Le Temps Liturgique rythme le temps de l’Église pèlerine. Après la grandiose fin par la Solennité du Christ Roi où nous contemplons l’accomplissement du Royaume de Dieu en nos cœurs, par le Temps de l’Avent, nous voilà revenus à l’humilité d’un nouveau commencement. Humble oui, mais non moins grand, ce que nous attendons : l’heureux avènement du Christ, du Messie Libérateur, Sauveur.
Prions frères et sœurs, pour que notre attente ne soit passive, puérile; qu’elle ne ressemble pas à celle de ceux qui croit que tout leur ai dû sans effort, comme ces enfants capricieux voire dictateurs qui veulent «tout-tout-de-suite»; mais qu’elle soit plutôt une attente diligente, filiale, celle des enfants respectueux et reconnaissants qui ont appris à insérer leur action dans le flux puissant de la grâce de Jésus-Christ qui nous précède, qui nous surpasse, comme des fils qui sont honorés de faire la volonté de Dieu «comme-et-quand-tu-veux».
Voilà la source de notre joie ! Se réjouir dans le Seigneur c’est tout recevoir de Dieu, et en tout rendre grâce à Dieu. Voilà la clé du bonheur, celle dont le Christ est venu témoigner par ses paroles et ses actes : (Jn6,38) «je suis descendu du ciel, non pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé»; celle de Marie (Lc1,26) «voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole»; celle de Jean le Baptiste, celui (Jn1,6) «qui est venu rendre témoignage à la Lumière».
Je me réjouis dans le Seigneur chaque fois que je rends grâce à Dieu pour tout bien : la maison, la nourriture, le chauffage, l’éducation, l’amour dont je suis aimé. Et que faire de tout mal ? la maladie, les incompréhensions, les calomnies, les médisances, le mépris, la mort ; répondons avec les paroles du Christ: (Mt26,39) «Père, si cette coupe peut passer à côté de moi, mais non pas comme je veux, mais comme tu veux», confiants que si Dieu le permet, c’est qu’il pourra en tirer un bien plus grand.
Remarquons que cette joie est imprenable, dès lors qu’elle est enfouie dans le Cœur de Dieu, elle n’offre aucune prise à notre ennemi qui se sert de la faiblesse de notre chair et du monde. Heureux, bienheureux ceux qui éprouvent cette joie, celle des enfants qui font la Volonté de Dieu ! Cheminons ensemble sur le chemin du bonheur.
Daniel Esquivel Elizondo
Diacre en vue du sacerdoce aux paroisses de Béziers
Confrontés nous-même à notre volonté de puissance qui nous empêche d’aimer, Jésus précédé de Jean Baptiste nous invite à donner notre mesure personnelle pour faire advenir un monde avec plus de paix.
Aujourd’hui, premier dimanche de l’Avent, commence une nouvelle année liturgique. Nous entrons dans le temps de l’attente.
Demande la grâce de discerner à chaque instant ce que Jésus attend de toi ! Pense, à partir de ton expérience et les conseils de tes amis, à l’objectif et les moyens pour le réaliser ! Enfin, agis ! Ne reste pas collé à l’écran de ton portable ou allongé dans ton fauteuil à laisser le temps qui t’est donné s’écouler comme de l’eau entre les doigts. Agis, prends des risques, ose, et même dans les obstacles, les amertumes, les déceptions, les échecs, tu te rendras compte que tu es fait pour créer, pour servir, pour aimer parce que tu es fait pour cela, toi image de Dieu !
Entre la fête de Tous les Saints et la fête du Christ Roi de l’univers, voici qu’il nous est donné d’écouter la parabole du maître qui distribue des talents à ses serviteurs.
La Pastorale des jeunes du Diocèse de Montpellier propose aux lycéens pendant les vacances de Toussaint un séjour à Taizé. Cette année, ce sont 73 lycéens de tout le diocèse de Montpellier qui sont partis dont 16 de Béziers : lycée de la Trinité et aumônerie de l’enseignement public. Ils ont rejoint les 1600 jeunes français, les 800 allemands et autres européens présents sur la colline. La communauté est une communauté monastique chrétienne œcuménique localisée à Taizé en Saône-et-Loire. Fondée en 1944 par Roger Schütz, elle est composée de 80 frères venant du monde entier, qui ont choisi de vivre ensemble une vie de prière et de célibat autour de frère Aloïs, leur prieur.
A Taizé toutes les journées commencent par la prière du matin (une des trois prières quotidiennes) dans la grande église de la Réconciliation. Après le petit-déjeuner les jeunes sont invités à une réflexion biblique animée et théâtralisé par deux frères, puis la matinée se continue par un temps d’échange en petits groupes avec un adulte animateur. 
Le séjour se conclue le dernier soir par une eucharistie festive avec le signe de la lumière.

Pendant mes vacances en Pologne, comme d’habitude je suis allé au tombeau de mes grands-parents. A peine entré au cimetière j’ai ressenti quelque chose d’exceptionnel… mais je pensais que c’était normal car un silence apaisant se dégage de cette petite nécropole. Cependant, plus je restais auprès du tombeau, plus je ressentais, non uniquement le silence, un calme, mais une paix profonde qui embrassa longtemps mon cœur, et je n’arrivais pas (ou plutôt je ne voulais pas) de me détacher de ce caveau. Oui, la paix, c’est l’un des plus beaux cadeaux que j’ai reçu de la part de mes grands-parents, surtout de mon grand-père Romuald que j’aimais beaucoup.
Quel sens pouvons nous tirer du rapprochement entre l’Évangile qui relate l’exultation de joie de Jésus et la fête de Sainte Thérèse de Lisieux ?