L’Invisible se rend Visible

Nos yeux sont toujours émerveillés de voir les illuminations de Noël, les sapins majestueusement décorés, les parades festives ou les crèches chez nous, dans les églises ou ailleurs… La présence de Noël est forte…

pourtant il y a un peu plus de deux mille ans…. lorsque l’Invisible se rend Visible, il n’est pas dans le féerique, il est plutôt dans la simplicité, pour ne pas dire dans la beauté de la naissance et de la vie.

L’Enfant Roi, le Prince de la Paix se donne à voir alors que jusqu’à présent il était caché depuis toute éternité en Dieu. Il se donne à voir, il se donne à aimer, il se donne à être adoré. La venue du messie s’exprime totalement à travers les 4 messes de la Nativité.

Tout d’abord, la messe de la veille au soir ou la généalogie du Christ nous est donnée se concluant par la belle phrase  » Joseph époux de Marie de laquelle naîtra Jésus ». Puis, nous avons la belle messe de la Nuit où les « Anges dans nos campagnes chantent l’hymne des Cieux ». Pour celles et ceux qui aiment le calme du début de la journée… il y a la messe de l’aurore… où comme les bergers nous irons adorer à la crèche. Enfin, la messe du jour dans laquelle nous entendons le superbe évangile de St Jean « le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ».

Quoiqu’il en soit, que vous ayez une âme de généalogiste, d’ange, de berger, d’évangéliste, ou simplement de chrétien … n’oubliez pas que dans cette nuit froide et obscure, dans cette terre qui par sa naissance est devenue sainte, l’Invisible s’est rendu Visible pour que tous nous puissions avoir une vie qui ne finit pas !

Bon et saint Noël à Tous
Bonne Année 2024

Abbé Dusseĺ Hervé

«Gaudete», réjouissez-vous dans le Seigneur !

Le Temps Liturgique rythme le temps de l’Église pèlerine. Après la grandiose fin par la Solennité du Christ Roi où nous contemplons l’accomplissement du Royaume de Dieu en nos cœurs, par le Temps de l’Avent, nous voilà revenus à l’humilité d’un nouveau commencement. Humble oui, mais non moins grand, ce que nous attendons : l’heureux avènement du Christ, du Messie Libérateur, Sauveur.

Prions frères et sœurs, pour que notre attente ne soit passive, puérile; qu’elle ne ressemble pas à celle de ceux qui croit que tout leur ai dû sans effort, comme ces enfants capricieux voire dictateurs qui veulent «tout-tout-de-suite»; mais qu’elle soit plutôt une attente diligente, filiale, celle des enfants respectueux et reconnaissants qui ont appris à insérer leur action dans le flux puissant de la grâce de Jésus-Christ qui nous précède, qui nous surpasse, comme des fils qui sont honorés de faire la volonté de Dieu «comme-et-quand-tu-veux».

Voilà la source de notre joie ! Se réjouir dans le Seigneur c’est tout recevoir de Dieu, et en tout rendre grâce à Dieu. Voilà la clé du bonheur, celle dont le Christ est venu témoigner par ses paroles et ses actes : (Jn6,38) «je suis descendu du ciel, non pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé»; celle de Marie (Lc1,26) «voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole»; celle de Jean le Baptiste, celui (Jn1,6) «qui est venu rendre témoignage à la Lumière».

Je me réjouis dans le Seigneur chaque fois que je rends grâce à Dieu pour tout bien : la maison, la nourriture, le chauffage, l’éducation, l’amour dont je suis aimé. Et que faire de tout mal ? la maladie, les incompréhensions, les calomnies, les médisances, le mépris, la mort ; répondons avec les paroles du Christ: (Mt26,39) «Père, si cette coupe peut passer à côté de moi, mais non pas comme je veux, mais comme tu veux», confiants que si Dieu le permet, c’est qu’il pourra en tirer un bien plus grand.

