C’est l’occasion de rendre grâce !

Chers amis, nous sommes encore dans la joie de la belle ordination de l’abbé Daniel Esquivel-Elizando, dans la joie de l’avoir vu présider sa première messe et de célébrer des « premières messes »!

L’ordination d’un prêtre et même de deux prêtres avec l’abbé Jean Nguyen Daily, est un moment important dans notre vie diocésaine. Voilà qu’années après années le Seigneur a façonné le cœur et les âmes de Daniel et de Jean, comme il l’a fait pour chaque prêtre. Le prêtre, les prêtres, nous ne sommes pas meilleurs que les autres… mais nous ne sommes pas moins bons non plus. Nous qui faisons partie du peuple de Dieu et qui sommes à son service, « nous sommes invités à le contempler car il est l’œuvre, le Corps de son Fils que nous avons aussi mission d’accompagner » c’est pourquoi nous sommes vigilants à être tout à tous.

L’été est là, et avec cette saison nous terminons notre année pastorale. Cette année verra le départ de l’abbé Daniel Esquivel, et de l’abbé Fréderic Forel merci à eux de leur présence sur ce territoire du Biterrois. Présence longue ou courte , c’est toujours une grâce de connaitre et découvrir un prêtre.

La rentrée va rapidement arriver et avec elle le démarrage pastoral, qui se déroulera le Samedi 5 Octobre* à partir de 10H30.

Cela sera l’occasion de se retrouver « en famille » pour le démarrage pastoral et signifier à tous que  « AQUI AQUI ES BEZIERS CATOULI »

Bon été à tous !

Abbé Hervé Dussel

*Vous trouverez les renseignements de cette journée pour plus de précisions à partir du 20 août sur le site de la paroisse « Béziers Catholique »

Tempête apaisée

Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? – demandent les disciples dans l’Évangile d’aujourd’hui. Ce récit de la tempête apaisée veut nous montrer Jésus comme quelqu’un qui a le pouvoir propre à Dieu. Jésus, comme Dieu seul, sait calmer la mer. Son action, faite à la demande de ses disciples très inquiets, est semblable à celle de Dieu décrite dans le Psaume 106 que nous chantons ce dimanche. Dans ce récit de saint Marc, Jésus a vraiment le pouvoir de Dieu, comme le décrit la première lecture tirée du livre de Job.

    Saint Marc veut donc nous montrer Jésus comme quelqu’un de puissant. Il y a une violente tempête. Les vagues se jettent sur la barque qui est déjà remplie d’eau. Les disciples meurent de peur. Par contre, Jésus dort tranquillement sur le coussin à l’arrière. Alors, les disciples effrayés s’adressent à Jésus par crainte. Et Jésus se réveille, calme le vent et la mer. Puis il dit aux disciples : Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ?

    Il y a bien sûr plusieurs manières d’expliquer cette scène. On peut y trouver un sens concret et général, mais aussi un sens symbolique. Dans l’Ancien Testament, l’image de la barque est importante; c’est grâce à l’arche construite par Noé que la vie a été sauvée sur la terre. Les chrétiens ont facilement adopté cette image comme symbole de l’Église. Tertullien, qui vivait à la fin du 2e siècle, a écrit : La barque préfigurait l’Église qui, sur la mer du monde, est secouée par les vagues des persécutions et des tentations, tandis que le Seigneur dans sa patience semble dormir, jusqu’au moment ultime où, éveillé par la prière des saints, il maîtrise le monde et rend la paix aux siens.

    L’Église aujourd’hui, surtout en France, ressemble à une barque secouée par les vagues. La mer, qui symbolise le monde, est très grande et la barque est toute petite. Elle est jetée par les vagues. La tempête est parfois très dangereuse. Et Jésus, notre guide, pilote et navigateur, semble dormir en ne voyant pas le danger qui nous menace. Nous sommes très inquiets. Le nombre des chrétiens baisse. Beaucoup d’églises sont vides. Ceux qui sont restés sont bien âgés. Et malgré ces tendances, Jésus laisse le monde agir. On peut donc lui demander – comme le demandaient les disciples : Pourquoi dors-tu ? Tu ne vois pas que nous périssons ? Mais quand il se réveillera, il nous dira : Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ? Ce sont de bonnes questions. Il nous faut la foi. Et la peur n’est pas une bonne conseillère. Il nous faut la paix de Jésus pour pouvoir dormir tranquillement. Lui, il est le Seigneur. Il est le Roi. Il est le Maître de tout. Même le vent et la mer lui obéissent. Il faut écouter sa paix que nous avons dans le cœur. Il faut garder sa confiance.

