Saint Carlo Acutis

Saint Carlo Acutis
15 ans
Premier jeune saint ayant vécu au XXI siècle .

 

  Enfant unique d’une famille italienne aisée, catholique peu pratiquante, c’est un enfant vif, joyeux  et très précoce.

Petit, Carlo Acutis ressent très vite le besoin de placer son bonheur

 en Dieu seul.

Devant son insistance, on l’autorise à faire sa première communion

dès l’âge de sept ans , et ,depuis ce jour, malgré son jeune âge,

il n’hésite pas  à témoigner de sa relation à Dieu

  par sa fidélité quotidienne à la messe

l’adoration eucharistique et la récitation du chapelet .

           « être toujours uni à Jésus, voilà mon programme de vie ».

    Il se passionne pour l’Eucharistie.   

  “L’Eucharistie, c’est mon autoroute pour aller au ciel”, disait-il.

  La Sainte Vierge était sa confidente et il l’honorait par

            La récitation quotidienne du chapelet.

Carlo s’intéressait beaucoup à la vie des saints, parmi ses préférés 

on trouve saint François d’Assise,

Dominique Savio et les petits bergers de Fatima

 Pour réaliser pleinement la volonté de Dieu dans nos vies, Carlo disait

« Notre boussole doit être la parole de Dieu »

 Très aimé de ses camarades, des pauvres dont il se souciait beaucoup,

il témoignait  par son rayonnement et une sagesse étonnante pour

son jeune âge de la foi qui l’animait.

Carlo était un élève studieux et appliqué. Il était très doué pour tout ce qui se rapporte au monde de l’informatique : Il était considéré par beaucoup comme un génie vu sa rapidité à comprendre sans avoir fait

d’études universitaires dans ce domaine

Il a mis ses connaissances au service de la foi et réalisé des expositions en ligne sur des thématiques religieuses, dont une 

        Exposition sur les miracles eucharistiques dans le monde

Carlo Acutis est emporté en quelques jours par une leucémie foudroyante. 

Il meurt le 12 octobre 2006, à quinze ans et est enterré à Assise

 comme il l’avait souhaité.

Son corps resté intègre est exposé à la vénération des fidèles

Depuis les grâces obtenues par son intercession ne se comptent plus:

   guérisons miraculeuses , conversions, exaucements de toutes sortes

     Donné en exemple aux jeunes pour son évangélisation sur Internet

il surnommé le  « GEEK de JESUS»,et proclamé

 Patron des INTERNAUTES

Traduction Google

San Carlo Acutis
15 años
Primer joven santo que vivió en el siglo XXI.

Hijo único de una familia italiana acomodada y católica poco practicante, fue un niño vivaz, alegre y muy precoz.
Desde pequeño, Carlo Acutis sintió muy pronto la necesidad de poner su felicidad solo en Dios.
Ante su insistencia, se le permitió hacer la primera comunión a los siete años, y desde ese día, a pesar de su corta edad, no dudó en dar testimonio de su relación con Dios mediante su fidelidad diaria a la misa, la adoración eucarística y el rezo del rosario.

“Estar siempre unido a Jesús, ese es mi plan de vida.”

Se apasionaba por la Eucaristía.

“La Eucaristía es mi autopista al cielo”, decía.

La Virgen María era su confidente, y la honraba con el rezo diario del rosario.

Carlo se interesaba mucho por la vida de los santos; entre sus favoritos estaban San Francisco de Asís, Domingo Savio y los pastorcitos de Fátima.

Para cumplir plenamente la voluntad de Dios en nuestras vidas, Carlo decía:

“Nuestra brújula debe ser la Palabra de Dios.”

Muy querido por sus compañeros y por los pobres, a quienes ayudaba con esmero,
daba testimonio con su luz interior y una sabiduría sorprendente para su edad de la fe que lo animaba.

Carlo era un alumno aplicado y estudioso. Tenía un gran talento para todo lo relacionado con el mundo de la informática; muchos lo consideraban un genio por su rapidez para comprender sin haber cursado estudios universitarios en este campo.
Puso sus conocimientos al servicio de la fe y realizó exposiciones en línea sobre temas religiosos, entre ellas:
        una exposición sobre los milagros eucarísticos en el mundo.

