Vais-je me laisser bouleverser par cet Amour Inouï

Jésus est lucide : ceux qui n’ont pas compris son message vont le mettre à mort. Il consent à cette épreuve, Il accepte ce qui est et s’avance délibérément vers Jérusalem !

Vendredi Saint : Ancré dans sa filiation à son Père, Jésus va vivre l’angoisse. Sur la croix il dira sa peur à Dieu.

Il va prendre soin de la relation entre Marie et Jean et demander à Dieu le pardon des malfaiteurs.

Samedi Saint : Jésus va porter sa présence jusqu’aux lieux les plus bas, les plus obscurs de notre humanité.

Y a-t-il un lieu en moi que je garde fermé à la Présence du Seigneur ?

Puis-je ouvrir ma confiance au Seigneur qui me rejoins jusqu’en ce lieu et me réoriente vers la Vie ?

Cette année, vais-je me laisser bouleverser par cet Amour Inouï ?

 

Bernadette L membre de l’EAP

Voir au-delà des apparences…

C’est une grâce que nous pourrions recevoir de Dieu ce dimanche et cette semaine : la grâce de l’espérance.

Pendant le carême le Père Christophe, nous propose trois conférences sur le thème : Une Église qui meurt

En 1943 on parlait d’Église malade. On a ensuite parlé de crises de l’Église. Aujourd’hui nous entendons dire « c’est la fin d’un monde », « notre monde a cessé d’être chrétien ». Dans sa première conférence le père Christophe nous a montré un triste tableau de l’avenir de l’Église avec des statiques implacables sur la fréquentation de nos églises et sur l’évolution du nombre des baptêmes célébrés sur Béziers. Si au-delà des statistiques nous extrapolons la courbe des baptêmes, nous pouvons imaginer que dans moins de dix ans il n’y aura plus de baptêmes dans nos églises.

Pourtant les sacrements et l’ensemble de la liturgie représente la raison unique de nos églises. Deux risques les menacent aujourd’hui : les réduire au rang de musées, les conserver comme simples témoignages du patrimoine.

Ce samedi 2 avril,  plus de 500 collégiens du diocèse  vont se retrouver sur le site de St Joseph de Mont-Rouge pour le rassemblement
Ichtus, Défie ton cœur, Challenge ta Foi”.

Présenté sous la forme d’une grande énigme à résoudre avec des ateliers alliant Corps & Esprit à relever en équipe, la journée aura pour finalité de découvrir celui qui nous unit tous : le Christ.

À la veillée de Pâques quatre personnes dont une lycéenne, Anaëlle, vont recevoir le baptême. Dans les collèges catholiques de Béziers plusieurs collégiens vont être baptisés et plusieurs écoliers dans les groupes de catéchismes.

Non, notre église n’est pas encore morte !

Mais il faut agir vite. Je me rappelle un jeune collégien catéchumène que j’avais accompagné à la messe paroissiale. À la sortie je lui ai demandé ses impressions, il m’avait répondu « on se lève, on écoute, on s’assoit, on écoute…» Il traduisait par cette phrase sibylline son inaction et son ennui pendant la messe.

Tant que les jeunes ne seront pas considérés et acteurs dans nos célébrations, ils n’auront pas envie d’y participer.

Monique Mollier – EAP

La paix que Dieu seul peut donner : Shalom. 

Depuis un mois, nous prions intensément pour la paix. La paix pour l’Ukraine et pour son peuple, la paix pour le monde. La paix que Dieu seul peut donner : Shalom. 


Cette paix est plus qu’une absence de la guerre et plus qu’un compromis. Elle est justice rendue et restauration des dommages, guérison du cœur et des relations, un nouvel engagement en faveur de l’autre. Plénitude et perfection dans l’amour.


C’est une telle paix que nous demandons à Dieu. Mais lui, en même temps, nous demande d’œuvrer pour sa paix, d’en être des artisans. De la créer, comme lui, à partir de rien ou plutôt de ce tohu-bohu que nous trouvons sous nos mains. Un travail que le Fils a achevé, mais non sans s’en faire percer les mains. Ceux qui se mettront au chantier à sa suite, mériteront le nom de fils à leur tour.

« Nous sommes appelés non seulement à prier pour la paix, mais à être prêts à activement nous lever en prophètes et à condamner l’injustice, à créer la paix même au prix de nos vies.  […] Le sacrifice et la prière pendant la liturgie, si nous ne sommes pas nous-mêmes prêts à un acte de sacrifice, conduisent à la condamnation […] Nous avertissons ceux qui prient pour la paix mais sont incapables de créer activement la paix par peur ou par manque de foi. »


Désirant la paix, je ne peux que prendre à mon compte ces lignes adressés par les théologiens orthodoxes à leur frère Cyrille, et les ajouter, en tremblant, à mon examen de conscience de Carême.

