Mes brebis écoutent ma voix et elles me suivent

Editorial

 « Mes brebis écoutent ma voix et elles me suivent »

Jean 10, 27-30

 

Ce texte d’évangile est très court mais vient au-devant de nous avec un message d’espérance : Jésus notre berger nous invite à demeurer connectés à lui. Il est vrai que nous ne le voyons pas mais nous avons un moyen merveilleux de le rejoindre là où nous sommes ; il nous suffit de tendre l’oreille pour écouter sa voix. Ce n’est pas seulement une voix qui nous interpelle, c’est aussi une main qui nous tient et protège.

Nous ne savons pas toujours où la vie nous mène, toutes ces inconnues de notre existence terrestre ont de quoi nous déstabiliser parfois, mais Jésus nous redit que si nous restons au sein de son troupeau, il sera toujours là, il connait chacune de ses brebis par son nom.

 

Ecouter la voix du berger c’est bien sûr tout ce que nous pouvons vivre en Église, par l’Eucharistie, les temps de partage de la parole, d’adoration, et de prières.

Le suivre c’est se mettre à son service, l’imiter par des actes, c’est l’accueil de ceux qui rencontrent des difficultés et qui peinent à suivre le berger. Nous trouvons quelquefois que nous sommes bien au sein du troupeau, nous sommes entre nous. Mais il ne faut pas oublier de laisser une ouverture à celui qui veut s’y glisser et se réjouir des nouvelles brebis qui nous rejoignent, même si elles bousculent nos habitudes.

Cette vie éternelle, Jésus veut nous la donner dès maintenant. Non pas la vie pour demain, quand nous serons morts, mais la vie ressuscitée qui se construit aujourd’hui : une vie qui a du sens, qui porte du fruit, une vie qui n’en finira pas de se déployer par le don de nous -mêmes, jusqu’au jour où nous entrerons dans la vie en plénitude.

En ce 4e dimanche de Pâques qui est aussi la journée de prière pour les vocations n’oublions pas de demander au Seigneur de continuer à envoyer des missionnaires de sa Parole.

Mais moi, quelle est ma vocation ? Qu’est-ce que le berger attend de moi ?
Chacun a une place à prendre, pour être cet ami par qui le Seigneur passe, pour témoigner et semer la confiance en l’amour de Dieu autour de nous.

Maïté Biau catéchiste

Membre du CPP de Bonne Nouvelle

Jubilé des Jeunes à Rome

Homélie du dimanche 27 avril, Place St Pierre à Rome

Chers frères et sœurs,

Jésus ressuscité apparaît à ses disciples, alors qu’ils se trouvent dans le cénacle où ils se sont enfermés par peur, les portes verrouillées (Cf. Jn 20, 19). Leur état d’esprit est troublé et leur cœur est triste, car le Maître et le Pasteur qu’ils avaient suivi en abandonnant tout a été cloué sur la croix. Ils ont vécu des choses terribles et se sentent orphelins, seuls, perdus, menacés et sans défense.

L’image initiale que l’Évangile nous offre en ce dimanche peut aussi bien représenter l’état d’esprit de chacun de nous, de l’Église et du monde entier. Le Pasteur que le Seigneur a donné à son peuple, le pape François, a terminé sa vie terrestre et nous a quittés. La douleur de son départ, le sentiment de tristesse qui nous assaille, le trouble que nous ressentons dans notre cœur, le sentiment de désorientation : nous vivons tout cela, comme les apôtres affligés par la mort de Jésus.

Pourtant, l’Évangile nous dit que c’est précisément dans ces moments d’obscurité que le Seigneur vient à nous avec la lumière de la résurrection, pour éclairer nos cœurs. Le pape François nous l’a rappelé dès son élection et nous l’a répété souvent, en plaçant au centre de son pontificat cette joie de l’Évangile qui, comme il l’écrit dans Evangelii gaudium, « remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours » (n° 1).

La joie pascale, qui nous soutient à l’heure de l’épreuve et de la tristesse, est aujourd’hui quelque chose que l’on peut presque toucher sur cette place ; elle est surtout imprimée sur vos visages, chers jeunes et adolescents venus du monde entier pour célébrer le Jubilé. Vous venez de partout : de tous les diocèses d’Italie, d’Europe, des États-Unis, d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie, des Émirats arabes… Avec vous, le monde entier est vraiment présent !

Je vous adresse un salut particulier, avec le souhait que vous ressentiez l’étreinte de l’Église et l’affection du pape François, qui aurait tant souhaité vous rencontrer, vous regarder dans les yeux, passer parmi vous pour vous saluer.

