Deux venues du Christ

Deux venues du Christ

    Voilà, nous entrons dans l’Avent, la période avant Noël. Pourtant, ça ne veut pas dire « avant ». C’est un mot qui vient du latin « adventus » qui veut dire la venue, l’arrivée. L’Avent – dans le sens liturgique – c’est un temps pour nous préparer à deux arrivées de Jésus : la première – en tant qu’enfant qui commence une nouvelle période du monde et – la deuxième – en tant que Roi de l’Univers qui termine la dernière période du monde.

    Par rapport à l’Avent le Catéchisme de l’Église Catholique dit : En célébrant chaque année la liturgie de l’Avent, l’Église actualise cette attente du Messie : en communiant à la préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent leur désir ardent de son second avènement.

   Pendant Noël nous accueillons donc Jésus en tant qu’enfant pour que grâce à cet accueil nous puissions accueillir le Royaume de Dieu qui doit venir pleinement à la fin du monde. Jésus disait : Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas (Mc 10, 14-15). Jésus, qui était un grand enfant toute sa vie, le montre par son adoration envers les enfants. Il nous montre que l’accueil de l’enfant nous rend enfants. Et les enfants entrent dans le Royaume.

    Accueillons donc l’enfant de Jésus ! C’est ainsi que Noël (et l’Avent – sa préparation) nous prépare à la deuxième et la dernière venue de Jésus.

 

 

                                                                                                                                              P.Christophe Paczos

Dieu nous sauve

L’Évangile de ce dimanche relate l’ultime conversation de Jésus, avant sa mort, avec les deux larrons.

L’un défie Jésus de se sauver si « il est le Roi des juifs ».

À l’autre, qui exprime sa foi dans Sa Royauté divine, le Christ promet le salut au-delà de la mort.

Sans le savoir, sans s’en douter, ces deux brigands nous orientent vers l’essentiel du mystère de la souffrance et de la mort de Jésus : il ne veut pas se sauver de la croix, parce qu’en assumant le mal et la mort humaine, il veut attester de la réalité de son amour pour les hommes, amour qu’il partage avec le Père.

Car c’est l’amour qui est force de salut, et non la souffrance par elle-même.

Nous tenons là, face à Jésus souffrant, une lumière qui éclaire notre propre chemin de vie et celui de tous ceux que nous aimons.

Le Christ nous invite à faire de l’Amour la force de notre quotidien. C’est l’amour qui doit rester présent dans le réel de nos existences, face aux épreuves, notre Croix.

Cet échange autour de la royauté terrestre ou divine de Jésus, m’interroge : qui est Jésus pour moi ?

Celui qui est dans la toute-puissance face au mal sur la terre ?

Ou plutôt dans l’infini de l’amour, cet Amour qui vient nous relever ? Et qui est présent à nos côtés pour nous aider à traverser ce qui nous enferme.

N’a-t-il pas promis la vie éternelle à ce “suspendu” auprès de lui ?

Que cette semaine nous nous appliquions à croire que si le Christ a accepté de traverser le mal et la mort, c’est par amour pour les hommes.

L’Amour qui nous sauve.

Mme Dominique BREMOND

membre de l’EAP

la « journée des pauvres »

Ce dimanche 13 novembre l’Église catholique célèbre sur tous les continents la « journée des pauvres » instituée par le pape François en 2017. Comme au temps de Jésus, les pauvres sont nombreux ! A ces millions d’hommes, de femmes, d’enfants qui vivent dans la précarité et l’incertitude du lendemain s’ajoutent les victimes des guerres, en particulier de la guerre en Ukraine où des milliers de personnes déracinées ont fui leur patrie pour se réfugier vers les pays frontaliers, séparées de leur mari et des êtres aimés. Et tous ceux qui sont restés faisant face à tant de pénuries, vivent dans la peur des bombes et des violences barbares de l’ennemi !

