Messager de l’ Alliance, celui que les peuples désirent et pour lequel il est depuis si longtemps en éveil. Et dans l’élan de la rencontre, Syméon prend l’enfant dans ses bras. Nous savons tous ce que veut dire prendre un enfant dans ses bras surtout en ce moment où les barrières sanitaires à respecter nous en privent. C’est sentir palpiter en nous une vie nouvelle, une promesse de vie à venir. Quelque chose de neuf qui ouvre de nouveaux possibles, qui redonne le goût de vivre et d’avancer encore. Quand nous avons un tout petit enfant dans les bras, une plénitude en nous s’exprime. C’est ce que ressent aujourd’hui le vieillard Syméon.

Car, en réalité quand nous serrons un enfant dans nos bras, c’est nous-mêmes qui sommes enveloppés , bercés, tenus, portés par une espérance nouvelle. Quelque chose en nous est comme rassemblé, soulevé vers un nouvel horizon, invité à une nouvelle naissance dans la confiance.

Tel est le mystère de la rencontre au temple.

Aujourd’hui, Syméon est porté par l’enfant.
Aujourd’hui, ceux et celles qui ont été plongés et consacrés dans le baptême sont portés par l’enfant.
Aujourd’hui, ceux et celles qui ont été appelés à la vie consacrée sont portés par l’enfant.
Aujourd’hui, c’est le Fils qui nous prend dans ses bras, qui nous donne la nourriture de son corps, en tous points semblables au nôtre, la nourriture de son corps de Parole présent sous les habits de l’Ecriture, la nourriture de son corps d’Eglise convoqué à la louange.
Aujourd’hui, laissons-nous porter par lui.

Rendez-vous le 2 février…

 

Thérèse-Marie Potelle
Religieuse du Sacré Coeur de Marie
membre de l’Équipe d’Animation Pastorale (EAP)

Tissant des liens entre les communautés chrétiennes

Depuis le 1er septembre 2020, je suis le nouveau délégué diocésain pour l’unité des chrétiens. Avec une petite équipe, nous essayons d’encourager le dialogue œcuménique entre chrétiens de diverses confessions (catholiques, orthodoxes et protestants), nous tissons des liens entre Églises et communautés chrétiennes, et nous sensibilisons les catholiques à l’importance de l’œcuménisme.

Chaque année, est proposée une semaine de prière pour l’unité des chrétiens, en France et dans le monde, autour du 25 janvier (date de la fête de la conversion de saint Paul). Cette année c’est du 18 au 25, avec comme thème un extrait de l’évangile selon saint Jean :

« Demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance »
(Jn 15,5-9).

Je vous signale un site à consulter pour s’informer et prier: unitedeschretiens.fr.

A Béziers, chaque année, nous avons pris l’habitude de nous retrouver pour un temps fort de prière, d’échange et de convivialité avec nos frères protestants luthéro-réformés, adventistes, libristes… Mais cette année, à cause de la pandémie, et du couvre-feu à 18h, nous avons dû annuler la rencontre prévue. Cependant, nous pouvons tous prier personnellement à cette intention de l’unité des chrétiens, et pas seulement du 18 au 25 janvier !

Je rappelle qu’à chaque célébration eucharistique, nous prions à cette intention après le Notre Père. Le prêtre dit alors cette prière :

« Ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Eglise. Pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix et conduis-la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. »

Oui que le Seigneur nous conduise vers l’unité parfaite ! « Quand il le voudra et comme il le voudra », comme le disait l’abbé Paul Couturier (1881-1953), artisan et pionnier de l’œcuménisme.

 

P. Lucas Lambert
Curé de la Paroisse Mère Teresa à Béziers