 

« Abba ! Père ! »

Comme pour la fête des mères, la fête des pères est l’occasion de rendre grâce et de confier nos pères « terrestres » à Notre Père du ciel. Pour ceux qui nous ont mis au monde, qui nous ont élevé, nous ont aimé, qu’ils soient nos pères biologiques ou nos papas de cœur, à la manière de St Joseph, père adoptif de Jésus, un beau cadeau pour leur fête est de prier pour eux.

Dieu tout puissant d’amour, laisse-nous Te bénir pour les parents que Tu nous as donnés et tout particulièrement pour les papas que nous fêtons en ce jour. Fais monter en nos cœurs les plus beaux souvenirs de leur présence parmi nous. Merci Seigneur, pour tout ce qu’ils nous apportent et nous apporterons encore dans les différentes étapes de notre vie, pour le travail qu’ils fournissent pour nous aider à mieux vivre.

Veille sur nos papas, prends soin d’eux, surtout de ceux dont la santé est fragile. Veille sur leur famille, sur leurs enfants et leurs petits-enfants. Réconforte ceux qui, pour une raison ou une autre devront passer la journée seuls.

Merci Seigneur, pour les papas, les grands-papas et les futurs papas. Comble-les tous de ta Bénédiction aujourd’hui et en tous temps. Nous les mettons sous le regard et la protection de St Joseph, modèle et intercesseur puissant

Père Alain   ( Église St Joseph)

Quelle est la vraie famille de Jésus ?

Nous venons de vivre le temps des fêtes de la Pentecôte, la Trinité, le Saint Sacrement du Corps et Sang du Christ et en  ce 10ème dimanche  du temps ordinaire nous reprenons la lecture de l’évangile de Saint Marc qui nous accompagne la plupart des dimanches de cette année B  (au cœur de l’été, pendant 5 dimanches nous proclamerons l’évangile de St Jean  «  le discours sur le pain de vie » et nous allons être invités à approfondir notre lien à l’Eucharistie ).

Mais en revenant à l’Évangile ce dimanche « Quelle est la vraie famille de Jésus ? : Toujours dans l’évangile de Marc (10,28) Jésus avait déjà répondu à Pierre, qui avait dit « nous avons tout quitté », qu’ils recevront des frères, des sœurs, des mères, des enfants, une autre famille « avec des persécutions »

C’est-à-dire les nouvelles communautés. Et l’évangile de ce dimanche nous le dit :la véritable famille, la vraie communauté est celle qui fait la volonté de Dieu, et Marie unie à Jésus par les liens du sang et qui occupe la première place dans l’immense cortège de tous les saints nous le dira toujours « faites tout ce qu’il vous dira ».

 

P.Luis Iniguez.

Belle fête du Saint Sacrement

Si depuis la fête de Pentecôte, nous sommes entrés dans le temps ordinaire, les dimanches qui suivent cette solennité sont des dimanches exceptionnels, à travers des fêtes qui nous parlent de la Sainte Trinité, dimanche dernier, et du dimanche du Saint Sacrement, que les plus anciens connaissent sous « la fête Dieu », où le peuple chrétien fervent honore le Corps de Christ.

Il y a un texte que je trouve magnifique dans cette fête qui pour moi et sans nul doute un des textes les plus beaux de la liturgie et de la foi chrétienne, c’est la « séquence » que nous sommes invités à lire ou à chanter ce dimanche. La séquence se situe juste après la seconde lecture et juste avant l’Évangile. Elle est présente lors des grandes fêtes chrétiennes (victimae paschalis : Pâques ; Veni sancte spiritus : Pentecôte ; Lauda Sion : Saint-Sacrement…). Quel texte ! Quel texte !!!

Il est d’une simplicité, d’une beauté, et d’une catéchèse extraordinaire ! Je vous invite après ce Week-end à le méditer et à prier avec lui. Vous y trouverez sans nul doute  beaucoup de ressources pour votre vie de prière.