Face aux nombreux défis auxquels vous êtes appelés à faire face – je pense, par exemple, à celui de la technologie et de l’intelligence artificielle qui caractérise particulièrement notre époque –, n’oubliez jamais d’alimenter votre vie avec la véritable espérance qui a le visage de Jésus Christ. Avec lui, rien ne sera trop grand ni trop difficile ! Avec lui, vous ne serez jamais seuls ni abandonnés à vous-mêmes, même dans les moments les plus difficiles ! Il vient à votre rencontre là où vous êtes, pour vous donner le courage de vivre, de partager vos expériences, vos pensées, vos dons, vos rêves, de voir dans le visage de ceux qui sont proches ou lointains un frère et une sœur à aimer, à qui vous avez tant à donner et tant à recevoir, pour vous aider à être généreux, fidèles et responsables dans la vie qui vous attend, pour vous faire comprendre ce qui a le plus de valeur dans la vie : l’amour qui comprend tout et espère tout (cf. 1 Co 13, 7).

Aujourd’hui, deuxième dimanche de Pâques, dimanche in Albis, nous célébrons la fête de la Miséricorde.

C’est précisément la miséricorde du Père, plus grande que nos limites et nos calculs, qui a caractérisé le magistère du pape François et son intense activité apostolique, ainsi que son désir ardent de l’annoncer et de la partager avec tous – l’annonce de la Bonne Nouvelle, l’évangélisation – qui a été le programme de son pontificat. Il nous a rappelé que “miséricorde” est le nom même de Dieu et que, par conséquent, personne ne peut mettre une limite à son amour miséricordieux par lequel Il veut nous relever et faire de nous des personnes nouvelles.

Il est important d’accueillir comme un trésor précieux cette indication sur laquelle le pape François a tant insisté. Et – permettez-moi de le dire – notre affection pour lui, qui se manifeste en ces heures, ne doit pas rester une simple émotion du moment ; nous devons accueillir son héritage et le faire devenir vie vécue, en nous ouvrant à la miséricorde de Dieu et en devenant nous aussi miséricordieux les uns envers les autres.

La miséricorde nous ramène au cœur de la foi. Elle nous rappelle que nous ne devons pas interpréter notre relation avec Dieu et notre appartenance à l’Église selon des catégories humaines ou mondaines, car la bonne nouvelle de l’Évangile est avant tout la découverte d’être aimé par un Dieu qui a des entrailles de compassion et de tendresse pour chacun de nous, indépendamment de nos mérites ; elle nous rappelle également que notre vie est tissée de miséricorde : nous ne pouvons nous relever après nos chutes et regarder vers l’avenir que si nous avons quelqu’un qui nous aime sans limites et qui nous pardonne. C’est pourquoi nous sommes appelés à nous engager à vivre nos relations non plus selon des critères calculateurs ou aveuglés par l’égoïsme, mais en nous ouvrant au dialogue avec l’autre, en accueillant ceux que nous rencontrons sur notre chemin et en pardonnant leurs faiblesses et leurs erreurs. Seule la miséricorde guérit et crée un monde nouveau, éteignant les feux de la méfiance, de la haine et de la violence : c’est le grand enseignement du pape François.

Jésus nous montre ce visage miséricordieux de Dieu dans sa prédication et dans les gestes qu’il accomplit ; et, comme nous l’avons entendu, en se présentant dans le Cénacle après sa résurrection, il offre le don de la paix et dit : « À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus » (Jn 20, 23). Ainsi, le Seigneur ressuscité établit que ses disciples, son Église, sont des instruments de miséricorde pour l’humanité, pour ceux qui désirent accueillir l’amour et le pardon de Dieu. Le pape François a été un témoin lumineux d’une Église qui se penche avec tendresse vers ceux qui sont blessés et les guérit avec le baume de la miséricorde ; et il nous a rappelé qu’il ne peut y avoir de paix sans la reconnaissance de l’autre, sans l’attention aux plus faibles et, surtout, il ne peut jamais y avoir de paix si nous n’apprenons pas à nous pardonner mutuellement, en utilisant entre nous la même miséricorde que Dieu a pour notre vie.

Frères et sœurs, en ce dimanche de la miséricorde, nous nous souvenons avec affection de notre bien-aimé Pape François. Ce souvenir est particulièrement vivant parmi les employés et les fidèles de la Cité du Vatican, dont beaucoup sont ici présents, et que je tiens à remercier pour le service qu’ils accomplissent chaque jour. À vous, à nous tous, au monde entier, le Pape François adresse son étreinte depuis le Ciel.

