N’ayez pas peur !

Dimanche 15 Novembre 2020
33ème Dimanche du Temps Ordinaire – Année A

« N’ayez pas peur ! »
sont les premiers mots du pontificat de Jean-Paul II.

Et pourtant, la situation actuelle de notre pays rassemble de nombreux éléments pour avoir peur : peur de la COVID, peur pour les emplois en raison des fermetures obligatoires des commerces « non essentiels », peur des personnes qui ne sont pas de notre milieu, peur de ne plus pouvoir nous exprimer sans contrôle… Tout cela touche notre sécurité physique, psychique et financière.

Je pose aujourd’hui une question : notre sécurité vaut-elle notre liberté ?

Nos parents, nos grands-parents ont risqué leur vie pour notre liberté. Être libre, ce n’est pas tout faire ou tout dire : être libre c’est pouvoir faire des actes ou dire des paroles qui ne blesseront pas l’autre. Nous devrions pouvoir circuler librement, aller à l’église prier librement. Bien sur, en respectant les personnels soignants, les policiers, qui risquent leurs vies pour la notre ; et en respectant, ceux qui pensent différemment de nous…

Si nos dirigeants nous interdisent de nous réunir actuellement pour célébrer notre Seigneur, rien ne nous empêche de continuer à le prier librement. Profitons peut-être de ce temps pour prendre de vrais temps de prière, de méditation, de Lectio Divina autour de la Parole de Dieu. Ne laissons pas le malin nous gagner par la peur, n’enterrons pas nos talents, ayons confiance dans le Christ qui est seul à pouvoir nous sauver.

 

Christophe PRIVAT
Séminariste en stage à la Paroisse Cathédrale-Coeur de Ville à Béziers

Baptême : 3 questions que l’on n’ose pas toujours poser

Vous pensez  baptiser votre enfant. Vous avez commencé les démarches auprès de votre paroisse. Préparation, choix du parrain et de la marraine, tout cela peut faire naître des questions dans votre esprit. C’est bien naturel ; le baptême de son enfant n’est pas un acte anodin. Il s’agit d’un sacrement qui engage parents, parrain et marraine. Voici des éléments de réponses à trois questions que peuvent fréquemment se poser les parents de futurs petits baptisés. 
Dans tous les cas, n’hésitez pas à vous rapprocher du prêtre ou de l’équipe baptême de votre paroisse pour discuter de votre démarche. Ils sont là pour répondre à vos questions et accueillir vos doutes.

1. Est-ce que nous faisons bien de faire baptiser notre enfant petit ? Ne vaut-il pas mieux attendre afin qu’il choisisse lui-même sa voie quand il sera plus grand ?

Le baptême est une grâce. Ce n’est pas l’homme qui fait le choix de Dieu, mais Dieu qui choisit l’homme. Dieu aime mon enfant et désire en faire son enfant. Pourquoi tarder ? En tant que croyants, nous pensons que faire entrer Dieu dans notre vie est une bénédiction. Nous désirons le meilleur pour notre enfant alors tout naturellement nous souhaitons qu’il puisse connaître Dieu intimement. Mais le baptême n’est que le début du chemin du chrétien. Nous l’accompagnons au départ – en demandant le baptême, en l’inscrivant au catéchisme, en priant en famille – puis nous lui lâchons progressivement la main. Et ce sera à lui de choisir en toute liberté de continuer ou non sur le chemin du Christ ; c’est en apprenant à connaître Jésus que l’on découvre si on désire réellement le suivre. Il pourra alors – si et quand il le souhaite – “confirmer” son baptême par le sacrement de confirmation durant lequel il recevra l’Esprit-Saint en plénitude. 

2. Pouvons-nous choisir un parrain ou une marraine non baptisé ?

Pour le baptême, nous devons choisir un parrain, une marraine ou un parrain ET une marraine. Ce seront des personnes qui seront chargées de guider l’enfant dans sa vie de chrétien. C’est pourquoi il est important qu’elles soient elles-mêmes baptisées (voire confirmées). En effet, quand nous sommes “parrainés” pour entrer dans une association, nous comprenons la nécessité que notre parrain en soit membre. Sinon comment peut-il nous y guider ? C’est pareil pour l’Eglise. Nous pouvons avoir des personnes chères à nos coeurs, non baptisée mais dont nous apprécions les valeurs et qui seront très présentes dans la vie de notre enfant, mais pas en tant que parrain ou marraine de baptême.
 Si nous ne connaissons personne dans notre entourage qui puisse jouer ce rôle de guide chrétien pour notre enfant, le prêtre peut nous en présenter au sein de la paroisse.