Quelle paix suis-je appelé à créer autour de moi aujourd’hui, aussi cher que ça puisse me coûter ? 


Nicolas, prêtre

« Dis-moi, qu’entends-tu faire de ton unique, sauvage et précieuse vie ? »

« Dis-moi, qu’entends-tu faire de ton unique, sauvage et précieuse vie ? », citation de Mary Oliver dans  La journée d’été qui conclut le film de Frédéric Tellier, Goliath, relatant les pressions des lobbyings, lutte acharnée du faible contre le fort !

   En dénonçant d’une manière très forte les différentes pressions qui empoisonnent et bien souvent orientent les décisions de celles et ceux qui gouvernent, la question de l’emploi des pesticides est clairement posée : comment empêcher une poignée de firmes de continuer à polluer et surtout de s’emparer de l’ensemble du vivant ?

   Devant la situation des hébreux esclaves en Égypte – situation o combien semblable à celle de nos sœurs et frères de l’Ukraine – et à l’écoute de leurs cris : « j’ai vu, oui j’ai entendu ses cris sous les coups, oui je connais ses souffrances … » Dieu s’adressant à Moïse l’envoie pour le délivrer de la main de ses oppresseurs. Ex 3, 1…

   Quelle actualité de ces textes vieux de quelques trois mille ans qui expriment les souffrances des exilés, des laisser pour compte, des opprimés de toutes les causes !

  La recherche de la justice et de la solidarité entre les hommes et femmes de ce temps est au cœur de l’action du CCFD-Terre solidaire pour la reconnaissance des droits fondamentaux de chaque peuple et la dignité de chaque personne.

   Ce samedi 19 mars Moussa Koné, partenaire CCFD du Mali, témoignera de l’action de son association pour le « droit à l’eau, à la terre et aux semences » – salle G Brassens à Portiragnes, de 18h à 20h – débat public ouvert à tous. Consultez l’affiche : https://paroisses-beziers-littoral.catholique.fr/images/Affiche_Portiragnes_%20jml.pdf.

 

« Dis-moi, qu’entends-tu faire de ton unique, sauvage et précieuse vie ? » – oui qu’entends-tu faire, qu’entendons-nous faire personnellement et collectivement pour que la vie, toute vie soit toujours la priorité de nos engagements ?

 

Bonne semaine à toutes et tous.

Jean Costes, prêtre, Sérignan.

Aucun autre nom n’est donné aux hommes …

Dans l’évangile de ce dimanche Jésus se transfigure devant ses disciples les plus proches : Pierre, Jacques et Jean. Comme nous le dit le texte, Jésus a gravi la montagne pour prier. La montagne est un lieu symbolique. Elle touche le ciel, donc c’est un endroit privilégié où l’homme peut rencontrer son Dieu.

 

Les disciples voient les effets de cette rencontre. L’aspect du visage de Jésus est devenu autre, et son vêtement se transforme en une blancheur éblouissante. Ils voient aussi Moïse et Élie, apparus dans la gloire qui s’entretiennent avec Jésus. Pierre veut faire trois tentes une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Mais il ne sait pas ce qu’il dit. C’est Jésus, lui-même, qui est celui qui parle maintenant avec Dieu et l’histoire du salut passe par lui. Avant c’était Moïse qui parlait avec Dieu dans la tente de la rencontre, après c’était Élie qui rencontrait Dieu sur la montagne, mais maintenant il n’y a qu’une seule tente de la rencontre, celle de Jésus. Dieu agit en lui et par lui. Maintenant si quelqu’un veut être sauvé il doit se confier totalement à Jésus.

Une voix, qui sort de la nuée, se fait entendre : Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le !

 La transfiguration se passe juste avant la Pâque à Jérusalem. La scène explique ce qui doit se réaliser par la mort et la résurrection de Jésus. L’évangile nous montre que le salut consiste en la relation avec Jésus.

Comme le dit après saint Pierre : Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant. Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle. En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver (Ac 4, 10-12).

P. Christophe Paczos

L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs

Édito du dimanche 06 mars 2022

Comme à chaque carême, durant 40 jours nous revivons la longue marche des êtres humains en quête de la lumière et de l’amour !

Nous, baptisés récents ou de longue date, nous, futurs baptisés, sommes destinataires de l’amour de Dieu !

La tentation de nous croire indignes ne peut nous détourner de la JOYEUSE CERTITUDE d’être les BIEN AIMES de Dieu (Rom1, 7).

L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs (Rom 5,5).