Dans l’Évangile de ce jour, Jésus nous dresse un tableau rempli d’images catastrophiques qui précèderont sa venue dans la gloire. Quand nous regardons autour de nous ces paroles sont toujours d’actualité. Mais Jésus nous demande de garder confiance, de ne pas céder à la peur « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu … c’est par votre espérance que vous obtiendrez la vie ». Oui, le Christ vient tous les jours nous rencontrer dans nos vies, nous réchauffer de son soleil d’amour pour qu’à notre tour nous le fassions rayonner sur les plus faibles, les plus fragiles afin de les réchauffer de sa tendresse et de les aider à retrouver la joie de vivre. Dieu nous aime infiniment et ne nous abandonne pas. Il compte sur nous pour tous ces gestes de solidarité, de fraternité, de secours, de réconfort envers nos frères ; Tous ces gestes qui manifestent son salut et sa victoire sur le mal.

« Tendre la main est un signe : un signe qui rappelle immédiatement la proximité, la solidarité, l’amour » Pape François.

                                                                                   Fabienne Escrig – EAP clochers d’Ensérune

Les Lycéens à Taizé

Les Lycéens à Taizé du 23 au 27 octobre 2022

Depuis une dizaine d’année, aux vacances de Toussaint, la Pastorale des jeunes du Diocèse de Montpellier propose aux lycéens un séjour à Taizé. Cette année, le groupe de Béziers comptait une vingtaine de lycéens, il était constitué à part égale de jeunes du lycée de la Trinité et de lycéens de l’aumônerie de l’enseignement public. Ils ont rejoint le millier de jeunes déjà présents sur la colline de Taizé.

Toutes les journées commencent à 7h45 avec les cloches qui annoncent la prière du matin dans la grande église de la réconciliation autour de la Communauté des frères de Taizé. Après le petit-déjeuner les jeunes sont invités à une introduction biblique animée par un des frères puis la matinée se continue par un temps d’échange en petits groupes d’une dizaine autour d’un adulte animateur. Les échanges sont très riches à partir du texte biblique introduit par le frère suivi de questions qui viennent rejoindre nos réalités quotidiennes.

Les cloches invitent ensuite à rejoindre l’église pour la prière de midi, puis tous convergent ensuite vers le lieu de la distribution du repas. Temps libre ou chorale puis partage en petits groupes. A Taizé tout le monde participe aux tâches quotidiennes et communes. Après le goûter des ateliers au choix sont proposés jusqu’au repas du soir. Un « secret de Taizé » ? Il n’y aura jamais de « spiritualité de Taizé », jamais de « théologie de Taizé » (Fr. Roger). Pour la troisième fois de la journée les cloches nous convient à la prière du soir puis peu à peu, plus ou moins laborieusement au goût des adultes accompagnateurs (!!!) le repos de la nuit gagne la colline…

Cinq jours très riches en prière, réflexion, amitié, c’est ce qui ressort des impressions personnelles des jeunes :

« Nous avons fait de magnifiques rencontres inoubliables, et partagées notre foi avec les autres jeunes. Ça fait du bien de voir tous ces sourires, tout cet enthousiasme et tous ces jeunes qui partagent la même foi que nous. »

Monique Mollier – EAP

« Me voici ! »

« Me voici ! »

Samuel répond par trois fois à son maître « Tu m’as appelé, me voici » (1 S 3). Réponse d’obéissance. Il faudra encore une fois de plus pour répondre au Seigneur. Jeune adulte, j’ai répondu à de nombreux appels de prêtres ou même d’élèves à me mettre au service des jeunes en travaillant comme Conseiller Principal d’Éducation en collège, comme animateur en aumônerie ou dans le scoutisme. Ma vocation était auprès des jeunes. Plus tard, le cours de la vie a fait que j’ai changé d’orientation et que je me mette au service des personnes malades et âgées. Ma vocation était à présent auprès des plus fragiles. Si je répondais facilement à des appels extérieurs, il n’en a pas été de même pour l’appel que j’entendais au plus profond de mon cœur. Durant 17 ans, j’ai nié cet appel en espérant réaliser mon projet de vie : fonder une famille.

