Trinité et nous

Personnellement j’aime beaucoup ce dogme de la Trinité. Je l’aime parce que d’abord cela nous parle de la vie intérieure de Dieu, lui est une communauté, il est – comme disent certains théologiens – un Être relationnel c’est-à-dire les relations constituent ce qu’il est. Cependant quelle sorte de relations ?

Dans la première lettre de St. Jean il y a une phrase qui est le sommet de la révélation biblique : « Dieu est amour (1 Jn 4, 16) ».

Le dogme de la Trinité nous enseigne que Dieu est en trois personnes. Il est un Être relationnel dans ce sens qu’en Dieu existent des relations si profondes qu’on ne peut pas comprendre Dieu sans elles c’est-à-dire sans les relations entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Ces relations expriment l’amour ou autrement dit la vie intérieure de Dieu. Dieu n’est pas solitaire, il est toujours en compagnie des trois personnes qui sont réunies par un amour si grand et si profond qu’elles ne font essentiellement qu’un.

 

En lui se réalise une union parfaite.

Et nous, si nous sommes créés à son image qui sommes-nous ? Justement je suis persuadé que le dogme de la Trinité de Dieu nous parle aussi sur nous, sur notre condition humaine. Très concrètement il s’agit de cette dimension en nous qui s’appelle sociale. Néanmoins à mon avis il y a ici quelque chose de plus que le besoin de la socialisation, le besoin de l’Autre en vue de protéger et développer la vie biologique, psychique, intellectuelle. En nous il y a ce « besoin » plus profond de se confier à l’Autre, de se donner. Nous sommes justement les êtres relationnels dans ce sens – que sans l’Autre, sans relation profonde avec lui – je n’arrive pas à me comprendre. Nous sommes marqués au fond de nous-mêmes par l’Autre, par la relation avec l’Autre.

Comme dit le philosophe Gabriel Marcel la présence de l’Autre, la relation profonde avec l’Autre me dévoile mon propre mystère, qui suis-je.

Remarquons que dans l’amour on cherche toujours une union avec l’Autre. Peut-être l’union entre l’époux et l’épouse – bien sur si elle est véritable – exprime le mieux l’union entre les personnes humaines. Surtout l’union dans la chair entre un homme et une femme doit manifester visiblement ce qui se passe intérieurement c’est-à-dire une reconnaissance mutuelle entre l’homme et la femme. L’union dans la chair veut exprimer qu’ils sont vraiment un. Bien sûr on peut être dans l’union avec quelqu’un pas forcément en union charnelle et inversement : l’union charnelle n’exprime malheureusement pas toujours l’union au niveau le plus profond. Cependant en principe l’amour vrai nous mène toujours à être un, de façon vraiment profonde avec celui que nous aimons. Dans chaque union profonde, non dans la fusion, (dans la fusion on se perd, dans la relation profonde on se retrouve) que nous pouvons expérimenter sur la terre, on peut voir un reflet de ce qui se passe justement en Dieu, lui-même. Donc la vérité de la Trinité n’est pas qu’abstraite parce qu’elle nous fait découvrir notre propre vérité de la condition humaine.

 P.JAN JANKOWSKI

Viens lumière dans nos cœurs

Voilà à nouveau le conflit israélo-palestinien qui est revenu sur le devant de la scène internationale. On a comme l’impression que les choses se répètent et se renouvellent année après année ! Peut-être parce qu’on n’a jamais pris le temps d’aller au fond du problème pour le régler ?

Il est vrai que depuis 1947/48, marqué par l’arrivée des juifs en Palestine les conflits n’ont jamais cessé d’exister. Ont-ils seulement cessé avant ? Avant la 2ème guerre mondiale, dans les années 1936/39 de nombreuses émeutes ont eu lieu et de nombreux massacres ont été perpétrés. Et c’est bien parce que les britanniques ne pouvaient plus gérer ces conflits qu’ils ont transmis le dossier aux Nations Unies qui ont émis, à ce jour, plus de 100 résolutions restées pratiquement sans effet !

Après la guerre des 6 jours en 1967, il y a eu la 1ère « intifada » en 1980, les accords d’Oslo en 1993, le sommet de « Camp David » en 2000, puis la 2nd « intifada » jusqu’en 2012, le sommet de « Sharm el-Sheikh en 2005, de nombreuses tensions depuis 2014, et aujourd’hui ce que nous connaissons ! Y-aura-t-il la paix un jour ? Avec raison nous pouvons nous le demander ! Les prises de positions et les actes du président Trump n’ont sûrement rien fait pour y parvenir.