Nous nous confions à la Bienheureuse Vierge Marie, à laquelle Il était si pieusement attaché qu’Il a choisi de reposer dans la basilique Sainte-Marie-Majeure. Qu’Elle nous protège, intercède pour nous, veille sur l’Église, soutienne le cheminement de l’humanité dans la paix et la fraternité. Amen.

Année de Jubilé. L’indulgence plénière : Késako ?

Éditorial          Année de Jubilé.  L’indulgence plénière :   Késako ?

 

2025 marque la 27° année sainte ordinaire de l’Eglise, un Jubilé célébré tous les 25 ans afin que chaque génération puisse profiter de ce temps de conversion et de pardon des péchés. Ce Jubilé est l’occasion pour tous les catholiques de se tourner vers Dieu, de renouer sa relation avec Lui et de se convertir. Concrètement les fidèles sont invités à faire une démarche jubilaire, afin de bénéficier des grâces attenantes à cette année sainte et de faire selon le vœu du Pape François « l’expérience vivante de l’amour de Dieu. »

 

Un pèlerinage seul ou accompagné, des temps d’adoration, de méditation, l’accès aux sacrements de l’eucharistie et de la réconciliation, des actes de pénitence et de miséricorde sont proposés pour réaliser cette démarche jubilaire. Et cerise sur le gâteau, possibilité de recevoir l’indulgence plénière. Cette indulgence qui est pur don gratuit de Dieu et de sa miséricorde. De quoi s’agit-il ? Permettez-moi de prendre un exemple :  un petit garçon vient de casser une assiette dans la cuisine.  Tout penaud il va trouver sa maman, explique sa bêtise et demande pardon. La maman est furieuse mais prise de compassion elle va lui pardonner (c’est la confession).  Le petit garçon nettoie tout, ramasse les débris (c’est la pénitence proposée par le prêtre). Mais il n’en reste pas moins que l’assiette est cassée (les conséquences dues au péché, ces « résidus » qui appellent une réparation complète.

 

L’indulgence plénière répare tout, elle remet les conséquences du péché, alors que la confession nous réconcilie avec Dieu notre Père infiniment bon et miséricordieux.

L’indulgence est la remise devant Dieu de la peine temporelle due par les péchés dont la faute est déjà effacée, que le fidèle bien disposé, et à certaines conditions définies, obtient par le secours de l’Église.

 

Comment obtenir cette indulgence : en  se rendant en pèlerinage auprès d’un lieu lié au Jubilé, en participant à une messe et en communiant, en vivant le sacrement de pénitence, en participant aux œuvres dites de miséricorde et en priant aux intentions du Pape.

 

Tout cela nous pourrons le vivre ensemble le Dimanche 27 Avril dans une grande démarche jubilaire que nous vous proposerons pour les 3 clochers des Saint Curé d’Ars, Saint Étienne de Boujan et Saint Joseph. Réservez cette date, ce sera un grand moment pour notre ensemble paroissial. D’ici là faisons route avec Pierre, Jacques et Jean, allons sur la montagne à la rencontre du Transfiguré, plongeons-nous dans la lumière fulgurante de Jésus afin d’être transfiguré à notre tour et de répandre sa lumière autour de nous. Belle montée vers Pâques !

                                                                                                Père Alain (St Joseph)

Vaincre les tentations…

Vaincre les tentations…

Dans l’Évangile, nous retrouvons le récit des tentations de Jésus au désert. Le tentateur se présente à lui en commençant par le flatter : « Si tu es Fils de Dieu… » Lorsqu’il s’approche de nous, il utilise la même technique en flattant notre orgueil, notre désir de liberté et d’indépendance : « Fais donc ce qui te plait ; ainsi tu pourras retrouver ta dignité et ta liberté ». En fait, cette tentation nous conduit à une impasse qui nous détourne de l’amour de Dieu.

Aujourd’hui, Jésus nous apprend qu’être fils de Dieu, c’est nous laisser conduire par Dieu sans lui imposer nos moyens, c’est lui faire une totale confiance sans vouloir lui imposer des garanties, sans espérer de merveilleux prodiges qui nous détourneraient de nos luttes et de nos engagements. A chacune des tentations, Jésus répond par une parole de la Bible : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain… C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras et à lui seul tu rendras un culte… ». « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu… ».