Bonne et Belle fête du Saint Sacrement

 

Abbé Hervé Dussel

Cher Père du ciel…

Cher Père du ciel, de tous les bons cadeaux que tu m’as donnés, le plus grand et le plus beau, c’est ma maman.

Ce dimanche est le dimanche de la Sainte Trinité, je laisse volontiers les prêtres et les liturges en parler. Je me sens plus à l’aise pour parler de la Fête des mères qui est ce même dimanche.

Ce sont les anglais, au XVIIème siècle, qui ont instauré un dimanche de fête des mères. La fête des mères est instituée en France au XXème siècle pour rendre hommage aux femmes ayant perdu un fils ou un mari dans les tranchées. Elle finit même par être inscrite dans la loi française le 24 mai 1950 et fixée au dernier dimanche de mai, sauf si elle coïncide avec la Pentecôte, alors elle est reportée au premier dimanche de juin.

La fête des mères est une occasion spéciale pour réfléchir à notre rôle de parents et à notre engagement à élever nos enfants dans la foi. Nous faisons face à des défis, notamment celui d’impliquer nos enfants dans la messe dominicale. Comme tout enfant, ils peuvent parfois être agités ou bruyants et en grandissant devenir rebelle, voir réfractaire. Dans ces moments difficiles, nous nous rappelons les paroles de Jésus dans Matthieu (19,14) : « Laissez les enfants venir à moi, ne les en empêchez pas; car le royaume des cieux appartient à ceux qui leur ressemblent.».

(Monique Mollier – EAP)

« J’ai sans cesse présent à la pensée le souvenir de ce que je suis. »

Cette lucidité sur elle-même de Ste Thérèse de Lisieux (Manuscrit C, 26 r°) est une belle occasion pour demander en toute simplicité et avec dynamisme à l’Esprit Saint la bénédiction du bon discernement dans notre vie par cette si belle prière :

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos, dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort. Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen.

Notons que nous pouvons la prier seul ou en famille, à l’occasion d’une neuvaine  pour telle ou telle grâce demandée, ou même l’apprendre de mémoire et la prier en marchant, à vélo, en train… Connaissons-nous les sept dons de l’Esprit Saint ? Jésus dans l’Évangile de ce dimanche de Pentecôte nous précise cela : « l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. » Jean 16,16. 

Soyons simples et audacieux dans nos actes de Foi : demandons-lui beaucoup et nous recevrons davantage car Dieu nous aime bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer ! Thérèse en a fait l’expérience et nous le témoigne dans ‘Histoire d’une âme’. C’est pour cela que Saint Jean-Paul II déclara Docteur de l’Église la petite carmélite de Normandie dans sa Lettre apostolique du 19 octobre 1997

P. Forel

Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru (1 Jn 4, 16)

Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru (1 Jn 4, 16)

Et s’il ne s’agissait que de ça ? Et si Jésus n’était venu, n’avait vécu, n’était mort et ressuscité que pour nous faire connaître l’amour de Dieu pour nous ?

Ou plutôt, nous le faire reconnaître, car nous l’avions, bien sûr, déjà connu, instinctivement, comme les enfants qu’on apporte au baptême avec le retour des beaux jours, connaissent l’amour de leurs parents sans même y réfléchir. C’est que nous l’avons oublié par la suite, en grandissant, en apprenant tout un tas de choses pratiques mais inutiles. Car une chose compte et une seule est utile quand le monde nous prend en haine (Jn 17,14) : savoir, ou croire plutôt, que nous sommes aimés.

Aimés infiniment, pour rien et à jamais. Il ne reste qu’à y croire, c’est-à-dire se confier entièrement en cet amour, suspendre à lui toute son existence, permettre qu’il prenne les rênes de notre vie. 

Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. J’aime bien penser de cette phrase de la première lettre de saint Jean, comme d’une des plus brèves professions de la foi chrétienne. Et à chaque fois que j’entends, je suis obligé de reconnaître que je n’y suis pas tout à fait encore. C’est pourquoi, pendant les derniers jours avant la Pentecôte, quand l’Église se prépare à célébrer le don de l’Esprit-Saint, je désire vivement recevoir ce don en vérité : reconnaître combien je suis aimé par Dieu… et y croire enfin. 

