Entre la fête de Tous les Saints et la fête du Christ Roi de l’univers, voici qu’il nous est donné d’écouter la parabole du maître qui distribue des talents à ses serviteurs.
Il n’y a pas 2 saints identiques puisque leur sainteté, leurs talents, se sont développés en réponse à l’appel de Dieu à travers le tempérament de chacun, leurs qualités et leurs défauts. Que de réponses différentes dans notre Église ! Voyez les bénédictins, les franciscains, les dominicains, les jésuites, les carmélites, les clarisses et tant d’autres, les charismatiques, et ceux qui sont attachés aux rites anciens, le canon romain et les rites orientaux, tous membres égaux en dignité de fils de Dieu, tous différents dans la forme de leur réponse, dans la mise en valeur de leurs talents. C’est pareil pour nous, tous égaux en dignité de fils de Dieu, tous différents aux multiples talents, tous appelés à être citoyens de l’unique Royaume.
Que ce mot de royaume est piégé pour nous français : le Royauté puis la République se sont fondés sur les conquêtes, les dominations et la centralisation. L’unité du Royaume de Dieu n’est le fruit ni de conquêtes sur les autres, ni de l’injonction quasi militaire : « je ne veux voir qu’une seule tête ! » Il se fonde sur l’écoute attentive de la Parole et son accueil, le salut gratuit vient de Dieu.
Combien de fois Jésus a dit « mon royaume n’est pas de ce monde ! »
Le salut est donné pour tous, différents mais égaux, absolument égaux, fils du Père, frères dans le christ Jésus, mais tellement différents. Dans l’apocalypse Jean rapporte sa vision : « J’ai vu … une foule immense de toutes les nations, tribus, peuples et langues … Ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchis dans le sang de l’Agneau. » C’est là le vrai Royaume.
M.Gondard EAP
La Pastorale des jeunes du Diocèse de Montpellier propose aux lycéens pendant les vacances de Toussaint un séjour à Taizé. Cette année, ce sont 73 lycéens de tout le diocèse de Montpellier qui sont partis dont 16 de Béziers : lycée de la Trinité et aumônerie de l’enseignement public. Ils ont rejoint les 1600 jeunes français, les 800 allemands et autres européens présents sur la colline. La communauté est une communauté monastique chrétienne œcuménique localisée à Taizé en Saône-et-Loire. Fondée en 1944 par Roger Schütz, elle est composée de 80 frères venant du monde entier, qui ont choisi de vivre ensemble une vie de prière et de célibat autour de frère Aloïs, leur prieur.
A Taizé toutes les journées commencent par la prière du matin (une des trois prières quotidiennes) dans la grande église de la Réconciliation. Après le petit-déjeuner les jeunes sont invités à une réflexion biblique animée et théâtralisé par deux frères, puis la matinée se continue par un temps d’échange en petits groupes avec un adulte animateur. 
Le séjour se conclue le dernier soir par une eucharistie festive avec le signe de la lumière.

Pendant mes vacances en Pologne, comme d’habitude je suis allé au tombeau de mes grands-parents. A peine entré au cimetière j’ai ressenti quelque chose d’exceptionnel… mais je pensais que c’était normal car un silence apaisant se dégage de cette petite nécropole. Cependant, plus je restais auprès du tombeau, plus je ressentais, non uniquement le silence, un calme, mais une paix profonde qui embrassa longtemps mon cœur, et je n’arrivais pas (ou plutôt je ne voulais pas) de me détacher de ce caveau. Oui, la paix, c’est l’un des plus beaux cadeaux que j’ai reçu de la part de mes grands-parents, surtout de mon grand-père Romuald que j’aimais beaucoup.
Quel sens pouvons nous tirer du rapprochement entre l’Évangile qui relate l’exultation de joie de Jésus et la fête de Sainte Thérèse de Lisieux ?
François, évêque, continue avec tous les évêques le collège des apôtres, témoins de nos origines, choisis directement par le Christ. Pierre avait une place d’autorité particulière dont hérite son successeur, l’évêque de Rome ; il l’exerce avec le conseil de ses frères, avec les voix du peuple de Dieu et celle de l’Esprit saint qui anime le Corps de l’église, Corps du Christ. C’est ce que je crois. La synodalité n’est pas à l’image de la démocratie.
Une année commence, une année se termine, je parle de l’année pastorale bien sûr, c’est l’occasion de remercier Dieu pour toutes les belles choses que nous avons vécues, les uns et les autres, dans nos différentes communautés.