Une Église servante de l’humain …

« L’Église n’est plus une puissance, les révélations récentes l’aide à retrouver un peu d’humilité ; mais n’oublions jamais que la puissance de Dieu habite sa faiblesse. Ce n’est pas Elle qui sauve le monde, mais le Christ, dont Elle est la collaboratrice … »

disait Guy de Kérimel, le nouvel archevêque de Toulouse.

Et ce n’est la journée de la santé, que l’Église célèbre ce dimanche, qui nous permettrait de l’oublier. Journée de la santé autour des malades, des personnes âgées en Ephad ou chez elles, avec celles et ceux qui soignent, bien sollicités depuis 2 ans.

Oui « l’Église est la servante du Seigneur ; avec Marie la Mère de Jésus, la Mère de Dieu ! » ajoutait l’archevêque.

L’Église servante, le pape François ne cesse de le répéter, servante de l’humanité, servante de la création, en un mot : servante de l’humain. C’est bien cela qui se joue. Et l’on se prend à rêver que des voix plus vigoureuses se fassent entendre pour le rappeler. Quand d’autres voudraient se servir de cette même Église pour assouvir leur pouvoir et assurer les arrières de leurs paroles nauséabondes.

Il n’a jamais été simple d’être humain, cela suppose du dépouillement, cela suppose surtout de dire et de faire éclater la vérité, vérité des chiffres, vérité des situations, vérité de la violence. Violence subie par trop de nos concitoyens et qui ne se règlera pas par des expulsions ou la culpabilisation de l’autre !

Il semble que l’Église, répondant à l’appel du pape, se met en synode, un peu trop lentement certes ! Mais deux questions peuvent aiguiser notre regard : quels sont les compagnons de voyage avec qui nous cheminons et pouvons-nous identifier les préjugés et les stéréotypes qui font obstacle ?

Jean Costes, prêtre, Sérignan.

Feu de braise

Lorsqu’il y a un feu les pompiers nous expliquent quelles sont les conditions pour qu’un incendie puisse se produire. Ils nous disent qu’il faut, au moins, trois conditions : une matière combustible, une étincelle ou élément déclencheur et une température suffisante. Nous comprenons facilement les deux premières conditions. Évidemment, s’il n’y a pas de matière à brûler il n’y aura pas de feu. Sans étincelle non plus il n’y a pas de commencement de feu, et s’il n’y a pas de commencement…

Mais, nous le savons bien, il ne suffit de commencer, il faut durer …

Pour que notre feu grandisse il faudra aussi le l’air, de l’oxygène, sinon notre propre fumée l’étouffera.

Vous vous demandez, peut-être, qu’est-ce que cela a à voir avec l’Évangile ?

La réponse directe la plus claire se trouve, sans doute, dans la parole de Jésus :

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé » (Lc 12,49)

La matière combustible c’est sans doute nos cœurs. Chacun de nous est appelé, touché par cette étincelle qui brûle dans le Cœur du Christ. L’étincelle, ou élément déclencheur, c’est bien l’appel de Jésus, cette invitation à lui répondre, qu’il adresse à tous ceux qu’il rencontre. Ce dimanche nous avons d’abord l’exemple d’Isaïe : « Me voici, envoie-moi ! », nous avons aussi les premiers disciples qui « laissant tout, le suivirent ».

Mais ce cœur qui répond comme par un élan, restera-t-il brûlant ? Nos histoires comme celles d’Isaïe, des Apôtres, des disciples de tous les temps, auront des hauts et des bas. Comme pour les disciples d’Emmaüs certains jours « notre cœur sera tout brûlant », mais à d’autres moments nous suivrons Jésus « de loin ». Jésus s’adresse à tous car la Parole de Dieu est comme la pluie qui « tombe sur les justes et les injustes », mais il veut aussi avoir des disciples qu’il pourra envoyer annoncer le Royaume.