Nous recevons le don de l’amour de Dieu. Y croyons-nous ?

Dieu vient habiter en nous pour nous donner part à sa vie, et quoi que nous vivions d’heureux ou de malheureux, le Seigneur traverse avec nous notre présent !

Puissions-nous dans ce temps de préparation aux jours saints, nous exposer à recevoir le feu de cet amour, comme la terre s’expose chaque jour au soleil pour recevoir lumière, chaleur et vie.

Bernadette L membre de l’EAP

Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux

Voilà encore un texte qui nous sort de notre ronron coutumier. Réveillons-nous donc et poursuivons la lecture de l’évangile d’après saint Luc. La semaine dernière il nous donnait à entendre les béatitudes et les malédictions : Heureux ceux qui… Malheureux ceux qui…

Aujourd’hui Jésus enfonce le clou. Nous sommes confrontés à de nombreux défis « aimez vos ennemis … souhaitez du bien à ceux qui vous en veulent … ne réclame pas à qui prend ton bien… Quel mérite à aimer seulement ceux qui nous aiment ? Quel mérite à prêter seulement à ceux qui pourront nous rendre ? » Jésus nous dit de faire plus que ce que suggère une simple réciprocité humaine, et il n’y va pas avec le dos de la cuillère :

« soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ». Dans l’évangile selon saint Matthieu on lit : « Soyez parfait comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48) et dans l’Ancien Testament « Soyez saints car moi votre Dieu je suis saint »(Lv 19,2)

Oups ! Impossible Seigneur ! Qui suis-je pour que tu m’en demandes tant ? Et cependant nous répétons tous les jours pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé. Le texte d’aujourd’hui insiste « car la mesure dont vous vous serez servi pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » Alors ?

Voilà qu’apparaît la figure de David. Dans la première lecture, il est pourchassé par Saül qui veut l’éliminer pour l’empêcher d’être roi à sa place. Haine ordinaire dans les jeux de pouvoir. Or pendant la nuit, David accède auprès de Saül et au lieu de le tuer il ne fait que lui dérober sa lance et sa gourde, comme trace de son passage dans le camp des ennemis, tandis que « le Seigneur avait fait tomber sur eux un sommeil mystérieux. » 

On n’est ni dans les contes de Perrault, ni précisément dans la Belle au bois dormant. Ce sommeil mystérieux est le même qui était « tombé » sur Adam lors de la création d’Eve. Il signe la présence et l’action aimante de Dieu. David seul pouvait-il être si miséricordieux ?

David fut un grand pécheur :

« pitié pour moi mon Dieu dans ton amour, dans ta grande miséricorde efface mon péché … ma faute est toujours devant moi … » (Ps 50), David a été pardonné et a même reçu la promesse du Messie « c’est moi qui te construirai une maison » (2 Sam 7,16). « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain peinent les bâtisseurs » (Ps 126, 1)

De nos seules forces nous ne pouvons être parfaits ; nous tendons à la perfection, nous efforçons vers la perfection, au jour le jour, malgré nos fautes, grâce à Dieu qui nous perfectionne, dans sa grande miséricorde. Soyons donc nous aussi, bons et miséricordieux avec tous.

Pierre

Une Église servante de l’humain …

« L’Église n’est plus une puissance, les révélations récentes l’aide à retrouver un peu d’humilité ; mais n’oublions jamais que la puissance de Dieu habite sa faiblesse. Ce n’est pas Elle qui sauve le monde, mais le Christ, dont Elle est la collaboratrice … »

disait Guy de Kérimel, le nouvel archevêque de Toulouse.

Et ce n’est la journée de la santé, que l’Église célèbre ce dimanche, qui nous permettrait de l’oublier. Journée de la santé autour des malades, des personnes âgées en Ephad ou chez elles, avec celles et ceux qui soignent, bien sollicités depuis 2 ans.

Oui « l’Église est la servante du Seigneur ; avec Marie la Mère de Jésus, la Mère de Dieu ! » ajoutait l’archevêque.

L’Église servante, le pape François ne cesse de le répéter, servante de l’humanité, servante de la création, en un mot : servante de l’humain. C’est bien cela qui se joue. Et l’on se prend à rêver que des voix plus vigoureuses se fassent entendre pour le rappeler. Quand d’autres voudraient se servir de cette même Église pour assouvir leur pouvoir et assurer les arrières de leurs paroles nauséabondes.

Il n’a jamais été simple d’être humain, cela suppose du dépouillement, cela suppose surtout de dire et de faire éclater la vérité, vérité des chiffres, vérité des situations, vérité de la violence. Violence subie par trop de nos concitoyens et qui ne se règlera pas par des expulsions ou la culpabilisation de l’autre !

