



NE PAS VIVRE ENDORMIS
L’un des risques qui nous menacent aujourd’hui est de tomber dans une vie superficielle, mécanique, routinière, massifiée…
Il n’est pas facile d’y échapper. Au fil des années, les projets, les objectifs et les idéaux de nombreuses personnes finissent par s’estomper.
Nombreux sont ceux qui finissent par se lever chaque jour rien que pour «vivoter».
Où trouver un principe humanisant, un principe qui puisse nous libérer de la superficialité, de l’encombrement, de la routine ou du vide intérieur?
L’insistance avec laquelle Jésus parle de vigilance est surprenante. On peut dire qu’il comprend la foi comme une attitude vigilante qui nous libère de ce non-sens qui domine beaucoup d’hommes et de femmes, qui marchent dans la vie sans but ni objectif.
Habitués à vivre la foi comme une tradition familiale, un héritage ou une coutume de plus, nous ne sommes pas capables de découvrir tout le pouvoir qu’elle contient pour nous humaniser et donner un nouveau sens à notre vie.
C’est pourquoi il est triste d’observer combien d’hommes et de femmes abandonnent une foi vécue de manière inconsciente et irresponsable pour adopter une attitude de non-croyance aussi inconsciente et irresponsable que leur position précédente.
L’appel de Jésus à la vigilance nous invite à nous réveiller de l’indifférence, de la passivité ou de l’insouciance avec lesquelles nous vivons souvent notre foi. Pour la vivre lucidement, nous avons be-soin de la connaître plus profondément, de la confronter à d’autres attitudes possibles face à la vie, d’en être reconnaissants et d’essayer de la vivre avec toutes ses conséquences.
La foi est alors la lumière qui inspire nos critères d’action, la force qui anime notre engagement pour construire une société plus humaine, une espérance qui anime toute notre vie quotidienne.
José Antonio Pagola
Traductor: Carlos Orduña
D’UNE MANIÈRE PLUS SAINE
«Couche toi, mange, bois et mène la belle vie»: cette devise de l’homme riche de la parabole de l’Évangile n’est pas nouvelle. Elle a été l’idéal de beaucoup au cours de l’histoire, mais aujourd’hui elle est vécue à si grande échelle et sous une pression sociale si forte qu’il est difficile de cultiver un style de vie plus sobre et plus sain.
La société moderne a depuis longtemps institutionnalisé la consommation: presque tout est orienté vers la jouissance de produits, de services et d’expériences toujours nouvelles. Le slogan du bien-être est clair: «Mène la belle vie». La publicité nous propose la jeunesse, l’élégance, la sécurité, le naturel, la puissance, le bien-être, le bonheur. La vie doit être nourrie par la consommation.
Un autre facteur décisif dans la société actuelle est la mode. Dans l’histoire de l’humanité, il y a toujours eu des tendances et des goûts fluctuants. Ce qui est nouveau, c’est «l’empire de la mode», qui est devenu le principal guide de la société moderne. Ce ne sont plus les religions ou les idéologies qui guident le comportement de la majorité. La publicité et la séduction de la mode remplacent l’église, la famille ou l’école. C’est la mode qui nous apprend à vivre et à satisfaire les «besoins artificiels» du moment.
Une autre caractéristique du style de vie moderne est la séduction des sens et le soin de l’extérieur. Nous devons faire attention à notre corps, à notre silhouette, à notre poids, à la gymnastique et aux contrôles; nous devons apprendre de nouvelles thérapies et de nouveaux remèdes; nous devons suivre de près les conseils médicaux et culinaires. Il faut apprendre à «se sentir bien» dans sa peau et dans les relations avec les autres; il faut savoir se conduire habilement dans le domaine de la sexualité: connaître toutes les formes de plaisir possibles, jouir et accumuler de nouvelles expériences.
Ce serait une erreur de «diaboliser» cette société qui offre tant de possibilités de prendre soin des différentes dimensions de l’être humain et de développer une vie intégrale et intégratrice. Mais il serait tout aussi erroné de se laisser entraîner frivolement par n’importe quelle mode ou revendication, en réduisant l’existence à un bien-être purement matériel. La parabole de l’Évangile nous invite à découvrir la stupidité que peut contenir cette manière d’envisager la vie.
