LE VIN DANS LA BIBLE…

… texte remis à l’occasion de la conférence en l’église Saint Jacques de Béziers sur le

« Développement des vignobles en Europe tout au long des Chemins de Compostelle
et la transhumance des cépages sur ces mêmes itinéraires
»

diaporama préparé par Jean Paul Amic
journaliste et écrivain gersois, membre de l’association des amis des chemins de Saint-Jacques en Occitanie. 

le 27 juillet 2022 dans le cadre des années Jaquaires

 

La bible parle souvent du pain et du vin ; synonymes de toute nourriture, ils ne sont pas réservés à Israël, ils sont le bien commun des grecs, des romains et de nombreux peuples de l’Antiquité. Dans la Bible, la vigne, le vin et le vigneron sont cités près de 500 fois. Le vin est lié à la sédentarisation.

Il marque l’entrée du peuple élu dans la Terre Promise. En effet, le vin ne joue aucun rôle tant que les hébreux sont un peuple de nomades, de pasteurs. Le nomadisme suppose des déplacements continuels, il n’est pas compatible avec le travail de la vigne.

Origine de la vigne selon la bible :  La plantation de la vigne est attribuée à Noë. Cela se passe après le déluge. Le livre de la Genèse, dans un raccourci saisissant nous dit : « Noë, le Cultivateur, commença de planter la vigne. Ayant bu du vin, il fut enivré » (Gen. 2,20-22) D’autres textes appelés « Targum » nous rapportent aussi que : « Noë commença à être un homme cultivant la terre, et il trouva un cep de vigne que le fleuve avait entraîné du jardin d’Eden. » La vigne poussait donc déjà au paradis terrestre.

La Bible évoque aussi certains travaux d’entretien : tailler, émonder la vigne (Ez. 15,4ss ; Jn.15,2) arracher les herbes, maintenir les murs (Pr. 24, 30ss) arroser la vigne (Is. 27,3).

La vendange est une période de joie (Jg.9,27 ; Is.l6,IOss). Les grappes de raisin étaient coupées au moyen d’une petite serpe. La vendange se faisait dans la joie. On chantait. On dansait.

De cette bruyante gaieté, les écrivains bibliques feront tantôt l’image de la joie la plus saine (Is. 16,10), tantôt l’image du jugement dernier : « Yahvé rugit, il élève la voix… Il pousse le cri des fouleurs de cuve ; à tous les habitants de la terre en parvient le bruit… car il ouvre le procès des nations. » (Jér.16,10)

La préparation du vin  : Les textes bibliques ne nous donnent pas de renseignements d’ordre œnologique. Le vin était mis dans de grandes jarres où il fermentait. On le laissait reposer sur sa lie pour le clarifier (jér.48,11), puis il était trans­vasé dans d’autres.

Symbolisme profane. Nous sommes en présence de deux textes très significatifs :

Le 1er du Livre des Proverbes (31,27) :  « Le vin, c’est la vie pour l’homme, quand on en boit modérément. Quelle vie pour celui qui manque de vin ! Le vin a été créé pour la joie des hommes. Gaieté du cœur et joie de l’âme, Voilà le vin qu’on boit quand il faut et à sa suffisance. »

Le rapport entre le vin et la vie ne peut être dit plus clairement. L’auteur sacré a dû constater la tristesse des gens qui ne boivent pas de vin. Il leur manque quelque chose. L’auteur inspiré aurait pu ajou­ter « une journée sans vin est une journée sans soleil ».

Le 2ème très célèbre, est le verset 15 du Psaume 104 : « Le vin réjouit le cœur de l’homme ».

De l’excellence du vin : Étant donné ce qu’est le vin et son symbolisme, il n’est pas réservé à quelques privilégiés, il est destiné à tous, aux riches et aux pauvres, aux bien portants et aux malades.

St Paul écrit à son disciple Timothée : « Cesse de ne boire que de l’eau, prends un peu de vin à cause de ton estomac et de tes fréquents malaises » (Tim. 5,23)

St Luc, médecin de profession, n’imite pas les hydropathes, en rela­tant la parabole du bon samaritain. Un homme allait de Jérusalem à Jéri­cho ; il est assommé par des brigands. Un brave homme de Samarie le voit, lui porte secours, commence les premiers soins « versant sur les plaies, un mélange d’huile et de vin » (Le. 10,34).