Carlo Acutis fue arrebatado en pocos días por una leucemia fulminante.
Murió el 12 de octubre de 2006, a los quince años, y fue enterrado en Asís, como él lo había deseado.
Su cuerpo, que se ha mantenido incorrupto, está expuesto a la veneración de los fieles.
Desde entonces, las gracias obtenidas por su intercesión son incontables:
curaciones milagrosas, conversiones, favores de todo tipo.

Puesto como ejemplo para los jóvenes por su evangelización a través de Internet,
fue apodado el “GEEK de JESÚS” y proclamado
Patrono de los Internautas.

Saint Carlo Acutis,
15 years old
First young saint to have lived in the twenty-first century.

The only child of a well-to-do Italian family, a Catholic who was not very practicing, he was a lively, joyful and very precocious child.

As a child, Carlo Acutis quickly felt the need to invest his happiness in God alone.

At his insistence, he was allowed to make his First Communion from the age of seven, and from that day, in spite of his youth, he does not hesitate to testify to his relationship with God by his daily fidelity to the Mass, Eucharistic adoration and the recitation of the rosary.

« To be always united to Jesus, that is my program of life. »

He is passionate about the Eucharist.

  « The Eucharist is my highway to heaven, » he said.

The Blessed Virgin was his confidante and he honored her with the daily recitation of the rosary.

Carlo was very interested in the lives of the saints, one of his favoriteswe find St. Francis of Assisi, Dominique Savio and the Little Shepherds of Fatima

To fully realize God’s will in our lives, Carlo said

« Our compass must be the word of God « 

Much loved by his comrades, by the poor whom he cared about greatly, he testified by his radiance and an astonishing wisdom for his young age of the faith that animated him.

 

Carlo was a studious and diligent student. He was very talented in everything related to the world of computing: He was considered by many to be a genius because of his speed of understanding without having done anything of university studies in this field.

He has put his knowledge at the service of faith and has created online exhibitions on religious themes, including a

        Exhibition on Eucharistic miracles in the world

Carlo Acutis died in a few days of a devastating leukemia.

He died on October 12, 2006, at the age of fifteen and was buried in Assisi

 as he had wished.

His body, which remained intact, was exposed to the veneration of the faithful

Since then, the graces obtained through his intercession have been countless:

   miraculous healings, conversions, answers of all kinds

Held up as an example to young people for his evangelization on the Internet

he was nicknamed the « GEEK of JESUS », and proclaimed

 Patron saint of INTERNET USERS

À voir directement sur Youtube

Les funérailles et la question du salut, du purgatoire et de l’enfer

Aujourd’hui, en France, de plus en plus de fidèles laïcs célèbrent des funérailles. Ils sont parfois appelés conducteurs de funérailles. Leur rôle est notamment de rencontrer la famille défunte, préparer la célébration, et célébrer les funérailles à l’église.

 

La célébration des funérailles à l’église est notamment encadrée par une liturgie de la Parole de Dieu, suivi d’un commentaire. Après le commentaire, s’en suit généralement, la prière universelle, la prière d’action de grâce, la prière du Notre Père, l’invitatoire pour le dernier adieu, le mot d’adieu, l’encensement, le rite de l’eau, l’oraison du dernier adieu.

 

Au cours de cette liturgie, est-ce qu’un conducteur de funérailles peut affirmer que le défunt est au Ciel ? Voyons ce que dit le Catéchisme de l’Église catholique à ce sujet : « Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours » (CEC, n° 1022).
Citons également trois autres paragraphes du Catéchisme de l’Église catholique sur le purgatoire, le ciel et l’enfer :

  • A propos du purgatoire : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. » (CEC, n° 1030).
  • A propos du Ciel (du paradis) : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiés, vivent pour toujours avec le Christ. Ils sont pour toujours semblables à Dieu, parce qu’ils le voient «tel qu’il est », face à face » (CEC, n° 1023).
  • A propos de l’enfer : « Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, « le feu éternel ». » (CEC, n° 1035).