C’est là que nous avons besoin les uns des autres. Nous sommes les uns pour les autres les braises qui gardent le feu. Pour donner le meilleur de moi-même j’ai besoin de vous mes frères et mes sœurs. Réciproquement, ma chaleur vous réchauffe et permet à votre braise de continuer de brûler, c’est à dire de toucher les cœurs de nos frères et de nos sœurs par le feu qui nous brûle. Si je me refroidis, je ne pourrai pas aider votre flamme à maintenir la température et le feu.

Dans nos temps difficiles il est tentant de faire, dans l’Église, comme on fait en politique. Tout le monde sait ce qu’il aurait fallu faire et ce qui, sans doute, nous conduirait au succès. Autrement dit, nous sommes toujours plus ou moins des « donneurs de leçons ». L’Évangile nous invite toujours, suivant l’exemple de l’humble pécheur, à dire chaque jour : « tu sais bien je t’aime » et à le suivre pas à pas.

P. Xavier ZABALETA

« Je suis avec toi »

« Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. Lève-toi, tu diras ce que je t’ordonnerai…

Ne tremble pas… Je suis avec toi. »

A qui Dieu adresse-t-il cette parole ?
A Jérémie le prophète, qui l’a mise par écrit ?
A Saint Paul, apôtre des nations, qui l’a prise à son compte ?
A Jésus même, dont elle a dû animer la vie au point de le faire prendre, par certains, pour un autre Jérémie ?

Et si cette parole était adressée aussi à chacun de nous ? Si chacun de nous était connu par Dieu dès avant sa naissance, voire sa conception ? Chacun voulu par Dieu, venu à l’existence à dessein. Chacun consacré, c’est-à-dire missionné pour accomplir un service concret dans ce monde, que personne ne fera à notre place. Le bien qui ne sera pas fait si nous refusons de le faire, la parole de vérité qui manquera, si nous la taisons. Quelqu’un qui se croira indigne d’amour, si nous ne l’aimons pas. Chacun de nous, chargé par Dieu d’une mission unique, dont il ne connaîtra peut-être jamais la grandeur ici-bas, mais qu’il a à réaliser au jour le jour, en faisant confiance au commanditaire qui dit

« Je suis avec toi« .

A quoi ressemblerait le monde si chacun des baptisés le croyait vraiment ?

Nicolas, prêtre.

Les noces à Cana – le début des miracles

Dans l’évangile de ce dimanche nous voyons des noces à Cana. Ce sont les noces de qui ? Nous ne le savons pas. Jésus, juste au début de sa mission, est venu aux noces avec ses disciples qui – pourrons-nous le savoir plus tard – ne croient pas encore en lui. D’un autre côté, Marie, la Mère de Jésus, est venue aussi, mais séparément.

Jean Baptiste a appelé Jésus l’Époux et lui-même l’ami de l’Époux. Donc nous avons des noces, l’Époux qui vient avec ses invités et le manque du vin qui force tout le monde à jeûner pendant les noces. Mais – comme dit Jean – Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.

Jésus ne veut pas agir. Il ne veut pas faire des miracles. Dans un autre évangile des scribes et des pharisiens demandent à Jésus : Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. Et il leur répondit : Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne sera donné que celui du prophète Jonas. Car Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits ; de même, le Fils de l’homme restera au cœur de la terre trois jours et trois nuits.

Il semble qu’au début de sa mission Jésus n’ait pas eu l’intention de faire des miracles sauf le seul miracle de son passage par la mort. C’est sa mère qui l’a incliné à les faire. Elle lui a montré que son séjour sur la terre est devenu des noces. Les noces, c’est le moment où les jeunes mariés sont après la cérémonie du mariage mais avant leur cohabitation. Et quand Jésus accomplit sa mission en proclamant sa Bonne Nouvelle et en cheminant vers la maison de son Père, il est dans ce moment-là.