 Symbolisme religieux

La vigne est le symbole d’Israël. Le peuple élu est un plant de vigne que Dieu a arraché d’Égypte pour le transplanter. C’est là un thème fré­quent dans la Sainte Écriture comme dans la littérature rabbinique. « II était une vigne, tu l’arraches d’Égypte, tu chasses les nations pour la plan­ter, devant elle tu fais place nette. Elle prend racine et remplit tout le pays ». Le prophète Isaïe s’exprime ainsi :

La vigne traduit les rapports de Dieu avec son peuple

Celui qui opprime le faible et le pauvre ne boira pas le vin de ses vignes : « Eh bien ! puisque, vous écrasez le faible et que vous lui prenez un tribut sur son blé, ces maisons en pierre de taille que vous avez bâties vous n’y habiterez pas ; ces vignes de choix que vous avez plantées,  vous n’en boirez pas le vin ! car je sais que nombreux sont vos crimes et vos péchés énormes, oppresseurs du juste, extorqueurs de rançons vous qui repoussez le pauvre à la porte. » (Amos 5,11).

Jésus lui-même a bu du vin et du bon. Certes, il était fils de charpen­tier, mais autour de lui, il y avait des vignes et des vignerons. Sur la table, il n’y avait pas que de l’eau. Son entourage et son clan critiquent sa façon de faire car Jésus mange avec les publicains et les pêcheurs.

Une autre métaphore est aussi très parlante, elle est expliquée par St Jean :

Dieu est le vigneron, Jésus est le vrai cep, nous sommes les sarments.

Cette parabole (Jn. 15, 1-8) veut nous dire que nous sommes de la famille de Dieu. Dieu nous rattache à son fils, Jésus ; il nous incorpore à Lui ; il nous greffe sur Lui. Une même sève circule en Jésus et en nous, c’est la vie même de Dieu. Saint Paul expliquera la même réalité à partir de l’image du corps humain : le Christ est la tête, nous sommes les membres.

Le vin aux noces de Cana (jn. 2,1-11)

Jésus est invité à un mariage. Vers la fin du banquet, il n’y a plus de vin. Marie, sa mère, s’en aperçoit ; elle le dit à Jésus ; ce dernier fait remplir d’eau 6 jarres de pierre, destinées aux rites de purification des juifs.

Aussitôt l’eau est changée en vin excellent. Faisons quelques remarques : C’est par ce premier signe que Jésus inaugure sa vie publique c’est-à-dire l’annonce de l’Évangile, de la bonne nouvelle. Cela se passe dans le cadre d’une noce. Dans la Bible, la noce, c’est l’image classique de la fin des temps. La fin des temps, ce n’est pas la misère, la destruction, la mort.

Fontaine à vin d’Irache Depuis 1991, sur le Camino Frances, à environ 2 kilomètres de la sortie d’Estella, en direction de Los Arcos, un écriteau (ci-dessous) vous invite : Pèlerin, si vous voulez arriver à Compostelle avec force et vigueur, de ce grand vin buvez une gorgée et trinquez au bonheur .

 

Le vin et le sang du ChristL’Eucharistie (\ Cor. 11 23-26) « Le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré prit du pain et après avoir rendu grâces, le rompit et dit :  « Ceci est mon corps qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. »

De même après le repas ; il prit la coupe en disant :  « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Toutes les fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi ; chaque fois, en effet, que vous mangez du pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il revienne ».

 

La vigne et le vin annoncent :

La joie : « Aux derniers jours dit le prophète Zacharie (10,7) le cœur des hom­mes aura de la joie comme la donne le vin. »

La paix : « Alors toutes les nations ne lèveront plus d’épée l’une contre l’autre, elles ne feront plus la guerre, chacun restera assis sous sa vigne et sous son figuier, sans personne pour l’inquiéter. » (Mi. 4,4)

La vie : « Yahvé Sabaot préparera pour tous les peuples sur cette montagne un festin de viandes grasses, un festin de bons vins… Il enlèvera le voile de deuil qui voilait tous les peuples, II fera disparaître pour toujours la mort. » (Is. 25,6)

A partir d’un texte du Père Jean MOMPHA, p.s.s.

