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Bonne journée à tous !

Marcher dans la confiance

Marcher dans la confiance

« Que votre cœur ne soit pas bouleversé. »

Ces paroles de Jésus, nous aimerions les entendre plus souvent tant nos cœurs sont parfois traversés par le doute, l’inquiétude ou la fatigue. Elles sont prononcées à un moment décisif : Jésus sait que la séparation approche, que ses disciples vont être déstabilisés, et il choisit de leur parler non pas de peur, mais de confiance.

La confiance n’est pas naïve. Jésus ne nie pas les difficultés ou les épreuves à venir. Il ne promet pas une route sans obstacles. Mais il affirme une certitude essentielle : Dieu est fidèle, et notre vie a un horizon. « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures » : nous ne sommes pas de passage par hasard sur cette terre. Chacun de nous est attendu, désiré, appelé à une communion plus grande que ce que nous pouvons imaginer.

Face à l’incompréhension de Thomas — « Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » — Jésus ne donne ni explication compliquée, ni itinéraire détaillé. Il offre sa personne : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. » La foi chrétienne ne consiste pas d’abord à maîtriser un savoir ou à réussir une performance spirituelle, mais à marcher avec le Christ, à lui faire confiance même lorsque la route semble obscure.

Être chrétien aujourd’hui, dans notre paroisse, ce n’est pas avoir toutes les réponses. C’est accepter d’avancer ensemble, à la lumière de l’Évangile, en laissant Jésus éclairer nos choix, nos relations, nos engagements. C’est aussi découvrir, à travers lui, le vrai visage de Dieu : non pas un Dieu lointain ou indifférent, mais un Père proche, présent au cœur de nos joies comme de nos fragilités.

Jésus va même plus loin : il nous confie une mission. « Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. » Chacun, là où il est, peut devenir un témoin vivant de l’amour de Dieu : par un geste de service, une parole de réconfort, une présence attentive, un pardon offert. Ces petits actes, souvent invisibles, construisent l’Église et rendent le Christ présent aujourd’hui.

Acceptons de marcher derrière le Christ : il est le Chemin qui nous conduit, la Vérité qui nous éclaire, et la Vie qui ne déçoit pas.

Ensemble des paroisses Saint Guiraud

TROUVER LA BONNE PORTE

TROUVER LA BONNE PORTE

L’Évangile de Jean présente Jésus à travers des images originales et belles. Il veut que ses lecteurs découvrent que lui seul peut répondre pleinement aux besoins les plus fondamentaux de l’être humain. Jésus est «le pain de vie» : celui qui se nourrit de lui n’aura pas faim. Il est «la lumière du monde» : celui qui le suit ne marchera pas dans les ténèbres. Il est «le bon berger» : celui qui écoute sa voix trouvera la vie.

Parmi ces images, il en est une, humble et presque oubliée, qui recèle pourtant un contenu profond. «Je suis la porte». Tel est Jésus. Une porte ouverte. Ceux qui le suivent franchissent un seuil qui mène à un monde nouveau : une nouvelle façon de comprendre et de vivre la vie.

L’évangéliste l’explique en trois traits: «Quiconque entre par moi sera sauvé». La vie offre de nombreuses issues. Toutes ne mènent pas au succès ni ne garantissent une vie pleine. Quiconque, d’une manière ou d’une autre, se met en phase avec Jésus et cherche à le suivre, franchit la bonne porte. Il ne gâchera pas sa vie. Il la sauvera.

L’évangéliste ajoute quelque chose d’autre. Celui qui entre par Jésus «pourra entrer et sortir». Il est libre de ses mouvements. Il entre dans un espace où il peut être libre, car il ne se laisse guider que par l’Esprit de Jésus. Ce n’est pas le pays de l’anarchie ou de la débauche. Il «entre et sort» en passant toujours par cette «porte» qu’est Jésus, et il avance en suivant ses pas.

L’évangéliste ajoute encore un détail : celui qui entre par cette porte qu’est Jésus «trouvera des pâturages», il n’aura ni faim ni soif. Il trouvera une nourriture solide et abondante pour vivre.

Le Christ est la «porte» par laquelle nous devons entrer aujourd’hui aussi, nous chrétiens, si nous voulons raviver notre identité. Un christianisme formé de baptisés qui ont une relation avec un Jésus mal connu, vaguement rappelé, affirmé de temps en temps de manière abstraite, un Jésus muet qui ne dit rien de particulier au monde d’aujourd’hui, un Jésus qui ne touche pas les cœurs… est un christianisme sans avenir.

