Attention ! « Serpents » !

En périgrination dans le désert, les hébreux étaient assaillis par des serpents venimeux. Dans notre monde d’aujourd’hui et depuis une année maintenant, nous sommes, nous aussi, assaillis par des serpents pernicieux, un virus et ses variants qui sèment l’angoisse et la mort, qui détruisent petit à petit notre monde d’avant et rendent difficile d’envisager notre monde d’après. Affrontés au problème de cette pandémie qui dure, nous n’avons plus de serpent de bronze suspendu à une perche comme les hébreux au désert qu’il suffisait de regarder pour être sauvé. Les masques, les vaccins, les distances ne sont pas des remèdes miracles mais des mesures sanitaires à respecter pour nous protéger les uns les autres. Moïse n’a pas dissuadé ses compatriotes à fabriquer un objet magique mais les incitant à lever les yeux, il les a invités à prier celui-là seul qui pouvait leur apporter le salut : le Dieu de l’Alliance.

Nous, nous avons la Croix du Christ dressée comme un pieu sur la colline du Golgotha.

Jésus s’applique à lui-même l’image du serpent : comme le serpent fut élevé par Moïse au désert, Il s’élève sur la croix afin que quiconque dirige son regard vers lui dans un acte de foi ait la vie éternelle. C’est peu de chose et cela suffit. Contempler le Christ en croix et percevoir dans son regard l’amour pur, l’amour vrai, l’amour miséricordieux qui nous est donné à jamais : telle est la richesse de grâce qui nous est offerte nous dit St. Paul en ce 4ème dimanche de carême.

Mais chacun est libre de croire que traverser l’épreuve de la Croix aboutit à la vraie vie de la Résurrection. Je peux détourner mon regard, je peux fermer les yeux en signe du refus de faire confiance, je peux ainsi paralyser la toute puissance de l’amour de Jésus venu me rendre la vie. Tel est l’enjeu de ce carême 2021 si particulier. Que notre démarche de foi nous aide à avancer dans la confiance. Lever les yeux et choisir la vie. Il a vaincu la mort.

 

Thérèse-Marie Potelle
Religieuses du Sacré-Coeur de Marie
Membre de l’Équipe d’Animation Pastorale

N’ayez pas peur !

Dimanche 15 Novembre 2020
33ème Dimanche du Temps Ordinaire – Année A

« N’ayez pas peur ! »
sont les premiers mots du pontificat de Jean-Paul II.

Et pourtant, la situation actuelle de notre pays rassemble de nombreux éléments pour avoir peur : peur de la COVID, peur pour les emplois en raison des fermetures obligatoires des commerces « non essentiels », peur des personnes qui ne sont pas de notre milieu, peur de ne plus pouvoir nous exprimer sans contrôle… Tout cela touche notre sécurité physique, psychique et financière.

Je pose aujourd’hui une question : notre sécurité vaut-elle notre liberté ?

Nos parents, nos grands-parents ont risqué leur vie pour notre liberté. Être libre, ce n’est pas tout faire ou tout dire : être libre c’est pouvoir faire des actes ou dire des paroles qui ne blesseront pas l’autre. Nous devrions pouvoir circuler librement, aller à l’église prier librement. Bien sur, en respectant les personnels soignants, les policiers, qui risquent leurs vies pour la notre ; et en respectant, ceux qui pensent différemment de nous…

Si nos dirigeants nous interdisent de nous réunir actuellement pour célébrer notre Seigneur, rien ne nous empêche de continuer à le prier librement. Profitons peut-être de ce temps pour prendre de vrais temps de prière, de méditation, de Lectio Divina autour de la Parole de Dieu. Ne laissons pas le malin nous gagner par la peur, n’enterrons pas nos talents, ayons confiance dans le Christ qui est seul à pouvoir nous sauver.

 

Christophe PRIVAT
Séminariste en stage à la Paroisse Cathédrale-Coeur de Ville à Béziers

L’amour, lorsqu’il est vrai, agit

30ème dimanche du temps ordinaire

C’est par des attitudes concrètes que Dieu demande à son peuple de manifester l’amour qui a été déposé en Lui, dans son cœur, dès sa naissance pour qu’il soit une image même de celui qui a créé tous les hommes et les femmes de la terre, Lui dont nous sommes les enfants.

Les écrits de la bible entière nous disent tous la même chose à ce sujet. Il n’y a pas de rupture entre le 1er et le 2ème testament : ce que Dieu désire est exprimé en particulier dans le livre du Deutéronome 6/5, le Lévitique 19/18, le livre de l’Exode 22/20 et bien sur l’Evangile de saint Matthieu 22 /34-40. Ces textes sont lus aujourd’hui en ce dimanche, particulièrement pour ce qui est de l’amour des petits. Aimer Dieu et le prochain est essentiel.

Dans ce monde, il nous faut revoir en particulier notre comportement car les souffrances sont de plus en plus grandes, les manques d’amour nombreux.

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P. Robert Sautereau
Prêtre retraité en service à la Paroisse Cathédrale-Coeur de Ville de Béziers

Me voici, envoie-moi

29ème dimanche du temps ordinaire

En ce dimanche, 18 Octobre 2020 dédié à la prière pour les missions, l’Eglise notre mère nous invite à l’action de grâce à Dieu notre Père en son Fils Jésus Christ, en qui s’est accompli le salut de tous les hommes et les femmes. En effet, Jésus est, et demeure, la Bonne Nouvelle par excellence pour tous ceux qui croient en lui. La mission de l’Eglise étant de l’annoncer à tous les peuples et nations pour qu’en lui tous soient sauvés, cette tâche essentielle de l’Eglise a débuté depuis le jour où, Jésus, avant son ascension vers son Père dit à ses disciples: “Allez dans le monde entier, proclamez l’évangile à toutes les créatures” (Mc 16, 15).

Nous célébrons donc les prévenances du Seigneur qui a voulu que la Bonne Nouvelle du salut parvienne à tous les hommes jusqu’aux extrémités de la terre. L’œuvre missionnaire de l’Église s’accomplit à travers l’engagement missionnaire des hommes et des femmes qui, obéissant à la demande du Christ, ont choisi de consacrer leur vie pour l’accomplissement du dessein de Dieu pour l’humanité entière. Des consacrés, religieux,  religieuses, laïcs engagés et volontaires, ont accepté de tout abandonner pour aller au loin, à la rencontre des hommes et des femmes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu dont le Christ, mort et ressuscité, est le centre. Nous rendons grâce à Dieu pour la réponse de chacun : «  Me voici, envoie-moi »

La célébration du “Dimanche des Missions” est pour nous chrétiens en particulier et toute l’Eglise universelle en générale, une occasion de grande joie et d’action de grâce au Seigneur, Maître de la moisson. C’est lui qui choisit et qui envoie pour annoncer l’évangile du salut. Nous le bénissons et nous lui rendons grâce pour toutes les missions ad intra et ad gentes. Grâce aux missionnaires, dans leur diversité des provenances, des races, des langues et des nations, la Bonne Nouvelle est annoncée à la terre entière. À cette occasion nous prions pour tous les missionnaires à travers le monde, pour que le Seigneur les comble d’allégresse dans leur engagement bien souvent hardi, plein d’obstacles et de difficultés diverses. Prions également pour tous les chrétiens qui, par leur baptême, sont devenus disciples du Christ et donc apôtres – envoyés – missionnaires ; qu’en vivant conformément au commandement de l’amour de Dieu et du prochain, qu’ils soient des témoins joyeux du Christ vivant.

Sœur NTABAJANA Béatrice
Membre de l’Équipe d’Animation Pastorale