Prions les saints de demain !

Il existe de très nombreux saints reconnus par l’Église. Mais à l’occasion de la fête de la Toussaint, fête de tous les saints, nous pouvons également penser à tous ces saints “en devenir”. Avant d’être canonisés, il y a tout un processus ; et avant de le démarrer – en étant déclaré vénérable, puis béatifié – il y a tout une vie et donc tout un chemin à parcourir !

“Vous êtes la lumière du monde” (Matthieu 5, 14). Regardons toutes ces lumières, petites et grandes, qui nous éclairent sur notre route :

 

  • Les bienheureux : Ils ne sont qu’à une marche d’être déclarés saints ! Parmi eux, Chiara Luce Badano ou Carlo Acutis nous apprennent que la valeur n’attend pas le nombre des années. A respectivement 18 et 15 ans, leurs vies n’étaient qu’une louange à Dieu.
    “Les jeunes sont l’avenir. Je ne peux plus courir, mais je voudrais leur passer le flambeau, comme aux Jeux Olympiques. Ils n’ont qu’une vie, et cela vaut bien la peine de la vivre” a dit la bienheureuse Chiara Luce.
  • Les vénérables : Parmi la longue liste, Robert Schuman, Marthe Robin, Claire de Castelbajac entre autres … nous montrent que les chemins de sainteté sont aussi variés que les vocations et les personnalités !
    “Il faut absolument que je témoigne de Dieu dans la joie … suffit pas de belles phrases.” (Claire de Castelbajac)
  • Les méconnus : Alors là, la liste est très longue ! On en a tous au moins un dans notre entourage. Un indice ? En général, il faut les chercher parmi les personnes les plus humbles, pas celles qui brillent mais celles qui illuminent et qui réchauffent, celles qui prennent le temps, qui prennent soin des autres. Peut-être cela nous rappelle-t-il quelqu’un que nous avons, ou avons eu, la chance de connaître ?
    Alors pour la fête de tous les saints, prions plus spécialement pour cette sainte ou ce saint inconnu que le Seigneur a mis un jour sur notre chemin pour nous éclairer.

7 versets de psaumes pour la journée

Les psaumes font partie des textes poétiques de la Bible. Écrits sous forme de chants, ils sont en partie attribués au roi David. Ils sont très présents dans la prière chrétienne ; on les retrouve notamment dans la liturgie de la Parole à la messe et dans la liturgie des heures.

 

Avec les 150 psaumes, nous voyageons au travers d’une large palette de sentiments et d’états d’âmes qui agitent l’homme depuis toujours. Ils nous permettent, entre autres, de sublimer nos émotions et de les offrir à Dieu. En mémorisant quelques versets, ils peuvent nous accompagner tout au long de la journée, dans toutes les circonstances de notre quotidien :

 

  • Dès le lever, pour commencer la journée dans la joie et la louange !
    “De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce, je dirai tes innombrables merveilles ; pour toi, j’exulterai, je danserai, je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.” (psaume 9)
  • Puis, en se préparant, pour se rappeler notre dignité d’enfant de Dieu
    “Je te bénis, mon Créateur pour la merveille que je suis ; tous ces trésors au fond de moi que tu as mis sans faire de bruit !” (psaume 139)
  • Pour rendre grâce à Dieu, le remercier tout au long du jour pour les grâces qu’il nous envoie
    “Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !” (psaume 102)
  • Face à une épreuve, pour se donner du courage et se rappeler que nous ne sommes pas seuls
    “Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.” (psaume 22)
  • Quand la peur ou la crainte nous envahissent
    “Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?” (psaume 27)
  • Devant une injustice, pour éviter que la colère ne s’installe
    “Laisse ta colère, calme ta fièvre, ne t’indigne pas : il n’en viendrait que du mal ; les méchants seront déracinés, mais qui espère le Seigneur possédera la terre.” (psaume 36)
  • Enfin, pour terminer sa journée et s’endormir en paix
    “Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors, car tu me donnes d’habiter, Seigneur, seul, dans la confiance.” (psaumes 4)

5 citations de saints pour la rentrée !

C’est la rentrée ! Cette année, pas de résolutions intenables, pas de projections impossibles qui nous laissent abattus et déçus quelques semaines plus tard.
Ne visons pas la perfection – Dieu ne nous a pas voulu parfaits – mais acceptons un défi encore plus grand : soyons nous-mêmes, tels que Dieu nous a désirés. Simplement, pleinement nous-mêmes. Et habitons joyeusement notre vie telle qu’elle est.