Les funérailles à l’église ne sont certainement pas un lieu pour parler du purgatoire ou de l’enfer, ni le lieu pour affirmer avec certitude que le défunt va directement au ciel. Cependant, il est primordial de rappeler la foi chrétienne en la vie éternelle et l’espérance chrétienne, par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. De même, il est important que les prières pour le défunt soient ajustées. Nous pouvons prier le Seigneur pour le défunt en demandant à la fois de lui faire miséricorde et de l’accueillir.
Voici par exemple une prière pour un défunt :

« Seigneur, Dieu des vivants,

toi qui appelles à la vie les corps soumis à la mort,

accueille aujourd’hui l’âme de (ton serviteur/ta servante) N.

Pardonne-lui, dans ta miséricorde,

ce qu’il/elle a pu faire de mal ici-bas :

qu’il/elle connaisse près de toi la joie véritable

et ressuscite pour la vie éternelle,

quand le Christ Jésus viendra juger le monde » (oraison d’ouverture, DEC 189).

 

Il est également important de prier pour tous les vivants que le défunt laisse derrière lui. Enfin, rappelons également l’importance de prier pour les âmes du purgatoire et/ou de célébrer une messe pour un défunt.

 

L’équipe de rédaction du site hozana.org.

 

Année de Jubilé. L’indulgence plénière : Késako ?

Éditorial          Année de Jubilé.  L’indulgence plénière :   Késako ?

 

2025 marque la 27° année sainte ordinaire de l’Eglise, un Jubilé célébré tous les 25 ans afin que chaque génération puisse profiter de ce temps de conversion et de pardon des péchés. Ce Jubilé est l’occasion pour tous les catholiques de se tourner vers Dieu, de renouer sa relation avec Lui et de se convertir. Concrètement les fidèles sont invités à faire une démarche jubilaire, afin de bénéficier des grâces attenantes à cette année sainte et de faire selon le vœu du Pape François « l’expérience vivante de l’amour de Dieu. »

 

Un pèlerinage seul ou accompagné, des temps d’adoration, de méditation, l’accès aux sacrements de l’eucharistie et de la réconciliation, des actes de pénitence et de miséricorde sont proposés pour réaliser cette démarche jubilaire. Et cerise sur le gâteau, possibilité de recevoir l’indulgence plénière. Cette indulgence qui est pur don gratuit de Dieu et de sa miséricorde. De quoi s’agit-il ? Permettez-moi de prendre un exemple :  un petit garçon vient de casser une assiette dans la cuisine.  Tout penaud il va trouver sa maman, explique sa bêtise et demande pardon. La maman est furieuse mais prise de compassion elle va lui pardonner (c’est la confession).  Le petit garçon nettoie tout, ramasse les débris (c’est la pénitence proposée par le prêtre). Mais il n’en reste pas moins que l’assiette est cassée (les conséquences dues au péché, ces « résidus » qui appellent une réparation complète.

 

L’indulgence plénière répare tout, elle remet les conséquences du péché, alors que la confession nous réconcilie avec Dieu notre Père infiniment bon et miséricordieux.

L’indulgence est la remise devant Dieu de la peine temporelle due par les péchés dont la faute est déjà effacée, que le fidèle bien disposé, et à certaines conditions définies, obtient par le secours de l’Église.

 

Comment obtenir cette indulgence : en  se rendant en pèlerinage auprès d’un lieu lié au Jubilé, en participant à une messe et en communiant, en vivant le sacrement de pénitence, en participant aux œuvres dites de miséricorde et en priant aux intentions du Pape.

 

Tout cela nous pourrons le vivre ensemble le Dimanche 27 Avril dans une grande démarche jubilaire que nous vous proposerons pour les 3 clochers des Saint Curé d’Ars, Saint Étienne de Boujan et Saint Joseph. Réservez cette date, ce sera un grand moment pour notre ensemble paroissial. D’ici là faisons route avec Pierre, Jacques et Jean, allons sur la montagne à la rencontre du Transfiguré, plongeons-nous dans la lumière fulgurante de Jésus afin d’être transfiguré à notre tour et de répandre sa lumière autour de nous. Belle montée vers Pâques !