Pour réussir dans la vie, il ne suffit pas de se la couler douce. L’être humain n’est pas seulement un animal avide de plaisir et de bien-être. Il est aussi fait pour cultiver l’esprit, pour connaître l’amitié, pour expérimenter le mystère de la transcendance, pour être reconnaissant de la vie, pour vivre dans la solidarité. Il est inutile de se plaindre de la société actuelle. L’important est d’agir de manière intelligente.
José Antonio Pagola
Traductor: Carlos Orduña
PÈLERINAGE à LOURDES
de la paroisse BONNE NOUVELLE
avec le Père Jan Jankowski
Samedi 27 et Dimanche 28 Septembre 2025
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PROGRAMME
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Samedi 27 septembre 2025
7 h 00 – Départ Béziers
9 h 00 ou 9 h 30 – Pause/Autoroute
12 h 00 environ – Arrivée à LOURDES (prise de possession des chambres et repas)
14 h 30 – Grotte de Massabielle (salutation à la Vierge Marie)
15 h/16 h 00 – Chemin de Croix de la prairie (ou chemin de croix des malades)
17 h 00 – Messe/célébrant : P. Jan / lieu en attente de précision
19 h 00 – Repas
21 h 00 – Procession mariale aux flambeaux
Dimanche 28 septembre 2025
9 h 45 – Messe à la Grotte
11 h/12 h 00 – Temps libre
12 h 00 – Repas
14 h/15 h 15 – Temps libre ou visite de la maison natale de Bernadette (Moulin de Boly)
15 h 30/16 h 00 – Récitation du chapelet à la Grotte
17 h 00 – Départ pour le retour à Béziers (arrivée prévue à Béziers entre 22h30/23h00)
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PRIX
– 165 €uros par personne en chambre double
– 195 €uros par personne en chambre individuelle
A noter que le règlement s’effectue par chèque bancaire, à l’ordre de :
« A.D.34 PELERINAGES »
Le règlement en espèces n’est pas accepté.
Ce prix comprend :
– Le trajet aller/retour Béziers/Lourdes en autocar grand tourisme (Autocars Théron – Thézan-les Béziers)
– Les repas du samedi midi, samedi soir et dimanche midi ; le vin est compris aux 3 repas ; le café seulement aux repas de midi (pas de café compris au dîner de samedi).
– Le petit-déjeuner du dimanche matin
– L’hébergement pour la nuit de samedi à dimanche, à l’Hôtel d’Angleterre ***
– La cotisation pour l’assistance, la taxe de séjour et la taxe des sanctuaires.
Ne sont pas compris dans ce prix, les dépenses personnelles : pendant le trajet (arrêts sur l’autoroute), ni durant le séjour.
Le prix de 165 €uros a été calculé sur la base d’un groupe de 40 personnes (les 30 €uros supplémentaires pour chambre individuelle est le montant demandé par l’hôtel).
Les inscriptions et règlements seront arrêtés à la date du 15 août 2025.
Les chèques ne seront remis à l’encaissement qu’aux alentours du 20 septembre.
La date du 15 août est impérative car si notre groupe n’atteint pas les 40 personnes, le pèlerinage sera annulé auprès de l’autocariste et de l’hôtel (délais d’annulation à respecter) et évidemment les chèques vous seront restitués.
POINTS DE RAMASSAGE
– 6 heures 45 – BOUJAN-SUR-LIBRON – arrêt de bus Albert Camus, avenue Albert Camus
– 7 heures 00 – BÉZIERS – parking de l’église du St Curé d’Ars
HÔTEL
Grand Hôtel d’Angleterre ***
4 rue Saint-Joseph 65100 LOURDES Tél. : 05 62 94 00 15
(à 100 mètres de l’entrée des sanctuaires, par la porte St Joseph)
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Le kit du missionnaire
Frères et sœurs, Amis en Christ,
Ils étaient 72. Pas des apôtres de « première ligne » comme Pierre, Jacques, Jean ou Matthieu. Non, de ces 72 là, on a oublié le nom. Et pourtant ce sont eux que Jésus a envoyés pour porter son message. Des gens de la base, des visages ordinaires. Un peu comme toi, comme moi. Nous ne sommes pas des stars de l’Évangile, ni des Mère Teresa, ni des sœur Emmanuelle… Plutôt des Jeanne, des Sébastien, des Louane… Et pourtant, aujourd’hui, les 72 c’est nous.