Pourtant il existe un large consensus international, notamment à l’ONU, sur la manière de régler le conflit. De nombreuses résolutions ont été prises, qui sont restées lettres mortes ! Pendant ce temps des populations souffrent, des parents, des enfants sont laissés pour compte et sont massacrés. Ce sont toujours les pauvres et les petits qui trinquent !

Nos communautés vont célébrer la Pentecôte dans la joie, tant mieux.

Demandons simplement à Dieu de mettre dans le cœur des hommes et surtout des politiques son Esprit, Esprit de sagesse et de force,
« qu’il assouplisse ce qui est raide, qu’il réchauffe ce qui est froid, qu’il rende droit ce qui est faussé »
comme le dit l’hymne à l’Esprit Saint de la Pentecôte.

Bonne fête à tous dans la « jouvence » de l’Esprit Saint.

Jean C. Sérignan.

REGARDER VERS LE CIEL

Le jour de l’Ascension les disciples sont là, à regarder le ciel vers où Jésus semble être parti.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Ascension-Day-images-1024x998.jpg.C’est la dernière fois qu’ils le voient, ils l’ont enfin compris, et leurs cœurs sont partagés : aller avec lui ou bien rester et mettre en œuvre la mission reçue.

Un peu comme Paul, quelques années plus tard, ils auraient pu dire :
« Je suis pris dans ce dilemme : j’ai le désir de m’en aller et d’être avec le Christ, et c’est de beaucoup préférable, mais demeurer ici-bas est plus nécessaire à cause de vous. » (Ph 1,23-24).

Ils ont presque oublié la parole de Jésus :

« Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. » (Mt 28,20).

Et nous, qu’aurions-nous fait ? Serions-nous partagés entre le ciel et la terre ? De nos jours, notre désir d’être unis à Jésus-Christ « en direct », sans médiations, semble assez faible. Nous aimons bien la vie et nous sommes convaincus de l’importance de notre mission.

Nous sommes un peu comme l’enfant dans le ventre de sa mère. Tout est prêt pour la vie dehors, mais, qu’est-ce qu’on est bien dedans !

Nous oublions souvent que le sommet de notre vie chrétienne c’est d’être en communion avec Dieu qui nous aime.

P. Xavier

Le cep et les sarments

L’Évangile de ce dimanche nous présente Jésus comme la vigne et nous qui y croyons, comme ses sarments.

Bien sûr les sarments ne peuvent rien faire sans la vigne. Ils sont enracinés dans la vigne et ils y croissent. De là-bas viennent leur vie et leur force. Grâce à cet enracinement ou cette greffe les sarments sont capables de donner les fruits, c’est-à-dire les raisins. La vigne, c’est-à-dire cet arbrisseau sarmenteux qui produit des rameaux longs, souples et flexibles, est très souvent bien âgée (elle peut avoir plus que quarante ans). Le cep courbé et tordu a l’air disgracieux. Le cep est vieux et les sarments qui en sortent sont jeunes et verts.

Comment est-il possible que des rameaux tellement jeunes et gracieux poussent d’un arbrisseau tellement vieux, tordu, courbé et laid ?

 En regardant un cep de vigne on peut penser à la mort de Jésus, celle sur la croix.

Comme le Psaume 22 décrit cela : Et moi, ver et non pas homme, risée des gens, mépris du peuple […]. Comme l’eau je m’écoule et tous mes os se disloquent ; mon cœur est pareil à la cire, il fond au milieu de mes viscères ; mon palais est sec comme un tesson, et ma langue collée à ma mâchoire. […] Je peux compter tous mes os …

Et encore le livre d’Isaïe : Comme un surgeon il a grandi devant lui, comme une racine en terre aride ; sans beauté ni éclat pour attirer nos regards, et sans apparence qui nous eût séduits ; objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu’un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n’en faisions aucun cas. […] Le Seigneur a voulu l’écraser par la souffrance ; s’il offre sa vie en sacrifice expiatoire, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et par lui la volonté de Yahvé s’accomplira.