5 saints nous montrent que si le chemin vers nous-mêmes n’est peut être pas un chemin de perfection,
c’est en tous cas, un chemin de sainteté !

 

“Fleuris là où tu es planté”

 Saint François de Sales nous rappelle que notre rayonnement commence là où nous sommes, au cœur de notre vie quotidienne, dans notre travail, dans notre famille, dans notre communauté. Il n’y a pas de bon ou de mauvais endroit, si l’on est enraciné en Dieu.

 

“Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier !

Sainte Catherine de Sienne nous exhorte à accepter qui l’on est. Dieu a un projet pour chacun de nous et celui-ci – si nous acceptons de le suivre – est un projet d’épanouissement et de bonheur.

« On ne fait pas de grandes choses, mais seulement des petites avec un amour immense »

Arrêtons de nous mettre la pression : Mère Térésa nous invite à repenser nos actions. La vraie réussite n’est pas dans l’acte lui-même mais dans l’amour qui l’anime.

« Si vous tenez à tout prix à tomber dans l’exagération, exagérez en vous montrant particulièrement doux, patient, humble et aimable, alors tout ira bien ! »

Nous avons vraiment besoin de challenges ? Saint Philippe Néri nous conseille avec humour, de bien les choisir. Pour ne pas nous fatiguer, ni fatiguer les autres !

« Ne te fatigue pas pour des choses qui engendrent de l’empressement, des troubles et de l’affliction. Une seule chose est nécessaire : élever l’esprit et aimer Dieu »

Enfin, Padre Pio nous aide à revoir nos priorités. La vie éternelle n’attend pas …

Les archanges : avec nous, dans les moments décisifs

Le 29 septembre, nous fêtons les 3 archanges : saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël.
Qui sont-ils ? Et pourquoi les prier ?

Les archanges correspondent à un des neuf chœurs des anges. Juste au-dessus des anges, ils sont – comme eux – des messagers célestes mais spécialement chargés d’annoncer de grands événements. Ce fût le cas quand l’ange Gabriel vint apprendre à Marie qu’elle attendait le Messie. Si différentes traditions évoquent l’existence de 7 archanges, la Bible ne mentionne toutefois clairement que 3 noms d’archange.

  • L’archange Michel“Qui est comme Dieu ?” – apparaît notamment dans le combat final décrit par saint Jean dans le livre de l’Apocalypse. “Il y eut alors un combat dans le ciel : Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges, mais il ne fut pas le plus fort ; pour eux désormais, nulle place dans le ciel.” (Apocalypse 12, 7-8)
    Tout à la fois protecteur du peuple de Dieu et défenseur contre Satan, saint Michel peut être prié pour nos combats intérieurs personnels, comme pour des intentions plus globales pour l’Église ou le monde. Il est d’ailleurs souvent coutume, au moment de sa fête, de lui adresser une neuvaine pour la France dont il est le saint patron.

  • L’archange Gabriel“Force de Dieu” – est l’ange de l’Annonciation et apprend également à Zacharie, la grossesse de sa femme Elisabeth. Il est aussi mentionné dans l’Ancien Testament où il apparaît au prophète Daniel : « Tandis que moi, Daniel, je regardais cette vision et que j’essayais d’en comprendre l’interprétation, un être ressemblant à un homme vint se placer en face de moi. Et j’entendis une voix humaine, au milieu de la rivière Oulaï, lui crier : “Gabriel, fais comprendre à celui-ci ce qu’il a vu.”” (Daniel 8, 15-16)

  • L’archange Raphaël“Dieu guérit” – est celui qui accompagne, veille sur Tobit et le soigne de sa cécité.”Sachez-le donc : quand tu as prié, Tobit, et que Sara priait de son côté, c’est moi qui ai présenté votre prière dans la présence glorieuse du Seigneur. Je lui ai de même présenté tes actions lorsque tu enterrais les morts.” (Tobit 12,12). C’est l’ange guérisseur à qui sont adressées de nombreuses prières de guérison mais aussi le saint patron des voyageurs.

