1er JANVIER 2023 :
SOLENNITÉ DE MARIE MÈRE DE DIEU ET JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX
Le huitième jour après la nativité du Seigneur « Noël », l’Église Universelle célèbre la solennité de Marie Mère de Dieu. A cette même occasion, par heureuse coïncidence, nous nous réjouissons de célébrer le 1er janvier 2023, premier jour de l’année qui marque la 56ème journée mondiale de la paix.
En effet, la solennité de Sainte Marie Mère de Dieu est pour nous chrétiens catholiques, une façon toute particulière de proclamer haut et fort notre foi et de ce fait, rendre grâce à Dieu pour le don de Marie à l’Église, femme choisie entre toutes les femmes pour donner au monde le Sauveur, Jésus Christ. Par son « FIAT », elle a accepté de participer de manière décisive à l’accomplissement du dessein du salut de Dieu pour l’humanité entière. Ainsi, « celui qu’elle conçu comme homme du Saint Esprit et qui est devenu vraiment son Fils selon la chair, n’est autre que le Fils éternel du Père », Dieu fait homme. C’est pour cette raison que » l’Église confesse que Marie est vraiment Mère de Dieu (Théotokos) ».
En célébrant en ce début de la nouvelle année 2023, la solennité de Marie Mère de Dieu, confions le monde entier en proie à des défis sécuritaires et sanitaires à la Vierge Marie, Mère de Dieu – Notre Dame de la paix, qu’elle intercède pour nous et pour la paix à travers le monde.
JOYEUX NOËL ET HEUREUSE ANNÉE 2023 !
Sœur Béatrice NTABAJANA (EAP)
Dans la nuit les bergers ont décelé une étoile qui brillait, ils l’ont suivie jusqu’à la crèche.
Un texte de l’Évangile que l’on peut lire comme une description de ce qui s’est passé historiquement (bien sûr, avec les lunettes de la propre idée théologique d’un tel Évangéliste), mais on peut le regarder aussi comme un enregistrement indirect de la vie communautaire dans quelle l’évangéliste vivait et avait sa propre expérience de la vie chrétienne. Il me semble que dans le texte d’aujourd’hui on voit cette situation lorsque l’ange dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie … ». Pour moi, personnellement, c’est un peu la même expérience que celle de la communauté de St. Jean, lorsque Jésus dit sur la croix à son disciple bien aimé : « Voici ta mère. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui ». « Prendre chez soi » Marie dans le sens spirituel, dans sa vie de foi, je crois que c’était justement, une expérience importante autant de la communauté de Mathieu que de celle de Jean. Mais qu’est-ce que cela signifie « la prendre chez soi » ? En gros, il s’agit de l’inviter, de s’ouvrir à sa présence dans son propre cheminement spirituel. Je voudrais partager avec vous ma fascination récente, d’un texte d’un prêtre français Gabriel-Marie Jacquier (1906 – 1942). Il a écrit un petit journal de sa vie mariale : Les Carnets Noirs. Le texte est court, mais la profondeur et la simplicité sont frappantes. Selon Gabriel Marie Jacquier, l’eau de baptême symbolise le sein de la Vierge Marie et selon lui, nous sommes plongés non uniquement en Christ, mais aussi en elle. Gabriel-Marie ne propose pas une nouvelle piété dans le sens actif – qu’il faut faire telle ou telle chose : « Vivre en Marie, ce n’est pas une faveur spéciale, mais un fait auquel nous devons nous adapter » … quand même : « La vie de la grâce, comme toute vie, est une génération. Notre vie surnaturelle consiste donc à écarter tout ce qui peut nous arracher du sein maternel, et à nous maintenir bien attachés par la foi, l’espérance et la charité … ». Jacquier est moderne, il regarde la vie spirituelle, non comme ce que nous pouvons maitriser par nous-mêmes, au contraire : « Ici nous sommes vraiment ‘ in sinu Matris ‘. La grande partie de notre vie intérieure est de l’implicite, de l’inconscient, comme le petit caché dans le sein de sa mère ». Mais quel est l’objectif de cette vie mariale dans son sein ? Jésus y est resté pendant neuf mois : « Restons donc ainsi unis à Marie, toujours, sans interruption, et elle formera Jésus en nous ».

Es-tu celui qui doit venir ? C’est la question des gens qui accourent vers Jean Baptiste. Question toujours d’actualité, es-tu celui qui doit venir ? Venir où ? Venir de la part de qui et surtout venir pour quoi faire ?
Seigneur est sans doute le mot le plus utilisé de la messe ; il désigne plusieurs personnes. Un nom qui désigne plusieurs personnes, à première vue ce n’est pas très logique ! Pourtant dans les textes et les oraisons de ce 2ème dimanche de l’Avent « Seigneur » est invoqué 12 fois et dans l’ordinaire de la messe de 45 à 50 fois. Cela fait beaucoup !
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L’Évangile de ce dimanche relate l’ultime conversation de Jésus, avant sa mort, avec les deux larrons.