3. En tant que parents du baptisé, pourquoi devons-nous faire une préparation ?

Il peut sembler parfois un peu (ou très !) rébarbatif de suivre une préparation au sein de la paroisse pour le baptême de notre enfant. Manque de temps, crainte de ne rien apprendre, sentiment de n’être pas à sa place … les raisons sont nombreuses d’y renoncer. Cette préparation est toutefois très importante. D’un point de vue spirituel, elle permet de (re)découvrir le sens du baptême et, au-delà, ce que signifie devenir un enfant de Dieu. Elle s’offre comme une parenthèse dans nos vies bien occupées. Nous pouvons prendre le temps de nous poser des questions importantes et d’en discuter en couple et avec d’autres parents. Qu’est-ce que je veux réellement pour mon enfant ? Qu’est ce qui importe vraiment pour moi dans la vie ? Où en suis-je de ma relation à Dieu ?  
La préparation permet également aux parents de préparer la célébration du baptême, avec le choix des textes, la litanie des saints, et l’écriture de la prière universelle.

… Et de poser toutes les autres questions que nous avons à propos du baptême, des sacrements et de la vie d’un chrétien aujourd’hui !

 

La prière sauvera le monde et changera votre vie

Toussaint et jour des défunts : Tous pour Un et Un pour tous

Nous sommes du Ciel, de la Terre, de ce temps ou d’un autre, plus ou moins saints mais nous tendons nos bras vers la même tendresse, nous espérons le même Royaume. 
Fratelli Tutti, nous dit le pape François, avec sa nouvelle encyclique… oui, et à cette époque de l’année, nous nous rappelons que notre fraternité universelle dépasse même les limites de notre monde sensible : elle se vit aussi dans la communion des saints !

Tous pour un

Avec la fête de la Toussaint, nous fêtons tous les saints qui nous ont précédés. Ils ont ouvert de nombreux chemins à travers les siècles, tous dirigés vers une même lumière, un même but. Tous différents, tous inspirants – de saint Antoine de Padoue à saint Padre Pio, de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à sainte Rita, de saint Paul à saint Carlo Acutis – et, surtout, tous unis en Dieu.
Ces hommes et femmes, chacun à leur manière – amoureusement, courageusement, joyeusement, héroïquement, humblement… – se sont laissés touchés par Dieu. La Toussaint nous rappelle que nous sommes tous appelés à être saints, à être Un, à nous laisser sublimer dans notre singularité.

Un pour tous

Oui nous sommes tous appelés par Dieu, personne n’est oublié. Nos chers défunts non plus … Le lendemain de la Toussaint, pour le jour des morts, par nos prières aux défunts de nos familles, faisons un avec eux. Prions pour ceux qui sont déjà unis au Père mais aussi pour les âmes du purgatoire afin qu’elles continuent leur chemin vers la Lumière.

Chers frères et sœurs du Ciel – saints ou moins saints – connus ou inconnus –  nous prions pour vous, priez pour nous ! Un pour tous et tous pour Un pour les siècles des siècles !

 

La prière sauvera le monde et changera votre vie

Fête de Tous les Saints!

« Un vrai temps de Toussaint ! » Cette expression est devenue proverbiale en français. Pour nous, spontanément, dans notre culture, et plus encore pour moi qui viens des Hauts de France, la Toussaint est associée à un temps maussade et froid, annonciateur de l’hiver.

Et pourtant il ne faudrait pas passer à côté de l’une des plus belles fêtes de notre calendrier liturgique. Parce que cette fête est celle de notre bonheur … « Heureux êtes-vous… » même si l’Eglise a établi une proximité entre la fête de tous les saints et la prière d’intercession pour les défunts de nos familles. Si les fleurs se mettent de la partie et que les chrysanthèmes nous invitent à la nostalgie, ne laissons pas la fête de tous les saints se colorer de tristesse.

Bien sûr, il est légitime que les gestes de fidélité que nous allons poser en allant nous recueillir près de la tombe de ceux qui nous ont quittés nous incitent à une méditation teintée de gravité. Mais ne restons pas enfermés dans nos sentiments à cause de l’absence de nos disparus. Accueillons la promesse de bonheur que Jean dans sa vision apocalyptique voit dans le ciel. Reconnaissons aussi cette semence de bonheur, même entravée, que Jésus voit sur le visage de tous ceux et celles qui s’approchent de lui et qui ont des raisons de pleurer ou d’espérer que justice leur soit rendue.