 

Le chemin de Saint Jacques de Compostelle qui passe par Béziers

Le chemin dit des « Romieux », seul chemin de pèlerinage qui ait servi dans les deux sens, à la fois pour rejoindre Compostelle mais aussi Rome, panneau posé à Bourbaki au bord du chemin .

 Site Internet : https://beziers.catholique.fr/pastorale-du-chemin-de-compostelle/
 Gîte « Bon Camino » rue de la Tible. Appeler le 07 68 77 43 31 gite.boncamino.beziers@gmail.com

 

À Bourbaki à l’occasion du dévoilement du panneau sur le chemin de St Jacques de Compostelle

Robert Ménard, Maire de Béziers a délégué son adjoint, Michel Moulin, pour dévoiler le panneau posé à l’occasion des 3 jours Jacquaires de Béziers, assisté d’André Bigot, Président des Romieux de Béziers, qui gère le gîte* « Bon Camino » des pèlerins.

Serge Malbec, représentant local de la Pastorale de l’évangélisation, sur le chemin de St Jacques de Compostelle, a pris la parole au sujet de la renaissance de ce chemin. Pour lui cette voie identifiée comme celle du Piémont-Pyrénéen (qui trouve son début à Montpellier), n’était pas reconnue officiellement. Bien qu’une étude d’une partie de l’itinéraire ait été conduite en 2010, elle  était restée sans suite. Le 28 janvier 2013, le dossier était relancé par la pastorale du tourisme et du chemin. À la suite, le Conseil Général confiait au Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de l’Hérault la mission de porter le projet du futur GR 78. En 2017 l’étude du tracé des 236 km était présentée. Le 5 avril 2018, le Groupe Homologation et Labellisation (GHL) de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre, après avoir pris connaissance des éléments constitutifs du dossier d’avant-projet d’homologation en GR® 781, donnait un avis favorable pour passer à l’étape « Projet » au plus proche du tracé historique. 

Seuls, le balisage dans son intégralité et l’édition d’un topo guide édité par la FFRP, seront pour les pèlerins qui l’empruntent, l’aboutissement du processus.

En attendant, pour éviter aux pèlerins de se perdre en prenant la direction de Cers, des coquilles ont été mises sur le parcours, pour les guider et rester sur le bon chemin, afin d’arriver à Béziers avec moins de fatigue.

Dans le prolongement du chemin d’Arles, après Montpellier, le passage par la plaine, la voie du Piémont-Pyrénéen, l’itinéraire du GR78, évite aux pèlerins de faire 121 km de plus que par la vallée, à la différence de la via Tolosana qui traverse des parties avec des dénivelés cumulés de montées de 2553 m.

 

* À Béziers la municipalité, a fait équiper dès 2016 un gîte pour recevoir les pèlerins. Contact : 07 68 77 43 31

Résumé de la conférence sur le thème de Béziers la Romaine

coprésentée par Giulia Ciucci et Julie Lescure du  Service Archéologique Municipal de Béziers

Voir les photos   Voir le diaporama de la conférence

L’histoire de Béziers durant l’antiquité est découpée en trois phases chronologiques, que l’on nomme :

  •  Béziers I ou Béziers Grecque, qui débute avec la création de la ville, jusqu’au IIIème siècle avant J.-C. (communication d’Elian Gomez, au mercredi de St. Jacques 2021)
  •  Béziers II ou Béziers « Gauloise », pour les IIème et Ier siècles avant J.-C. La ville se reconstruit après un siècle d’abandon, sur les ruines de Béziers I. L’économie est florissante, notamment grâce à l’artisanat du métal et de la céramique.
  • Béziers III ou Béziers romaine qui s’étend de la création de la colonie romaine jusqu’à l’antiquité tardive. La ville est bien urbanisée, on y retrouve de belles demeures ainsi que nombre d’ateliers d’artisans. La campagne proche est densément occupée puisque plus de 400 points d’occupation entre le milieu du Ier av. et le IIème siècle de notre ère, ont pu être repérés.