                                                                                                Père Alain (St Joseph)

L’Association des Romieux de Béziers

 

L’Association des Romieux de Béziers

Bureau

 

Association a été constituée lors de l’Assemblée Générale du 12 septembre 2015

Le président fondateur fut Monsieur Jean Lauze, André Bigot lui succéda le 13 octobre 2017, et Sylvie Terrier le 9 avril 2025.

 

BUT

 

Participer à la réhabilitation de la voie historique de la Plaine du Languedoc Roussillon, depuis Montpellier jusqu’à Azille dans l’Aude, en œuvrant au développement et au rayonnement du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Elle assure un accueil chrétien des marcheurs, l’écoute, un partage en confiance et en toute liberté, dans le don et sans logique commerciale, dans l’esprit du chemin de Saint-Jacques de Compostelle, apportant par là une assistance et des services aux pèlerins au plan culturel, artistique et spirituel et concourant à la mise en valeur du patrimoine.

 

ACTION

 

1) proposer et organiser un itinéraire moderne respectant les étapes historiques, et apporter une aide, sous toutes les formes, aux pèlerins souhaitant aller à Compostelle en utilisant cette voie ;

2) développer, en relation avec cette voie, la connaissance des dimensions culturelle, artistique et religieuse du pèlerinage compostellan, tant dans son histoire que dans son actualité, au bénéfice aussi bien de ses adhérents que de toutes personnes intéressées.

3) elle  n’a pas d’activité lucrative et son fonctionnement n’est pas au profit d’un cercle restreint, mais ouvert à tous ceux.

 

ACTIVITÉS

 

– délivrance de créanciales ;

– accueil des pèlerins à Béziers ;

– aménagement du gîte pour pèlerins ;

– toutes recherches sur le pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle et sur les vestiges et témoignages existants, sur l’itinéraire de la voie de du Piémont Pyrénéen ;

– sauvetage et restauration des sites et vestiges jacquaires, protégés ou non, et, dans tous les cas, en collaboration ou avec le conseil des services publics compétents ;

– informations sur le pèlerinage d’aujourd’hui ainsi que sur le mouvement et l’histoire jacquaires, notamment par le moyen de techniques et médias modernes.

– découverte du patrimoine culturel et religieux de Béziers en particulier : la Cathédrale, les églises Saint Aphrodise, Sainte Madeleine, Saint Jacques et la Chapelle des Pénitents.

 

CHARTES

 

Une charte de l’hospitalier définit l’esprit qui doit animer les bénévoles, qui se relaient au gîte,  et favoriser un climat sympathique et convivial. Le Gîte dénommé : «  Bon Camino  « , est mis à disposition par la ville de Béziers, et ce, toute l’année.

 

Quant au pèlerin, une charte lui rappellera qu’il n’est que de passage et que ceux qui lui succèderont souhaitent trouver un lieu propre et accueillant. La « participation libre » ou « donativo », sera la règle mais cela ne signifie pas gratuité, car tout a un coût. En tout état de cause chacun devra donner selon ses moyens.

 

RESCRIT FISCAL

 

Depuis le 18 juillet 2019 l’association est reconnue d’intérêt général et permet à ses adhérents qui font un don de bénéficier d’un reçu fiscal (75% sont déductibles de l’impôt sur le revenu).

 

Hommage le jour des obsèques d’André Bigot, le 11 mars 2025

 

Hommage le jour des obsèques d’André Bigot, le 11 mars 2025

décédé le 4 mars 2025 à l’âge de 77 ans

 

Plus on marche sur les chemins, et notamment ceux qui conduisent à Saint-Jacques de Compostelle, plus on a envie d’y revenir et c’est ce que tu as fait encore l’an dernier, entraînant avec toi bien des Amis et même tes filles et tes petits-enfants. Ce fut une joie extrême pour toi. Mais désormais, on ne trouvera plus, sur ta page Facebook, tes riches récits de tes escapades et les photos qui nous réjouissaient tant …

 

Tu as surtout appliqué ce que des pèlerins mettent en pratique, rendre ce que le chemin leur a apporté : se retrouver avec soi-même, partager avec d’autres marcheurs, découvrir des paysages et le patrimoine religieux qui le jalonne. C’est ainsi que le samedi 13 octobre 2017 tu prenais le relai  de Jeannot Lauze à la présidence des Romieux de Béziers et devenant, de fait, le nouveau responsable du gîte Bon Camino, locaux mis à disposition par la mairie, rue de la Tible et maintenant route de Sérignan.