Quelle confiance folle Jésus nous fait, en nous envoyant là où nous vivons : sur nos lieux de travail, d’études, de loisirs, de courses, dans nos immeubles, nos maisons de retraite. La mission commence dès qu’on passe la porte de chez soi. C’est fou, non ?
Jésus nous confie son message, à nous, malgré nos fragilités, nos blessures, nos limites, pour être ses ambassadeurs. Mais que voulez-vous, Dieu est amoureux de l’humanité. Et pour le manifester, il a besoin de nos mains, de nos voix, de nos cœurs. Mais la toute première chose qu’il nous demande c’est de prier. Oui prier, parce que nous sommes associés aux préoccupations du « Patron », le Seigneur de la moisson. Et ce n’est pas tout : Jésus nous demande même de sensibiliser le Patron au recrutement ! Prier pour que d’autres se lèvent et prennent part à la mission.
C’est beau, non ? Même ceux qui ne peuvent plus rien offrir, si ce n’est leur prière unie à leur souffrance, font déjà œuvre de missionnaire. Prier c’est déjà annoncer l’Evangile. Et on l’a trop oublié.
Puis vient l’envoi, un envoi un peu déroutant « comme des agneaux au milieu des loups ». Tu parles d’une offre d’emploi… !
Imaginez une boîte qui recrute en disant « on cherche des hommes ou des femmes prêts à se faire dévorer par plus forts qu’eux ». Et pourtant c’est bien ça.
Dans un monde d’indifférence, d’individualisme et de violence, témoigner devient un vrai défi. Mais Jésus ne nous envoie pas pour convaincre ou convertir à coups de discours, Il nous envoie pour aimer, pour témoigner simplement, avec tendresse, dans le respect de l’autre.
Et il va encore plus loin : pas de sac, pas d’argent, pas de sandale de rechange. Même le kit de survie du voyageur, il l’écarte. Pourquoi ? Parce qu’il veut qu’on fasse confiance à l’hospitalité des frères rencontrés en chemin. Qu’on vive léger, simple, accueillant.
Frères et sœurs, quelle remise en question pour nos communautés d’aujourd’hui, parfois lentes et lourdes à bouger, trop structurées, avec nos réunions bien ficelées, nos plannings bien remplis. Mais attention, à force de tout vouloir cadrer dans une bureaucratie cléricale, on risque d’étouffer le souffle de l’Esprit, coincé entre deux classeurs ou perdu dans un tableau Excel. Et vous remarquez, Jésus ne leur précise aucun contenu du message à annoncer, pas de dogme à répéter, rien à imposer. Notre monde n’a pas besoin de grandes déclarations, il a soif de paix, pas la paix des armes, mais la paix de Dieu.
Et quand Jésus nous dit : « mangez ce qu’on vous servira », il nous invite à nous adapter, à rejoindre l’autre tel qu’il est, dans sa culture, son mode de vie, à ne pas laisser nos différences paralyser l’amour. En nous demandant de « guérir les malades », il nous demande d’être proche de ceux qui souffrent, d’accompagner les solitudes. Le christianisme n’est pas une religion de « vœux pieux », mais une religion de fraternité, d’entraide, de partage.
Et vous savez quoi ? Les 72 reviennent tout joyeux. Peut-être un peu trop fiers d’eux. Mais Jésus les recentre: ce que vous avez fait, vous ne l’avez pas fait seuls. C’est la tendresse de Dieu qui a agi à travers vous et la vraie joie c’est que « vos noms soient inscrits dans le cœur de Dieu ».
Alors oui, frère, sœur, ami, toi aussi tu fais partie des 72. A toi de discerner ton don, ton charisme, ta manière unique d’être envoyé. A toi d’avoir l’audace, l’initiative, la créativité pour aimer à ta manière et devenir une preuve vivante que Dieu n’est pas mort.
Ami, en ce début de vacances, prépare ton sac de missionnaire. Glisse dedans une pincée de prière, une vague de douceur, un zeste de simplicité, un parfum de paix et cette proximité qui fait toute la différence: c’est ça le kit du missionnaire.
Alors belle baignade, bonne plongée dans le réel et surtout belles rencontres.
Amen
Résultat de la Tombola:
Tous les lots sont à récupérer avant le 31 aout à la Boutique de la Cathédrale du Mardi au Samedi de 14H à 17H.
Pour des raisons de discrétion ici nous ne mettrons que les N° Gagnants, sans les noms.