***

Les informations dont nous disposons sur la ville romaine de Béziers ne sont pas nombreuses et dans la majorité de cas, elles ne sont pas très parlantes. Grace aux sources épigraphiques et littéraires nous pouvons reconstituer le nom de la colonie : C(olonia) V(rbs) I(ulia) B(aeterrae).

Cette ville de droit romain possédait une parure monumentale très riche : les fouilles de 2013 ont mis au jour un théâtre antique qui se situe à place des Chaudronniers. La structure est adossée contre la colline, en exploitant la pente naturelle du terrain pour l’emplacement des gradins. Le mobilier sorti de la fouille permet de dater ce bâtiment aux premières décennies du Ier siècle après J.-C.

Plus au sud, posé sur la colline Saint Jacques nous retrouvons l’amphithéâtre, seul vestige romaine aujourd’hui encore visible à Béziers. L’amphithéâtre pouvait contenir jusqu’à 14000 spectateurs et sa construction est datée vers la fin du Ier siècle après J.-C.

La ville de Béziers possédait également un forum comme l’ont montré les vestiges retrouvés en 1985-1986 dans la zone des Halles actuels. Ce forum été orné avec des statues représentants la famille impériale : particulièrement célèbres sont les portraits de Béziers, retrouvés en 1844 dans le sous-sol de la maison Gasc (près des Halles) et aujourd’hui conservés au Musée Saint Raymond de Toulouse.

De même, les sources écrites antiques dépeignent Béziers comme une ville très riche.

L’archéologie illustre les propos de ces auteurs antiques, qu’il s’agisse de l’archéologie préventive, menée au quotidien par le service archéologique de la ville, mais aussi grâce aux nouveaux regards que nous pouvons apporter aux fouilles anciennes.

Les fouilles et les diagnostics du centre-ville, et en particulier celles de la Place de la Madeleine, ont permis d’observer que les maisons sont richement décorées, avec de peintures murales, de mosaïques ou encore de dallages de marbre. L’eau arrive dans les maisons sous pression par des canalisations en plomb, et les eaux usées sont évacuées par un réseau complexe d’égouts.

Hors de la ville, dans un contexte extra-urbain, les villae luxueuses prolifèrent : c’est le cas de la villa de Notre Dame de Consolation, au sud de Béziers.

En 1970, lors de la construction de l’autoroute A9, Gilbert Fédière fut chargé par le SRA de procéder à la fouille de sauvetage de la villa. Il consigna méticuleusement dans ses cahiers les découvertes quotidiennes et fit un relevé précis des structures mises au jour. Des nombreux fragments de céramique sigillée sud gauloise et une quantité importante de fragments d’enduits peints caractérisent ce site. Le décor des peintures murales et des céramiques renvoie à une richesse remarquable de cette villa.

Une riche domus a été identifiée lors de la fouille de la place de la Madeleine, en centre-ville.

Elle s’est déroulée de février à novembre 1985. Les fouilles ont permis de mettre au jour un secteur bien urbanisé à la chronologie chargée. Une longue rue, vraisemblablement un axe de circulation important de la ville, a été découverte. Cette rue était bordée de riches maisons, d’ateliers et de magasins. Ces maisons et leurs riches décorations seront détruites à la fin du IIème et au début du IIIème siècle de notre ère. Les matériaux issus de cette destruction seront alors utilisés pour niveler la rue. C’est dans ce contexte, dans les niveaux de remblaiement de la rue, que ces vestiges oint été découverts : fragments d’enduits peints, moulure en stuc, tesselles de mosaïque, briquettes de sol, fragment de fut de colonne…

Une partie des riches peintures murales ont été étudié et publié par Raymond Sabrié, spécialiste de la peinture romaine en Narbonnaise. Les fragments les plus significatifs sont deux panthères qui se font face, assise sur deux culots d’acanthe.

Nous ne sommes qu’au tout début de nos investigations, qui sont régulièrement alimentées par les découvertes du service archéologique de la ville, mais aussi par une nouvelle mise en perspective des fouilles anciennes au regard des connaissances scientifiques actuelles.