 

Tu as pris à cœur cette mission, avec un seul objectif : Bien accueillir les pèlerins et leur assurer les meilleures conditions de séjour à cette étape. André, tu en faisais une obligation ! Tu savais pouvoir compter sur des hospitaliers et en particulier sur le fidèle Jean-René.

 

Il n’y a qu’à lire le livre d’or mis à leur disposition pour connaître leurs avis : En plus du confort et des aménagements, dans les remerciements, étaient souvent cités : la qualité de l’accueil, la disponibilité, l’attention aux demandes, les conseils prodigués, l’authentique esprit du chemin, etc.

 

Une de tes préoccupations était l’absence de balisage de la voie du Piémont-Pyrénéen, entre Montpellier et Béziers, pas encore réalisé par le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de l’Hérault. La raison de ton mécontentement était aussi le fait que les pèlerins se perdaient dans la nature. Il n’était pas rare que tu partes les récupérer avec ta voiture au milieu des vignes ou des bois. Mais aussi de la mauvaise réputation donnée à cette voie qui passe par la plaine.

Avec tous ceux que tu as connus tu as fait tant de choses, nous avons mangé, bu ensemble, nous avons partagé les soucis et les aléas de la vie avec toi, fait tant de projets et voilà que maintenant tu nous as quittés.

Il y a tant de choses encore que tu aurais voulu que l’on fasse ensemble. Nous voudrions nous souvenir de toi, continuer de travailler à tout ce que tu attendais, à tout ce que tu espérais.

Être fidèle à toi André c’est de continuer de vivre. C’est de continuer de vivre comme tu aurais vécu, et le vivre avec nous. Transmettre ton sourire, ta voix, ton message, prolonger ce que tu as laissé …

Notre amitié, notre affection et notre espérance s’en iront te rejoindre là où désormais tu nous attends.

 

Serge Malbec, ancien délégué diocésain de la pastorale du Chemin de Saint Jacques de Compostelle

 

Vaincre les tentations…

Vaincre les tentations…

Dans l’Évangile, nous retrouvons le récit des tentations de Jésus au désert. Le tentateur se présente à lui en commençant par le flatter : « Si tu es Fils de Dieu… » Lorsqu’il s’approche de nous, il utilise la même technique en flattant notre orgueil, notre désir de liberté et d’indépendance : « Fais donc ce qui te plait ; ainsi tu pourras retrouver ta dignité et ta liberté ». En fait, cette tentation nous conduit à une impasse qui nous détourne de l’amour de Dieu.

Aujourd’hui, Jésus nous apprend qu’être fils de Dieu, c’est nous laisser conduire par Dieu sans lui imposer nos moyens, c’est lui faire une totale confiance sans vouloir lui imposer des garanties, sans espérer de merveilleux prodiges qui nous détourneraient de nos luttes et de nos engagements. A chacune des tentations, Jésus répond par une parole de la Bible : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain… C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras et à lui seul tu rendras un culte… ». « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu… ».

C’est ainsi que Jésus a été victorieux face au tentateur. Pendant ce Carême, il veut nous associer à sa victoire. Il nous apprend à être entièrement tournés vers Dieu et à nous nourrir de sa Parole chaque jour. Le carême est là pour nous rappeler que nous sommes engagés dans un combat contre les forces du mal. Mais dans ce combat, nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur est là et nous pouvons toujours compter sur Lui. Nous pouvons aussi nous tourner vers Marie, notre maman du ciel. Avec elle, il n’y a pas de situation désespérée. Quand tout va mal, nous pouvons toujours compter sur elle. Quand nous sommes en manque de paix et de joie, elle est là. Et comme à Cana, elle le dit à son Fils. Et Jésus nous invite à « puiser à la Source » de celui qui est l’amour, la paix et la joie. Et quand nous sommes tombés au plus bas, elle se baisse pour nous relever. Elle qui a misé toute sa vie sur l’amour, elle nous aide à nous remettre debout pour reprendre notre route à la suite du Christ.