Remarquons que cette joie est imprenable, dès lors qu’elle est enfouie dans le Cœur de Dieu, elle n’offre aucune prise à notre ennemi qui se sert de la faiblesse de notre chair et du monde. Heureux, bienheureux ceux qui éprouvent cette joie, celle des enfants qui font la Volonté de Dieu ! Cheminons ensemble sur le chemin du bonheur.

Daniel Esquivel Elizondo

Diacre en vue du sacerdoce aux paroisses de Béziers

 
 

Rendre droits les chemins tordus

Ce temps de l’Avent nous met dans l’attente de Dieu qui nous sauve en son Fils. Ce Fils venu nous montrer l’exemple de la victoire par l’amour.

 

Confrontés nous-même à notre volonté de puissance qui nous empêche d’aimer, Jésus précédé de Jean Baptiste nous invite à donner notre mesure personnelle pour faire advenir un monde avec plus de paix.

Nous le savons que notre monde en manque. Alors la paix du monde ne commence-t-elle pas par notre paix intérieure individuelle ?

Est-ce cela rendre droits les chemins tordus ?

Laisserons nous le souffle de l’Esprit éclairer les profondeurs de notre humanité, pour choisir la paix tout simplement, en commençant par l’intonation de notre voix, la sincérité de nos gestes, la justesse de nos comportements, le sens donné à chacune de nos années ?

L’incarnation du Fils de l’homme vient illuminer le quotidien de toute notre vie. Il vient rejoindre notre désir de complétude et de transcendance.

Oui, Jésus est venu avec sa bonne nouvelle donner une nouvelle boussole à tous les habitants de la Terre. La choisirons-nous ?

 

Bernadette Lefebvre

« Veillez »

Aujourd’hui, premier dimanche de l’Avent, commence une nouvelle année liturgique. Nous entrons dans le temps de l’attente.

Jésus dans le l’Évangile du jour nous interpelle : « veillez ».

Une parole qui demande toute notre attention et c’est bien à cela que nous sommes invités dès aujourd’hui : à être des veilleurs. Un temps de vigilance pour changer nos habitudes. L’Avent nous met en mouvement.

 « Si quelqu’un me suit, il ne marchera pas dans la nuit, mais il aura la lumière qui donne la Vie » (Jn8,12)

Les bougies de l’Avent allumées progressivement nous met en marche d’approche vers l’Incarnation, l’apparition de la Lumière de Dieu sur terre.  

Comme beaucoup de familles, je vais allumer la première bougie de l’Avent, elle représente l’ESPOIR. Que la flamme si fragile de l’Espérance nous habite tout au long de la semaine pour aller vers le 2ème dimanche… Ce sera la bougie de la FOI. Nous sommes appelés à vivre dans la confiance. A être toujours en chemin pour grandir dans l’amour du Père.

La 3ème bougie sera la JOIE que nous partagerons avec d’autres. Cette joie que nous devons entretenir chaque jour pour qu’elle rayonne.

La 4ème enfin, sera la lumière de la PAIX. Elle sera allumée la veille de NOEL. Combien aujourd’hui nous avons besoin de croire en cette Paix. Jésus tout au long de sa vie n’a cessé de la donner. Il nous en montre la « voie »..

Bon temps de l’Avent …

D.BREMOND, membre de l’EAP

« Deviens ce que tu es ! »

« Deviens ce que tu es ! »

Cette phrase de Saint Augustin exprime tout le potentiel, les capacités que Dieu a déposées en chacun de nous, comme on le constate dans l’Évangile des talents (Mt 25, 14-30).

« Deviens ce que tu es » c’est donc laisser Jésus nous modeler, nous rendre disponibles à son action en nous. Il y a une astuce pour être connecté à Jésus. Ce sont trois verbes : Prie – Réfléchis – Agis !

Demande la grâce de discerner à chaque instant ce que Jésus attend de toi ! Pense, à partir de ton expérience et les conseils de tes amis, à l’objectif et les moyens pour le réaliser ! Enfin, agis ! Ne reste pas collé à l’écran de ton portable ou allongé dans ton fauteuil à laisser le temps qui t’est donné s’écouler comme de l’eau entre les doigts. Agis, prends des risques, ose, et même dans les obstacles, les amertumes, les déceptions, les échecs, tu te rendras compte que tu es fait pour créer, pour servir, pour aimer parce que tu es fait pour cela, toi image de Dieu ! 