1er Prix Ticket 13 Marron Pélé à Lourdes le 7 et 8 décembre
751 Jaune une Serviette, 770 Jaune un Wok, 9 rouge une bouilloire, 95 Rouge une serviette, 132 Bleu une serviette, 207 Vert bouteilles Eco; 206 Vert un réveil, 52 Marron, une enceinte connecté, 45 Marron une valisette cadeau; 48 Bleu …., 182 Bleu une plancha; 100 Marron un pèse-personne, 82 Marron un coffret cuisine; 166 Bleu 3 bouteilles de vin; 46 Rouge 2 bouteilles de vin; 767 Jaune 1 bouteille de vin, 32 rouge 1 Carton de vin, 123 Vert 1 bouteille de vin; 38 Marron un cuiseur de Riz; 1 Rouge … ; 79 Bleu une valisette outils; 169 vert une montre connecté Blaupunkt, 58jaune une Serviette; 20 Jaune une lampe Torche; 118 Vert Un sac à dos; 363 Vert un sac à dos; 758 Jaune un Sac à dos; 251 Vert une cafetière; 47 Jaune Boite de chocolat
Absence ou Présence ?
« Je m’en vais, je pars vers le Père » nous dit St Jean dans l’Évangile de ce jour, préparant la grande Fête de l’Ascension, qui rappelle la montée au ciel de Jésus, son départ définitif de cette terre.
Jésus s’en va. Il le sait, il le dit : « Vous me chercherez, mais comme je l’ai dit aux juifs, là où je vais, vous ne pouvez venir maintenant. Plus tard vous viendrez, je m’en vais vous préparer une place et là où je suis vous y serez aussi. »
Le monde contemporain se pose avec acuité le problème de l’absence apparente de Dieu. Jésus va laisser ses Apôtres seuls, sans sa présence physique, sensible, humaine et visible. Ce sera le temps de l’absence, mais pour une présence différente et plus forte. Au fond, Jésus s’en va pour laisser place à l’Esprit-Saint et à l’Église.
Aujourd’hui Jésus est présent dans son Église, Corps du Christ, où chaque baptisé est membre de ce Corps et donc présence vivante de Jésus. Jésus, nous le savons, est présent dans sa Parole, la Bonne Nouvelle de l’Évangile. Jésus est présent dans les sacrements et tout particulièrement dans l’Eucharistie : présence réelle de Jésus au milieu de nous et pour nous. Jésus est présent quand nous sommes réunis en son nom comme le Dimanche à la messe. Et Jésus est présent aussi dans le Frère. Comme disent les Pères du désert :« en Dieu, vois ton frère, en ton frère vois Dieu » ! Chaque personne est pour moi signe de la présence de Dieu. Mais moi, suis-je signe de la présence de Dieu pour les autres ?
Absence apparente de Dieu dans notre monde pour certains, mais présence réelle de Dieu dans notre monde pour d’autres. Des millions de personnes et pas que des cathos, ont suivi les funérailles du Pape François, des millions de personnes ont suivi avec attention l’élection du nouveau Pape.
L’Église serait-elle finie ? L’Esprit Saint ne serait-il plus au travail ? Bien sûr que non ! Dieu est bien là, présent discret et caché certes, mais bien là à l’œuvre aujourd’hui et il compte sur nous pour continuer la mission de Jésus. L’Église n’a pas besoin de « missionnaires spécialisés ». C’est chaque chrétien qui, de par son baptême et sa confirmation, est mandaté pour annoncer la Bonne Nouvelle du salut. Alors, as-tu tendu la perche à ton voisin de palier, ton copain de classe, ton collègue de travail, ton ami, ton frère ou ta sœur ou même la personne rencontrée dans le bus ou le tram ?
Absence ou présence de Dieu ? Au fond cela dépend de moi, de toi, de nous tous. Aide-nous Seigneur, habité de ton Esprit d’amour, à être Ta présence, là où nous sommes, dans notre quotidien, à être un rayon de lumière et d’amour pour les autres, pour ceux qui ne te connaissent pas encore.
Merci Seigneur, de nous faire une telle confiance dans cette responsabilité de chrétien qui est la nôtre. Aide-nous à prendre notre part dans la vie de l’Église et dans le travail d’évangélisation – Sachant que nous ne sommes pas seuls mais que nous avançons ensemble, en Église.
Belle montée vers la Pentecôte.
Père Alain (St Joseph)