Jésus aurait pu éviter la mort de son ami Lazare, mais il a voulu faire sienne notre douleur pour la mort de nos proches et surtout, il a voulu montrer la domination de Dieu sur la mort.
Dans ce passage de l’Evangile, nous voyons que la foi de l’homme et la toute-puissance de Dieu, de l’amour de Dieu, se cherchent et finalement se rencontrent. C’est comme un double chemin : la foi de l’homme et la toute-puissance de l’amour de Dieu qui se cherchent et finalement se rencontrent.
Nous le voyons dans le cri de Marthe et de Marie et de nous tous avec elles: «Si tu avais été ici !…». Et la réponse de Dieu n’est pas un discours, non, la réponse de Dieu au problème de la mort c’est Jésus : « Je suis la résurrection et la vie… Ayez foi ! Au milieu des pleurs, continuez à avoir foi, même si la mort semble avoir gagné. Enlevez la pierre de votre cœur ! Laissez la Parole de Dieu ramener la vie là où il y a la mort. »
Aujourd’hui aussi, Jésus nous répète : « Enlevez la pierre ». (…) Le Christ est vivant et celui qui l’accueille et adhère à lui entre en contact avec la vie. (Pape François, Angélus, 29 mars 2020).
(…) Et, aujourd’hui encore, le Christ cherche des cœurs simples, des intelligences éclairées, des mains et des pieds prêts à s’engager pour croire en Lui et porter son message. Comme à Marthe, il nous demande : croyons-nous que la vie est plus forte que la mort ? Que nos choix, si modestes soient-ils, peuvent faire advenir son Royaume ? Que rien n’est jamais perdu et que l’espérance est un don à demander sans relâche ? Si nous répondons « oui », alors, déjà, la résurrection commence en nous. » (Extrait de : Grâce à la foi d’une femme par Karem Bustica, Rédactrice en chef de Prions en Eglise)
Eliane RIBOT et Danielle RUIZ
Membres du CPP de Bonne Nouvelle
L’Évangile de ce dimanche nous conduit à Béthanie, dans la maison de trois amis chers à Jésus : Marthe, Marie et Lazare. Leur cri rejoint souvent le nôtre : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » C’est le cri de la détresse humaine, celui que nous lançons lorsque la vie nous échappe, lorsque la souffrance ou la mort semblent prendre toute la place.
Et pourtant, au cœur de cette inquiétude, Jésus ne se précipite pas. Il demeure encore deux jours. Mystérieuse patience de Dieu, qui ne répond pas toujours selon nos urgences, mais selon son dessein de vie. Là où nous ne voyons que l’échec, Jésus discerne déjà la gloire du Père.
Lorsque Jésus arrive enfin à Béthanie, Marthe l’accueille avec une foi blessée mais tenace :
« Seigneur, si tu avais été ici… mais je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, il te l’accordera. »
Marthe met des mots sur ce que beaucoup de croyants osent difficilement avouer : la déception devant un Dieu qui semble ne pas avoir agi. Et pourtant, elle reste ouverte à l’espérance. Sa foi n’est pas parfaite, mais elle est vraie — et Jésus la rejoint là.
Alors retentit une parole unique dans l’histoire du monde :
« Moi, je suis la Résurrection et la Vie. »
Ce n’est pas seulement une promesse pour l’au-delà ; c’est une lumière pour aujourd’hui. Jésus ne vient pas seulement ressusciter un mort : il vient délier tout ce qui enferme, tout ce qui sent déjà la mort dans nos existences — nos peurs, nos découragements, nos enfermements, nos petits tombeaux intérieurs.
Devant le tombeau de Lazare, Jésus pleure. Dieu pleure avec nous : voilà le cœur du mystère. Avant d’agir, il compatit. Avant de relever, il rejoint. Ses larmes sont déjà une victoire, car elles révèlent un Dieu qui ne reste jamais indifférent.
Puis vient l’ordre qui fait éclater la mort :
« Lazare, viens dehors ! »
Et l’appel s’adresse aussi à nous. Quitter nos tombeaux. Laisser le Christ ouvrir ce que nous pensions définitivement scellé. Entendre sa voix plus forte que nos fatalismes. Le laisser délier ce qui nous entrave encore.
Croyons-nous vraiment que le Christ peut aujourd’hui encore faire surgir la vie là où nous ne voyons que l’ombre ?
Croyons-nous qu’il peut relever notre communauté, soutenir nos familles, guérir nos fractures intérieures, et nous envoyer — libres — vers la lumière ?
En ce temps de Carême, Jésus nous redit :
« Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
Ne cherchons pas d’abord à comprendre : ouvrons-lui simplement la pierre, laissons-le parler, laissons-le nous appeler. Avec Lui, la vie aura toujours le dernier mot.