Seul le Christ peut nous conduire à un nouveau niveau de vie chrétienne, mieux fondée, motivée et nourrie par l’Évangile. Chacun de nous peut contribuer à ce que, dans l’Église des prochaines années, Jésus soit ressenti et vécu de manière plus vivante et plus passionnée. Nous pouvons rendre l’Église plus proche de Jésus.

José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna

SE SOUVENIR DAVANTAGE DE JÉSUS

SE SOUVENIR DAVANTAGE DE JÉSUS

Le récit des disciples d’Emmaüs nous décrit l’expérience vécue par deux disciples de Jésus alors qu’ils marchent de Jérusalem vers le petit village d’Emmaüs, à huit kilomètres de la capitale. Le narrateur le fait avec une telle maîtrise qu’il nous aide à raviver aujourd’hui encore notre foi dans le Christ ressuscité.

Deux disciples de Jésus s’éloignent de Jérusalem, abandonnant le groupe de disciples qui s’était formé autour de lui. Jésus étant mort, le groupe se désagrège. Sans lui, il n’y a plus de raison de rester ensemble. Le rêve s’est évanoui. Avec la mort de Jésus, l’espoir qu’il avait suscité dans leurs coeurs meurt également. N’est-ce pas un peu ce qui se passe dans nos communautés? Ne sommes-nous pas en train de laisser mourir la foi en Jésus?

Cependant, ces disciples continuent à parler de Jésus. Ils ne peuvent l’oublier. Ils commentent ce qui s’est passé. Ils essaient de donner un sens à ce qu’ils ont vécu avec lui. «Tandis qu’ils conversaient, Jésus s’approcha et marcha avec eux». C’est le premier geste du Ressuscité. Les disciples ne le reconnaissent pas, mais Jésus est déjà présent, marchant à leurs côtés. Jésus ne marche-t-il pas aujourd’hui de manière voilée aux côtés de tant de croyants qui ont quitté l’Église mais continuent de se sou-venir de lui?

L’intention du narrateur est claire: Jésus s’approche lorsque les disciples se souviennent de lui et parlent de lui. Il se rend présent là où l’on commente son Évangile, là où l’on s’intéresse à son message, là où l’on parle de son style de vie et de son projet. Jésus n’est-il pas absent parmi nous parce que nous parlons peu de lui?

Jésus souhaite discuter avec eux: «De quoi parlez-vous en marchant?» Il ne s’impose pas en leur révélant son identité. Il leur demande de continuer à raconter leur expérience. En discutant avec lui, ils découvriront leur aveuglement. Leurs yeux s’ouvriront lorsqu’ils feront un cheminement intérieur guidés par sa parole. Il en est ainsi. Si, dans l’Église, nous parlons davantage de Jésus et discutons davantage avec lui, notre foi renaîtra.

Les disciples lui parlent de leurs attentes et de leurs déceptions; Jésus les aide à approfondir l’identité du Messie crucifié. Le coeur des disciples commence à brûler; ils ressentent le besoin que cet «inconnu» reste avec eux. Lors de la célébration de la Cène, leurs yeux s’ouvrent et ils le reconnaissent: Jésus est avec eux, nourrissant leur foi!
Nous, chrétiens, nous devons nous souvenir davantage de Jésus: citer ses paroles, commenter son style de vie, approfondir son projet. Nous devons ouvrir davantage les yeux de notre foi et le découvrir plein de vie dans nos eucharisties. Jésus n’est pas absent. Il marche à nos côtés.

José Antonio Pagola
Traductor: Carlos Orduña

Dans la crise de foi et l’espérance déçue, le Christ Ressuscité se fait Présent

Dans la crise de foi et l’espérance déçue,
le Christ Ressuscité se fait Présent

 

À l’heure où l’actualité mondiale semble n’être qu’une succession de crises sanitaires, climatiques, géopolitiques et économiques…la déception gagne facilement les cœurs. L’espérance paraît fragile, parfois même illusoire. Et pourtant, c’est précisément dans ce contexte troublé que la foi chrétienne est appelée à se manifester avec le plus de force et de clarté.

 

La déception, il faut bien l’admettre, fait partie intégrante de l’expérience humaine. Elle traverse nos engagements professionnels, nos relations et nos aspirations les plus profondes. Loin d’être une anomalie, elle constitue une épreuve presque inévitable. Mais c’est peut-être là un paradoxe fécond : ces moments de désillusion peuvent devenir des lieux de transformation.