Il semble que l’Église, répondant à l’appel du pape, se met en synode, un peu trop lentement certes ! Mais deux questions peuvent aiguiser notre regard : quels sont les compagnons de voyage avec qui nous cheminons et pouvons-nous identifier les préjugés et les stéréotypes qui font obstacle ?

Jean Costes, prêtre, Sérignan.

Feu de braise

Lorsqu’il y a un feu les pompiers nous expliquent quelles sont les conditions pour qu’un incendie puisse se produire. Ils nous disent qu’il faut, au moins, trois conditions : une matière combustible, une étincelle ou élément déclencheur et une température suffisante. Nous comprenons facilement les deux premières conditions. Évidemment, s’il n’y a pas de matière à brûler il n’y aura pas de feu. Sans étincelle non plus il n’y a pas de commencement de feu, et s’il n’y a pas de commencement…

Mais, nous le savons bien, il ne suffit de commencer, il faut durer …

Pour que notre feu grandisse il faudra aussi le l’air, de l’oxygène, sinon notre propre fumée l’étouffera.

Vous vous demandez, peut-être, qu’est-ce que cela a à voir avec l’Évangile ?

La réponse directe la plus claire se trouve, sans doute, dans la parole de Jésus :

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé » (Lc 12,49)

La matière combustible c’est sans doute nos cœurs. Chacun de nous est appelé, touché par cette étincelle qui brûle dans le Cœur du Christ. L’étincelle, ou élément déclencheur, c’est bien l’appel de Jésus, cette invitation à lui répondre, qu’il adresse à tous ceux qu’il rencontre. Ce dimanche nous avons d’abord l’exemple d’Isaïe : « Me voici, envoie-moi ! », nous avons aussi les premiers disciples qui « laissant tout, le suivirent ».

Mais ce cœur qui répond comme par un élan, restera-t-il brûlant ? Nos histoires comme celles d’Isaïe, des Apôtres, des disciples de tous les temps, auront des hauts et des bas. Comme pour les disciples d’Emmaüs certains jours « notre cœur sera tout brûlant », mais à d’autres moments nous suivrons Jésus « de loin ». Jésus s’adresse à tous car la Parole de Dieu est comme la pluie qui « tombe sur les justes et les injustes », mais il veut aussi avoir des disciples qu’il pourra envoyer annoncer le Royaume.

C’est là que nous avons besoin les uns des autres. Nous sommes les uns pour les autres les braises qui gardent le feu. Pour donner le meilleur de moi-même j’ai besoin de vous mes frères et mes sœurs. Réciproquement, ma chaleur vous réchauffe et permet à votre braise de continuer de brûler, c’est à dire de toucher les cœurs de nos frères et de nos sœurs par le feu qui nous brûle. Si je me refroidis, je ne pourrai pas aider votre flamme à maintenir la température et le feu.

Dans nos temps difficiles il est tentant de faire, dans l’Église, comme on fait en politique. Tout le monde sait ce qu’il aurait fallu faire et ce qui, sans doute, nous conduirait au succès. Autrement dit, nous sommes toujours plus ou moins des « donneurs de leçons ». L’Évangile nous invite toujours, suivant l’exemple de l’humble pécheur, à dire chaque jour : « tu sais bien je t’aime » et à le suivre pas à pas.

P. Xavier ZABALETA

« Je suis avec toi »

« Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. Lève-toi, tu diras ce que je t’ordonnerai…

Ne tremble pas… Je suis avec toi. »

A qui Dieu adresse-t-il cette parole ?
A Jérémie le prophète, qui l’a mise par écrit ?
A Saint Paul, apôtre des nations, qui l’a prise à son compte ?
A Jésus même, dont elle a dû animer la vie au point de le faire prendre, par certains, pour un autre Jérémie ?

Et si cette parole était adressée aussi à chacun de nous ? Si chacun de nous était connu par Dieu dès avant sa naissance, voire sa conception ? Chacun voulu par Dieu, venu à l’existence à dessein. Chacun consacré, c’est-à-dire missionné pour accomplir un service concret dans ce monde, que personne ne fera à notre place. Le bien qui ne sera pas fait si nous refusons de le faire, la parole de vérité qui manquera, si nous la taisons. Quelqu’un qui se croira indigne d’amour, si nous ne l’aimons pas. Chacun de nous, chargé par Dieu d’une mission unique, dont il ne connaîtra peut-être jamais la grandeur ici-bas, mais qu’il a à réaliser au jour le jour, en faisant confiance au commanditaire qui dit

« Je suis avec toi« .

A quoi ressemblerait le monde si chacun des baptisés le croyait vraiment ?

Nicolas, prêtre.