Dans la nuit les bergers ont décelé une étoile qui brillait, ils l’ont suivie jusqu’à la crèche.
La bible aime à souligner l’humilité des commencements divins. Il nait pauvre, il vivra pauvre, à jamais étranger et voyageur sur la terre.
Dans notre environnement, quel astre suivons-nous ? Quelle idole nous fait tourner la tête ?
Savons-nous reconnaitre que nos êtres de chair plantés en terre aspirent à la profondeur et à la transcendance ?
Quel regard portons-nous sur l’étrangeté de la différence autour de nous ?
Là se trouvaient Marie, Joseph et Jésus.
Toute l’attente des pauvres en Israël, dont l’espérance a traversé les siècles, chantent maintenant la gloire du Seigneur.
Et nous, qui attendons-nous ? Pouvons-nous accueillir notre libérateur dans la profondeur de notre être ?
Ils sont venus se prosterner et adorer cet enfant qui est l’Emmanuel : Dieu avec nous, Jésus : celui qui sauve.
Dieu en personne vient vers les siens pour accomplir leur libération.
La venue de Jésus est une irruption de Dieu dans le monde des hommes.
L’irruption de Dieu dans le monde ne peut avoir que ce double effet d’inciter les uns à la foi et d’endurcir les autres. Les siens ne l’ont pas reçu, il restera toute sa vie ‘’signe de contradiction’’ parmi les hommes.
Puis-je dire ‘’oui’’ comme Marie pour honorer en moi la présence de Dieu ?
Que durant ce Noël, chacune, chacun se sente bénie, béni de Dieu, appelée, appelé à vivre de sa Présence.
B. Lefebvre membre de l’EAP
Un texte de l’Évangile que l’on peut lire comme une description de ce qui s’est passé historiquement (bien sûr, avec les lunettes de la propre idée théologique d’un tel Évangéliste), mais on peut le regarder aussi comme un enregistrement indirect de la vie communautaire dans quelle l’évangéliste vivait et avait sa propre expérience de la vie chrétienne. Il me semble que dans le texte d’aujourd’hui on voit cette situation lorsque l’ange dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie … ». Pour moi, personnellement, c’est un peu la même expérience que celle de la communauté de St. Jean, lorsque Jésus dit sur la croix à son disciple bien aimé : « Voici ta mère. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui ». « Prendre chez soi » Marie dans le sens spirituel, dans sa vie de foi, je crois que c’était justement, une expérience importante autant de la communauté de Mathieu que de celle de Jean. Mais qu’est-ce que cela signifie « la prendre chez soi » ? En gros, il s’agit de l’inviter, de s’ouvrir à sa présence dans son propre cheminement spirituel. Je voudrais partager avec vous ma fascination récente, d’un texte d’un prêtre français Gabriel-Marie Jacquier (1906 – 1942). Il a écrit un petit journal de sa vie mariale : Les Carnets Noirs. Le texte est court, mais la profondeur et la simplicité sont frappantes. Selon Gabriel Marie Jacquier, l’eau de baptême symbolise le sein de la Vierge Marie et selon lui, nous sommes plongés non uniquement en Christ, mais aussi en elle. Gabriel-Marie ne propose pas une nouvelle piété dans le sens actif – qu’il faut faire telle ou telle chose : « Vivre en Marie, ce n’est pas une faveur spéciale, mais un fait auquel nous devons nous adapter » … quand même : « La vie de la grâce, comme toute vie, est une génération. Notre vie surnaturelle consiste donc à écarter tout ce qui peut nous arracher du sein maternel, et à nous maintenir bien attachés par la foi, l’espérance et la charité … ». Jacquier est moderne, il regarde la vie spirituelle, non comme ce que nous pouvons maitriser par nous-mêmes, au contraire : « Ici nous sommes vraiment ‘ in sinu Matris ‘. La grande partie de notre vie intérieure est de l’implicite, de l’inconscient, comme le petit caché dans le sein de sa mère ». Mais quel est l’objectif de cette vie mariale dans son sein ? Jésus y est resté pendant neuf mois : « Restons donc ainsi unis à Marie, toujours, sans interruption, et elle formera Jésus en nous ».
Es-tu celui qui doit venir ? C’est la question des gens qui accourent vers Jean Baptiste. Question toujours d’actualité, es-tu celui qui doit venir ? Venir où ? Venir de la part de qui et surtout venir pour quoi faire ?
Seigneur est sans doute le mot le plus utilisé de la messe ; il désigne plusieurs personnes. Un nom qui désigne plusieurs personnes, à première vue ce n’est pas très logique ! Pourtant dans les textes et les oraisons de ce 2ème dimanche de l’Avent « Seigneur » est invoqué 12 fois et dans l’ordinaire de la messe de 45 à 50 fois. Cela fait beaucoup !
L’Évangile de ce dimanche relate l’ultime conversation de Jésus, avant sa mort, avec les deux larrons.
Dans l’Évangile de ce jour, Jésus nous dresse un tableau rempli d’images catastrophiques qui précèderont sa venue dans la gloire. Quand nous regardons autour de nous ces paroles sont toujours d’actualité. Mais Jésus nous demande de garder confiance, de ne pas céder à la peur « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu … c’est par votre espérance que vous obtiendrez la vie ». Oui, le Christ vient tous les jours nous rencontrer dans nos vies, nous réchauffer de son soleil d’amour pour qu’à notre tour nous le fassions rayonner sur les plus faibles, les plus fragiles afin de les réchauffer de sa tendresse et de les aider à retrouver la joie de vivre. Dieu nous aime infiniment et ne nous abandonne pas. Il compte sur nous pour tous ces gestes de solidarité, de fraternité, de secours, de réconfort envers nos frères ; Tous ces gestes qui manifestent son salut et sa victoire sur le mal.
Les Lycéens à Taizé du 23 au 27 octobre 2022
Les cloches invitent ensuite à rejoindre l’église pour la prière de midi, puis tous convergent ensuite vers le lieu de la distribution du repas. Temps libre ou chorale puis partage en petits groupes. A Taizé tout le monde participe aux tâches quotidiennes et communes. Après le goûter des ateliers au choix sont proposés jusqu’au repas du soir. Un « secret de Taizé » ? Il n’y aura jamais de « spiritualité de Taizé », jamais de « théologie de Taizé » (Fr. Roger). Pour la troisième fois de la journée les cloches nous convient à la prière du soir puis peu à peu, plus ou moins laborieusement au goût des adultes accompagnateurs (!!!) le repos de la nuit gagne la colline…
Samuel répond par trois fois à son maître « Tu m’as appelé, me voici » (1 S 3). Réponse d’obéissance. Il faudra encore une fois de plus pour répondre au Seigneur. Jeune adulte, j’ai répondu à de nombreux appels de prêtres ou même d’élèves à me mettre au service des jeunes en travaillant comme Conseiller Principal d’Éducation en collège, comme animateur en aumônerie ou dans le scoutisme. Ma vocation était auprès des jeunes. Plus tard, le cours de la vie a fait que j’ai changé d’orientation et que je me mette au service des personnes malades et âgées. Ma vocation était à présent auprès des plus fragiles. Si je répondais facilement à des appels extérieurs, il n’en a pas été de même pour l’appel que j’entendais au plus profond de mon cœur. Durant 17 ans, j’ai nié cet appel en espérant réaliser mon projet de vie : fonder une famille.