Nous sommes les sarments : jeunes, verts, pleins de fruits. Nous poussons du cep. Et le cep tordu et courbé constitue une image de la souffrance et la mort de Jésus sur la croix. Il est là-bas sans beauté et sans éclat, tordu, maltraité, objet de mépris, comme quelqu’un devant qui on se voile la face.

Sa souffrance et sa mort sont la source vitale pour nous , ses sarments. En effet, comme les sarments nous sommes greffés sur lui. Et quand on greffe un sarment, on blesse le cep et ainsi on fait entrer le sarment au-dedans du cep.

C’est pourquoi on peut dire après ce fameux cantique d’Isaïe : Dans ses blessures nous trouvons la guérison.

P.Christophe Paczos

Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis

Ce dimanche est le dimanche de la prière pour les vocations, de toutes les vocations.

Du latin « vocare » qui signifie « appeler », la vocation est un appel reçu de Dieu.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est bon_pasteur-1.jpg.La vocation d’Abraham est de devenir le père des croyants, celle de Moïse, le libérateur du peuple hébreu. Dieu appelle à le servir à travers des évènements, des rencontres, des paroles, au plus profond du cœur de chaque homme et de chaque femme selon ses propres capacités. À chacun d’y répondre favorablement.

La vocation de tout baptisé est de se tourner vers Dieu, de chercher la sainteté en mettant en pratique l’Évangile. Certains entendent un appel particulier au mariage ou à la vie consacrée ou encore à la prêtrise.

Répondre à ces appels particuliers n’est pas chose facile car l’appel que j’entends ne va pas forcément dans le sens que j’avais prévu, mais ce n’est pas impossible. Dieu sait, mieux que moi, ce qui est bon pour moi et pour son dessein. L’aide d’un accompagnateur spirituel peut m’être utile pour répondre librement, tout comme faire une retraite pour pouvoir discerner en écoutant Dieu dans le silence, en prenant le temps, hors du monde.

Le mariage est une vocation naturelle puisque Dieu a créé l’homme et la femme afin qu’ils s’unissent et soient féconds. Mais Dieu a besoin aussi de certains d’entre nous pour être des exemples dans la prière ou pour guider son troupeau.

L’Église a besoin de pasteur qui suivent eux-mêmes le bon pasteur qu’est le Christ. « La moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux » (Lc 10, 2).

C’est pourquoi, il est nécessaire de prier le propriétaire de la moisson de nous envoyer des serviteurs, et encourager ceux qui répondent favorablement.

Le rôle des parents a aussi son importance en témoignant dans leur famille d’une vie chrétienne en accord avec l’Évangile en tant que premiers transmetteurs de la foi au service de la vocation de leurs enfants, en respectant et en soutenant leur vocation. L’Église a besoin plus que jamais de jeunes qui se mettent au service de l’annonce de l’Évangile et du sacerdoce baptismal par l’enseignement, la sanctification et le gouvernement du peuple de Dieu.

Aujourd’hui, 17 séminaristes se préparent à devenir prêtre pour le diocèse de Montpellier dans les années à venir. Vous pouvez prier pour eux et les soutenir financièrement en adhérant à l’œuvre des Vocations du diocèse

(contact : Christophe Privat ou oeuvredesvocations.montpellier@gmail.com)

Christophe Privat
séminariste.

La Paix, un fruit de la Résurrection

La Paix est importante, surtout dans le temps Pascal, elle change et transforme tout.

Jésus dans sa résurrection est transformé par la Paix, car Il est passé par la mort, le mystère de la Résurrection, nous aide, à partir du baptême à entrer dans la Paix de Dieu, la rémission des péchés, le pardon.

Il conduit à la Paix de l’âme au travers d’un phénomène d’Espérance omniprésent dans notre foi. Nous sommes donc dans l’Espérance de la Résurrection car c’est par ce chemin que nous connaitrons le Pardon et la Paix.

Quand nous implorons le Bon Dieu ;

«  Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés »

toute l’importance est donnée au cheminement vers la Paix, la Paix de l’âme envers soi-même et surtout
envers les hommes.

Notre Foi et notre Espérance, nous conduisent vers le partage…

MH Anglade-Henry
Membre de l’équipe d’animation pastorale

 

Dimanche de la Divine miséricorde

Autrefois, ce dimanche était le dimanche de Quasimodo : fête catholique célébrée le premier dimanche après Pâques pour que les pèlerins qui ne parviennent pas à destination pour honorer la résurrection du Christ à temps assistent à une messe similaire.

