Seigneur est sans doute le mot le plus utilisé de la messe ; il désigne plusieurs personnes. Un nom qui désigne plusieurs personnes, à première vue ce n’est pas très logique ! Pourtant dans les textes et les oraisons de ce 2ème dimanche de l’Avent « Seigneur » est invoqué 12 fois et dans l’ordinaire de la messe de 45 à 50 fois. Cela fait beaucoup !
Si nous prêtons l’oreille, « écoute Israël », l’ambigüité se lève simplement : la prière de l’offertoire dit « … Seigneur viens par ta grâce à notre secours… par le Christ notre Seigneur ». Nous demandons au Père par le Fils. Presque toutes les prières de la liturgie sont sur ce modèle proposé par Jésus « ce que vous demanderez au Père en mon nom… ». Parfois l’identification du Seigneur est directe : « Je crois en Jésus Christ, son Fils unique, Notre Seigneur » (symbole des apôtres) et « Je crois en l’Esprit Saint qui est Seigneur » (symbole de Nicée Constantinople). La liturgie de la messe nous introduit ainsi au mystère de la Trinité: un seul Dieu, en trois personnes, un seul Seigneur, dont les trois mystérieux personnages qui visitèrent Abraham peuvent être l’image : « il vit trois hommes … il dit Seigneur… ». Ce récit biblique (Gn18) passe plusieurs fois du pluriel au singulier.
Nous sommes les héritiers d’une longue tradition : Les juifs ne prononçaient pas le nom de Dieu « Yahvé », ils utilisaient un substitut « adonaï » traduit en grec par Kurios (Kyrie eleison), en latin par Dominus (Dominus vobiscum) et en français par Seigneur.
Le Seigneur soit avec nous, « Lui qui est, qui était et qui vient ».
Pierre Gondard, EAP
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L’Évangile de ce dimanche relate l’ultime conversation de Jésus, avant sa mort, avec les deux larrons.
– Quelle confiance en Dieu et quel respect pour Marie, quand Joseph accepta de la prendre pour épouse alors qu’elle portait un enfant qui n’était pas de lui.
Dans l’Évangile de ce jour, Jésus nous dresse un tableau rempli d’images catastrophiques qui précèderont sa venue dans la gloire. Quand nous regardons autour de nous ces paroles sont toujours d’actualité. Mais Jésus nous demande de garder confiance, de ne pas céder à la peur « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu … c’est par votre espérance que vous obtiendrez la vie ». Oui, le Christ vient tous les jours nous rencontrer dans nos vies, nous réchauffer de son soleil d’amour pour qu’à notre tour nous le fassions rayonner sur les plus faibles, les plus fragiles afin de les réchauffer de sa tendresse et de les aider à retrouver la joie de vivre. Dieu nous aime infiniment et ne nous abandonne pas. Il compte sur nous pour tous ces gestes de solidarité, de fraternité, de secours, de réconfort envers nos frères ; Tous ces gestes qui manifestent son salut et sa victoire sur le mal.
Les Lycéens à Taizé du 23 au 27 octobre 2022
Les cloches invitent ensuite à rejoindre l’église pour la prière de midi, puis tous convergent ensuite vers le lieu de la distribution du repas. Temps libre ou chorale puis partage en petits groupes. A Taizé tout le monde participe aux tâches quotidiennes et communes. Après le goûter des ateliers au choix sont proposés jusqu’au repas du soir. Un « secret de Taizé » ? Il n’y aura jamais de « spiritualité de Taizé », jamais de « théologie de Taizé » (Fr. Roger). Pour la troisième fois de la journée les cloches nous convient à la prière du soir puis peu à peu, plus ou moins laborieusement au goût des adultes accompagnateurs (!!!) le repos de la nuit gagne la colline…
Samuel répond par trois fois à son maître « Tu m’as appelé, me voici » (1 S 3). Réponse d’obéissance. Il faudra encore une fois de plus pour répondre au Seigneur. Jeune adulte, j’ai répondu à de nombreux appels de prêtres ou même d’élèves à me mettre au service des jeunes en travaillant comme Conseiller Principal d’Éducation en collège, comme animateur en aumônerie ou dans le scoutisme. Ma vocation était auprès des jeunes. Plus tard, le cours de la vie a fait que j’ai changé d’orientation et que je me mette au service des personnes malades et âgées. Ma vocation était à présent auprès des plus fragiles. Si je répondais facilement à des appels extérieurs, il n’en a pas été de même pour l’appel que j’entendais au plus profond de mon cœur. Durant 17 ans, j’ai nié cet appel en espérant réaliser mon projet de vie : fonder une famille.