Oui, créer en faisant le Bien autour de toi donne de la joie ; servir la Vérité en la pratiquant loin du mensonge ou du double jeu donne de la paix ; et Aimer c’est-à-dire contempler les personnes qui t’entourent, les aimer comme Dieu les aime nous écarte des jugements, des commérages, des médisances.

La Neuvaine préparatoire à la solennité de l’Immaculée Conception à partir du 30 novembre est l’occasion de demander à la Mère de Dieu de vivre ce processus de transformation de notre manière de vivre quotidiennement. Deviens ce que tu es c’est donc laisser l’Amour du Christ demeurer en nous et agir par nous.

P. Forel

En 2023, 800ème anniversaire de la crèche de Noël

Le 25 décembre 2023, nous fêterons le 800ème anniversaire de la crèche initiée par saint François d’Assise, en 1223, à Greccio. Elle est à la fois un objet cultuel, témoin de la foi chrétienne qui traverse les âges, et un objet culturel permettant à tous les peuples du monde d’y exprimer leurs traditions et leur art. C’est pourquoi ce 800ème anniversaire va particulièrement être fêté à plusieurs endroits dans le monde et notamment en Italie, pays ayant accueilli la toute première crèche de Noël. De nombreuses crèches seront installées dans les églises mais aussi devant.  Cette tradition est pleine de sens pour les chrétiens.

Préparer la crèche c’est préparer son cœur, pendant la période de l’Avent, à la nativité du Christ Sauveur. Qu’elle soit pour nous, cette année d’autant plus, une belle occasion de prière !

« Seigneur, fais-moi répondre à l’appel de la crèche, cet appel à me faire petit et tout simple, à accepter la nuit, à chercher le silence où apparaît l’étoile qui mène jusqu’à toi.

Seigneur, fais-moi répondre à l’appel de la crèche, à te contempler, toi, l’Enfant-Dieu sur la paille ; faire taire un instant le tumulte du monde et goûter ta présence.

Seigneur, fais que ma vie entière devienne crèche, crèche pour accueillir le monde tout entier, du plus grand des rois mages au plus humble berger.

Que ma vie soit ce lieu qui sans cesse t’accueille et sans cesse te chante.

Viens l’ouvrir assez grand pour que tu puisses y naître et y renaître chaque jour.

Seigneur, fais-moi répondre à l’appel de la crèche. »

Prière de la paroisse de Notre-Dame du Rosaire

 

Fêtons cet anniversaire avec saint François d’Assise
et préparons notre cœur à la venue de l’enfant Jésus en priant en communauté grâce à Hozana !

 

Éléonore Fleury pour Hozana.org

Un et Différents

Entre la fête de Tous les Saints et la fête du Christ Roi de l’univers, voici qu’il nous est donné d’écouter la parabole du maître qui distribue des talents à ses serviteurs.

            Il n’y a pas 2 saints identiques puisque leur sainteté, leurs talents, se sont développés en réponse à l’appel de Dieu à travers le tempérament de chacun, leurs qualités et leurs défauts. Que de réponses différentes dans notre Église ! Voyez les bénédictins, les franciscains, les dominicains, les jésuites, les carmélites, les clarisses et tant d’autres, les charismatiques, et ceux qui sont attachés aux rites anciens, le canon romain et les rites orientaux, tous membres égaux en dignité de fils de Dieu, tous différents dans la forme de leur réponse, dans la mise en valeur de leurs talents. C’est pareil pour nous, tous égaux en dignité de fils de Dieu, tous différents aux multiples talents, tous appelés à être citoyens de l’unique Royaume.

