Changements, nominations dans les paroisses de Béziers

Changements, nominations.

Est venu le temps des changements dans les paroisses du diocèse, y compris cette année à Béziers.

Certains prêtres sont appelés à quitter leur paroisse pour recevoir nouvelle nomination. Le changement entraîne toujours des résistances et des difficultés.

Déjà pour l’évêque qui doit faire des choix alors que le manque de prêtres se fait de plus en plus sentir.

Difficulté pour le prêtre qui quitte un lieu où il a ses repères, où il connaît beaucoup de monde pour une paroisse à découvrir. Enfin difficulté pour la communauté chrétienne qui s’était habituée à son pasteur et qui doit faire l’effort d’en accueillir un autre.

Mais le changement est aussi promesse de renouveau et de renouvellement. Dans tout groupe humain, et l’Église en fait partie, il y des tendances au repli sur soi-même, à l’enfermement dans une certaine routine… l’accueil d’un nouveau prêtre et aussi de nouveaux paroissiens peut être l’occasion d’une ouverture et d’un dynamisme neuf. Ce n’est pas automatique mais il y a une chance à saisir. Vous le savez que « Évangile » signifie « Bonne Nouvelle ». Il y a donc toujours du nouveau à y puiser pour vivre notre situation présente.

Père Bernard Boissezon

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures…

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures … Je pars vous préparer une place … je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.

 

A l’époque de Jésus, le mariage se célébrait en deux étapes. Après les fiançailles, le fiancé partait préparer le foyer, souvent dans sa maison paternelle, apprendre un métier, etc., pour pouvoir accueillir la future épouse dans sa vie. Après, seulement, revenait-il, pour célébrer les noces et pour prendre l’épouse chez lui. L’histoire du Christ nous montre comment nous sommes aimés par Dieu : d’un amour passionné, romantique, fou même – comme un homme aime une femme (et, pourquoi pas, vice versa !). Jésus est né, a vécu et est mort, parce que Dieu voulait être avec nous dans tout. Le Christ est ressuscité, pour que nous puissions être avec lui pour toujours. C’est bien le but et le sens de sa vie, c’est aussi le but et le sens de la nôtre. 

 

p. Nicolas

« Ne crains pas car je suis avec toi »

Le pèlerinage des 3èmes et des lycéens du diocèse de Montpellier à Lourdes a eu lieu du 22 au 24 avril 2023.

Cette année le thème était « Ne crains pas car je suis avec toi » Es 41,10

Au total c’est plus de 450 jeunes des différentes aumôneries et établissements privés de tout le diocèse qui ont fait le pèlerinage. L’Aumônerie de l’enseignement public de Béziers a pu emmener 18 jeunes de Béziers et de Sérignan-Portiragnes. Pour certains c’était la première fois qu’ils s’y rendaient.

Dès leur arrivée ils ont pu découvrir les sanctuaires, puis faire connaissance entre les différents groupes grâce à un grand jeu avant de rejoindre leur hébergement à la Villa Mariale le long du Gave. Le soir tout le monde a pris part à la procession aux flambeaux dans les sanctuaires.

Le dimanche, messe dominicale dans la basilique du Rosaire avant le repas et le grand jeu « Le Chapelet de la Fraternité ». La journée s’est conclue par une veillée de la réconciliation dans l’église Ste Bernadette.

La journée du lundi était placée sous le signe de la lumière et de l’eau, avant la conclusion en chansons et en prières dans l’église Ste Bernadette. Tous les jeunes ont eu du temps pour déposer leurs intentions de prières à la grotte de Massabielle.

 

Monique Mollier – EAP

Fête de la Miséricorde.

Le deuxième dimanche de Pâque est la fête de la Miséricorde.

La miséricorde est une attitude caractéristique de Dieu qui peut le définir tout entier : comme le disait Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus,

« Il n’est qu’amour et miséricorde ».

La miséricorde est révélatrice du soin dont le Père entoure ses enfants : Dieu écoute avec attention ce qui monte du cœur de l’homme ce qui provoque en Lui une attention quasi-maternelle. L’homme peut alors accepter de voir la misère, la pauvreté, l’étroitesse de sa vie.

Quel lien entre la miséricorde et le sacrement de réconciliation ?

Si la miséricorde ne se réduit pas au pardon, elle conduit de manière privilégiée au sacrement de la réconciliation. En effet, c’est le lieu où l’on peut faire avec certitude l’expérience de cette action amoureuse de Dieu qui vient guérir le cœur de l’homme blessé par le mal qu’il est capable de commettre.

Présentation du dimanche de la miséricorde sur le site de l’Église Catholique de France

Jésurrection !

Jésurrection !

C’est avec ce néologisme qu’un jeune désirant recevoir le baptême m’a répondu, quand je l’ai interrogé sur ce qui s’est passé après la mort de Jésus. J’ai réagi avec étonnement et admiration.