Nous redécouvrons Béziers et son histoire.

Giulia Ciucci et Julie Lescure

La grâce d’une vie intérieure

Le 6 août, l’Eglise fête la Transfiguration. Cet épisode de la vie du Christ – raconté dans les évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc – nous laisse entrevoir Jésus dans sa Gloire, nous donne un aperçu du Ciel. Quand cela arrive, Jésus est en prière ; Pierre, Jean et Jacques, qui en sont les témoins, aussi.

“Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.” (Matthieu 17,2)

Dans la prière du Rosaire, la transfiguration est le 4ème mystère lumineux. Comme pour chacun des mystères priés sur une dizaine du chapelet, il est associé à un fruit spirituel : celui de la grâce d’une vie intérieure.
La vie intérieure est nourrie par la prière et le recueillement. Elle nous permet de développer cette relation intime avec Dieu qui se trouve en nous. Dans notre société, nos rythmes quotidiens et la diversité des stimuli extérieurs peuvent rendre parfois difficile l’épanouissement d’une vie intérieure.

L’été – d’autant plus si cela correspond peut être à un temps de vacances – peut devenir la bonne occasion pour ralentir un peu, couper les habitudes et se créer des moments privilégiés avec Dieu.

Et moi, quel temps de prière supplémentaire puis-je m’offrir, régulièrement, cet été ?

  • Quelques minutes pour lire et méditer un passage de la Bible ?
  • La récitation d’un chapelet (ou d’une dizaine du chapelet) au cours d’une balade quotidienne ?
  • Un petit moment de recueillement dans l’église de mon lieu de vacances ?
  • Ou simplement quelques minutes, le matin ou le soir, sans rien faire, assis, en silence, pour prendre conscience de la présence de Dieu en moi et me mettre à son écoute ?

Alice Ollivier pour Hozana.org

 

Image par Benjamin Balazs de Pixabay

 

6 belles expressions bibliques

De très nombreuses expressions de la vie courante sont tirées de la Bible, des récits ou des personnages bibliques (la pomme d’Adam, pleurer comme une Madeleine, être ravitaillé par les corbeaux…) ; certaines mêmes reprennent, quasiment à la lettre, une partie d’un verset. Il nous arrive donc de citer – plus souvent que nous le croyons – la Parole de Dieu.          
Voici 6 expressions qui peuvent nous aider à distiller, l’air de rien, un peu de la sagesse de Dieu dans nos conversations quotidiennes !

 

“Rien de nouveau sous le soleil” … En effet, rien de neuf, puisque cette expression provient de livre de l’Ecclésiaste (ou le Qohélet) qui date de plusieurs siècles avant Jésus Christ :  “Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil.” (Ecclésiaste 1, 9). Une bonne façon de prendre un peu de recul !

“A chaque jour suffit sa peine” : Voici une belle expression qui nous invite à abandonner nos projections angoissantes et à vivre le moment présent. C’est un discours très actuel et pourtant c’est bien Jésus, lui-même, qui nous le délivre dans son sermon sur la montagne : “ Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.” (Matthieu 6, 34)

“Nul n’est prophète en son pays” peut on se dire quand nous pouvons manquer de reconnaissance auprès de nos proches. Jésus nous avait prévenus ! « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.” (Luc 4, 24)

“Tu es la prunelle de mes yeux”. Une jolie phrase à adresser à ceux qui nous sont précieux. C’est d’ailleurs comme cela qu’est qualifiée, à plusieurs reprises dans la Bible, la relation de Dieu à son peuple “Il l’entoure [son peuple], il l’élève, il le garde comme la prunelle de son œil.” (Deutéronome 32,10)

“Deux poids, deux mesures”. Cette expression du livre des Proverbes, qui illustre le manque d’équité, nous rappelle que Dieu le premier rejette l’injustice et la malhonnêteté. “Deux poids, deux mesures : le Seigneur en a horreur !” (Proverbes 20,10)

“Qui sème le vent, récolte la tempête”. Cette expression imagée est aussi belle que forte. Elle reprend les mots du prophète Osée, qui parlait ainsi du peuple d’Israël se détournant de Dieu. « Ils ont semé le vent, ils récolteront la tempête. » (Osée 8, 7)

Alice Ollivier pour Hozana.org

7 citations de saints sur Marie

Durant le mois d’Août, nous fêtons l’Assomption de Marie. C’est l’occasion de davantage prier notre mère et reine du Ciel car comme disait Don Bosco :

“ceux qui font confiance à Marie ne seront jamais déçus”.