Depuis une décision de saint Jean-Paul II en l’an 2000, ce dimanche a pris le beau nom de
«Dimanche de la Divine miséricorde »

 

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est edito_11_avril-edited.png.

 

Il clôt l’octave de Pâques (qui est l’étirement sur 8 jours de la solennité de la Résurrection du Seigneur Jésus) et ouvre le temps pascal. Ce dimanche aura probablement un écho particulier en cette année consacrée à la Miséricorde.

La miséricorde n’est pas une posture humaine, même relookée.

C’est l’être intime de Dieu, comme le disait Sainte Thérèse,

« Il n’est qu’amour et miséricorde ».

Le pape François nous a donné cette définition de la miséricorde :

« La miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre. La miséricorde, c’est la loi fondamentale qui habite le cœur de chacun lorsqu’il jette un regard sincère sur le frère qu’il rencontre sur le chemin de la vie. La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de notre péché. »

Nous vivons actuellement des heures sombres et angoissantes, marquées par la maladie, la mort et l’isolement mais nous ne sommes pas seuls dans cette lutte ; Jésus est venu pour nous sauver.

Lorsque Jésus ressuscité apparaît à ses disciples, il leur dit à deux reprises « La paix soit avec vous ! »
Unissons-nous dans la prière pour demander avec confiance à Jésus sa paix, sa miséricorde et sa protection pour notre monde souffrant face à cette pandémie.

 

Monique Mollier
Membre de l’équipe d’animation pastorale

La résurrection est une lumière intérieure

Le Samedi Saint, en commençant à fêter la résurrection de Jésus nous préparons un feu, nous allumons le cierge pascal, nous entrons dans l’église avec ce cierge et nous multiplions cette flamme. Le célébrant chante trois fois

« lumière du Christ »

puis, on prie en chantant :

« Permets que ce cierge pascal, consacré à ton nom, brûle sans déclin dans cette nuit. Qu’il soit agréable à tes yeux, et joigne sa clarté à celle des étoiles. Qu’il brûle encore quand se lèvera l’astre du matin, celui qui ne connaît pas de couchant, le Christ, ton Fils ressuscité, revenu des enfers, répandant sur les humains sa lumière et sa paix»

Nous fêtons donc la résurrection de Jésus en tant que lumière qui brille dans les ténèbres et qui les dissipe. Cette lumière, dont l’étoile de Bethléem indiquait la naissance, a brillé parmi nous avec une clarté croissante; les ténèbres du Golgotha n’ont pu l’éteindre. Elle reparaît maintenant parmi nous. La résurrection physique de Jésus serait pour nous sans valeur si la lumière divine ne resplendissait pas en même temps au-dedans de nos cœurs.

Parce que nous avons pris la résurrection de Jésus comme notre propre lumière, ce n’est pas pour nous un simple fait que nous constatons grâce à notre foi. C’est l’apparition d’un soleil intérieur qui éclaire les événements de notre vie. Il donne un sens nouveau à tout. Il constitue un ordre nouveau des choses et une nouvelle hiérarchie. Si le Christ est vraiment ressuscité rien ne peut plus être comme avant.

 

P. Christophe Paczos

Comme le grain, porteurs de vie et d’espérance

« Je serai leur DIEU, ils seront mon peuple »

nous dit Jérémie  dans la première lecture. Dieu fait alliance avec son peuple pour tous le connaissent. Notre Dieu est le Dieu qui se fait tout proche, Il cherche l’homme « Adam où es tu ? »  (Genèse 3-9) : Il nous fait confiance. Dieu se rend présent là où la foi et l’amour peuvent le reconnaître ; Il veut se révéler y compris là où il y a la détresse et l’angoisse, là où on ne peut pas le reconnaître parce qu’on ne le connait pas. Il est l’amour qui se multiplie pour se communiquer autant qu’il est possible.

L’évangile de ce jour nous parle du grain de blé :
c’est le Christ le grain de blé.