C’est ainsi que Jésus a été victorieux face au tentateur. Pendant ce Carême, il veut nous associer à sa victoire. Il nous apprend à être entièrement tournés vers Dieu et à nous nourrir de sa Parole chaque jour. Le carême est là pour nous rappeler que nous sommes engagés dans un combat contre les forces du mal. Mais dans ce combat, nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur est là et nous pouvons toujours compter sur Lui. Nous pouvons aussi nous tourner vers Marie, notre maman du ciel. Avec elle, il n’y a pas de situation désespérée. Quand tout va mal, nous pouvons toujours compter sur elle. Quand nous sommes en manque de paix et de joie, elle est là. Et comme à Cana, elle le dit à son Fils. Et Jésus nous invite à « puiser à la Source » de celui qui est l’amour, la paix et la joie. Et quand nous sommes tombés au plus bas, elle se baisse pour nous relever. Elle qui a misé toute sa vie sur l’amour, elle nous aide à nous remettre debout pour reprendre notre route à la suite du Christ.

Sur cette route, le Seigneur est là, il nous donne le vrai pain de vie qui vient renouveler notre cœur, il nourrit notre foi, fait grandir l’espérance et nous donne la force d’aimer ; apprenons à toujours avoir faim du Christ, seul pain vivant et vrai et de toute parole qui sort de sa bouche.

Bonne marche vers Pâques, bon carême.

Jean-Jacques Maffezzoni
membre du CPP de Bonne Nouvelle

Nous sommes ensemble, dans la main de Dieu

Dans l’automne déjà bien installé, le climat de nos âmes a parfois tendance à s’accorder aux têtes que tirent les platanes, mornes et défraichies… et la Solennité de la Toussaint passe presque inaperçue… ça c’est vraiment triste !

 

Je voudrais vous inviter à goûter la joie d’être là où vous êtes, aujourd’hui, ici et maintenant. Bien sûr il y a beaucoup de contrariétés et d’imperfections, en vous, en dehors de vous, partout autour de vous…

 

Mais vous êtes et nous sommes ensemble dans la main de Dieu.

 

Nous avons la chance d’avoir la foi et donc de savoir identifier cette réalité de foi révélée : nous sommes dans la main de Dieu, notre vie est dans la main de Dieu, notre désir d’être des gens biens est dans la main de Dieu, notre désir de perfection, pour nous et pour les autres, nos efforts pour être saints et pour servir sont dans la main de Dieu. Ceux que nous aimons sont dans la main de Dieu. Ceux que nous n’aimons pas assez, ou franchement pas du tout, sont aussi dans la main de Dieu. Tous les saints sont dans la main de Dieu et nous prions pour que tous nos morts le soient éternellement.

 

Réjouissons nous franchement parce que nous savons cela, parce que nous le croyons, et nous le croyons parce que le Seigneur le dit, nous ne sommes inquiets de rien, les contrariétés, les fatigues, les inquiétudes, tout cela passe, avec la vie. Mais ce qui demeure c’est la charité et un jour nous serons jugés sur la charité, parce que nous serons jugés par la Charité : Dieu est amour.

 

Goûtez donc à la joie de vivre, ici et maintenant ! Oui, la joie peut se commander ! Comme l’amour… Le sentiment vient après dit le pape.

 

Etonnant ! Et je vous invite vraiment à y réfléchir… Puis à régler votre vie en conséquence… Il n’est pas fatal que les chrétiens soient de vieux grincheux. Il n’est pas fatal que l’on soit des disciples et des serviteurs décourageants, qui annoncent l’amour du Christ avec un air revêche, qui proclament la joie de l’Esprit d’une voix triste. Il n’est pas fatal que le monde ait des disciples de Jésus une bien piètre opinion, proche de la remarque du Christ à propos des pharisiens : « ils disent et ne font pas. »

 

Que notre désir de Dieu s’attise à la manière de celles et ceux qui sont au ciel, que nous célébrons à la Toussaint, jusqu’à ce que nous aussi, en faisions pleinement partie pour que notre Joie soit parfaite !

 

Abbé Jean Vincent Raccurt.

Et hop… ça redémarre !

Voilà les vacances d’été sont déjà terminées, et c’est déjà la rentrée ! La rentrée scolaire, le retour au boulot et la rentrée pastorale.

L’Abbé Daniel Esquivel a rejoint la paroisse Ste Bernadette, l’Abbé Frédéric Forel, lui la paroisse d’Agde. Pour nous, nous avons la joie d’accueillir l’abbé Jean Vincent Raccurt à mi-temps pour ses études, et l’abbé Gérard Philip, à la retraite, pour l’ensemble Saint Guiraud.