            Que ce mot de royaume est piégé pour nous français : le Royauté puis la République se sont fondés sur les conquêtes, les dominations et la centralisation. L’unité du Royaume de Dieu n’est le fruit ni de conquêtes sur les autres, ni de l’injonction quasi militaire : « je ne veux voir qu’une seule tête ! » Il se fonde sur l’écoute attentive de la Parole et son accueil, le salut gratuit vient de Dieu.

Combien de fois Jésus a dit « mon royaume n’est pas de ce monde ! »

            Le salut est donné pour tous, différents mais égaux, absolument égaux, fils du Père, frères dans le christ Jésus, mais tellement différents. Dans l’apocalypse Jean rapporte sa vision : «  J’ai vu … une foule immense  de toutes les nations, tribus, peuples et langues … Ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchis dans le sang de l’Agneau. » C’est là le vrai Royaume.

M.Gondard EAP

Pourquoi faut-il prier pour les morts ?

Le 2 Novembre, c’est le jour des morts et tout au long du mois de novembre, l’Eglise nous invite à penser et à prier plus particulièrement pour nos défunts. Si la mort est souvent considérée comme la fin de la vie, les chrétiens considèrent qu’il s’agit d’un passage de la vie terrestre vers l’au-delà, vers la vie éternelle. La religion catholique est pleine de foi et d’espérance envers le salut de l’ âme des défunts.  Mais peut-être direz-vous pourquoi prier pour nos morts ? A quoi cela peut-il servir puisqu’ils sont partis ?  Sans doute faut-il voir ce qui se passe après la mort ?

Dans la mort il y a séparation de l’âme et du corps, le corps de l’homme tombe dans la corruption alors que son âme va à la rencontre de Dieu, tout en demeurant en attente d’être réunie à son corps glorifié. Tous les hommes ressusciteront : « ceux qui ont fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal pour la damnation (Jn5.29). »

 

  • Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu et sont parfaitement purifiés vivront pour toujours avec le Christ. C’est ce que l’on appelle le « Ciel ».
  • Ceux qui tout au long de leur vie ont décidés de vivre sans Dieu, l’ont rejeté et non pas voulu de lui et de son amour, ceux-là seront privés éternellement de Dieu. C’est ce que l’on appelle l « Enfer ».
  • Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu mais sont imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort un temps de  purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. C’est ce que l’on appelle « Purgatoire ».

Et c’est là précisément que ceux-là ont besoin de nos prières. Eux ne peuvent plus rien pour eux, mais nous oui, nous pouvons par nos prières abréger ce temps de purification, afin que purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu.

L’Église recommande aussi les aumônes, les indulgences et les œuvres de pénitence en faveur des défunts.

 

Alors, n’hésitons pas à prier pour nos défunts, eux, ont besoin de nous ainsi que de l’intercession de tous ceux qui nous ont précédé et qui sont déjà au ciel « les Saints ».

Saint Dominique disait à ses frères : « ne pleurez pas, je vous serai plus utile après ma mort et je vous aiderai plus efficacement que pendant ma vie ».

Sainte Thérèse elle-même disait avant de mourir : « je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre.

 

Continuons de prier pour nos défunts et pour toutes les âmes du purgatoire dans la Communion des Saints.

Père Alain  (St Joseph)

Jubilé de la jeunesse en 2025 à Rome en vélo

Après les JMJ à Lisbonne cet été, à vélo depuis Le Mans avec un groupe de jeunes rencontrés sur Facebook, (voir le court-métrage sur YouTube : https://youtu.be/uBMvDZp5COQ?feature=shared), l’idée m’est venue de créer un groupe afin de revivre ce type de pèlerinage avec les cyclistes catholiques de la région…

 

GraveloSpi a alors vu le jour.

 

GraveloSpi est une forme différente, mais qui s’inscrit dans la continuité du PéléVTT34, et nous envisageons de partir au jubilé de la jeunesse en 2025 à Rome en vélo depuis Béziers/Montpellier.

Sa page Facebook fraîchement créée : https://www.facebook.com/profile.php?id=61551241411338

N’hésitez pas à nous rejoindre !

Vous pouvez me contacter sur Facebook ou par mail eramu@orange.fr

 

Elise