Le récit des disciples d’Emmaüs, proposé ce dimanche, en est une illustration saisissante. Ces hommes marchent, accablés par l’échec de leurs espérances, incapables de reconnaître la présence même du Christ à leurs côtés. Leur aveuglement n’est pas un défaut, mais le reflet d’une condition universelle : celle de l’être humain qui cherche du sens au cœur de l’incompréhensible. Ce n’est qu’au fil du chemin, dans le dialogue et la relecture des événements, que la lumière se fait. La révélation ne surgit pas dans l’évidence immédiate, mais dans une lente maturation du regard.

Ce message trouve un écho particulier dans l’exhortation de l’épître de Saint Jacques : les épreuves, loin d’être absurdes, peuvent engendrer la persévérance et façonner la foi. Il ne s’agit pas de glorifier la souffrance, mais de reconnaître en elle une possibilité de croissance. La foi chrétienne ne relève pas d’un optimisme naïf ; elle s’enracine dans la conviction que, malgré les tempêtes, le Christ ressuscité est présent, car la présence divine demeure souvent discrète. Reconnaître l’invisible, même au cœur des nuits les plus épaisses, voilà ce qui peut transformer nos chemins d’errance en chemins d’espérance.

Joyeux temps pascal à tous.

Sœur Béatrice NTABAJANA
(Membre du CPP Bonne Nouvelle)

Une Église envoyée, portes ouvertes

Les disciples sont enfermés, les portes verrouillées, le cœur plein de peur. Jésus ressuscité ne frappe pas à la porte, il se tient au milieu de ses disciples. Il les rejoint tels qu’ils sont, enfermés et craintifs. Sa première parole n’est ni un reproche ni une leçon, mais un cadeau essentiel :

« La paix soit avec vous ».

Cette paix ne supprime pas toutes les difficultés, mais elle donne la force de les traverser autrement.

Aujourd’hui encore, le Christ ressuscité rejoint notre Église telle qu’elle est, avec ses fragilités, ses doutes, parfois ses découragements. Il ne nous attend pas dans une Église parfaite, mais dans une Église réelle. Et à chacun de nous, il redit : la paix.

Une paix à accueillir, puis à transmettre, car aussitôt après, Jésus envoie ses disciples :

« Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. »

La Résurrection n’est pas un trésor à garder pour soi. Elle fait de nous des témoins. Une paroisse vivante n’est pas une communauté repliée derrière des portes closes, mais une communauté en sortie, attentive à celles et ceux qui n’osent plus franchir le seuil d’une église, à ceux qui doutent, qui cherchent, qui souffrent.

Jésus montre ses mains et son côté : le Ressuscité porte encore les blessures de la croix. Il nous révèle ainsi que l’annonce de l’Évangile passe par la vérité de nos vies. Nous n’annonçons pas une foi idéale, mais un Christ vivant qui rejoint l’homme là où il est. Le monde n’a pas besoin de discours parfaits : il a besoin de témoins habités par l’amour et la miséricorde.

La figure de saint Thomas nous est particulièrement proche. Son doute ressemble souvent au nôtre. Il ne se satisfait pas des paroles des autres, il veut voir, toucher, expérimenter. Jésus ne le condamne pas : il revient pour lui, patiemment. Thomas passe alors du doute à une foi profonde :

« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

À travers Thomas, Jésus nous rejoint nous qui croyons sans avoir vu. Il nous dit que notre foi, parfois fragile, parfois hésitante, est précieuse à ses yeux. Heureux sommes‑nous, si malgré nos questions, nous faisons confiance à sa présence au milieu de nous. Quand une vie est transformée par la rencontre du Christ, elle devient déjà annonce de l’Évangile.

Cette parole s’adresse à nous tous aujourd’hui. Heureux sommes‑nous si, sans avoir vu, nous osons croire… et surtout osons témoigner.

Par nos paroles, nos gestes, notre accueil, notre engagement, nous pouvons ouvrir des portes là où tout semblait fermé, être missionnaires, joyeux et audacieux,  témoins simples et vrais :

Le Christ est vivant, et sa paix est pour tous.

Dimanche de la Divine Miséricorde.

Edito :                    

Dimanche de la Divine Miséricorde.

