Anniversaires à la Font Neuve à Béziers

Le 11 Juin 2023 :   2 Anniversaires à la Font Neuve à Béziers,

75 ans du Centre catholique de Jeunesse fondé par le Père Correau et 60 ans de l’œuvre de Jeunesse fondée par le Père Gras.

C’est en 1948 que tout a commencé d’abord dans le quartier du Champ de Mars puis à la Font Neuve. Infatigable animateur auprès des jeunes auxquels il a consacré sa vie, le Père Correau est prêtre de la Congrégation des Pères de Timon David. Il s’est vite imposé par son charisme, sa vie simple sans cesse tournée vers les autres et toute empreinte de foi, et une immense bonté qui deviendra légendaire. On le surnommait le « Saint de Béziers ». Après quelques années à la Font Neuve il fait l’acquisition d’un terrain vague avec une maisonnette près du chemin qui deviendra le boulevard du Four-à-chaux, c’était en 1962. Le « Ranch » ainsi dénommé à cause de son aspect sauvage et des chevaux qui venaient dans les prés, devient le lieu de vie du P.Correau et le centre d’une intense animation à destination des familles chrétiennes et des jeunes de milieu très simple. De nombreuses activités en tout genre s’y déroulent et à partir de 1968 des camps dans les Pyrénées à St Pierre del Forcats. Aujourd’hui ce Centre catholique poursuit ses activités essentiellement avec des camps de neige et d’été à St Pierre del Forcats.

Pendant ce temps à la Font Neuve arrive le Père Gras qui met en place une Œuvre de Jeunesse autour des années 1963. Jeux et pratiques sportives collectives, activités culturelles, clubs divers, kermesse et activités religieuses s’y déroulent les jeudis, samedis et dimanches ainsi que les vacances scolaires. En parallèle le Père Pierre anime la Paroisse St Joseph avec talent et générosité apostolique. D’autres Pères assurent la direction et l’animation spirituelle de l’École du Sacré Cœur.

Actuellement l’œuvre continue ses activités de loisirs chrétiens en 2 sites : pour les 3-6 ans dans les locaux du Ranch la Petite Œuvre de Nazareth au Four-à-chaux et pour les 7-16 ans La Grande Œuvre à la Font Neuve.

Pour bâtir l’avenir et bien vivre le présent il est important de se rappeler ses racines. Aujourd’hui nous rendons grâce pour tout le travail réalisé dans ses maisons et pour les Pères qui se sont succédé, rivalisant d’ingéniosité, de talent et de zèle apostolique. Le Père Timon David (dont nous célébrons cette année le bicentenaire de sa naissance) disait le but de l’œuvre « c’est de graver Jésus-Christ dans les cœurs ». Il faut disait-il faire de ces jeunes d’abord des hommes puis des chrétiens d’où sa «   Méthode » avec comme devise « Ici on joue, ici on prie », et comme spiritualité celle du Cœur de Jésus.. A travers les loisirs nous essayons de vivre l’Evangile.

A la suite des Pères Correau, Gras, Gérard, Jacques, Jésus, Xavier, l’œuvre continue son chemin d’évangélisation et manifestement en circulant dans Béziers et ses environs, nous voyons bien que ces Pères n’ont pas perdus leur temps.

Deo Gratias !

P.Alain.

Aimer c’est se donner, mais aussi donner à l’autre l’occasion de se donner

« Si Dieu est amour, il faut qu’il ait en lui-même les possibilités de l’amour, qu’il soit communauté. Ce qui demande que son unicité puisse intégrer en elle-même une altérité véritable » dit Bernard Sesboué.

La trinité concilie unité et diversité. Nous pouvons nous en inspirer pour vivre nos relations.

Dans nos relations, chacun doit garder son identité, ne pas chercher à pénétrer l’intimité de l’autre, ne pas vouloir tout comprendre de l’autre, car seule une petite partie émergée de sa personnalité nous est accessible. Sachons respecter nos différences, accepter que l’autre ne fasse pas les choses comme moi, le laisser libre de suivre son propre chemin.

Soyons aussi attentifs à ne pas mettre l’autre dans des cases, à ne pas le réduire à ses actes.

L’amour est un don de Dieu, il ne dépend pas que de moi, je ne peux pas tout maitriser. Ce que je donne, je ne sais pas ce que l’autre va en faire. La relation, je ne sais pas où elle va me mener.

Aimer c’est se donner, mais aussi donner à l’autre l’occasion de se donner. Cela demande de l’humilité.

Tout cela, nous pouvons le vivre dans nos familles, mais aussi dans nos communautés d’église. Demandons à Dieu de nous aider à avoir entre nous des relations justes, à l’image de la trinité.

Denis Lefebvre.