 

Voici 7 citations de saints sur la Vierge Marie qui sont autant de raisons de nous rapprocher de celle qui a tant de grâces à nous offrir :

  • “Avec foi, elle écoute la parole de Dieu, l’accueille, la proclame, la vénère, la distribue aux fidèles comme pain de vie et, à sa lumière, elle scrute les signes des temps, interprète et vit les événements de l’histoire.” (saint Paul VI)
  • “Marie peut nous enseigner le silence, comment garder toutes choses dans nos coeurs ainsi qu’elle le fit, comment prier dans le silence de nos coeurs.” (sainte Mère Teresa)
  • “ La Sainte Vierge m’a protégée, même quand je ne la connaissais pas. Même au fond du découragement et de la tristesse, quand j’étais esclave, je n’ai jamais désespéré, parce que je sentais en moi une force mystérieuse qui me soutenait.” (sainte Joséphine Bakhita)
  • “ L’imitation de Marie n’est pas différente de l’imitation du Christ, pour la simple raison que Marie fut la première à imiter le Christ, qu’elle fut le premier et le plus parfait portrait du Christ. C’est pour la même raison que l’imitation de Marie n’est pas seulement affaire de femme, mais le devoir de tous les chrétiens. Pour les femmes cependant, cette voie est toute particulièrement précieuse puisqu’elle les conduit à une image du Christ qui est propre à leur féminité” (Edith Stein ; sainte bénédicte de la Croix)
  • “ Tout ce que le Fils demande au Père lui est accordé. Tout ce que la Mère demande au Fils lui est pareillement accordé.” (saint curé d’Ars)
  • “ Marie offre Le Fils : elle est la Vierge de l’offrande totale et du don de soi. Parce qu’elle est propriété parfaite de Jésus, et que Jésus est Dieu et lui-même propriété du Père Éternel. ” (saint Maximilien Kolbe)
  • “Je souhaiterais avoir une voix assez forte pour dire à tous les pécheurs du monde d’aimer Marie. Elle est l’océan que l’on doit traverser pour atteindre Jésus. “ (saint Padre Pio)

Alice Ollivier pour Hozana.org

Concert de l’Ensemble Vocal Tutti, le 6 juillet 2022

L’Ensemble Vocal Tutti a vu le jour en septembre 2013.

Composé initialement de chanteurs amateurs, il s’est récemment adjoint des professionnels enthousiasmés par la dynamique insufflée par Antoine Miannay.

L’ensemble fait preuve d’une sincère cohésion amicale qui lui a permis de traverser les épreuves liées aux difficultés sanitaires en produisant des concerts dès la levée des restrictions officielles.

Voir les photos        Voir les Vidéos
Astuce : cliquez sur une photo puis sur pour voir la légende

Programme

Ubi caritas

Maurice Duruflé (1902-1986)

Bogoroditse Devo

Sergei Rachmaninov (1873-1943)

Christus factus est

Anton Bruckner (1824-1896)

Stabat mater D 175

Franz Schubert (1797-1828)

Ständchen

Franz Schubert (1797-1828)

Tantum Ergo K 142

Wolfgang A. Mozart (1756-1791)

 Credo RV 591, Credo, Et incarnatus est, Crucifixus,
Et resurrexit

Antonio Vivaldi (1678-1741)

Messe en fa mineur op. 159
Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Benedictus, Agnus Dei

Josef Rheinberger (1839-1901)

 

 

EXPÉRIENCE DE LA NUIT

Par Joseph Bremond

Après ce survol historique dans l’Art Roman et l’Art Gothique, nous vous proposons en conclusion de la soirée, un temps dédié à la nuit et à la lumière.