Edito :
Aujourd’hui, dimanche de Lætare, l’Église nous invite à un moment de joie au cœur même du Carême. Au milieu de nos efforts, de nos jeûnes, de nos questionnements, une couleur rose apparaît sur l’autel : signe que la lumière approche, que Pâques n’est plus très loin.
Et justement, l’Évangile nous parle de lumière. Jésus rencontre un homme aveugle de naissance, un homme qui n’a jamais vu le jour, le visage de sa mère, les couleurs du monde. Les disciples posent la question habituelle : « Qui a péché ? » Jésus répond autrement : « Ni lui, ni ses parents. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. » Et il agit : un peu de boue, un envoi à la piscine de Siloé, et l’homme revient… voyant !
Mais le plus beau n’est pas seulement dans la guérison physique. C’est le chemin de foi que fait cet homme : D’abord, il dit : « L’homme qu’on appelle Jésus… » Puis : « C’est un prophète. » Ensuite : « Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Enfin, face à Jésus lui-même : « Je crois, Seigneur ! » et il se prosterne.
Pendant ce temps, les pharisiens, eux, deviennent de plus en plus aveugles : ils enquêtent, disputent, excluent… Ils « voient » selon leurs certitudes, et c’est ce qui les empêche de voir vraiment.
Et nous ? Où en est notre propre regard ? Avons-nous des zones d’aveuglement ? Des jugements rapides sur les autres (« Qui a péché ? »), des habitudes qui nous empêchent de reconnaître la présence de Jésus dans les plus fragiles, dans ceux que la société met à l’écart ?
– Ou bien laissons-nous le Christ nous approcher, nous toucher, nous envoyer nous laver – dans le baptême renouvelé, dans le sacrement de réconciliation, dans la charité concrète ?
Ce dimanche, Jésus nous redit : « Moi, je suis la lumière du monde. » Il ne nous laisse pas dans nos ténèbres. Il nous invite à venir à Lui, à nous laisser transformer, à oser le témoignage simple de l’aveugle guéri : « Une chose je sais : j’étais aveugle, et maintenant je vois. »
En ce temps de Carême, demandons cette grâce : que nos yeux s’ouvrent davantage à la lumière du Christ. Et que, comme l’aveugle devenu disciple, nous soyons capables de dire simplement, par toute notre vie : « Je crois, Seigneur ! »
Belle montée vers Pâques.
Samuel Tallon
Membre du CPP de la Paroisse Bonne Nouvelle
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Avec la Prieure de la branche féminine de la communauté des Moines et Moniales de saint Joseph présente à Puimisson, nous tenons à réagir par rapport à l’article de Christophe Parra du Journal l’Indépendant relayé et publié dans votre Journal le Midi Libre (édition de Béziers) du 4/03/2026. Nous sommes choqués par l’amalgame qui ressort de cet article entre le frère, contre lequel une plainte a été déposée en 2024 à la gendarmerie et devant la justice ecclésiastique, et la communauté contre laquelle, à notre connaissance, aucune plainte pénale ni canonique n’a été déposée. En effet, cela conduit à des insinuations mensongères sur la communauté et son fonctionnement, nous conduisant à apporter des rectifications et à exercer ce droit de réponse. Au sujet de la procédure concernant le frère mis en accusation par la plaignante dont il est question dans l’article, nous tenons à bien préciser que nous avons en la matière appliqué, en totale concertation avec l’archevêque de Montpellier, les mesures conservatoires demandées par le droit canonique, notamment l’éloignement du frère du diocèse, de la communauté et de la plaignante. Il est important de souligner aussi que dès le dépôt de la plainte auprès de l’archevêque de Montpellier, nous avons demandé à ce-dernier de tenir immédiatement la communauté informée dans le cadre de ce que le secret des instructions permet de faire. Pour le reste, nous ne pouvons que redire que le secret attaché à chacune des procédures en cours nous empêche aujourd’hui encore de nous exprimer plus avant à ce sujet. Nous faisons totalement confiance à la justice canonique et à la justice civile. Pour l’heure, il n’y pas de nouvelles étapes judiciaires et les plaintes déposées ont été classées sans suite. Quant à ce que vous écrivez sur la communauté et son fondateur, nous avons eu deux visites canoniques qui n’ont mis en lumière aucun dysfonctionnement dans la communauté. L’évêque et la mère supérieure d’une Abbaye qui ont conduit la dernière en février 2020 connaissent leur métier et savent vérifier les points de fragilité possibles d’une communauté. Les conclusions de cette visite ont été exposées comme il se doit à