Trois formes de méditation chrétienne

Le terme méditation, dans le vocabulaire chrétien, peut revêtir plusieurs significations ; approfondissement de la Parole de Dieu, contemplation, cœur à cœur silencieux… Dans tous les cas, il s’agit d’une intériorisation permettant de se mettre à l’écoute de Dieu, présent en nous.


“Le centre de l’âme, c’est Dieu” disait saint Jean de la Croix.

Pour vivre cette rencontre intérieure, et se mettre à l’écoute de Celui qui n’attend que nous, pères du désert, docteurs de l’Eglise et autres saints nous ont ouvert des chemins.

 

Avec eux, mettons-nous en route pour ce rendez-vous intime “avec celui dont on se sait aimé” (sainte Thérèse d’Avila) :

  • La prière de Jésus, qui s’appelle également prière du cœur, fait partie de la tradition orthodoxe. Cette pratique est surtout un moyen de recentrer son esprit en répétant une courte invocation à Jésus : “Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur”. Nous pouvons répéter cette phrase en la calant sur notre respiration afin qu’elle devienne, elle-même, souffle (première partie sur l’inspiration et fin de la phrase sur l’expiration).
  • L’oraison silencieuse ou oraison de recueillement nous invite à entrer en nous-même. Il s’agit de voyager dans notre “château intérieur”, comme nous l’expliquait sainte Thérèse d’Avila ; pas de protocole particulier ni de règle mais une grande disposition intérieure pour ressentir cette présence aimante de Dieu en nous. Cet abandon et ce recul face aux sollicitations extérieures demandent de la patience et de l’humilité. Sainte Thérèse nous rassure : c’est normal que cela soit parfois plus difficile certains jours. L’important est de ne pas se décourager !
  • Alité durant de longs mois, saint Ignace de Loyola a mis au point ses fameux exercices spirituels. Ils nous proposent de plonger dans des épisodes de l’Évangile pour réellement les visiter. Au-delà d’une simple écoute de la Parole de Dieu, saint Ignace nous propose de ressentir, de vivre dans notre être cette rencontre avec le Christ.

Quel que soit le chemin utilisé, la méditation chrétienne nous invite à faire de la place à Dieu, à faire silence pour enfin nous laisser regarder, nous laisser toucher, nous laisser aimer.


“Impose même silence à ma prière, pour qu’elle soit élan vers toi ;
Fais descendre ton silence jusqu’au fond de mon être
et fais remonter ce silence vers toi en hommage d’amour !”
(saint Jean de la Croix)

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Marie, je te confie mon corps

Dans notre société, où le rapport au corps peut être bien compliqué, nous avons souvent du mal à savoir quelle relation entretenir avec lui. Parfois nous ne voyons que sa fonction utilitaire, parfois que sa dimension esthétique. Tour à tour exigeants et négligents, nous ne sommes satisfaits que s’il répond à nos critères et n’écoutons souvent pas ses véritables besoins.

Nous pouvons profiter de la fête de l’Assomption pour demander à Marie de nous montrer la véritable vocation de notre corps. En effet, qui mieux que celle qui accueillit Dieu en son sein, qui porta le Christ en elle pendant neuf mois, peut nous enseigner combien notre corps
est un Temple ?

“Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit ?” nous interpelle saint Paul dans la première lettre aux Corinthiens. Saint Jean-Paul II – qui développa la théologie du corps – ajoute « En regardant [Marie], le chrétien apprend à découvrir la valeur de son propre corps » (adresse du 9 juillet 1997).

Le 15 août, la fête de l’Assomption pour les catholiques, fête de la dormition pour les orthodoxes, célèbre la montée en gloire de Marie. Cette fête nous rappelle que nous sommes appelés à être rachetés en Jésus Christ, corps et âme. Marie – à travers son corps glorifié – nous fait vivre cette espérance de la Résurrection des morts, résurrection de la chair, que nous évoquons dans le Credo.

 

Toute sa vie et par sa montée au Ciel, Marie nous montre que le corps humain est beau, est bon, est sain(t). Qu’il n’est ni un simple outil, ni un rempart contre une élévation spirituelle, ni une image à modeler mais l’incarnation de notre être, de la merveille que Dieu a désiré en créant chacun de nous.