D’abord, quelques instants de silence… et de nuit.

Nous allons éteindre les éclairages pour nous retrouver dans une certaine obscurité. En cette période des nuits les plus courtes de l’année, nous ne serons que dans la pénombre.

Nous vous proposons d’expérimenter votre présence dans cet espace de pierre, une découverte d’un lieu dans des conditions particulières de silence et de pénombre.

Laissez monter en vous les sensations offertes par cette architecture, soyez attentifs à vos réactions intimes…

Nous écouterons ensuite un poème mystique de Jean de la Croix : La Nuit Obscure ;

Et après quelques instants encore de silence, nous nous laisserons enchanter par la voix d’un jeune garçon.

Enfin nous célèbrerons le Lucernaire, ce chant de l’allumage des lampes, accompagné de lumière, de beaucoup de lumière.

LUCERNAIRE Hymne « Lumière joyeuse »

L’hymne ‘Lumière joyeuse ’, qui est la plus ancienne hymne chrétienne conservée (IIème ou IIIème siècle), fait partie intégrante de l’Office orthodoxe des vêpres. 

Le Lucernaire, du latin Lucernarium (c’est-à-dire : allumage des lampes) est le rite d’allumage des lampes dans les offices du soir (vêpres ou complies). 

Il retrouve une certaine faveur à la suite du Concile Vatican II et la réforme de l’Office divin (ou Liturgie des Heures).

Joyeuse lumière, splendeur éternelle du Père.
Saint et bienheureux Jésus Christ !
Venant au coucher du soleil
Contemplant la lumière du soir
Nous chantons le Père et le Fils,
Et le Saint Esprit de Dieu.
Nous Te chantons, Ressuscité,
Toi qui surgis des ténèbres du tombeau
Étoile du matin qui devance l’aurore
Dont l’éclat resplendit jusqu’au monde nouveau.
Reste avec nous, Seigneur,
Car déjà le jour baisse
Illumine nos yeux au soir de cette Pâques
Toi la lumière qui ne connaît pas de couchant

 

NUIT OBSCURE NOCHE OSCURA

POÉSIE DE SAINT JEAN DE LA CROIX

Texte en espagnol lu par Gladys Madera-Lozanos pour la 1ère et 8ème strophe
en français lu parJacques Biau pour les strophes 1 à 4
par Sœur Françoise pour les strophes 5 à 8

 

1 Dans une nuit obscure,
Par un désir d’amour tout embrasée
Oh ! l’heureuse aventure !
Je sortis sans être vue,
Ma maison étant désormais apaisée.

En una noche oscura
con ansias en amores inflamada
oh dichosa ventura !
salí sin ser notada
estando ya mi casa sosegada,

 2 Dans l’obscure et en sûreté,
Par l’échelle secrète déguisée
Oh ! l’heureuse aventure !
A l’obscure et en cachette,
Ma maison étant désormais apaisée.

3 Au sein de la nuit bénie,
En secret – car nul ne me voyait,
Ni moi je ne voyais rien
Sans autre lueur ni guide
Hors celle qui brûlait en mon cœur

4 Et celle-ci me guidait,
Plus sûre que celle du midi,
là où m’attendait
Que je connaissais déjà,
Sans que nul en ce lieu ne parût.

 5 Ô nuit qui m’a guidée !
Ô nuit plus aimable que l’aurore !
Ô nuit qui as uni
L’Aimé avec son aimée,
L’aimée en son Aimé transformée

6 Sur mon cœur couvert de fleurs,
Qui entier pour lui seul se gardait,
Là il s’endormit
Et moi je le caressais,
Et l’éventail de cèdres aérait

7 L’air du créneau,
Quand moi j’écartais ses cheveux,
De sa main sereine,
Au cou me blessait,
Et tous mes sens tenait en suspend

8 Je me tins coi, dans l’oubli,
Le visage penché sur l’Aimé.
Tout cessa. Je m’abandonnai,
Abandonnant mon souci,
Parmi les lis, oublié.

Quedéme y olvidéme
el rostro recliné sobre el amado ;
cesó todo, y dejéme
dejando mi cuidado
entre las azucenas olvidado.