« L’Église n’est plus une puissance, les révélations récentes l’aide à retrouver un peu d’humilité ; mais n’oublions jamais que la puissance de Dieu habite sa faiblesse. Ce n’est pas Elle qui sauve le monde, mais le Christ, dont Elle est la collaboratrice … »
disait Guy de Kérimel, le nouvel archevêque de Toulouse.
Et ce n’est la journée de la santé, que l’Église célèbre ce dimanche, qui nous permettrait de l’oublier. Journée de la santé autour des malades, des personnes âgées en Ephad ou chez elles, avec celles et ceux qui soignent, bien sollicités depuis 2 ans.
Oui « l’Église est la servante du Seigneur ; avec Marie la Mère de Jésus, la Mère de Dieu ! » ajoutait l’archevêque.
L’Église servante, le pape François ne cesse de le répéter, servante de l’humanité, servante de la création, en un mot : servante de l’humain. C’est bien cela qui se joue. Et l’on se prend à rêver que des voix plus vigoureuses se fassent entendre pour le rappeler. Quand d’autres voudraient se servir de cette même Église pour assouvir leur pouvoir et assurer les arrières de leurs paroles nauséabondes.
Il n’a jamais été simple d’être humain, cela suppose du dépouillement, cela suppose surtout de dire et de faire éclater la vérité, vérité des chiffres, vérité des situations, vérité de la violence. Violence subie par trop de nos concitoyens et qui ne se règlera pas par des expulsions ou la culpabilisation de l’autre !
Il semble que l’Église, répondant à l’appel du pape, se met en synode, un peu trop lentement certes ! Mais deux questions peuvent aiguiser notre regard : quels sont les compagnons de voyage avec qui nous cheminons et pouvons-nous identifier les préjugés et les stéréotypes qui font obstacle ?
Jean Costes, prêtre, Sérignan.
Lorsqu’il y a un feu les pompiers nous expliquent quelles sont les conditions pour qu’un incendie puisse se produire. Ils nous disent qu’il faut, au moins, trois conditions : une matière combustible, une étincelle ou élément déclencheur et une température suffisante. Nous comprenons facilement les deux premières conditions. Évidemment, s’il n’y a pas de matière à brûler il n’y aura pas de feu. Sans étincelle non plus il n’y a pas de commencement de feu, et s’il n’y a pas de commencement…
A chacune, chacun, la Promesse d’une Nouvelle Année remplie des Bénédictions du Seigneur !
Hier, 25 décembre 2021 nous avons célébré la solennité de la nativité de notre Seigneur: la fête de Noël. Dans la joie et l’allégresse de la naissance du Fils de Dieu au milieu de nous, nous avons chanté
L’épisode de l’évangile de Saint Luc, nous livre le secret de la Sainte famille qui, fidèle à la loi de Dieu, s’est pieusement rendue à Jérusalem pour célébrer la pâque comme elle en avait l’habitude de s’y rendre chaque année (Lc 2,41). Voilà la première qualité que nous apprend la Sainte Famille de Nazareth. La crainte de Dieu ou, en d’autres termes, l’adoration de Dieu. La mission accomplie et déjà de retour à Nazareth, c’est à ce moment que les parents constateront que l’enfant Jésus manquait. Cet incident, nous témoigne, de l’amour et du souci profond que les parents de Jésus avaient pour lui en remarquant son absence. Sa recherche qui dura trois jours exprime la détermination des parents de recouvrer leur fils. C’est effectivement au temple, au milieu des docteurs de la loi que l’enfant de douze ans sera retrouvé pleinement plongé dans l’explication des écritures à ceux censés les maîtriser.
Au milieu du temps de l’Avent le troisième dimanche est le dimanche « Gaudete » : « Soyez dans la joie » dit et redit Saint Paul dans la lettre aux Philippiens (seconde lecture). Quand nous écoutons ces paroles, en ce dimanche, il semblerait que la Parole de Dieu est une provocation, surtout si on regarde autour de nous, dans notre monde, avec tant des situations qui n’invitent précisément pas à la joie.
Voilà que s’ouvre à nous le temps de l’Avent. C’est une période qui se veut lumineuse voire féerique dans l’attente patiente et sans bruit du Seigneur qui vient.