P. Nicolas

« Demeurez dans mon amour ! »

« Demeurez dans mon amour », dit Jésus aux disciples. Entendons ; demeurez dans l’amour que j’ai pour vous. Et effectivement, pour cette poignée d’hommes qui ont tout quitté et qui l’ont suivi, c’est la seule chose qui puisse donner sens à leur vie : demeurer dans l’amitié de Jésus de Nazareth, le seul qui ait les paroles et les réalités de la vie éternelle.

Et ils savent ce que cela veut dire, comme nous le savons nous-mêmes : l’amour que Jésus a pour nous est toujours à la fois une initiative et un appel. Une initiative, car Jésus n’attend pas, pour nous aimer, que nous puissions être fiers de nous ; un appel, puisque son amour prend tout l’homme et tout dans l’homme : l’intelligence, l’affectivité, le goût d’agir et la soif de beauté. Tout cela, l’amour de Jésus veut le mettre à son service. C’est pourquoi Jésus ajoute : « Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour ».

Mais comment demeurer dans son amour ?

Jésus nous a donné une seule consigne : « aimez-vous ! » Et de fait, tout est là, car aimer, c’est faire vivre. Aimer, c’est vivre pour que l’autre vive, pour qu’il puisse se chercher, se trouver, se dire ; pour qu’il se sente le droit d’exister et le devoir de s’épanouir. Aimer, c’est faire exister l’autre, les autres, à perte de vue, à perte de vie, malgré nos limites et les handicaps de l’autre, malgré les frontières sociales et culturelles, malgré tous les tassements de l’existence, malgré les ombres de l’égoïsme ou de l’agressivité qui passent jusque dans les foyers les plus unis et les communautés les plus fraternelles. Aimer, c’est repartir sans cesse, à deux, à dix, en communauté, en Église, parce que l’amour du Christ ne nous laisse pas en repos, et parce que, après tout, d’après Jésus lui-même, il n’y a pas de plus grand amour, il n’y a pas d’autre limite à l’amour que de donner sa vie, en une fois ou à la journée.

Bon programme, en ce mois de Mai, demandons à Marie de nous accompagner sur ce chemin.

 

Sœur Marie Michèle

Trouver le temps pour penser à Dieu

Dans un village, il y avait deux paysans qui vivaient ensemble. Tous étaient chrétiens, et l’un, chaque matin pendant la saison des cultures, allait à la messe en premier pour confier ses activités de la journée à Dieu avant de revenir continuer ses travaux. Mais le second, lui était trop préoccupé par ses activités champêtres qu’il n’allait pas à la messe pendant cette période. Mais au fil du temps il s’est rendu compte que son voisin avançait mieux que lui et avait plus de rendement parce que son champ était bien entretenu à temps. Par contre, lui qui se croyait dédier tout son temps à son champ sans penser à Dieu, chaque fois avait toujours beaucoup d’autres préoccupations qui l’empêchaient de le faire. Pour trouver une solution à ce problème, il a dû demander conseil à son voisin qui lui a dit que son secret était Jésus. C’est lui qui faisait sa réussite en l’évitant tout compromis.

Cette histoire illustre bien l’évangile de ce 5e dimanche de Pâques qui nous invite à placer Jésus au centre de notre vie pour réussir dans nos entreprises comme lui-même nous l’affirme «sans moi vous ne pouvez rien faire». En effet, la liturgie du temps pascal utilise des images qui nous révèlent qui est Jésus, sa relation avec son Père et qu’elle doit être la nôtre avec Lui. L’image de la vigne très connue par l’auditoire de Jésus, est utilisée pour montrer la centralité du Christ dans la vie de ses disciples: «Je suis le cep et vous êtes les sarments».

 

C’est Jésus Christ lui-même qui est le cep planté au cœur de cette vigne de Dieu son Père depuis la création du monde dans le jardin d’Éden et son désir le plus profond, c’est de manifester la gloire de son Père en donnant beaucoup de fruits. Les sarments que nous sommes, donneront de fruits qui demeurent pour la vie éternelle à condition d’être unis au Christ qui est le cep et à partir de qui nous recevons la sève qui nous nourrit par le biais du sacrement de l’Eucharistie.

Trouver du temps pour penser à Dieu peut être pour nous occasion de renouvellement régulier de notre baptême par le biais de la table eucharistique où nous buvons le vin, fruit de la véritable vigne, Jésus, qui nous donne son propre sang et sa vie pour que nous ayons la vie et donnions beaucoup de fruits.

 Sœur Béatrice NTABAJANA (EAP)