« C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse.” (psaume 139, 13 – 14)

Confions nos corps à Marie, en cette fête de l’Assomption :

  • Nous pouvons prier Notre Dame de Lourdes pour tous ceux qui souffrent dans leur corps ; que les douleurs soient physiques, liées à une maladie, un handicap, l’âge, … ou morales, liées au regard qu’ils portent sur eux.
  • Rendons grâce à Dieu pour son amour, à la manière du Magnificat de Marie, en laissant nos corps exulter !

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(Re)découvrir et s’émerveiller !

C’est l’été ! Peut-être est-ce aussi les vacances, peut-être pas, mais dans tous les cas, cette période donne envie de vivre l’imprévu, de partir à l’aventure ! On a envie de s’échapper un peu du quotidien, de nos habitudes et de nous laisser transporter vers d’autres paysages.
Alors, cet été, ouvrons grand notre cœur pour laisser la Vie y entrer à grandes vagues et tant pis (tant mieux ?) si elle vient bousculer quelques-uns de nos châteaux de sable.

Vivons des aventures, traversons déluges et déserts, tombons sous le charme de belles femmes et d’hommes valeureux, chantons avec les rois et découvrons des territoires nouveaux en nous (re)plongeant dans la Bible. Avec ces 73 livres, nous avons trouvé notre lecture de l’été !

Partons à la rencontre de l’Autre, comme nous partons à la découverte d’une terre inconnue ! Cela peut être notre femme, notre mari, notre enfant, notre voisin ou collègue. Regardons-le avec un œil neuf et découvrons-le comme la merveille aimée de Dieu. Quels sont ses rêves ? Quelle chanson l’émeut aux larmes ? Quelle odeur le ramène en enfance ?

Plongeons dans la nature en plein foisonnement à cette période et, comme saint François d’Assise, dans le cantique des créatures, émerveillons-nous ! Offrons-nous des moments de contemplation et admirons la beauté, la générosité, la diversité, la fragilité et la force de la Création.

A travers la Parole de Dieu, à travers les autres, à travers la nature, explorons les profondeurs de notre cœur. Ressentons, vibrons, soyons touchés et offrons ces bouquets d’émotions à Dieu. Et pourquoi pas sous forme de poèmes, comme sainte Thérèse ?  Après tout, c’est l’été : c’est le moment d’essayer !

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Heureux les artisans de paix

“Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu !” (Matthieu 5 ; 9). Jésus, à travers les béatitudes, nous enseigne des voies de sainteté. Pour être appelé fils de Dieu, comme lui, il nous invite à être des artisans de paix.

Avec cette expression, nous comprenons que la paix n’est pas une chose que l’on a ou que l’on n’a pas. Elle est comme une œuvre à travailler, à façonner, à polir avec patience et amour. Comme l’artisan sur son ouvrage, cela demande d’y consacrer son talent, son énergie, son temps. Que nous faut-il pour nous mettre à l’ouvrage ?

  • Comme tout bon artisan, il faut être formé, outillé. Être un artisan de paix ne s’improvise pas, nous avons besoin d’être prêt pour cela. Cela demande d’accueillir déjà en nous, la paix de Dieu. « Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix » (Jean 14.27). Savoir nous même accueillir le don de Dieu, sa miséricorde, demander pardon, à Dieu et à ceux que nous avons offensés, est un premier pas important. Le sacrement de la réconciliation nous offre cette paix.
  • Comme tout bon artisan, il faut savoir trouver la bonne matière et toujours la renouveler. Pour cela, nous pouvons demander l’aide de l’Esprit-Saint pour qu’il nous insuffle chaque jour son souffle de paix comme dans la prière du Veni Creator : “Hâte-toi de nous donner la paix”. Nous pouvons aussi réciter régulièrement la belle prière de saint François : “Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix”
  • Enfin, comme tout bon artisan, il faut mettre tout son cœur à l’ouvrage ; ne compter ni son temps, ni sa peine. “S’il est possible, pour autant que cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes” (Romains 12:18). Il faut travailler nos paroles, nos actes, nos pensées afin qu’elles rayonnent de cette paix à chaque fois que se trouvent la division ou le conflit – dans nos familles, nos lieux de travail, de vie – et qu’elles deviennent bénédictions.

Alors, nous serons appelés enfants de Dieu !
En cette année dédiée à saint Joseph, le patron des artisans, demandons lui d’être notre maître artisan.

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A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ?