Sur cette route, le Seigneur est là, il nous donne le vrai pain de vie qui vient renouveler notre cœur, il nourrit notre foi, fait grandir l’espérance et nous donne la force d’aimer ; apprenons à toujours avoir faim du Christ, seul pain vivant et vrai et de toute parole qui sort de sa bouche.

Bonne marche vers Pâques, bon carême.

Jean-Jacques Maffezzoni
membre du CPP de Bonne Nouvelle

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LE CARÊME 2025

Le Saint-Siège


MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LE CARÊME 2025


Marchons ensemble dans l’espérance


Chers frères et sœurs,


avec le signe pénitentiel des cendres sur la tête, nous commençons le pèlerinage annuel du Saint
Carême dans la foi et dans l’espérance. L’Église, mère et maîtresse, nous invite à préparer nos
cœurs et à nous ouvrir à la grâce de Dieu pour que nous puissions célébrer dans la joie le
triomphe pascal du Christ-Seigneur, sur le péché et sur la mort. Saint Paul le proclame : « La mort
a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » ( 1
Co 15, 54-55). En effet, Jésus-Christ, mort et ressuscité, est le centre de notre foi et le garant de
la grande promesse du Père qu’est la vie éternelle déjà réalisée en son Fils bien-aimé (cf. Jn 10,
28 ; 17, 3). [1]


Je voudrais proposer à l’occasion de ce Carême, enrichi par la grâce de l’année jubilaire,
quelques réflexions sur ce que signifie marcher ensemble dans l’espérance, et découvrir les
appels à la conversion que la miséricorde de Dieu adresse à tous, en tant qu’individus comme en
tant que communautés.


Tout d’abord, marcher. La devise du Jubilé, “pèlerins de l’espérance”, nous rappelle le long
voyage du peuple d’Israël vers la Terre promise, raconté dans le livre de l’Exode : une marche
difficile de l’esclavage à la liberté, voulue et guidée par le Seigneur qui aime son peuple et lui est
toujours fidèle. Et nous ne pouvons pas évoquer l’exode biblique sans penser à tant de frères et
sœurs qui, aujourd’hui, fuient des situations de misère et de violence, partant à la recherche d’une
vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs êtres chers. Un premier appel à la conversion
apparaît ici car, dans la vie, nous sommes tous des pèlerins. Chacun peut se demander :
comment est-ce que je me laisse interpeller par cette condition ? Suis-je vraiment en chemin ou
plutôt paralysé, statique, dans la peur et manquant d’espérance, ou bien encore installé dans ma
zone de confort ? Est-ce que je cherche des chemins de libération des situations de péché et de
manque de dignité ? Ce serait un bon exercice de Carême que de nous confronter à la réalité concrète
d’un migrant ou d’un pèlerin, et de nous laisser toucher de manière à découvrir ce que
Dieu nous demande pour être de meilleurs voyageurs vers la maison du Père. Ce serait un bon
“test” pour le marcheur.


En second lieu, faisons ce chemin ensemble. Marcher ensemble, être synodal, telle est la
vocation de l’Église. [2] Les chrétiens sont appelés à faire route ensemble, jamais comme des
voyageurs solitaires. L’Esprit Saint nous pousse à sortir de nous-mêmes pour aller vers Dieu et
vers nos frères et sœurs, et à ne jamais nous refermer sur nous-mêmes. [3] Marcher ensemble
c’est être des tisseurs d’unité à partir de notre commune dignité d’enfants de Dieu (cf. Ga 3,26-28) ;
c’est avancer côte à côte, sans piétiner ni dominer l’autre, sans nourrir d’envies ni d’hypocrisies,
sans laisser quiconque à la traîne ou se sentir exclu. Allons dans la même direction, vers le même
but, en nous écoutant les uns les autres avec amour et patience.