Les noces ne doivent pas être un temps de tristesse ou un jeûne. Elles doivent être le temps de la joie. Et c’est le vin qui est le symbole de la joie, donc en changeant l’eau en vin Jésus exprime le sens de sa mission. Ce sont les noces qui se réalisent et elles doivent durer jusqu’à l’heure même de Jésus, l’heure de son passage à la maison auprès de son Père. Pas seulement ce changement de l’eau en vin mais aussi tous les miracles que Jésus fait après (les résurrections, les guérisons, les expulsions des démons…) sont une expression de cette joie, ils sont ce vin qui réjouit les cœurs des gens.

 

Christophe Paczos

Paix aux hommes de bonne volonté

Sur le site de la conférence épiscopale française (CEF) j’ai été interpellé par l’intention que le Pape nous offre ce mois-ci en faveur des victimes de la discrimination et de persécution religieuse, que le chant des anges « Paix aux hommes de bonne volonté » se concrétise dans cet immense chantier avec tous mes vœux de Bonne et Sainte Année.

Extraits de l’intention de prière de janvier 2022. Daniel Régent (sj) : 

« La douleur du pape est de voir des hommes et des femmes victimes de discrimination et de persécution religieuse, et ceci en contradiction avec les droits universels exprimés dans la déclaration des droits humains qui reconnait la liberté de religion. La croyance en Dieu, la liberté religieuse personnelle et collective avec leurs expressions publiques, font partie des droits humains fondamentaux. Les ignorer empêche les hommes de se poser les grandes questions humaines et d’y répondre…

Une religion peut faire peur à cause de groupes extrémistes qui la discréditent. En politique, la réciprocité est souvent la règle : le refus d’un pays d’accepter une religion sur son territoire est une raison pour ne pas admettre la sienne dans le pays concerné. Chacun est alors renvoyé au moins bon de ce qu’il porte. C’est aussi le devoir d’une collectivité de distinguer une religion pour l’autoriser, d’une secte pour l’empêcher de nuire. Un vrai courage politique est nécessaire. Cela est facilité si chaque citoyen s’ouvre au respect des droits de l’homme.

Les défis de l’intention sont grands. Pointons trois chantiers parmi d’autres :

  • Construire la fraternité dans le respect des différences. Le pape a pris son bâton de pèlerin pour rencontrer des dignitaires religieux. Des textes communs ont été écrits. L’encyclique Fratelli Tutti en donne un écho.
  • Veiller à ce que les communautés confessionnelles soient ouvertes sur le monde, et ne se confinent pas dans un entre soi guidé par la pensée unique. L’intolérance est un poison. Elle peut venir d’une communauté confessionnelle ; elle peut aussi être le fait d’une société.
  • Travailler à l’unité nationale en accueillant la diversité des croyances. La tentation peut être grande de limiter cette diversité. Les relations entre les États et les religions ne sont pas simples. Chacun doit y mettre du sien dans le respect des autres.

L’intention du pape s’adresse aux sociétés. Que la prière aide aussi chacun à développer des attitudes d’ouverture et de bienveillance pour progresser dans le respect et la fraternité. C’est la grâce que nous pouvons nous souhaiter en ce début d’année. »

Jean-Claude HUC

Promesse d’une Nouvelle Année remplie des Bénédictions du Seigneur !

A chacune, chacun, la Promesse d’une Nouvelle Année remplie des Bénédictions du Seigneur !

En naissant, chaque être humain a reçu sa part d’Être, indifféremment de ce qu’il a reçu comme dons extérieurs.

La vie est souvent malmenante et source de souffrances.

Or chaque matin, je peux recevoir intérieurement le souffle de ma vie, je peux goûter comment la vie se déploie en moi, même modestement, et je peux rendre grâce à Dieu pour cela !

Et même si je ne vois qu’une seule chose bonne et belle pour moi aujourd’hui, alors je peux être dans la gratitude de recevoir cette chose gratuitement !

Ce mouvement élargira mon cœur et me reliera au Créateur !

Bernadette Lefebvre membre de l’EAP.

LA SAINTE FAMILLE DE JÉSUS, MARIE ET JOSEPH: modèle de vie et de sainteté

Hier, 25 décembre 2021 nous avons célébré la solennité de la nativité de notre Seigneur: la fête de Noël. Dans la joie et l’allégresse de la naissance du Fils de Dieu au milieu de nous, nous avons chanté

Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix aux hommes qu’il aime”.