 

Ce ne sont pas les hommes qui construisent le règne de Dieu, pas même les disciples, mais c’est Dieu lui-même qui lui donne vie et croissance. De même que l’homme qui sème une graine en terre ne peut la faire pousser par son désir ou ses propres forces, ni par ses efforts donner une fécondité particulière telle que celle que connaît la graine de moutarde, de même, le règne de Dieu n’est pas au bout de nos efforts. Il n’est pas l’application de nos principes et de nos règles pour transformer la société selon nos désirs.

Il est une force considérable si l’on considère ce qui va être produit à partir de la graine de moutarde, mais il est une force mystérieuse si l’on considère comment la graine plantée en terre pousse et donne du grain. Force mystérieuse et puissante, qui traverse les événements et le cours de l’histoire des hommes, sans la transformer de manière visible immédiatement.

 

Il y a en effet bien des aspects de notre foi que nous n’arrivons pas à percevoir ou à comprendre. Il y a mille circonstances de notre vie où nous n’arrivons pas à y voir clair.

Saint Augustin marchait un jour sur une plage et il a vu un enfant qui jouait au bord de l’eau. Il le regardait prendre de l’eau dans la mer et la jeter dans un trou creusé dans le sable. Saint Augustin lui demanda ce qu’il faisait. L’enfant lui répondit qu’il essayait de mettre toute l’eau de la mer dans le trou. Saint Augustin lui expliqua alors que c’était impossible. A quoi l’enfant lui rétorqua que pourtant, lui, saint Augustin, faisait la même chose en essayant de comprendre tout le mystère de Dieu.

Dieu est maître de l’univers; il a son plan divin et sa pédagogie divine pour nous mener jusqu’au terme de notre vocation, le salut, l’union intime avec la Trinité tout entière. Nous n’apercevons ou ne percevons ici-bas qu’une infime partie de ce plan divin. Mais ce que nous voyons nous fait nous émerveiller devant la puissance et l’amour de Dieu. Redécouvrons donc notre capacité de nous émerveiller. Laissons-nous être étonnés par la joie et l’amour pour pouvoir nous même en rayonner, en témoigner, par le Christ et dans l’Esprit. Amen.

Abbé Frank Condi +

Que de sang !!

Oui, que de sang !! Dans l’actualité de notre monde, ici, dans notre société de violence et là-bas… en Israël, en Birmanie, au Yémen, en Colombie, en Méditerranée…

Oui, que de sang, signe de mort !!

Et voilà que la liturgie de ce dimanche nous parle aussi de sang. Ce Corps ET ce Sang que nous fêtons m’apportent-ils un plus de vie ?

Certainement parce qu’au cœur de la foi de l’Église et de la nôtre ils signent une alliance perpétuelle d’amour. Au désert du Sinaï, après la proclamation des commandements, une première alliance scellée dans le sang des taureaux par Moïse. Sacrifice de la nouvelle alliance scellée une fois pour toute par le sang de Jésus sur la croix. Mémoire de la dernière Cène, une parole dite sur du pain et du vin et nous croyons alors « corps et sang du Christ »

Nourris et abreuvés de la vie de Dieu à chaque eucharistie, nous devenons les contemporains à la fois de l’alliance du Sinaï, de l’alliance conclue dans le sang de Jésus lors de la dernière Cène et de l’alliance éternelle que nous célèbrerons un jour dans l’éternité.

Comme Jésus l’a promis, le fait de manger son corps et boire son sang sous les réalités du pain et du vin de l’eucharistie nous ouvre à sa présence et nous assure de sa demeure en nous, comme notre demeure en lui. Une vie nouvelle nous est donnée. Nous faisons partie de ce peuple dont le Dieu est aussi proche puisqu’intérieur à chacun de nous. Des enfants et des adultes, nouveaux croyants, vont être accueillis dans nos eucharisties au cours de ces dimanches. Tous ensemble, ayons un cœur plein de gratitude pour le don de la Vie qu’Il nous offre. La Fête-Dieu, fête du corps donné et du sang versé, est une fête joyeuse, joyeuse sur la terre comme au ciel. Fête aussi avec Ludovic, nouvellement ordonné prêtre pour le service de l’eucharistie et parmi nous aujourd’hui.

Thérèse-Marie Potelle, rscm.
Équipe d’Animation Pastorale