Une autre PRÉSENCE
40 jours après Pâques nous célébrons la fête de l’Ascension. Jésus s’est manifesté plusieurs fois aux Apôtres, il leur a annoncé son départ au ciel, sa mission étant terminée. Il leur a promis une force celle de l’Esprit-Saint qui doit faire d’eux des témoins à Jérusalem et jusqu’aux extrémités de la terre.
La mission de Jésus sur cette terre s’achève, Jésus monte au ciel. Le ciel n’étant pas l’espace observé au-dessus de nos têtes mais bien plutôt un espace spirituel celui de l’immensité de Dieu, présence universelle et éternelle. Et voilà que Jésus passe le relai aux Apôtres. L’ascension est l’envoi en mission adressé aux apôtres comme aux hommes de tous les temps, il est l’articulation entre le désir du ciel et le service des hommes.
Le départ de Jésus au ciel ne veut pas dire abandon ou fin de règne. Certes Jésus n’est plus là physiquement mais il est là de bien d’autres manières, n’a-t-il pas dit : « moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
Jésus nous le rencontrons dans la Parole de Dieu, dans les sacrements, l’eucharistie en particulier, il est également auprès de ceux qui prient, seuls ou en communauté, il est là quand deux ou trois sont réunis en son nom ; il est là dans son Eglise.
Désormais ce sont les Apôtres qui vont devoir poursuivre la mission de Jésus : « Allez, proclamez la Bonne Nouvelle, faites des disciples » leur dit Jésus. Ils vont faire l’expérience d’un peu de la grandeur et de la magnificence de Dieu. Ils auront des joies mais aussi des peines, des réussites et des échecs.
Alors à notre tour comment vivre cette Ascension, sinon en étant le plus possible la présence de Jésus là où nous sommes. Peut-être en reprenant cette prière d’un anonyme du XV° siècle :
– Christ n’a pas de mains, il n’a que nos mains pour faire son travail d’aujourd’hui,
– Christ n’a pas de pieds, il n’a que nos pieds pour conduire les hommes sur son chemin,
– Christ n’a pas de lèvres, il n’a que nos lèvres pour parler de lui aux hommes.
Nous sommes la seule Bible que le public lit encore. Nous sommes le dernier message de Dieu écrit en actes et en paroles.
Jésus a pris le risque de nous faire confiance ? Alors, Allons de l’Avant ; « Il est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »
Belle montée vers la fête de Pentecôte.
Père Alain

Jésus précise trois fonctions du Paraclet, de l’Esprit Saint, auprès de ses disciples que nous sommes et auprès de l’Église : enseigner, témoigner de lui et habiter le cœur des disciples. Le Paraclet, dit Jésus, est l’Esprit de vérité. Il enseigne à suivre Jésus, à garder ses commandements. Il rappelle ce qu’a dit Jésus. Il est une mémoire vivante des paroles reçues de Jésus. Il est lui-même inspiré par le Père et par le Fils et il redit à notre cœur tout ce qu’a dit Jésus. Il rend notre intelligence attentive aux enseignements de Jésus. Il nous les fait aimer et chérir. 

Ces paroles de Jésus, nous aimerions les entendre plus souvent tant nos cœurs sont parfois traversés par le doute, l’inquiétude ou la fatigue. Elles sont prononcées à un moment décisif : Jésus sait que la séparation approche, que ses disciples vont être déstabilisés, et il choisit de leur parler non pas de peur, mais de confiance.
L’Évangile de Jean présente Jésus à travers des images originales et belles. Il veut que ses lecteurs découvrent que lui seul peut répondre pleinement aux besoins les plus fondamentaux de l’être humain. Jésus est «le pain de vie» : celui qui se nourrit de lui n’aura pas faim. Il est «la lumière du monde» : celui qui le suit ne marchera pas dans les ténèbres. Il est «le bon berger» : celui qui écoute sa voix trouvera la vie.
Deux disciples de Jésus s’éloignent de Jérusalem, abandonnant le groupe de disciples qui s’était formé autour de lui. Jésus étant mort, le groupe se désagrège. Sans lui, il n’y a plus de raison de rester ensemble. Le rêve s’est évanoui. Avec la mort de Jésus, l’espoir qu’il avait suscité dans leurs coeurs meurt également. N’est-ce pas un peu ce qui se passe dans nos communautés? Ne sommes-nous pas en train de laisser mourir la foi en Jésus?
Cette paix ne supprime pas toutes les difficultés, mais elle donne la force de les traverser autrement.
Aujourd’hui, 2ème dimanche de Pâques nous achevons l’octave de ce temps liturgique, l’une des deux octaves, avec celle de Noël, qui demeurent après le renouvellement de la liturgie opéré par le Concile Vatican II. Pendant huit jours nous avons contemplé le même mystère afin de l’approfondir sous la lumière de l’Esprit Saint.