Author: Editeur
C’est la moitié…
Le temps court, le temps file … cette nouvelle semaine liturgique nous amène un peu plus vers la mi-carême et vers l’aboutissement de ce temps spécifique : PÂQUES
Ce dimanche nous entendons, nous écoutons entre autres le livre de l’Exode. Cela me fait penser à une discussion que nous avions eue entre prêtres dernièrement. L’un d’entre nous disait que dans son catéchisme il avait appris les 10 commandements, les commandements de l’Église, le nom des apôtres, … Face à cela, je dois avouer que dans mon catéchisme, je me souviens de la Parabole de Zachée… et puis… et puis à priori voilà !
Sans nul doute que les catéchistes que j’ai eus m’ont appris, l’Amour de Dieu et de son fils Jésus, l’amour de l’Église, mais je n’ai pas à proprement parlé le sentiment d’avoir acquis quelques connaissances. Je me disais finalement, et les autres chrétiens qu’en est-il ? Cela peut être l’occasion de faire un petit jeu !
- Seriez-vous capable de citer Les Dix Commandements ?
- Seriez-vous capable de citer Les Commandements de l’Église ?
- Seriez-vous capable de citer le nom des 12 apôtres ?
- Seriez-vous capable de citer les Actes de Foi, de Charité, d’Espérance et de Contrition ?
- Seriez-vous capable de citer les 7 sacrements ?
- Seriez-vous capable de citer les Évangélistes…
Cela sera sans doute le moyen de réviser un peu et de se former un peu plus comme nous le demande le Pape François.
Bon, pour info … j’ai juste la moyenne !
Bon carême à tous !
Abbé Hervé Dussel
Transfiguration et Eucharistie
Pourquoi Jésus montre-t-il à ses disciples le mystère du corps ?
D’abord pour qu’ils sachent qu’il y a le mystère de son corps. Quand il a multiplié le pain, les disciples – comme le note saint Marc – n’ont rien compris à l’affaire des pains, leur cœur était endurci. Donc il faut que Jésus leur montre de nouveau l’affaire des pains, c’est-à-dire l’affaire de son corps, mais cette fois d’une façon plus concrète et plus claire. Il faut qu’ils le sachent.
C’est le mystère de ce monde.
Parce que ce monde doit se transformer en corps de Jésus. Lui, il est vivant en nous non seulement par son Esprit, mais aussi par son corps multiplié pendant l’eucharistie. Nos eucharisties que nous célébrons dans nos églises sont des signes de cette Eucharistie qui se passe dans le monde entier. C’est une véritable transfiguration. Comme nous disons : par Lui, en Lui et avec Lui, c’est-à-dire par son corps, en son corps et avec son corps le monde qui est sorti de Dieu, revient à Lui.
Souvenons-nous-en pendant nos adorations du Saint Sacrement ! On adore le mystère de ce monde, le grand changement de tout.
Adorant Jésus dans le Saint Sacrement nous sommes comme les disciples près de Lui transfiguré. Et toutes les écritures, symbolisées dans cette scène par Moïse et Élie, montrent Jésus transfiguré qui dans son corps glorieux redonnera à Dieu le monde entier. Si nous voulons entrer avec Lui en Dieu et vivre dans son Corps nous devons accueillir ces mots que dit le Père :
Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le !
Christophe Paczos
Les catéchumènes et nous
« Dans la stupéfaction et l’émerveillement … Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie … Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu » (Ac 2, 7a. 9-11). Comme à la Pentecôte, il y eut de l’émotion et de l’émerveillement. Il y eut même quelques larmes lors de l’onction des mains avec l’huile des catéchumènes.
Cette journée était le prélude de « l’appel définitif » par l’évêque, ce dimanche 18 février, à Clermont l’Hérault. L’appel sera suivi du ou des « scrutins ». C’est pour chacun des catéchumènes une élection, celle de choisir Jésus, le Christ, comme modèle de vie et sauveur.
Leur engagement nous engage aussi. Engagement à prier pour eux qui entrent dans la dernière étape vers le baptême. Engagement à renouveler notre foi au Christ comme nous y serons invités avec eux dans la vigile pascale. Engagement à un accueil fraternel. Nous évoquons souvent « nos communautés ». Quelle communauté ? Quelle fraternité ? Quel accueil ? La foi est une aventure individuelle épaulée dans la communion avec tous les autres membres du Christ. Nous avons besoin du raffermissement de la foi auquel ils nous entraînent ; Ils ont besoin d’être compris, acceptés, reçus, accueillis en frère ; c’est nécessaire alors que la coupure avec le milieu d’origine peut être dramatique : « Au mieux, je suis taxée d’illuminée, au pire d’intégriste parce que je ne corresponds pas aux nouvelles normes de croyance … Nous sommes dans une société qui se veut progressiste et ouverte, mais qui reste intolérante lorsqu’on ne correspond pas aux nouvelles normes de société » ». (Témoignage cité par mariedenazareth.com). Leur persévérance dépend aussi de nous.
