Dimanche 19 juin : Fête du Corps et du Sang du Seigneur – ANNÉE C
La question préoccupe d’abord la cuisinière mais aussi, et peut-être surtout, les convives ! Peut-être même nous distrait-elle pendant la messe, sans en arriver aux extrémités de gourmandise du « Curé de Cucugnan » !
ALIMENTER ET DÉSALTÉRER NOTRE CORPS EST UNE NÉCESSITE VITALE.
Aujourd’hui l’Église nous propose de vivre la fête du corps et du sang du Seigneur.
Après la multiplication des pains, Jésus explique, à ceux qui voudraient bien recevoir à nouveau du pain gratis, qu’Il est Pain d’une autre nature,
(Jn 6) « moi, je suis le pain de la vie … moi, je suis le pain vivant … Le pain que je donnerai c’est ma chair donnée pour la vie du monde … En vérité, en vérité, je vous le dis : si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle … ».
Beaucoup de ses disciples … déclarèrent « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? ». Á partir de ce moment beaucoup … s’en retournèrent et cessèrent de le suivre ».
ET NOUS ? JUSQU’OÙ SUIVONS-NOUS ?
Nos repas de famille, nos repas de fête entre amis, sont le signe, l’image du banquet divin auquel nous sommes appelés à participer. La parole est comme un pain qui nourrit notre intérieur, qui alimente notre esprit.
Jésus est la Parole, le verbe de Dieu. Par la Parole du Christ ce pain de boulanger devient son corps livré, le vin devient son sang versé, « vraie nourriture, vraie boisson pour la Vie Éternelle ».
FÊTONS DONC CE JOUR DIGNEMENT ET JOYEUSEMENT !
Pierre Gondard (EAP)
Pendant les cents derniers jours, nous avons vécu dans l’Église une période extraordinaire, avec, au centre la fête de Pâques, entourée d’un côté par le temps de Carême, de l’autre, par le temps Pascal, se terminant avec la fête de la Pentecôte. Depuis la semaine qui se termine, nous vivons le temps dit Ordinaire. C’est le temps où nous sommes appelés à donner du fruit. Après avoir reçu, dans notre terre, le grain de la vie donné du Christ, après avoir été arrosés avec le don de l’Esprit, nous sommes appelés à faire fructifier maintenant notre vie avec le fruit de la lumière : la bonté, la justice, la vérité… Nous sommes appelés à pousser.
L’image de l’Esprit (que nous fêtons à Pentecôte) nous semble peut-être plus étrange. Dans les langues de la Bible le mot signifie « souffle » et donc nous renvoie à notre respiration. Bien sûr nous savons faire le lien entre le souffle et la vie. Nous avons en tête les expressions « avoir du souffle » ou « rendre son dernier souffle ». Mais parler de Dieu, de l’une des trois personnes de la trinité, à partir de l’air que nous respirons… n’est-ce pas un peu vaporeux ? Irréel ? Abstrait ?
Le livre de l’Apocalypse que nous lisons depuis quelques semaines, est un livre visionnaire, prophétique parce qu’il nous annonce de façon énigmatique, plein de symboles, le futur ultime.
La manière d’aimer de Jésus est sans équivoque son amour a un caractère de service. Jésus se met au service de ceux qui ont peut-être le plus besoin de lui. Il fait de la place dans son cœur et dans sa vie pour ceux qui n’ont pas de place dans la société et dans les préoccupations des gens. Il prend la défense de ceux qui sont faibles et petits, de ceux qui n’ont pas le pouvoir de se défendre eux-mêmes, de ceux qui ne sont pas grands ou importants. Il se fait proche de ceux qui sont seuls et sans défense, de ceux qui ne connaissent ni l’amour ni l’amitié de personne.
Ce dimanche aura lieu la canonisation de Charles de Foucauld
La parabole de l’évangile de ce dimanche nous invite à devenir des intimes du Seigneur ; le récit nous en donne le chemin.
En ce deuxième dimanche de pâques, l’Eglise universelle célèbre la fête de la Miséricorde Divine. En effet, la fête de la miséricorde divine a été instituée par le Saint pape Jean Paul II lors de la canonisation de la sœur Faustine Kowalska, le 30 avril 2000. Et c’est le dimanche 22 avril 2001 qu’elle a été célébrée pour la toute première fois. En célébrant en ce jour l’amour miséricordieux de Dieu, nous sommes invités à nous laisser envelopper par la bonté infinie du Père qui nous aime, Lui qui, par son amour miséricordieux pour l’humanité, a voulu que son Fils unique, Jésus Christ, subisse la passion et la mort pour enfin ressusciter en signe de la victoire de la vie sur la mort.
Il ne dispose pas d’une armée avec des avions, des cuirassés et des bombes. Jésus n’essaie pas de gagner des élections en faisant de grands meetings, en envahissant les media pour convaincre les foules. Jésus fait du « porte à porte », il nous invite à le suivre mais chacun à son rythme, respectant toujours notre liberté. Il parle aux foules, mais il invite chaque disciple à le suivre. Même s’il connaît notre faiblesse, nos manques il nous pose toujours la même question, comme à Pierre après la Résurrection : « M’aimes-tu ? » Comme Pierre nous pouvons répondre : « Seigneur, toi, tu sais tout. Tu sais bien que je t’aime » (Jn 21,17)