Nous sommes les uns et les autres appelés à faire vivre nos communautés pour cela il y a aussi une nouvelle équipe paroissiale qui se met en place.

Un grand merci aux anciens membres de l’EAP qui ont œuvré. Aujourd’hui Nelly PASCAL, Cécile LUCBEREILH, Laurent VASSALLO, Carlos DIAZ, Monique MOLLIER, Louise BOUSSELIN, Sr Marie-Michel, avec les abbés Nicolas PIETRUCH, Jean-Vincent RACCURT et Hervé DUSSEL, reprennent le flambeau.

« A tous on peut tout » disait un slogan du Secours Catholique dans les années 2000. Oui, en effet, à tous on peut tout, car nous sommes invités à être des disciples missionnaires, comme nous y invite le Saint Père le Pape François.

Pour cela nous vous donnons rendez-vous le 5 Octobre de 10H00 à 17H30 au Palais des Congrès pour le Fête des Catholiques de Béziers !

Un moment de rencontre mais aussi de partage… pour sortir de nos habitudes et pouvoir nous retrouver au-delà de nos clochers. Car pour être disciples missionnaires et répondre à l’appel du Pape, il faut avant tout être réellement frères et sœurs en Jésus-Christ, répondant à l’appel de Monseigneur TURINI suite à sa lettre pastorale !

Venant des 4 coins de l’horizon de Béziers nous devons faire une démarche forte pour montrer notre unité : Aqui Es Béziers !

Abbé Hervé DUSSEL

C’est l’occasion de rendre grâce !

Chers amis, nous sommes encore dans la joie de la belle ordination de l’abbé Daniel Esquivel-Elizando, dans la joie de l’avoir vu présider sa première messe et de célébrer des « premières messes »!

L’ordination d’un prêtre et même de deux prêtres avec l’abbé Jean Nguyen Daily, est un moment important dans notre vie diocésaine. Voilà qu’années après années le Seigneur a façonné le cœur et les âmes de Daniel et de Jean, comme il l’a fait pour chaque prêtre. Le prêtre, les prêtres, nous ne sommes pas meilleurs que les autres… mais nous ne sommes pas moins bons non plus. Nous qui faisons partie du peuple de Dieu et qui sommes à son service, « nous sommes invités à le contempler car il est l’œuvre, le Corps de son Fils que nous avons aussi mission d’accompagner » c’est pourquoi nous sommes vigilants à être tout à tous.

L’été est là, et avec cette saison nous terminons notre année pastorale. Cette année verra le départ de l’abbé Daniel Esquivel, et de l’abbé Fréderic Forel merci à eux de leur présence sur ce territoire du Biterrois. Présence longue ou courte , c’est toujours une grâce de connaitre et découvrir un prêtre.

La rentrée va rapidement arriver et avec elle le démarrage pastoral, qui se déroulera le Samedi 5 Octobre* à partir de 10H30.

Cela sera l’occasion de se retrouver « en famille » pour le démarrage pastoral et signifier à tous que  « AQUI AQUI ES BEZIERS CATOULI »

Bon été à tous !

Abbé Hervé Dussel

*Vous trouverez les renseignements de cette journée pour plus de précisions à partir du 20 août sur le site de la paroisse « Béziers Catholique »

Tempête apaisée

Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? – demandent les disciples dans l’Évangile d’aujourd’hui. Ce récit de la tempête apaisée veut nous montrer Jésus comme quelqu’un qui a le pouvoir propre à Dieu. Jésus, comme Dieu seul, sait calmer la mer. Son action, faite à la demande de ses disciples très inquiets, est semblable à celle de Dieu décrite dans le Psaume 106 que nous chantons ce dimanche. Dans ce récit de saint Marc, Jésus a vraiment le pouvoir de Dieu, comme le décrit la première lecture tirée du livre de Job.

    Saint Marc veut donc nous montrer Jésus comme quelqu’un de puissant. Il y a une violente tempête. Les vagues se jettent sur la barque qui est déjà remplie d’eau. Les disciples meurent de peur. Par contre, Jésus dort tranquillement sur le coussin à l’arrière. Alors, les disciples effrayés s’adressent à Jésus par crainte. Et Jésus se réveille, calme le vent et la mer. Puis il dit aux disciples : Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ?