« Heureux êtes-vous… » Notre regard et notre cœur pourront se convertir à l’Espérance et reconnaître que si nos disparus nous manquent, c’est qu’ils ont beaucoup comptés pour nous. Nous ne pouvons pas les pleurer sans être invités à rendre grâce pour le bonheur de les avoir connus.

Alors, levons les yeux. Oublions le temps qu’il fait. Entrons dans la louange et demandons au Seigneur de faire croître en nous le germe de sainteté qu’Il y a déposé. La gloire de Dieu et le service du frère en dépendent.

Belle Fête de la Toussaint !

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Sr.Thérèse-Marie POTELLE
Religieuse du Sacré-Coeur de Marie
Membre de l’Équipe d’Animation Pastorale (EAP)

L’amour, lorsqu’il est vrai, agit

30ème dimanche du temps ordinaire

C’est par des attitudes concrètes que Dieu demande à son peuple de manifester l’amour qui a été déposé en Lui, dans son cœur, dès sa naissance pour qu’il soit une image même de celui qui a créé tous les hommes et les femmes de la terre, Lui dont nous sommes les enfants.

Les écrits de la bible entière nous disent tous la même chose à ce sujet. Il n’y a pas de rupture entre le 1er et le 2ème testament : ce que Dieu désire est exprimé en particulier dans le livre du Deutéronome 6/5, le Lévitique 19/18, le livre de l’Exode 22/20 et bien sur l’Evangile de saint Matthieu 22 /34-40. Ces textes sont lus aujourd’hui en ce dimanche, particulièrement pour ce qui est de l’amour des petits. Aimer Dieu et le prochain est essentiel.

Dans ce monde, il nous faut revoir en particulier notre comportement car les souffrances sont de plus en plus grandes, les manques d’amour nombreux.

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P. Robert Sautereau
Prêtre retraité en service à la Paroisse Cathédrale-Coeur de Ville de Béziers

Me voici, envoie-moi

29ème dimanche du temps ordinaire

En ce dimanche, 18 Octobre 2020 dédié à la prière pour les missions, l’Eglise notre mère nous invite à l’action de grâce à Dieu notre Père en son Fils Jésus Christ, en qui s’est accompli le salut de tous les hommes et les femmes. En effet, Jésus est, et demeure, la Bonne Nouvelle par excellence pour tous ceux qui croient en lui. La mission de l’Eglise étant de l’annoncer à tous les peuples et nations pour qu’en lui tous soient sauvés, cette tâche essentielle de l’Eglise a débuté depuis le jour où, Jésus, avant son ascension vers son Père dit à ses disciples: “Allez dans le monde entier, proclamez l’évangile à toutes les créatures” (Mc 16, 15).

Nous célébrons donc les prévenances du Seigneur qui a voulu que la Bonne Nouvelle du salut parvienne à tous les hommes jusqu’aux extrémités de la terre. L’œuvre missionnaire de l’Église s’accomplit à travers l’engagement missionnaire des hommes et des femmes qui, obéissant à la demande du Christ, ont choisi de consacrer leur vie pour l’accomplissement du dessein de Dieu pour l’humanité entière. Des consacrés, religieux,  religieuses, laïcs engagés et volontaires, ont accepté de tout abandonner pour aller au loin, à la rencontre des hommes et des femmes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu dont le Christ, mort et ressuscité, est le centre. Nous rendons grâce à Dieu pour la réponse de chacun : «  Me voici, envoie-moi »

La célébration du “Dimanche des Missions” est pour nous chrétiens en particulier et toute l’Eglise universelle en générale, une occasion de grande joie et d’action de grâce au Seigneur, Maître de la moisson. C’est lui qui choisit et qui envoie pour annoncer l’évangile du salut. Nous le bénissons et nous lui rendons grâce pour toutes les missions ad intra et ad gentes. Grâce aux missionnaires, dans leur diversité des provenances, des races, des langues et des nations, la Bonne Nouvelle est annoncée à la terre entière. À cette occasion nous prions pour tous les missionnaires à travers le monde, pour que le Seigneur les comble d’allégresse dans leur engagement bien souvent hardi, plein d’obstacles et de difficultés diverses. Prions également pour tous les chrétiens qui, par leur baptême, sont devenus disciples du Christ et donc apôtres – envoyés – missionnaires ; qu’en vivant conformément au commandement de l’amour de Dieu et du prochain, qu’ils soient des témoins joyeux du Christ vivant.

Sœur NTABAJANA Béatrice
Membre de l’Équipe d’Animation Pastorale