En ce dimanche de Pâques et de la Divine Miséricorde, nous devons nous approcher du Cœur de Jésus comme l’apôtre Thomas et faire l’expérience de l’Amour de Dieu. Par la foi, nous devons toucher le Cœur miséricordieux de Jésus présent dans ses sacrements de la Réconciliation de l’Eucharistie.

Aujourd’hui, 2ème dimanche de Pâques nous achevons l’octave de ce temps liturgique, l’une des deux octaves, avec celle de Noël, qui demeurent après le renouvellement de la liturgie opéré par le Concile Vatican II. Pendant huit jours nous avons contemplé le même mystère afin de l’approfondir sous la lumière de l’Esprit Saint.

Ce 2ème dimanche de Pâques, traditionnellement « in albis », dimanche en blanc, car c’était le dernier jour où les nouveaux baptisés pouvaient porter leur habit blanc, a été nommé « dimanche de la Miséricorde » par le Pape Saint Jean-Paul II en l’an 2000. Il voulait ainsi répondre à la demande explicite de Notre Seigneur lors d’une apparition à sainte Faustine Kowalska.

Lors de ses apparitions le Seigneur Jésus avait dit à sœur Faustine : « je désire que le premier dimanche après Pâques soit la fête de la Miséricorde.  Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes et surtout les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes ; je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition ; en ce jour sont ouvertes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces ».

« Comme les apôtres autrefois, il est nécessaire que l’humanité d’aujourd’hui accueille elle aussi dans le cénacle de l’histoire, le Christ Ressuscité, qui montre les blessures de sa crucifixion et répète : Paix à vous ! (…) »

C’est avec ces mots que, le dimanche 30 avril 2000, le pape Jean-Paul II institua officiellement la fête de la Divine Miséricorde. Ce même jour, il canonisait sœur Faustine Kowalska, l’une de ses compatriotes, à qui le Seigneur avait confié une grande mission : rappeler au monde son Amour miséricordieux.

Texte proposé par Jean-Jacques MAFFEZZONI

Membre du CPP de Bonne Nouvelle

Pâques 2026 Le message du Pape Léon XIV

MESSAGE « URBI ET ORBI »
DU PAPE LÉON XIV

PÂQUES 2026

Loggia centrale de la Basilique Saint-Pierre
Dimanche 5 avril 2026

[Multimédia]

 

 

Frères et sœurs,

Le Christ est ressuscité ! Joyeuses Pâques !

Depuis des siècles, l’Église chante avec joie l’événement qui est l’origine et le fondement de sa foi : « Le Maître de la vie mourut ; vivant, il règne. Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts. Roi victorieux, prends-nous tous en pitié » (Séquence de Pâques).

Pâques est une victoire : celle de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres, de l’amour sur la haine. Une victoire au prix très élevé : le Christ, le Fils du Dieu vivant (cf. Mt 16,16), a dû mourir, et mourir sur une croix, après avoir subi une injuste condamnation, avoir été moqué et torturé, et avoir versé tout son sang. En tant que véritable Agneau immolé, il a pris sur lui le péché du monde (cf. Jn 1,29 ; 1 P 1,18-19) et nous a ainsi tous libérés, avec la création, de la domination du mal.

Mais comment Jésus a-t-il vaincu ? Quelle est la force avec laquelle il a vaincu une fois pour toutes l’ancien Adversaire, le Prince de ce monde (cf. Jn 12, 31) ? Quelle est la puissance avec laquelle Il est ressuscité d’entre les morts, non pas pour revenir à la vie d’avant, mais pour entrer dans la vie éternelle et ouvrir ainsi, dans sa propre chair, le passage de ce monde vers le Père ?

Cette force, cette puissance, c’est Dieu lui-même, Amour qui crée et donne la vie, Amour fidèle jusqu’à la fin, Amour qui pardonne et rachète.

Le Christ, notre « Roi victorieux », a mené et remporté son combat dans un abandon confiant en la volonté du Père, en son dessein de salut (cf. Mt 26, 42). Il a ainsi parcouru jusqu’au bout le chemin du dialogue, non pas en paroles mais en actes. Pour nous retrouver, nous qui étions perdus, il s’est fait chair ; pour nous libérer, nous qui étions esclaves, il s’est fait esclave ; pour nous donner la vie, nous qui étions mortels, il s’est laissé tuer sur la croix.