« Viens, suis-moi ! »

Mais le Seigneur voulait davantage et m’a fait comprendre qu’il ne m’appelait pas à cela. « On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison » (Mt 5, 15). La prière et le silence m’ont permis de trouver la force de répondre ce OUI tant attendu. La conséquence de cela n’a pas été autre que soulagement et sérénité. Depuis je rends grâce. Je rends grâce pour la patience du Seigneur, qui continuerait à appeler le même individu durant 17 ans ? Je rends grâce pour son amour et pour sa miséricorde, malgré tous mes péchés Dieu continue à m’aimer. Je rends grâce pour sa fidélité, malgré les épreuves que j’ai pu vivre ces dernières années, et mon manque de fidélité, il est toujours là, quand je me retourne vers lui il m’attend les bras ouverts. Je rends grâce pour sa confiance, qui suis-je pour me sentir digne d’annoncer son évangile ? Je rends grâce pour tout ce que le Seigneur m’a donné, la vie, la foi, ma famille, mes amis, mes expériences professionnelles et associatives, les prêtres et les paroissiens que j’ai rencontrés durant ma formation. Merci Seigneur pour tout cela. Merci Seigneur pour ton appel à venir vers toi, à te servir en servant les hommes de ce monde et pour l’ordination diaconale reçue hier.

Mon Père, Je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je t’aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père. (Prière de Saint Charles de Foucauld)

Seigneur, envoie de nombreux autres jeunes sur la voie de l’ordination sacerdotale ou de la vie religieuse.

 

                                                                                                                                              Christophe PRIVAT, diacre.

« Prions pour notre évêque Norbert »

Dans ses lettres Saint Paul ne s’adresse pas à « l’Église de Corinthe » (ou des corinthiens) mais à « l’Église de Dieu qui est Corinthe ». L’Église n’est pas l’addition des églises locales mais chaque église locale, autour de son évêque et en communion avec les autres, est l’Église de Dieu.

Comment l’évêque est-il choisi ? Il est d’abord élu « a clero et populo » (par le clergé et le peuple) mais les modalités sont difficiles quand les Églises locales deviennent nombreuses. Au moyen âge les chanoines des cathédrales choisissent leur l’évêque mais bientôt les rois veulent s’accaparent cette fonction que les papes vont progressivement s’approprier. C’est bien le cas aujourd’hui, l’évêque de Rome, le pape, nomme tous les évêques après une discrète consultation des évêques et de quelques prêtres et laïcs. Attention cependant, ce qui fait l’évêque, ce n’est pas son élection mais son ordination par l’imposition des mains d’au moins trois évêques des églises voisines. Il reçoit le dernier degré du sacrement de l’ordre qui en comporte trois (diacre, prêtre, évêque) et entre dans la lignée des successeurs des apôtres pour veiller à la fidélité et à l’unité de l’Église.

 

Mgr Turini est déjà ordonné évêque. Pour devenir évêque de Montpellier il reste encore une étape, son installation par le nonce et sa réception par le peuple de Dieu. C’est ce que nous vivrons dimanche en la Cathédrale de Montpellier. A partir de lundi, à chaque messe, nous prierons pour « notre évêque Norbert », son nom de baptême.

 

 

P.Bernard Boissezon.

« Mais à quoi ça sert ? »

 

Il arrive quelquefois, surtout chez les enfants de poser la question : « mais à quoi cela sert-il ? Par exemple à quoi ça sert de prier ? est-ce nécessaire ? Dieu entend-il ma prière ? Pourquoi ne répond-il jamais ?

Peut-être tout simplement parce que la question est mal posée. Est-ce que je me demande à quoi ça sert de respirer ou à quoi ça sert d’aimer ? Je ne me pose même pas la question. Je le fais tout naturellement sans réfléchir. Et si la prière devenait, elle aussi toute naturelle.