En ce Carême, Dieu nous demande de vérifier si dans notre vie, dans nos familles, dans les lieux
où nous travaillons, dans les communautés paroissiales ou religieuses, nous sommes capables
de cheminer avec les autres, d’écouter, de dépasser la tentation de nous ancrer dans notre
autoréférentialité et de nous préoccuper seulement de nos propres besoins. Demandons-nous
devant le Seigneur si nous sommes capables de travailler ensemble, évêques, prêtres, personnes
consacrées et laïcs, au service du Royaume de Dieu ; si nous avons une attitude d’accueil, avec
des gestes concrets envers ceux qui nous approchent et ceux qui sont loin ; si nous faisons en
sorte que les personnes se sentent faire partie intégrante de la communauté ou si nous les
maintenons en marge. [4] Ceci est un deuxième appel : la conversion à la synodalité.


Troisièmement, faisons ce chemin ensemble dans l’espérance d’une promesse. Que l’ espérance
qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5), le message central du Jubilé [5], soit pour nous l’horizon du
chemin de Carême vers la victoire de Pâques. Comme nous l’a enseigné le Pape Benoît XVI dans
l’encyclique Spe salvi : « L’être humain a besoin de l’amour inconditionnel. Il a besoin de la
certitude qui lui fait dire : “Ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni
l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous
séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ” ( Rm 8, 38-39) ». [6] Jésus, notre amour et
notre espérance, est ressuscité, [7] il vit et règne glorieusement. La mort a été transformée en
victoire, et c’est là que réside la foi et la grande espérance des chrétiens : la résurrection du
Christ !


Et voici le troisième appel à la conversion : celui de l’espérance, de la confiance en Dieu et en sa
grande promesse, la vie éternelle. Nous devons nous demander : ai-je la conviction que Dieu
pardonne mes péchés ? Ou bien est-ce que j’agis comme si je pouvais me sauver moi-même ?
Est-ce que j’aspire au salut et est-ce que j’invoque l’aide de Dieu pour l’obtenir ? Est-ce que je vis
concrètement l’espérance qui m’aide à lire les événements de l’histoire et qui me pousse à
m’engager pour la justice, la fraternité, le soin de la maison commune, en veillant à ce que
personne ne soit laissé pour compte ?

Sœurs et frères, grâce à l’amour de Dieu en Jésus-Christ, nous sommes gardés dans l’espérance
qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5). L’espérance est “l’ancre de l’âme”, sûre et indéfectible. [8] C’est en
elle que l’Église prie pour que « tous les hommes soient sauvés » ( 1Tm 2,4) et qu’elle attend
d’être dans la gloire du ciel, unie au Christ, son époux. C’est ainsi que s’exprime sainte Thérèse
de Jésus : « Espère, ô mon âme, espère. Tu ignores le jour et l’heure. Veille soigneusement, tout
passe avec rapidité quoique ton impatience rende douteux ce qui est certain, et long un temps
très court » ( Exclamations de l’âme à son Dieu, 15, 3). [9]


Que la Vierge Marie, Mère de l’Espérance, intercède pour nous et nous accompagne sur le
chemin du Carême.


Rome, Saint-Jean-de-Latran, 6 février 2025, mémoire de Saint Paul Miki et ses compagnons,
martyrs.


FRANÇOIS


_____________________________________
[1] Cf. Lett. enc. Dilexit nos (24 ottobre 2024), n. 220
[2] Cf. Homélie de la messe de canonisation des Bienheureux Giovanni Battista Scalabrini e
Artemide Zatti, 9 octobre 2022.
[3] Cf. Idem.
[4] Cf. Ibid.
[5] Cf. Bulle Spes non confundit, n. 1.
[6] Lett. enc. Spe salvi (30 novembre 2007), n. 26.
[7] Cf. Séquence du dimanche de Pâques.
[8] Cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 1820.
[9] Idem., n. 1821.
Copyright © Dicastero per la Comunicazione – Libreria Editrice Vaticana