En effet, l’événement de Pâques est tellement grandiose et original que le terme « résurrection » qu’on lui associe d’habitude semble simplement trop banal et un nouveau mot, un nom propre, mériterait d’être inventé. Jésus, mort est enterré, n’a pas seulement laissé sa tombe vide, ne s’est pas seulement donné à voir à ses amis, n’a pas seulement mangé et bu avec eux. Jésus a bouleversé la vie de ceux qui ont lié leur existence avec la sienne.

L’ayant rencontré vivant malgré sa mort, ils sont devenus capables de vivre une vie qui ressemblait à la sienne, animés par le même Esprit qui l’avait conduit quand il parcourait la Terre, unis à lui et en lui, les uns aux autres, au point de devenir ensemble un seul corps, la présence de Dieu dans le monde.

A rien de moins sont appelés tous les baptisés de nos jours : ceux de la nuit de Pâques, les bébés apportés sur les bras de ses parents, nous tous baptisés un jour ou un autre. “Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis […] pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ” (Rm 6, 3-4). 

Bonne fête de Pâques à tous !

P. Nicolas

DIMANCHE DES RAMEAUX

« Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur,

Hosanna au plus haut des cieux ! » (Mt 21, 9).

Après cinq semaines de cheminement du temps de carême pendant lesquelles nous avons été invité à la pénitence, à la conversion pour intensifier notre relation avec Dieu, avec les autres et la maitrise de nous-mêmes ; nous voici avec le dimanche des rameaux, introduits dans la semaine sainte dite aussi, « la Grande Semaine ». Ainsi, l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem sous les acclamations et les cris de joie nous fait entrer dans la célébration du mystère de notre rédemption – le mystère de la mort et de la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. La semaine sainte en tant que période d’intensité spirituelle du peuple chrétien, nous permet de communier à la souffrance du Christ des derniers moments de sa mission ici sur la terre à travers les célébrations du triduum pascal (trois jours avant la Pâques).

Le Jeudi Saint, nous célébrons à travers la sainte cène, l’institution de l’eucharistie. En effet, avant de passer de ce monde vers son Père, Jésus s’est librement offert à ses disciples lors de la dernière cène sous les espèces de pain et de vin : « Ceci est mon corps, prenez et mangez », « Ceci est mon sang, prenez et buvez », « Faites ceci en mémoire de moi » (Mt 26, 26).

Le Vendredi Saint est le jour de la passion du Seigneur. Par sa flagellation, son crucifiement et sa mort sur la croix, Jésus nous a témoigné de son plus grand amour pour tous les hommes et les femmes. Jésus n’a-t-il pas dit qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu´on aime ? Cher frère, chère sœur, Jésus t’aime ! Il t’a aimé jusqu’à mourir sur la croix ! Crois-tu cela ?

Le Samedi Saint dit aussi, « Jour du grand silence », la liturgie en mettant en exergue l’écoute et la méditation de la parole de Dieu, nous permet de veiller à l’attente de la résurrection de Jésus Christ.

Et le dimanche de Pâques – Dimanche de la résurrection, nous célébrons la victoire de la vie sur la mort. Jésus ressuscité est pour nous la source de notre espérance en la vie éternelle. Si nous mourons avec Lui, avec Lui, nous ressusciterons.

Je vous souhaite à toutes et à tous bonne montée vers Pâques !

Sœur Béatrice NTABAJANA (EAP)

Ce dimanche nous met face à nos souffrances, nos détresses.

Ce dimanche nous met face à nos souffrances, nos détresses.

 

Pouvons-nous dire nos désespoirs à Dieu comme Marthe : « celui que tu aimes est malade », et voir Jésus s’empresser de venir.  Jésus rejoint notre humanité blessée.

Sommes-nous comme Marthe qui reproche à Jésus qui a laissé souffrir et mourir ?

Sommes-nous comme Marthe qui dit aussi sa confiance : si tu avais été là mon frère ne serait pas mort ?

Confronté à la mort de Lazare, Jésus se met à pleurer avec ceux qui pleurent.

 

Il est le même aujourd’hui pour consoler ceux qui vivent la perte, sont dans le deuil d’un être cher.

La vie en ce monde a de l’importance pour Jésus.

Comme Jésus s’est approché de Lazare qui était au tombeau depuis 4 jours et qui sentait déjà, le Seigneur ne craint pas de visiter nos lieux obscurs, nauséabonds.

« Lazare, viens dehors ! » 

En faisant sortir Lazare du tombeau, Jésus montre qu’avec lui, la mort n’a pas le dernier mot. Est-ce que nous y croyons ? Est-ce que nous croyons que le Seigneur peut nous relever de nos chutes, peut ouvrir nos tombeaux ? Nos tombeaux représentent nos lieux d’enfermements : repli sur nous-mêmes, amour non ajusté, désintérêt de la foi, manque d’espérance en ce monde … 

Nous laisserons nous transformer ?