 

Prier ce n’est pas se creuser la tête pour dire des choses qu’on invente ou qu’on récite. Prier c’est d’abord écouter, dans le silence. Car Dieu a des choses à nous dire, des paroles vitales à nous donner comme : « tu es mon fils, tu es ma fille, tu fais toute ma joie ! »

Prier ce n’est pas chercher à changer Dieu, à faire pression sur Lui. Dieu veut notre bien. Il sait ce qui est le meilleur pour nous. Il voit les choses à long terme, c’est-à-dire en vue du ciel. Il a donc décidé depuis toujours de nous donner ce qui nous convient. Mais il veut que nous lui demandions cela dans la prière. Donc lorsque nous prions nous entrons dans son plan. Et après cette prière, Dieu nous donne ce qu’il a décidé, même si ce n’est pas forcément ce que nous attendions. Et comme nous ne savons pas si notre demande est conforme au projet de Dieu, nous devons toujours nous soumettre d’avance à sa décision. Je te demande telle chose, si c’est bien cela que tu veux pour moi. J’accepte avec amour ce que tu vas me donner et déjà je te remercie. Que ta volonté soit faite.

Il faut donc prier sans cesse, avec persévérance sans se décourager. Dieu connaît nos besoins, il s’occupe toujours de nous, parfois de façon étonnante, inattendue. Il faudrait que nous fassions davantage attention à tout ce que Dieu nous donne, en permanence et faire de notre prière, une prière de louange et d’action de grâce. Dieu donne toujours, mais pas nécessairement ce que nous désirions, parce que lui seul sait ce qui est le mieux pour nous. Dieu est souvent déroutant. Ce n’est qu’après, que nous nous rendons compte des bienfaits du Seigneur. Alors, oui, sachons demander à Dieu, sans relâche au risque de lui « casser la tête ». Sachant que le temps de Dieu n’est pas le même que le nôtre et que tout ne se réalise pas dans l’immédiateté et de la manière que nous avions imaginée. Dieu qui voit tout, agit avec une sagesse que nous comprenons, bien souvent après coup.

Ayons foi en Lui et faisons Lui confiance !

Père Alain
Saint Joseph

Témoignage de foi et de vaillance

Sœur Gloria Cecilia Narvàez Argoty, franciscaine de Marie Immaculée, de nationalité colombienne et missionnaire au Mali, a été séquestrée le 4 octobre 2017 et libérée le 9 octobre 2021. En mars 2022, elle a été invitée à la Cathédrale de Madrid par le président de l’Église en détresse pour donner son témoignage de foi et de vaillance vécu dans ces 4 ans et 8 mois comme prisonnière.

Elle raconte ainsi : « Vers 21 heures, j’étais avec deux sœurs de la fraternité, en train de regarder les nouvelles à la télévision, quand quatre terroristes lourdement armés nous ont attaqué, ils voulaient prendre une des sœurs, j’ai offert ma vie pour que les deux autres ne soient pas blessées. Lorsque nous avons quitté la maison, les hommes m’ont mis une chaîne autour du cou avec un dispositif explosif et ils m’ont amené dans le désert. J’étais fréquemment changée de groupe et déplacée dans des endroits éloignés dans le sable du désert du Sahara.

Bien que ces années aient été difficiles, je peux dire avec certitude que mon esprit n’a pas été enlevé, j’ai été soutenu par ma foi et mon espérance contre le découragement parce que j’ai pu faire vivre ma spiritualité franciscaine en contemplant la nature, le soleil avec sa chaleur enveloppante, les couchers de soleil colorés, la diversité des oiseaux…J’ai récité les psaumes, j’ai invoqué mon ange gardien, j’ai plié les genoux et levé les mains au ciel, en nommant avec beaucoup d’amour le doux nom de Marie…Tous les matins, ils m’ont crié « l’Islam est la vraie religion » en me pressant de me convertir…mais Jésus-Christ est tout pour moi  je ne l’abandonnerai jamais je priais pour que Dieu convertisse leurs cœurs afin qu’ils se rendent compte du mal qu’ils faisaient, non seulement à moi, mais à de nombreuses personnes qu’ils avaient séquestrées.