Par la grâce de ce grand mystère de l’incarnation du Fils de Dieu dans notre chair, Dieu se donne à nous en nous témoignant de sa proximité. En Jésus de Nazareth, Dieu se rend présent et nous rassure qu’il est désormais avec nous, d’où le sens même de son nom Emmanuel – Dieu avec nous.

Et voilà qu’au lendemain de cette grande joie de la nativité du fils de Dieu, l’Eglise, notre mère nous donne à célébrer la fête de la Sainte Famille de Nazareth composée de Jésus, Marie et Joseph. En effet, il  n’y a pas de hasard, mais une occasion de rendre grâce au Seigneur pour son amour et sa bonté pour nous les hommes. L’Église nous appelle en même temps, à nous regarder en tant que famille humaine et nous réjouir de ce que Dieu nous aime effectivement. En Jésus, Marie et Joseph, il nous est donné un modèle de vie et de Sainteté. 

 

L’épisode de l’évangile de Saint Luc, nous livre le secret de la Sainte famille qui, fidèle à la loi de Dieu, s’est pieusement rendue à Jérusalem pour célébrer la pâque comme elle en avait l’habitude de s’y rendre chaque année (Lc 2,41). Voilà la première qualité que nous apprend la Sainte Famille de Nazareth. La crainte de Dieu ou, en d’autres termes, l’adoration de Dieu. La mission accomplie et déjà de retour à Nazareth, c’est à ce moment que les parents constateront que l’enfant Jésus manquait. Cet incident, nous témoigne, de l’amour et du souci profond que les parents de Jésus avaient pour lui en remarquant son absence. Sa recherche qui dura trois jours exprime la détermination des parents de recouvrer leur fils. C’est effectivement au temple, au milieu des docteurs de la loi que l’enfant de douze ans sera retrouvé pleinement plongé dans l’explication des écritures à ceux censés les maîtriser.

En cette fête de la Sainte famille, un accent particulier est orienté vers l’enfant Jésus en relation avec ses parents. Ne disons-nous pas que la famille est composée du Père, de la mère et de l’enfant? Et de nos jours, qu’est-elle réellement devenue sous nos regards? Sa vocation, qui est celle de donner la vie, de la protéger et de la promouvoir, est-elle encore d’actualité? Et la question qui se pose aux familles chrétiennes aujourd’hui est celle-ci: le regard innocent de l’enfant, nous émerveille-t-il encore? Une chose est sûre, l’enfant est un don de Dieu. Le mystère de son être, sa croissance et son devenir sont entièrement entre les mains de Dieu. Aux parents de savoir qu’ils sont des intendants de ce mystère de la vie que Dieu leur confie. Malgré les péripéties et les déconvenues que les familles rencontrent dans l’exercice de leurs devoirs d’élever et d’éduquer leurs enfants, qu’ils soient rassurés que Dieu ne les abandonnera jamais.

Jésus, toi que Marie et Joseph ont cherché et retrouvé dans la maison du Père,
Apprends-nous à chercher d’abord le Royaume de Dieu dans notre vie quotidienne.

 

 Sr  NTABAJANA  Béatrice (EAP)

Soyez dans la joie car Il vient

Le cri de dimanche dernier retentit encore à nos oreilles et dans notre cœur
«soyez dans la joie, soyez dans la joie car Il vient
Oui, Il vient.
Les textes des prophètes que nous écoutons au long de ces 4 semaines nous mettent dans la dynamique de l’attente des Hébreux.
 
Mais il vient sans tambour ni trompette. Il vient «comme une rosée» délicate qui ne s’impose pas. Il vient «comme une pluie fine qui pénètre la terre», terre labourée qu’ouvrent nos pauvres efforts, sinon l’eau ruisselle et «les oiseaux mangent les graines tombées sur le bord du chemin.»
 
