Lumière …
Le 2 février, quarante jours après Noël, l’Église célèbre la fête de la Présentation du Seigneur au Temple. L’Évangile de ce jour nous rapporte la belle prière du vieillard Syméon tenant Jésus entre ses bras : « Mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël» (Luc 2,31-32). C’est à cause de ces paroles où Jésus est reconnu comme Lumière, que cette fête s’appelle aussi la Chandeleur, Festa candelarum, fête des chandelles. En ce jour, on bénit les cierges pour rappeler que c’est Jésus la lumière du monde.
Pour nous, entendre que Jésus est la lumière du monde est naturel, nous y sommes habitués. Mais qu’est-ce que ces mots signifient dans le concret ? Nous ne devons pas oublier que Jésus a dit à ses disciples donc à nous : « Vous êtes la lumière du monde » (Mt 5,14). Cette lumière guide et réchauffe le monde.
Elle guide le monde. Dieu attend de nous que nous nous comportions comme des lumières qui guident le monde. La lumière est ce qui permet d’abord de voir ce qui est beau, de nous émerveiller. Voir la beauté de la création nous ouvre à la contemplation de Dieu. Dieu attend de nous que nous soyons « sur le lampadaire » pour pouvoir éclairer le monde. Il en va de notre responsabilité de chrétien de nous engager à rayonner. Et rien ne doit pouvoir nous empêcher de le faire.
Cette lumière réchauffe. L’invitation à éclairer le monde et aussi une invitation à faire preuve de miséricorde, à réchauffer ce monde par la miséricorde. Parce que nous avons reçu miséricorde nous sommes miséricordieux.
Monique Mollier (EAP)
Semaine de prière pour l’unité des chrétiens du 18 au 25 janvier 2023 
SOLENNITÉ DE MARIE MÈRE DE DIEU ET JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX
Dans la nuit les bergers ont décelé une étoile qui brillait, ils l’ont suivie jusqu’à la crèche.
Un texte de l’Évangile que l’on peut lire comme une description de ce qui s’est passé historiquement (bien sûr, avec les lunettes de la propre idée théologique d’un tel Évangéliste), mais on peut le regarder aussi comme un enregistrement indirect de la vie communautaire dans quelle l’évangéliste vivait et avait sa propre expérience de la vie chrétienne. Il me semble que dans le texte d’aujourd’hui on voit cette situation lorsque l’ange dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie … ». Pour moi, personnellement, c’est un peu la même expérience que celle de la communauté de St. Jean, lorsque Jésus dit sur la croix à son disciple bien aimé : « Voici ta mère. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui ». « Prendre chez soi » Marie dans le sens spirituel, dans sa vie de foi, je crois que c’était justement, une expérience importante autant de la communauté de Mathieu que de celle de Jean. Mais qu’est-ce que cela signifie « la prendre chez soi » ? En gros, il s’agit de l’inviter, de s’ouvrir à sa présence dans son propre cheminement spirituel. Je voudrais partager avec vous ma fascination récente, d’un texte d’un prêtre français Gabriel-Marie Jacquier (1906 – 1942). Il a écrit un petit journal de sa vie mariale : Les Carnets Noirs. Le texte est court, mais la profondeur et la simplicité sont frappantes. Selon Gabriel Marie Jacquier, l’eau de baptême symbolise le sein de la Vierge Marie et selon lui, nous sommes plongés non uniquement en Christ, mais aussi en elle. Gabriel-Marie ne propose pas une nouvelle piété dans le sens actif – qu’il faut faire telle ou telle chose : « Vivre en Marie, ce n’est pas une faveur spéciale, mais un fait auquel nous devons nous adapter » … quand même : « La vie de la grâce, comme toute vie, est une génération. Notre vie surnaturelle consiste donc à écarter tout ce qui peut nous arracher du sein maternel, et à nous maintenir bien attachés par la foi, l’espérance et la charité … ». Jacquier est moderne, il regarde la vie spirituelle, non comme ce que nous pouvons maitriser par nous-mêmes, au contraire : « Ici nous sommes vraiment ‘ in sinu Matris ‘. La grande partie de notre vie intérieure est de l’implicite, de l’inconscient, comme le petit caché dans le sein de sa mère ». Mais quel est l’objectif de cette vie mariale dans son sein ? Jésus y est resté pendant neuf mois : « Restons donc ainsi unis à Marie, toujours, sans interruption, et elle formera Jésus en nous ».
Es-tu celui qui doit venir ? C’est la question des gens qui accourent vers Jean Baptiste. Question toujours d’actualité, es-tu celui qui doit venir ? Venir où ? Venir de la part de qui et surtout venir pour quoi faire ?
Seigneur est sans doute le mot le plus utilisé de la messe ; il désigne plusieurs personnes. Un nom qui désigne plusieurs personnes, à première vue ce n’est pas très logique ! Pourtant dans les textes et les oraisons de ce 2ème dimanche de l’Avent « Seigneur » est invoqué 12 fois et dans l’ordinaire de la messe de 45 à 50 fois. Cela fait beaucoup !