La force par laquelle le Christ est ressuscité est totalement non violente. Elle est semblable à celle d’un grain de blé qui, corrompu dans la terre, grandit, se fraye un chemin entre les sillons, germe et devient un épi doré. Elle est plus semblable encore à celle d’un cœur humain qui, blessé par une offense, repousse l’instinct de vengeance et, rempli de pitié, prie pour celui qui l’a offensé.

Frères et sœurs, telle est la véritable force qui apporte la paix à l’humanité, puisqu’elle produit des relations respectueuses à tous les niveaux : entre les personnes, les familles, les groupes sociaux, les nations. Elle ne vise pas un intérêt particulier, mais le bien commun ; elle ne veut pas imposer son propre projet, mais contribuer à l’élaborer et à le réaliser avec les autres.

Oui, la résurrection du Christ est le commencement de l’humanité nouvelle. Elle marque l’entrée dans la véritable terre promise où règnent la justice, la liberté et la paix, où tous se reconnaissent comme frères et sœurs, enfants du même Père qui est Amour, Vie et Lumière.

Frères et sœurs, par sa résurrection, le Seigneur nous confronte avec encore plus d’intensité au drame de notre liberté. Devant le tombeau vide, nous pouvons nous remplir d’espérance et d’émerveillement, comme les disciples, ou de peur comme les gardes et les pharisiens, contraints de recourir au mensonge et à la ruse pour ne pas reconnaître que celui qui avait été condamné est vraiment ressuscité (cf. Mt 28, 11-15) !

À la lumière de Pâques, laissons-nous émerveiller par le Christ ! Laissons son immense amour changer notre cœur ! Que ceux qui ont des armes en main les déposent ! Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix ! Non pas une paix imposée par la force, mais par le dialogue ! Non pas avec la volonté de dominer l’autre, mais de le rencontrer !

Nous nous habituons à la violence, nous nous y résignons et nous devenons indifférents. Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux répercussions de haines et de divisions que les conflits sèment. Indifférents aux conséquences économiques et sociales qu’ils engendrent et que chacun ressent pourtant. On assiste à une “mondialisation de l’indifférence” de plus en plus marquée, pour reprendre une expression chère au Pape François, qui adressait au monde ses dernières paroles il y a un an depuis cette loggia, en nous rappelant : « Que de volonté de mort nous voyons chaque jour dans les nombreux conflits qui touchent différentes parties du monde ! » (Message Urbi et Orbi, 20 avril 2025).

La croix du Christ nous rappelle sans cesse la souffrance et la douleur qui environnent la mort, ainsi que l’angoisse qu’elle engendre. Nous avons tous peur de la mort et, par crainte, nous détournons le regard, préférant ne pas voir. Nous ne pouvons pas continuer à rester indifférents ! Et nous ne pouvons pas nous résigner au mal ! Saint Augustin enseigne : « Si tu as peur de la mort, aime la résurrection ! » (Sermo 124, 4). Aimons, nous aussi, la résurrection qui nous rappelle que le mal n’a pas le dernier mot, car il a été vaincu par le Ressuscité.

Il a traversé la mort pour nous donner la vie et la paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n’est pas comme le monde la donne que je vous la donne » (Jn 14, 27). La paix que Jésus nous donne n’est pas celle qui se limite à faire taire les armes, mais celle qui touche et transforme le cœur de chacun ! Convertissons-nous à la paix du Christ ! Faisons entendre le cri de paix qui jaillit du cœur ! C’est pourquoi j’invite tout le monde à se joindre à moi à la veillée de prière pour la paix que nous célébrerons ici, dans la Basilique Saint-Pierre, samedi prochain, 11 avril.

En ce jour de fête, abandonnons toute volonté de querelle, de domination et de pouvoir, et implorons le Seigneur pour qu’il accorde sa paix à ce monde endeuillé par les guerres et marqué par la haine et l’indifférence qui nous font nous sentir impuissants face au mal. Nous recommandons au Seigneur tous les cœurs qui souffrent et qui attendent la paix véritable que Lui seul peut donner. Confions-nous à Lui et ouvrons-Lui notre cœur ! Lui seul fait toutes choses nouvelles (cf. Ap 21,5) !

Joyeuses Pâques !

Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria Editrice Vaticana

Il est ressuscité !

Edito  

Il est ressuscité !

La résurrection de Jésus n’est pas uniquement l’un des articles de la foi chrétienne. C’est son cœur.

