« Ce ne sont pas les saints qui font de la poterie ! »

C’est un proverbe, que disent les polonais, pour encourager quelqu’un à se lancer dans une activité, qu’il tient pour difficile faute de l’avoir jamais essayé. Les saints serviraient là-dedans d’exemple de super-héros capables des tâches les plus ambitieuses (comme la poterie pour un débutant). En effet, polonais ou pas, on considère le plus souvent les saints comme des personnes faites pas de la même pâte. Il y aurait Dieu, puis les saints, et puis il y aurait nous, pauvres mortels. Cependant, les premiers chrétiens s’appelaient eux-mêmes saints, et cela encore en tant que “pauvres mortels”. Saluez tous les saints en Jésus Christ… Tous les saints vous saluent… – ainsi l’apôtre Paul assurait, dans la lettre qu’il écrivait depuis Rome aux chrétiens (vivants!) de Philippes, que les chrétiens romains (vivants eux aussi) pensaient bien à eux. Les uns et les autres, que faisaient-ils d’extraordinaire pour accepter sans gêne le titre de saints de leur vivant ? Simplement, ils vivaient leur foi de leur mieux au milieu des activités quotidiennes. Ils travaillaient, élevaient des enfants, tombaient malades, se disputaient et se réconciliaient. Et, soit, ils faisaient parfois de la poterie. Mais peut-être pour nous montrer que chacun devrait essayer. Tout comme la sainteté.
Bonne fête de Tous les Saints – à tous !
P. Nicolas

Pendant mes vacances en Pologne, comme d’habitude je suis allé au tombeau de mes grands-parents. A peine entré au cimetière j’ai ressenti quelque chose d’exceptionnel… mais je pensais que c’était normal car un silence apaisant se dégage de cette petite nécropole. Cependant, plus je restais auprès du tombeau, plus je ressentais, non uniquement le silence, un calme, mais une paix profonde qui embrassa longtemps mon cœur, et je n’arrivais pas (ou plutôt je ne voulais pas) de me détacher de ce caveau. Oui, la paix, c’est l’un des plus beaux cadeaux que j’ai reçu de la part de mes grands-parents, surtout de mon grand-père Romuald que j’aimais beaucoup.
Quel sens pouvons nous tirer du rapprochement entre l’Évangile qui relate l’exultation de joie de Jésus et la fête de Sainte Thérèse de Lisieux ?
François, évêque, continue avec tous les évêques le collège des apôtres, témoins de nos origines, choisis directement par le Christ. Pierre avait une place d’autorité particulière dont hérite son successeur, l’évêque de Rome ; il l’exerce avec le conseil de ses frères, avec les voix du peuple de Dieu et celle de l’Esprit saint qui anime le Corps de l’église, Corps du Christ. C’est ce que je crois. La synodalité n’est pas à l’image de la démocratie.
Une année commence, une année se termine, je parle de l’année pastorale bien sûr, c’est l’occasion de remercier Dieu pour toutes les belles choses que nous avons vécues, les uns et les autres, dans nos différentes communautés.
« Quand j’étais esclave, je regardais le soleil qui naissait et celui du soir qui se couchait, et je pensais que, si c’était si beau, celui qui l’avait fait devait être encore plus beau » (Ste Joséphine Bakhita,).
Dans le texte de l’Évangile d’aujourd’hui Jésus appelle ses douze Apôtres, des personnes très concrètes (dans le texte presque chaque prénom est complété par une biographie symbolique) et les envoie proclamer la proximité du royaume des Cieux et tout en guérissant les malades, en ressuscitant les morts, en purifiant les lépreux, en expulsant les démons. Qu’est-ce que cela signifie pour nous aujourd’hui ? Je crois qu’on a besoin à nouveau d’Apôtres qui vont être appelés par Jésus (ceux qui sont déjà appelés ce sont les évêques, bien sûr !), mais aussi, peut-être les autres, les laïcs (comme, par exemple José Prado Flores) qui vont comme « les fous de Dieu » annoncer la proximité du royaume des Cieux, tout en guérissant les malades, en ressuscitant les morts, en purifiant les lépreux, en expulsant les démons.