    Il y a bien sûr plusieurs manières d’expliquer cette scène. On peut y trouver un sens concret et général, mais aussi un sens symbolique. Dans l’Ancien Testament, l’image de la barque est importante; c’est grâce à l’arche construite par Noé que la vie a été sauvée sur la terre. Les chrétiens ont facilement adopté cette image comme symbole de l’Église. Tertullien, qui vivait à la fin du 2e siècle, a écrit : La barque préfigurait l’Église qui, sur la mer du monde, est secouée par les vagues des persécutions et des tentations, tandis que le Seigneur dans sa patience semble dormir, jusqu’au moment ultime où, éveillé par la prière des saints, il maîtrise le monde et rend la paix aux siens.

    L’Église aujourd’hui, surtout en France, ressemble à une barque secouée par les vagues. La mer, qui symbolise le monde, est très grande et la barque est toute petite. Elle est jetée par les vagues. La tempête est parfois très dangereuse. Et Jésus, notre guide, pilote et navigateur, semble dormir en ne voyant pas le danger qui nous menace. Nous sommes très inquiets. Le nombre des chrétiens baisse. Beaucoup d’églises sont vides. Ceux qui sont restés sont bien âgés. Et malgré ces tendances, Jésus laisse le monde agir. On peut donc lui demander – comme le demandaient les disciples : Pourquoi dors-tu ? Tu ne vois pas que nous périssons ? Mais quand il se réveillera, il nous dira : Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ? Ce sont de bonnes questions. Il nous faut la foi. Et la peur n’est pas une bonne conseillère. Il nous faut la paix de Jésus pour pouvoir dormir tranquillement. Lui, il est le Seigneur. Il est le Roi. Il est le Maître de tout. Même le vent et la mer lui obéissent. Il faut écouter sa paix que nous avons dans le cœur. Il faut garder sa confiance.

 

« Abba ! Père ! »

Comme pour la fête des mères, la fête des pères est l’occasion de rendre grâce et de confier nos pères « terrestres » à Notre Père du ciel. Pour ceux qui nous ont mis au monde, qui nous ont élevé, nous ont aimé, qu’ils soient nos pères biologiques ou nos papas de cœur, à la manière de St Joseph, père adoptif de Jésus, un beau cadeau pour leur fête est de prier pour eux.

Dieu tout puissant d’amour, laisse-nous Te bénir pour les parents que Tu nous as donnés et tout particulièrement pour les papas que nous fêtons en ce jour. Fais monter en nos cœurs les plus beaux souvenirs de leur présence parmi nous. Merci Seigneur, pour tout ce qu’ils nous apportent et nous apporterons encore dans les différentes étapes de notre vie, pour le travail qu’ils fournissent pour nous aider à mieux vivre.

Veille sur nos papas, prends soin d’eux, surtout de ceux dont la santé est fragile. Veille sur leur famille, sur leurs enfants et leurs petits-enfants. Réconforte ceux qui, pour une raison ou une autre devront passer la journée seuls.

Merci Seigneur, pour les papas, les grands-papas et les futurs papas. Comble-les tous de ta Bénédiction aujourd’hui et en tous temps. Nous les mettons sous le regard et la protection de St Joseph, modèle et intercesseur puissant

Père Alain   ( Église St Joseph)

Quelle est la vraie famille de Jésus ?

Nous venons de vivre le temps des fêtes de la Pentecôte, la Trinité, le Saint Sacrement du Corps et Sang du Christ et en  ce 10ème dimanche  du temps ordinaire nous reprenons la lecture de l’évangile de Saint Marc qui nous accompagne la plupart des dimanches de cette année B  (au cœur de l’été, pendant 5 dimanches nous proclamerons l’évangile de St Jean  «  le discours sur le pain de vie » et nous allons être invités à approfondir notre lien à l’Eucharistie ).

Mais en revenant à l’Évangile ce dimanche « Quelle est la vraie famille de Jésus ? : Toujours dans l’évangile de Marc (10,28) Jésus avait déjà répondu à Pierre, qui avait dit « nous avons tout quitté », qu’ils recevront des frères, des sœurs, des mères, des enfants, une autre famille « avec des persécutions »

C’est-à-dire les nouvelles communautés. Et l’évangile de ce dimanche nous le dit :la véritable famille, la vraie communauté est celle qui fait la volonté de Dieu, et Marie unie à Jésus par les liens du sang et qui occupe la première place dans l’immense cortège de tous les saints nous le dira toujours « faites tout ce qu’il vous dira ».

 

P.Luis Iniguez.