Sa bonté nous précède, Lui qui «fait entendre les sourds, voir les aveugles, bondir les estropiés»,
 
Lui qui nous dit
«c’est moi qui te construirai une maison»
Croire en sa venue «c’est déjà posséder ce que l’on espère»
Va et vient de péché, de repentir, de pardon, chemin de vérité et de vie par lequel Il vient.
 
Il est déjà là. Marie le porte, Jean-Baptiste tressaille dans le sein d’Élisabeth. Marie chante le Magnificat.
Dans l’Espérance, nous connaissons déjà la joie. Dans notre avent de prière et d’efforts pour lui permettre de naître
en nous, nous nous préparons à renaître avec Lui, par Lui, qui est déjà en nous, joyeux et paisibles.
Pierre G (EAP)

Soyez dans la joie

Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie.

Au milieu du temps de l’Avent le troisième dimanche est le dimanche « Gaudete » : « Soyez dans la joie » dit et redit Saint Paul dans la lettre aux Philippiens (seconde lecture). Quand nous écoutons ces paroles, en ce dimanche, il semblerait que la Parole de Dieu est une provocation, surtout si on regarde autour de nous, dans notre monde, avec tant des situations qui n’invitent précisément pas à la joie.

Et pourtant, l’appel à la Joie vient de St Paul, alors qu’il est en prison.

N’ayons pas peur d’écouter l’invitation à la joie, parce que la joie n’est pas fondée sur la réalité d’un monde parfait, ni même sur la solidité de notre foi. La raison de notre joie est dans le Seigneur qui vient, dans l’Amour qui vient nous visiter. Et c’est cet amour de Dieu qui est notre salut.

Alors, que devons-nous faire pour être à notre tour des témoins de cet amour et de ce salut de Dieu ?

Il faut aller demander à ceux qui en ont la réponse. Ils ne manquent pas. Il suffit d’écouter les annonces, la publicité et nous découvrirons le secret du bonheur, de la beauté, et de la réussite… Ou bien, adressons-nous plutôt à ce pauvre homme qui est dans le Jourdain : celui qui a reçu la Parole et qui ne la garde pas pour lui mais qui la proclame partout.

Alors, que devons-nous faire ? Jean nous répond :

  • Le partage : celui qui a deux vêtements qu’il partage avec celui qui n’en a pas.
  • La lutte pour la justice : n’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé.
  • Construire la paix : ne faites ni violence, ni tort à personne.

Jean invite à la conversion : c’est-à-dire sortir de soi-même pour se tourner (convertir) vers celui qui vient « baptiser dans l’eau et dans l’Esprit pour une nouvelle création ».

Si cette réponse nous convient, même si nous sommes immergés dans les angoisses du monde, nous pouvons réserver en nous tout l’espace pour une Joie qui n’est pas ce monde, car nous avons reçu la Bonne Nouvelle.                

P.Luis

C’est l’Avent…et après ?

Voilà que s’ouvre à nous le temps de l’Avent. C’est une période qui se veut lumineuse voire féerique dans l’attente patiente et sans bruit du Seigneur qui vient.

Mais le Seigneur peut-il encore advenir dans notre société où nous courons, fatigués, en cette fin d’année ?

C’est une période où nous avons tellement à penser et à gesticuler pour ne rien avoir oublié au moment des fêtes, une phase compliquée avec la crise qui plonge tant de personnes dans la précarité, la difficulté à joindre les deux bouts chaque fin de mois et dans un contexte international, économique, écologique et humain souvent décourageant.

Comment allons-nous vivre ce temps de l’Avent et de Noël ?

Au-delà de la simple consommation, voulons-nous en faire un temps de Grâce où le Seigneur par le prophète Isaïe nous dit : « Venez à la montagne du Seigneur. Prenez de la hauteur. » Et par Jean Baptiste : « Changez vos cœurs ! » Laissons-nous conduire vers la joie de Noël. Le Seigneur Jésus vient dans l’aujourd’hui de nos vies.

Monique Mollier (membre de l’EAP)