Un désir intolérable

Un désir intolérable

 

Le livre de l’Apocalypse que nous lisons depuis quelques semaines, est un livre visionnaire, prophétique parce qu’il nous annonce de façon énigmatique, plein de symboles, le futur ultime. C’est un livre de l’espérance parce qu’il annonce notre avenir comme un accomplissement de notre soif et notre désir les plus profonds. Celui qui anime ce désir, en fait cet amour lui-même, c’est l’Esprit Saint qui est répandu dans nos cœurs (Rm 5, 5). Ce qui est difficile c’est de ne pas étouffer, de ne pas refouler ce désir par des petits biens, des petits plaisirs. C’est difficile de rester non comblé, non rassasié, non satisfait, bref rester dans le vide intérieur. Ainsi, paradoxalement, on reste en contact avec nos désirs les plus profonds.

St. Jean de la Croix compare l’âme et ses puissances aux cavernes intérieures :

« … quand elles ne sont pas vides, purifiées et exemptes de toute affection de créature, elles ne sentent pas le vide immense de leur profonde capacité… »,

mais quand elles

« … sont complétement détachées et purifiées, la soif, la faim et le désir de leur sens spirituel est intolérable ».

Alors rester dans ce désir intolérable est paradoxalement un chemin vers Dieu. C’est la voie que propose St. Augustin dans son sermon sur la première lettre de st. Jean. Ce désir purifie et augmente notre capacité intérieure pour que nous puissions recevoir Dieu c’est-à-dire tout ce que nous attendons.

P.JAN JANKOWSKI

En attendant la Pentecôte

En attendant la Pentecôte

 

Nous sommes dans une période liturgique spéciale : entre la solennité de l’Ascension de Jésus et la solennité de la descente de l’Esprit Saint qu’on appelle la Pentecôte. Pour connaître le sens de cette période liturgique que nous vivons avec l’Église contemporaine il nous faut s’intéresser aux faits qui l’ont instituée. Ce sont les faits qui sont fêtés par la liturgie. La liturgie ne s’adresse pas à elle-même, mais aux faits historiques. Dans ce cas il s’agit donc de dix jours dans la vie des disciples qui se passait entre deux événements de l’histoire de leur Seigneur : sa montée au ciel et l’envoi de son Esprit.

Pendant ces dix jours les disciples sont réunis à l’étage de la maison pour prier. Saint Luc nous donne une liste précise des onze Apôtres mais il ajoute encore qu’il y avait là-bas environ cent vingt personnes. Ils sont tous réunis parce qu’ils croient que leur Seigneur est ressuscité. C’est cette foi qui les appelle et les rassemble malgré la peur des juifs. Leur Seigneur est parti mais son Esprit n’est pas encore venu. Sans son Esprit ils ne peuvent pas vivre comme avant, c’est-à-dire avec la capacité de guérir les gens, d’expulser les démons et de proclamer la venue proche du Royaume de Dieu.

Les disciples ne sont pas retirés de ce monde comme Jésus a été retiré par son Ascension. Lui, il est au ciel, eux, ils sont là, dans le monde. Ils attendent d’être remplis par l’Esprit de Jésus Ressuscité. Ce sera un genre d’âme pour le nouveau Corps qui se manifeste. Lui, il est sa Tête déjà ressuscitée, eux, ils sont ses Membres toujours sur la terre (pas encore ressuscités). Voilà l’Homme nouveau qui se lève pour monter vers le Père. La Tête organise tout son Corps pour tout Lui offrir. Tout ce qui est à moi est à toi – dit Jésus – et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.

 

P.Krzysztof Paczos

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Changements, nominations dans les paroisses de Béziers

Changements, nominations.

Est venu le temps des changements dans les paroisses du diocèse, y compris cette année à Béziers.

Certains prêtres sont appelés à quitter leur paroisse pour recevoir nouvelle nomination. Le changement entraîne toujours des résistances et des difficultés.

Déjà pour l’évêque qui doit faire des choix alors que le manque de prêtres se fait de plus en plus sentir.

Difficulté pour le prêtre qui quitte un lieu où il a ses repères, où il connaît beaucoup de monde pour une paroisse à découvrir. Enfin difficulté pour la communauté chrétienne qui s’était habituée à son pasteur et qui doit faire l’effort d’en accueillir un autre.

Mais le changement est aussi promesse de renouveau et de renouvellement. Dans tout groupe humain, et l’Église en fait partie, il y des tendances au repli sur soi-même, à l’enfermement dans une certaine routine… l’accueil d’un nouveau prêtre et aussi de nouveaux paroissiens peut être l’occasion d’une ouverture et d’un dynamisme neuf. Ce n’est pas automatique mais il y a une chance à saisir. Vous le savez que « Évangile » signifie « Bonne Nouvelle ». Il y a donc toujours du nouveau à y puiser pour vivre notre situation présente.