« Je vais ouvrir vos tombeaux : je mettrai en vous mon esprit » qui s’accompagne du « Déliez-le et laissez le aller ! »

Jésus manifeste la puissance de vie qui est en lui. Il apporte de la vie au sein même de la mort. Il appelle sans cesse à la vie. Ce qui était impossible devient possible.

C’est le Triomphe de la vie sur la mort…

Recevons dès aujourd’hui la Vie que Dieu donne à chacun par Amour !

Vie qui vient irriguer tous les pans de notre humanité.

« Je suis la Résurrection et la Vie, dit Jésus, celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra ».

C’est notre espérance de baptisés, que rien pas même la mort, ne nous séparera de notre lien filial à notre Seigneur, et qu’au dernier jour nous verrons pleinement la gloire de Dieu.

 

Bernadette membre de l’EAP

Donner la mort

Les débats sur l’euthanasie et le suicide assisté sont très préoccupants. Jusqu’à présent une limite est posée. On peut interrompre des soins qualifiés d’acharnement thérapeutique, d’obstination déraisonnable. On peut aussi tout faire pour soulager la douleur du malade jusqu’à une sédation profonde. Ces deux actes peuvent avoir pour effet indirect d’abréger la durée de vie du malade mais leur but n’est pas de provoquer la mort.

Franchir cette limite et autoriser des actes positifs pour mettre fin à une vie est extrêmement grave. Une nouvelle limite sera posée, mais elle sera relativement arbitraire et flottante. Elle changera à chaque renouvellement de la loi. La limite entre soigner et donner la mort est une limite objective, même s’il y a des zones de flou. La nouvelle limite sera subjective et changera avec les « mouvements d’opinions » comme l’on dit. Nous voyons bien cela avec les lois sur l’avortement.

Pour la foi chrétienne franchir cette limite c’est ne pas respecter la vie comme don de Dieu, c’est prendre une position de toute puissance. Les conséquences d’un tel positionnement sont toujours néfastes.

Le docteur Claire Fourcade écrit :

« Je t’ai promis que nous serions là jusqu’au bout quoi qu’il arrive, je ne peux pas t’abandonner pour protéger ma conscience mais je ne peux pas non plus être celle qui te fera mourir ».

 

Père Bernard Boissezon

Journée internationale des droits des femmes

Journée internationale des droits des femmes

 

Dimanche nous honorions nos grands-mères et beaucoup ont su trouver les gestes et les formes pour rendre hommage à leurs grands-mères. Mercredi, journée internationale pour les droits des femmes verra des manifestations, des rassemblements, des prises de parole pour susciter le respect et pourquoi pas l’amour que l’on porte à celles qui nous ont portés et qui ont accompagné nos premiers pas dans la vie.

Dans nos villages c’est le cri des Sirènes que nous entendrons ce mercredi matin sur la plage de Valras. Quand vous lirez cet édito l’évènement sera passé certes mais son écho sera toujours là présent pour demander toujours plus d’attention, de respect, d’affection à celles qui sont nos mères, nos compagnes, nos filles et qui constituent plus de la moitié de notre humanité ! L’appel pour cet évènement dit : « rejoignez-nous pour montrer votre solidarité contre les violences faites aux femmes ».

Lutter contre les violences faites aux femmes, c’est bien là la question. Chaque jour les informations nous parlent de compagnes tuées, parfois même égorgées, lardées de coups de couteau, de professeures prises à partie, quelle violence ! Sans parler des jeunes filles incommodées par des émanations de gaz pour les empêcher d’étudier … Combien de femmes se retrouvent seules avec la charge de l’éducation des enfants ! Combien subissent les petits boulots mal rémunérés, incertains, sans faire état des différences de salaires ou des droits à la retraite !

Demander pardon ne suffit pas, nous sommes toutes et tous invités à trouver les moyens pour protéger, pour accompagner celles qui se sentent dans l’insécurité avant que l’irréparable ne survienne.

Comment accepter que des religieuses soient obligées de quitter leur lieu d’insertion, ne supportant plus les insultes, les voies de fait, les violences que le quotidien leur impose ?

La liste est malheureusement trop longue, à nous d’en prendre conscience … à nous de nous solidariser et de rejoindre celles et ceux qui font déjà quelque chose.

Nos fondamentaux, la bible et l’évangile, nous montrent de grandes figures féminines qui ont mené le combat du respect, de la reconnaissance, de l’égalité des personnes telles que nous le rapporte la genèse « femme et homme Il les créa ».

Jean Costes, prêtre, Sérignan.