De même que, pour le Judaïsme le but de la vie est la communion avec Dieu, pour les chrétiens l’objectif est aussi cette communion avec Dieu, cependant elle est rendue possible uniquement grâce à la mort et la résurrection de Jésus. Par sa résurrection, Jésus nous a transmis une autre manière de vivre, une autre qualité, une nouvelle dimension de la vie (en grec ZOE) qui nous permet d’entrer en Dieu. C’est exactement ce que saint Jean essaie de nous dire dans sa première lettre : « Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous » (1J 1,2).

Pour cela, il n’y a rien de plus d’important dans notre foi que la résurrection du Christ, comme l’exprime saint Paul : «… Si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation (en grec KERYGMA – autrement dit : la première annonce) est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu » (1 Co 15, 14). La Bonne Nouvelle – EUANGELION – que proclame saint Paul est simple : Jésus Christ est ressuscité (2 Tm 2, 8). 

De ce fait, il y a beaucoup d’autres conséquences : nos péchés sont pardonnés (1 Co 15, 17 ; Ga 1, 1-4 ; Ac 10, 43) et ainsi nous pouvons déjà, dès maintenant, mener une nouvelle vie, nouvelle sur le plan moral ; nouvelle dans son principe, parce que c’est l’Esprit de Jésus Ressuscité qui nous anime et nous guide (Rm 6, 3-11 ; Rm 8, 1-16 ; Ga 5, 16-26). Oui, la présence et l’action de l’Esprit Saint sont une annonce, une promesse, les prémices de notre résurrection au dernier jour (2 Co 1, 22 ; Rm 8, 22-23).

La résurrection de Jésus, qui était mort, donne un sens à nos souffrances, plus encore, elle nous donne paradoxalement la force (en grec DYNAMIS) au milieu de nos épreuves. C’est ce que saint Paul expérimentait dans sa vie : « …. le Seigneur m’a déclaré :  » Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.  C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Co 12, 9-10).

Père Jan

Dîner en Vert « Enfants du Mékong 34 »

Retour sur le dîner en Vert Enfants du Mékong 34 en 2026

 

Le 28 mars 2026 « Enfants du Mékong », qui depuis 1958,  soutient l’éducation des enfants les plus pauvres en Asie du Sud-est (Cambodge, au Laos, en Birmanie, en Thaïlande, au Vietnam, aux Philippines et au Timor-Oriental), par le biais de parrainage, organisait la 4ème  édition du Dîner en Vert (une touche vestimentaire de vert). Ce fut l’occasion pour les parrains et marraines de l’Hérault de se voir et de faire connaître l’association à d’autres personnes.

Cette année la rencontre héraultaise, organisée par Marie-Sylvie & Jean-François Achard,  délégués EDM 34, a rassemblé une cinquantaine de participants et a eu lieu pour la première fois à Béziers, salle Saint Guiraud, parfaitement adaptée  pour suivre, en même temps que les autres délégations, en visio. L’association les Enfants du Mékong aime à souligner cette maxime : « il faut prendre le temps d’aimer avant d’aider ». A noter la présence d’Éva « Volontaire Bambou » bénévole d’Enfants du Mékong au statut de Volontaire de Solidarité Internationale (VSI) qui rentrait d’une mission d’un an aux Philippines. Elle a témoigné de sa mission de coordinatrice de 13 programmes de parrainages.

 

Un live d’une heure pour « s’envoler » pour l’Asie et partir à la rencontre de filleuls, de volontaires et d’acteurs locaux sur le terrain.

Tous les participants on apprécié les témoignages et compris l’intérêt d’aider le plus grand nombre possible d’enfants à être scolarisé, malgré les 95 000 enfants aidés 450  enfants attendent encore un parrain ou une marraine.*

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La deuxième partie de la rencontre s’est poursuivie par un dîner préparé par An Nam, composé de spécialités exotiques issus de la cuisine de rue vietnamienne.

* Le parrainage est un don individuel, mensuel qui aide un enfant, un étudiant ou un groupe : 32€/mois (soit 8€ après déduction fiscale).

 

Pour toutes vos questions, n’hésitez pas à contacter le siège national, pour échanger ou répondre au mieux à vos demandes, soit :

 

– par courriel : contact@enfantsdumekong.com

– par téléphone : 06 60 12 58 02

– Contact EDM Hérault : téléphone 06 60 12 58 02 msjfachard@sfr.fr

 

Pour voir ou revoir la vidéo diffusée cliquer ICI