Père Bernard Boissezon

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures…

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures … Je pars vous préparer une place … je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.

 

A l’époque de Jésus, le mariage se célébrait en deux étapes. Après les fiançailles, le fiancé partait préparer le foyer, souvent dans sa maison paternelle, apprendre un métier, etc., pour pouvoir accueillir la future épouse dans sa vie. Après, seulement, revenait-il, pour célébrer les noces et pour prendre l’épouse chez lui. L’histoire du Christ nous montre comment nous sommes aimés par Dieu : d’un amour passionné, romantique, fou même – comme un homme aime une femme (et, pourquoi pas, vice versa !). Jésus est né, a vécu et est mort, parce que Dieu voulait être avec nous dans tout. Le Christ est ressuscité, pour que nous puissions être avec lui pour toujours. C’est bien le but et le sens de sa vie, c’est aussi le but et le sens de la nôtre. 

 

p. Nicolas

« Ne crains pas car je suis avec toi »

Le pèlerinage des 3èmes et des lycéens du diocèse de Montpellier à Lourdes a eu lieu du 22 au 24 avril 2023.

Cette année le thème était « Ne crains pas car je suis avec toi » Es 41,10

Au total c’est plus de 450 jeunes des différentes aumôneries et établissements privés de tout le diocèse qui ont fait le pèlerinage. L’Aumônerie de l’enseignement public de Béziers a pu emmener 18 jeunes de Béziers et de Sérignan-Portiragnes. Pour certains c’était la première fois qu’ils s’y rendaient.

Dès leur arrivée ils ont pu découvrir les sanctuaires, puis faire connaissance entre les différents groupes grâce à un grand jeu avant de rejoindre leur hébergement à la Villa Mariale le long du Gave. Le soir tout le monde a pris part à la procession aux flambeaux dans les sanctuaires.

Le dimanche, messe dominicale dans la basilique du Rosaire avant le repas et le grand jeu « Le Chapelet de la Fraternité ». La journée s’est conclue par une veillée de la réconciliation dans l’église Ste Bernadette.

La journée du lundi était placée sous le signe de la lumière et de l’eau, avant la conclusion en chansons et en prières dans l’église Ste Bernadette. Tous les jeunes ont eu du temps pour déposer leurs intentions de prières à la grotte de Massabielle.

 

Monique Mollier – EAP

Fête de la Miséricorde.

Le deuxième dimanche de Pâque est la fête de la Miséricorde.

La miséricorde est une attitude caractéristique de Dieu qui peut le définir tout entier : comme le disait Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus,

« Il n’est qu’amour et miséricorde ».

La miséricorde est révélatrice du soin dont le Père entoure ses enfants : Dieu écoute avec attention ce qui monte du cœur de l’homme ce qui provoque en Lui une attention quasi-maternelle. L’homme peut alors accepter de voir la misère, la pauvreté, l’étroitesse de sa vie.

Quel lien entre la miséricorde et le sacrement de réconciliation ?

Si la miséricorde ne se réduit pas au pardon, elle conduit de manière privilégiée au sacrement de la réconciliation. En effet, c’est le lieu où l’on peut faire avec certitude l’expérience de cette action amoureuse de Dieu qui vient guérir le cœur de l’homme blessé par le mal qu’il est capable de commettre.

Présentation du dimanche de la miséricorde sur le site de l’Église Catholique de France

Jésurrection !

Jésurrection !

C’est avec ce néologisme qu’un jeune désirant recevoir le baptême m’a répondu, quand je l’ai interrogé sur ce qui s’est passé après la mort de Jésus. J’ai réagi avec étonnement et admiration.

En effet, l’événement de Pâques est tellement grandiose et original que le terme « résurrection » qu’on lui associe d’habitude semble simplement trop banal et un nouveau mot, un nom propre, mériterait d’être inventé. Jésus, mort est enterré, n’a pas seulement laissé sa tombe vide, ne s’est pas seulement donné à voir à ses amis, n’a pas seulement mangé et bu avec eux. Jésus a bouleversé la vie de ceux qui ont lié leur existence avec la sienne.

L’ayant rencontré vivant malgré sa mort, ils sont devenus capables de vivre une vie qui ressemblait à la sienne, animés par le même Esprit qui l’avait conduit quand il parcourait la Terre, unis à lui et en lui, les uns aux autres, au point de devenir ensemble un seul corps, la présence de Dieu dans le monde.

A rien de moins sont appelés tous les baptisés de nos jours : ceux de la nuit de Pâques, les bébés apportés sur les bras de ses parents, nous tous baptisés un jour ou un autre. “Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis […] pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ” (Rm 6, 3-4). 

Bonne fête de Pâques à tous !

P. Nicolas