J’ai ressenti la protection spéciale de Dieu, je peux affirmer que ma vie en captivité a été une expérience d’amour, d’espoir et de charité. Avec l’aide de Dieu, j’ai pu rester fidèle à mon engagement de disciple et de missionnaire de Jésus, ce qui a contribué à la croissance de la foi et à l’unité de l’Église catholique au Mali ».

Seigneur, augmente en nous la foi, fortifie là. Donne-nous ton Esprit Saint pour que nous puissions être de vrais témoins de la foi au cœur du monde.

Sœur Béatrice NTABAJANA (EAP)

Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié

En tant qu’êtres humains nous sommes frères et sœurs vivants sur la même planète ! Tout être humain a une dignité inaliénable.

Lorsque le prochain est un migrant nous sommes face à des défis :

  • Si l’idéal est d’éviter les migrations inutiles et que chacun puisse vivre et grandir dans la dignité dans son pays d’origine, des progrès sont à faire.
  • Pouvons-nous respecter le droit de tout être humain de trouver un lieu où il puisse répondre à ses besoins fondamentaux et à ceux de sa famille, mais aussi se réaliser intégralement comme personne ?
  • Si notre réponse est ‘’oui’’ : nos efforts à faire sont de les accueillir, protéger, promouvoir, intégrer ! Pour cela, pouvons-nous élargir notre regard sur nos différences culturelles, religieuses, historiques ?
  • Pouvons-nous avoir un regard lavé de tout jugement sur celui qui a eu tant de peine à arriver jusque chez nous ? Même si on ne comprend pas les raisons de son exil.
  • Pouvons-nous croire que l’autre est une opportunité d’enrichissement et de croissance de tous ? Reflet de la richesse de toute vie humaine ?

Plus que jamais, notre interdépendance s’accroit avec la dégradation de la santé de la Terre, et nous ne pourrons nous sauver seuls. Nous avons reçu gratuitement la vie, donnons gratuitement ! (Mat10, 8)

Avec l’Esprit qui habite en chacun, nous sommes capables, personnellement et ensemble, d’oindre de dignité celui qui arrive sur notre sol.

Concrètement, nous pouvons soutenir les collectifs qui y participent sur le biterrois : Caritas, Cimade, Restau du cœur, St Vincent de Paul, 100pour1 vallée d’Orb…. Ou oser personnellement la rencontre avec une personne qui vient d’ailleurs.

Inspiré de l’encyclique 2020 sur la fraternité et l’amitié sociale

Bernadette Lefebvre membre de l’EAP

Dieu nous a confié sa création

Du 1er septembre au 4 octobre, le pape nous invite à prier et prendre soin de la création (voir son message du 1er septembre pour la célébration de la journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création).

Devant les manifestations de plus en plus évidentes de la crise climatique, on peut être tenté de tourner la tête et continuer comme si tout allait bien, ou de se réfugier dans la peur, l’impuissance, la culpabilité, ou encore de faire des petits gestes « pour la planète » pour se donner bonne conscience.

Dieu nous a confié sa création pour que nous en prenions soin. Il nous le demande à tous, pas seulement aux décideurs et aux puissants. Comment nous montrer dignes de Sa confiance, dont il est question dans l’évangile de ce jour ?

Il s’agit de nous convertir pour participer à la métamorphose indispensable de nos sociétés. Cela implique de ralentir notre vie, retrouver un lien avec la nature, accepter l’incertitude et parfois le manque, mettre la consommation et la satisfaction de nos besoins au second plan pour choisir la vie et privilégier les relations, changer de regard pour mettre en commun nos ressources plutôt que de protéger notre propriété.

Pour faire ce chemin exigeant, la parole de Dieu peut être un guide. Elle nous enseigne les lois de vie dont nous avons besoin et nous aide à trouver l’attitude juste. Prions pour que nous soyons capables d’entendre cette parole.

Denis Lefebvre