Pendant mes vacances en Pologne, comme d’habitude je suis allé au tombeau de mes grands-parents. A peine entré au cimetière j’ai ressenti quelque chose d’exceptionnel… mais je pensais que c’était normal car un silence apaisant se dégage de cette petite nécropole. Cependant, plus je restais auprès du tombeau, plus je ressentais, non uniquement le silence, un calme, mais une paix profonde qui embrassa longtemps mon cœur, et je n’arrivais pas (ou plutôt je ne voulais pas) de me détacher de ce caveau. Oui, la paix, c’est l’un des plus beaux cadeaux que j’ai reçu de la part de mes grands-parents, surtout de mon grand-père Romuald que j’aimais beaucoup.
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Je raconte cette petite histoire en lien avec la deuxième lecture d’aujourd’hui, où St. Paul nous parle de la paix de Dieu qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir… et en plus…qui gardera notre cœur… Oui, elle existe cette forme de paix qui n’est ni un simple calme ni une tranquillité psychique, mais c’est un état de notre âme qui nous transporte ou plutôt qui nous découvre une autre dimension de notre condition. Avant tout, c’est un don de l’Esprit Saint (Ga 5, 22) un don gratuit, non mérité, simplement une grâce que Dieu nous accorde de temps en temps. Cependant ce don est important parce qu’il nous confirme : une vie en Jésus Christ (2 Co 5, 17), une vie de la résurrection est possible déjà maintenant (Col 3, 1).
En plus ce don se partage. Le passage de l’Evangile de St Mathieu nous parle justement de cette expérience : En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. (Mt 10, 12). Aujourd’hui St. Paul nous apprend comment on peut se préparer à ce don de la paix de Dieu : ne vous inquiétez de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce…. Alors, nous sommes appelés à avoir une attitude de louange, à bénir Dieu dans chaque situation de notre vie, même la plus compliquée et douloureuse. Ce n’est pas évident. Quand même Paul, un homme bien expérimenté, nous apprend comment vivre dans la paix de Dieu qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir.
P. Jankowski
Quel sens pouvons nous tirer du rapprochement entre l’Évangile qui relate l’exultation de joie de Jésus et la fête de Sainte Thérèse de Lisieux ?
François, évêque, continue avec tous les évêques le collège des apôtres, témoins de nos origines, choisis directement par le Christ. Pierre avait une place d’autorité particulière dont hérite son successeur, l’évêque de Rome ; il l’exerce avec le conseil de ses frères, avec les voix du peuple de Dieu et celle de l’Esprit saint qui anime le Corps de l’église, Corps du Christ. C’est ce que je crois. La synodalité n’est pas à l’image de la démocratie.
Une année commence, une année se termine, je parle de l’année pastorale bien sûr, c’est l’occasion de remercier Dieu pour toutes les belles choses que nous avons vécues, les uns et les autres, dans nos différentes communautés.
« Quand j’étais esclave, je regardais le soleil qui naissait et celui du soir qui se couchait, et je pensais que, si c’était si beau, celui qui l’avait fait devait être encore plus beau » (Ste Joséphine Bakhita,).
Dans le texte de l’Évangile d’aujourd’hui Jésus appelle ses douze Apôtres, des personnes très concrètes (dans le texte presque chaque prénom est complété par une biographie symbolique) et les envoie proclamer la proximité du royaume des Cieux et tout en guérissant les malades, en ressuscitant les morts, en purifiant les lépreux, en expulsant les démons. Qu’est-ce que cela signifie pour nous aujourd’hui ? Je crois qu’on a besoin à nouveau d’Apôtres qui vont être appelés par Jésus (ceux qui sont déjà appelés ce sont les évêques, bien sûr !), mais aussi, peut-être les autres, les laïcs (comme, par exemple José Prado Flores) qui vont comme « les fous de Dieu » annoncer la proximité du royaume des Cieux, tout en guérissant les malades, en ressuscitant les morts, en purifiant les lépreux, en expulsant les démons.
C’est en 1948 que tout a commencé d’abord dans le quartier du Champ de Mars puis à la Font Neuve. Infatigable animateur auprès des jeunes auxquels il a consacré sa vie, le Père Correau est prêtre de la Congrégation des Pères de Timon David. Il s’est vite imposé par son charisme, sa vie simple sans cesse tournée vers les autres et toute empreinte de foi, et une immense bonté qui deviendra légendaire. On le surnommait le « Saint de Béziers ». Après quelques années à la Font Neuve il fait l’acquisition d’un terrain vague avec une maisonnette près du chemin qui deviendra le boulevard du Four-à-chaux, c’était en 1962. Le « Ranch » ainsi dénommé à cause de son aspect sauvage et des chevaux qui venaient dans les prés, devient le lieu de vie du P.Correau et le centre d’une intense animation à destination des familles chrétiennes et des jeunes de milieu très simple. De nombreuses activités en tout genre s’y déroulent et à partir de 1968 des camps dans les Pyrénées à St Pierre del Forcats. Aujourd’hui ce Centre catholique poursuit ses activités essentiellement avec des camps de neige et d’été à St Pierre del Forcats.
Dans nos relations, chacun doit garder son identité, ne pas chercher à pénétrer l’intimité de l’autre, ne pas vouloir tout comprendre de l’autre, car seule une petite partie émergée de sa personnalité nous est accessible. Sachons respecter nos différences, accepter que l’autre ne fasse pas les choses comme moi, le laisser libre de suivre son propre chemin.