Dans un monde avide de gains, le chrétien peut-il se faire serviteur ? Peut-il devenir comme Jésus ce grain de blé qui porte la vie, l’espérance, la joie en ce monde ? Peut-il mourir à ses habitudes, à son confort pour aller plus loin dans sa générosité, dans sa disponibilité ? Dieu bouleverse nos plans et nos tranquillités : « avance au large », dit-il à Pierre et ses disciples (Lc 5 1-11), Il nous le dit peut être à nous aussi, « avance en eau profonde », cela peut faire peur !

Demandons à l’Esprit Saint de réveiller en nous ce désir de porter du fruit, le désir de sortir de nous-mêmes, le désir de la rencontre avec nos frères.

Autour de nous, il y a des gens qui sont « nus », ils ont besoin d’être vêtu de ta tendresse, de ton affection. Le vrai combat se joue à l’intérieur de notre cœur, dans la décision. L’Esprit Saint peut nous donner la force, Il est celui qui ouvre les cœurs, qui délie les chaînes, qui nous donne l’audace pour annoncer le Royaume. Soyons convaincus que le don de la foi est un trésor à partager. Il faut brûler et croire que nous sommes la lumière du monde (Mt 5 14-15), le monde cherche la vérité, la lumière. Jésus nous envoie pour que tous aient part à la Rencontre.

Belle montée vers Pâques, restons en communion de prière.

 

Marie-Line VIRASSAMY
Membre de l’Équipe d’Animation Pastorale

Tu as du prix à mes yeux

DU LIVRE DU PROPHÈTE ISAÏE  43,1-9

Mais maintenant, ainsi parle le Seigneur, lui qui t’a créé, Jacob, et t’a façonné, Israël :

Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi, les fleuves ne te submergeront pas. Quand tu marcheras au milieu du feu,
tu ne te brûleras pas, la flamme ne te consumera pas. Car je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur. Pour payer ta rançon, j’ai donné l’Égypte, en échange de toi, l’Éthiopie et Seba.

Parce que tu as du prix à mes yeux, que tu as de la valeur et que je t’aime, je donne des humains en échange de toi, des peuples en échange de ta vie. Ne crains pas, car je suis avec toi.

Je ferai revenir ta descendance de l’orient ; de l’occident je te rassemblerai. Je dirai au nord : « Donne ! » et au midi : « Ne retiens pas ! Fais revenir mes fils du pays lointain, mes filles des extrémités de la terre, tous ceux qui se réclament de mon nom, ceux que j’ai créés, façonnés pour ma gloire, ceux que j’ai faits ! ». Faites sortir le peuple aveugle qui a des yeux, les sourds qui ont des oreilles. Toutes les nations sont rassemblées, les peuples sont réunis. Qui, parmi eux, peut annoncer cela et nous rappeler les événements du passé ? Qu’ils produisent leurs témoins pour se justifier ; qu’on les entende et qu’on puisse dire : « C’est vrai ! »

 

LA MÉDITATION DE DOMINIQUE BREMOND
Tu as du prix à mes yeux

Ces paroles sont au cœur du livre d’Isaïe, dans ce qu’on appelle « Le Livre de consolation d’Israël » du chapitre 40 au chapitre 55. Le Seigneur ne nous abandonne pas, Il est celui qui fait miséricorde et qui console. Malgré nos idoles, nos défaillances, Il est là présent dans nos vies. Il nous demande de ne pas craindre d’être avec Lui.

Nous voyons le Seigneur instaurer un dialogue avec son peuple. Dans le contexte de l’exil il entend la déclaration vitale de son amour : «Tu as du prix à mes yeux, … tu as de la valeur et … je t’aime ». Il promet un retour en Terre Sainte et il désire que des témoins se lèvent pour dire « à toutes les nations » que « c’est vrai , Dieu nous aime ». Il s’engage et aime sans condition.

Comment, aujourd’hui, est-ce que j’entends ce dialogue ? Comment je reconnais cette promesse de Jésus pour moi et quelle est ma réponse ?

Notre participation à l’Eucharistie est le temps par excellence de l’accueil de cet amour donné. Nous avons besoin d’être nourris par la Parole, en partage avec mes frères assemblés. Nous n’aimons pas tout seul et nous ne serons véritablement frères du Christ qu’en allant à la rencontre de l’autre. Nous avons besoin de partager notre foi. Le Seigneur nous appelle auprès de nos frères car toute l’humanité est appelée. Dieu nous demande d’être des témoins. Dieu s’engage en premier et nous demande de nous engager avec Lui afin de proclamer : « c’est vrai ».