l’ensemble de la communauté en toute transparence et rien n’a été caché à ce sujet à qui que ce soit contrairement à ce qui est sous-entendu dans l’article. Nous tenons à dire combien ces visites, à l’image des audits dans la société civile, nous apparaissent nécessaires pour permettre à une communauté de dresser des bilans et de mettre en place des plans de progression en particulier du point de vue du bien-être de ses membres, de son fonctionnement et de sa gouvernance. Nous ajoutons en outre que notre fondateur n’a jamais prétendu, ou laisser entendre, en communauté que la plaignante était la tentatrice. En la matière, il n’a jamais rompu le secret de la confession, auquel il est tenu. Enfin, nous souhaitons redire combien nous sommes attachés à la lutte dans l’Église contre les abus de quelque sorte qu’ils soient, à l’écoute, à l’attention et au soutien apportés aux personnes victimes, mais aussi à la présomption d’innocence des personnes accusées. Il serait vraiment regrettable qu’une mise en accusation d’un frère amène à jeter le discrédit sur toute une communauté qui conserve la confiance de l’Église en la personne de l’archevêque de Montpellier à travers les missions pastorales qu’il lui confie régulièrement. C’est pour cette raison, et celles qui précèdent, que nous avons tenu à exercer ce droit de réponse. P. Elie-Joseph, Prieur |
Edito :
En ce troisième dimanche de carême l’évangéliste Saint Jean nous relate le dialogue entre Jésus et la Samaritaine.
La samaritaine va puiser de l’eau au puits. Il est midi, il fait chaud. Elle y trouve Jésus assis. Il est fatigué du voyage. Il lui demande à boire.
Les juifs et les samaritains s’adressant rarement la parole, la samaritaine est étonnée.
A partir de cette demande un dialogue se noue et Jésus va lui offrir le salut.
Elle lui confie sa vie et lui pose des questions. Jésus lui parle d’une « eau vive » qui va non seulement étancher sa soif mais deviendra en elle « source d’eau qui jaillit pour la vie éternelle ». Il déclare ensuite à cette femme aux mœurs réprouvées, qu’il est le Messie,
La samaritaine se fait messagère
Bouleversée elle laisse sa cruche et court annoncer aux villageois qu’elle a trouvé le Christ et les invite à aller à sa rencontre. Son cœur est vivifié, elle devient elle-même disciple. Les habitants, intrigués par son témoignage, viennent à leur tour le rencontrer et beaucoup croient en lui grâce à son influence. Les samaritains disaient : « Maintenant que nous l’avons entendu, nous savons qu’il est un sauveur pour le monde ». Cette rencontre au puits de Jacob est un exemple puissant de la manière dont Jésus apporte une vie nouvelle à ceux qui le rencontrent.
Mais comment avoir cette eau vive ?
Jésus est la source d’eau vive toujours offerte, qui répand en abondance l’amour gratuit de Dieu. Comme ce fut le cas pour la Samaritaine, il nous faut désirer boire à cette source, faire un détour pour nous approcher de Lui et, par l’écoute de sa parole, étancher notre soif.
Cette eau vive qui purifie, rafraîchit, fait vivre, c’est aussi l’eau du Baptême et la grâce de la vie nouvelle qui est reçue est la vie éternelle déjà commencée.
La samaritaine, après sa rencontre avec Jésus, va partager ce qu’elle a découvert. Baptisés, nous sommes transformés par Jésus, par le don de Dieu, Ce don, nous ne pouvons le garder pour nous, alors osons témoigner de lui à son exemple
En ce troisième dimanche de carême, demandons au Seigneur que ce temps soit pour nous un chemin de conversion
et de renouveau dans notre vie de personne baptisée.
Maïté Biau,
Membre du CPP de Bonne Nouvelle


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Vendredi 20 mars au samedi 21 mars, les étudiants et jeunes pros de Montpellier seront en marche pour le pèlerinage de nuit en direction du Grau-du-roi, pour vivre une nuit guidée par la thématique de la lumière « Je suis la lumière du monde.
“Celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres » Jn 8,12.
Recherche de bénévoles :
Les paroissiens peuvent également contribuer à cet événement en donnant un peu de leur temps. Nous recherchons des bénévoles disposant d’un véhicule pour assurer le transport de jeunes à l’issue de leur nuit de marche.
Lieu de prise en charge : parking de la plage de l’Espiguette
Date et heure : samedi 21 mars à 8h00
Mission : récupérer les jeunes et les conduire jusqu’à l’arrêt de tramway de Pérols (28 min)
Votre aide est précieuse pour permettre à chacun de rentrer en toute sécurité. Merci d’avance pour votre engagement !