Pierre GONDARD
Purifiés par la foi dans l’amour
JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FRATERNITÉ HUMAINE
Consignes « bizarres » de Paul
Autrement
Alors, encore une fois, les fêtes sont passées. Encore l’Épiphanie, et il faudra penser à sortir le sapin avant que les aiguilles commencent à tomber partout. La crèche, elle, restera encore quelques semaines avec nous – cela nous a pris tant de travail de l’installer, et puis, c’est beau, et tant de souvenirs liés à chacun des santons. Les chansons de Noël, en tout cas, ne nous accompagnent plus en boucle dans les centres commerciaux. Dans l’une d’elles, John Lennon chantait : “Voici Noël, et qu’as tu fait – encore un an est passé…”. Mettant un nouveau calendrier sur le mur de la cuisine, nous nous sommes peut-être posé la question : “Noël passé, l’année commence, et que vais-je faire ?”
Justement, comment sortons-nous de ces fêtes? Comment repartons-nous, après la rencontre avec Dieu fait homme, vécue à la messe de Noël, ou lors des retrouvailles familiales, etc ? Même si la reprise, soyons honnêtes, ne nous inspire pas toujours la louange dont tressaillaient les bergers repartant de la crêche la nuit de Noël, les fêtes passées nous laissent de quoi retenir et méditer dans notre coeur, à l’instar de Marie. Et nous sommes invités à repartir vers cette nouvelle année, comme les mages ayant rendu hommage à l’Enfant Jésus : prenant un autre chemin. Sans repasser chez Hérode, dont les mages ont perçu la ruse, sans revenir à nos vieilles habitudes et façons de vivre, lesquelles, nous le savons bien, nous font mal. Commencer à vivre autrement. Comme quelqu’un qui a reconnu Dieu dans le signe d’un enfant vulnérable. Comme quelqu’un qui a reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et qui y a cru (cf. 1 Jn 4, 16).
p. Nicolas
Dieu est en toute chose. Le voyons-nous ?
Dieu est en toute chose. Le voyons-nous ?
Le monde lui-même est le lieu où Dieu se laisse connaître, le Christ y est à l’œuvre et demande au disciple de l’y rejoindre pour soulager avec lui la souffrance de l’humanité. Dieu a besoin de notre collaboration.
De même que dans son sommeil, Samuel a répondu à l’appel de Dieu, les disciples de Jean Baptiste sont émus par le regard et la Parole du Christ juste après son baptême, au point de venir et voir et reconnaître ce messie tant attendu.
De bouche à oreille nous avons entendu parler de ce messie.
Chacun reçoit un appel de Dieu personnel et unique, Dieu invite chaque individu à construire une relation de proximité avec lui.
Comme Jésus le dira plus tard : Vous ne m’avez pas choisi, c’est moi qui vous ai choisi et vous ai désigné pour aller porter du fruit.
Quelle sera ce fruit pour 2024 ?
Bernadette Lefebvre
EAP
LA SAINTE FAMILLE
LA SAINTE FAMILLE
En ce dimanche après Noël, l’Église nous offre l’heureuse occasion de célébrer la bonté et l’amour de Dieu à travers les personnages de la Sainte famille de Nazareth : Jésus, Marie et Joseph.
La naissance d’un enfant en tant que fruit de l’amour des conjoints les qualifie en leur donnant l’honneur d’être parents. Pour ce faire, trois aspects importants qui entourent la naissance d’un enfant dans la famille attirent notre attention et nous aident à saisir la grandeur et la vocation de la famille humaine. La naissance d’un enfant dans une famille est toujours et partout entourée d’un mystère, elle représente un symbole et constitue enfin une source de joie.
En effet, la naissance d’un enfant est pour ses parents un mystère qui témoigne de l’amour de Dieu au-delà de ce que pensent les parents. Aux parents, Dieu a donné le pouvoir de concevoir et de donner la vie. Oui, Dieu a partagé avec les parents son pouvoir créateur et cela constitue un mystère aux yeux des hommes. L’enfant dans les bras des parents et de tous ceux qui les entourent, est objet d’émerveillement qui s’exprime en ces termes : « que sera cet enfant ? » (Lc 1, 66). Sans aucun doute, la présence du nouveau-né est un mystère dont seul Dieu connait le secret, et en face de ce don gratuit de Dieu, nous nous émerveillons tous. Voilà le mystère !
Le deuxième aspect nous donne à saisir que la naissance d’un enfant est un symbole de la vie qui se transmet et se perpétue dans l’avenir et le destin d’une famille. Voilà pourquoi le nom qu’on donne au nouveau-né porte en lui l’intention profonde qui habite les parents. Marie et Joseph ont appelé leur fils, « Jésus »qui signifie « Dieu sauve ». Élisabeth et Zacharie, ont donné à leur fils le nom de « Jean » qui veut dire « Dieu fait grâce » (Lc 1, 57). Et nous ? Quel symbole constitue les noms que nous donnons à nos enfants aujourd’hui ?
Enfin, le troisième aspect que nous apporte la naissance d’un enfant, c’est la joie. Car l’enfant est une promesse, une assurance de la continuité de la famille à travers le temps. D’où la joie que nous éprouvons en face du visage angélique et pourtant fragile du nouveau-né d’une part, et d’autre part, le devoir et l’engagement de tous en termes d’amour, de protection et d’éducation.
En ce temps de Noël, soyons dans la joie, engageons-nous à la mesure de nos possibilités, à préserver la vie, l’amour et l´unité au sein de nos familles respectives pour témoigner toujours de la grandeur de Dieu. Prions aussi pour toutes les familles en difficulté pour que la présence de Jésus-Christ les réconforte.
Bonne fête de la Sainte Famille à toutes et à tous.
Sœur Béatrice NTABAJANA
(EAP)