Les Lycéens du diocèse à Taizé

Les Lycéens du DIOCESE à Taizé 22 au 26 octobre 2023

 

La Pastorale des jeunes du Diocèse de Montpellier propose aux lycéens pendant les vacances de Toussaint un séjour à Taizé. Cette année, ce sont 73 lycéens de tout le diocèse de Montpellier qui sont partis dont 16 de Béziers : lycée de la Trinité et aumônerie de l’enseignement public. Ils ont rejoint les 1600 jeunes français, les 800 allemands et autres européens présents sur la colline. La communauté est une communauté monastique chrétienne œcuménique localisée à Taizé en Saône-et-Loire. Fondée en 1944 par Roger Schütz, elle est composée de 80 frères venant du monde entier, qui ont choisi de vivre ensemble une vie de prière et de célibat autour de frère Aloïs, leur prieur.

 

A Taizé toutes les journées commencent par la prière du matin (une des trois prières quotidiennes) dans la grande église de la Réconciliation. Après le petit-déjeuner les jeunes sont invités à une réflexion biblique animée et théâtralisé par deux frères, puis la matinée se continue par un temps d’échange en petits groupes avec un adulte animateur.

 

Les échanges sont très riches à partir du texte biblique, suivi de questions qui viennent rejoindre nos réalités quotidiennes. Ces temps sont ponctués par la lecture du message de frère Aloïs pour 2023 : « Vie intérieure et solidarité ». Nous avons commencé la semaine par un texte de Néhémie : « donner une voix à la justice ». Le jour suivant « Lorsque vous priez … » de Matthieu 6 et ensuite « Celui-ci est mon fils, écoutez-le » de Matthieu 17

Le séjour se conclue le dernier soir par une eucharistie festive avec le signe de la lumière.

Chloé, Cassandra ont écrit « le temps passé à Taizé nous donne envie de prier plus souvent et de rechercher des moments de silence pour réfléchir». Tous ont fait des rencontres inoubliables, et partagées leur foi avec les autres jeunes. « Ça fait du bien de voir tous ces sourires, tout cet enthousiasme et tous ces jeunes qui partagent la même foi que nous. »

Monique Mollier – EAP

Ce ne sont pas les saints qui font de la poterie ! »

« Ce ne sont pas les saints qui font de la poterie ! »

 

C’est un proverbe, que disent les polonais, pour encourager quelqu’un à se lancer dans une activité, qu’il tient pour difficile faute de l’avoir jamais essayé. Les saints serviraient là-dedans d’exemple de super-héros capables des tâches les plus ambitieuses (comme la poterie pour un débutant). En effet, polonais ou pas, on considère le plus souvent les saints comme des personnes faites pas de la même pâte. Il y aurait Dieu, puis les saints, et puis il y aurait nous, pauvres mortels. Cependant, les premiers chrétiens s’appelaient eux-mêmes saints, et cela encore en tant que “pauvres mortels”. Saluez tous les saints en Jésus Christ… Tous les saints vous saluent… – ainsi l’apôtre Paul assurait, dans la lettre qu’il écrivait depuis Rome aux chrétiens (vivants!) de Philippes, que les chrétiens romains (vivants eux aussi) pensaient bien à eux. Les uns et les autres, que faisaient-ils d’extraordinaire pour accepter sans gêne le titre de saints de leur vivant ? Simplement, ils vivaient leur foi de leur mieux au milieu des activités quotidiennes. Ils travaillaient, élevaient des enfants, tombaient malades, se disputaient et se réconciliaient. Et, soit, ils faisaient parfois de la poterie. Mais peut-être pour nous montrer que chacun devrait essayer. Tout comme la sainteté.

Bonne fête de Tous les Saints – à tous !

P. Nicolas

Lâcher prise par la prière

 

 

 

Lâcher prise, combattre l’inquiétude et les angoisses, c’est le désir de beaucoup d’entre nous … Il existe de nombreux exercices de relaxation et de développement personnel pour nous aider à trouver calme et apaisement. Mais savez-vous que la prière est aussi un très bon moyen de lâcher prise et d’atteindre la paix du cœur et de l’esprit ?

 

 

 

 

Voici quelques idées de prières pour tendre vers ce repos intérieur, tels que le recherchaient déjà les Pères du désert aux premiers temps du christianisme :

  • La prière de Jésus est une prière courte et simple que l’on peut répéter en la calant sur notre respiration. Notre souffle prend de l’ampleur et les mots viennent nous habiter pleinement. C’est tout notre être qui entre dans la prière : corps, cœur et esprit. Cette prière peut être pratiquée partout, facilement et nous permet de nous ré-ancrer en Jésus.
  • La manducation de versets bibliques est une façon de se laisser imprégner et pénétrer par la Parole de Dieu. Il s’agit de savourer chaque mot, leur rythme, leur son, les images et les sensations qu’ils font naître en nous. En choisissant des versets bibliques qui parlent d’abandon, de la confiance en Dieu, du repos qu’il nous offre, nous donnons corps à cette parole vivante.
  • La contemplation nous permet également d’être davantage dans l’être que dans le faire, de stopper nos agitations pour nous tourner pleinement vers Dieu, ce qu’il nous offre à voir, à vivre. Nous offrir – et offrir au Seigneur – régulièrement quelques minutes dans sa journée pour ne rien faire d’autre qu’observer sa beauté, sa bonté, sa grandeur est profondément ressourçant.
  • L’action de grâce est aussi un très bon exercice pour apaiser nos cœurs angoissés. En prenant l’habitude de remercier Dieu et en cultivant la gratitude, nous arrêtons de nous focaliser sur ce qui nous manque et voyons combien nous sommes déjà comblés.

Le Seigneur a des projets de paix, de bonheur et de joie pour nous. Laissons-nous guider par lui pour y accéder !

Alice Ollivier pour Hozana.org

Qu’est-ce que l’onction des malades ?

L’onction des malades est à différencier de l’extrême onction donnée aux personnes qui se préparent à mourir. L’onction des malades -réalisée avec de l’huile consacrée par l’évêque – existe depuis très longtemps mais, c’est à l’époque de Charlemagne que l’onction faite aux personnes malades est devenue l’onction des mourants. Elle s’accompagna alors d’une confession et devint alors plus tournée vers une guérison spirituelle que corporelle.

 

Depuis Vatican II, l’onction des malades est de nouveau un sacrement proposé aux personnes malades ou affaiblies par la vieillesse (et non uniquement mourantes), pour vivre la grâce du réconfort et du courage dans ce qu’elles traversent. Il peut s’agir tant de malades souffrant dans leur corps que psychiquement, ou même de personnes se préparant à une grave opération chirurgicale.

 

 Le sacrement de l’onction des malades peut être célébré à l’hôpital, chez la personne malade si elle ne peut se déplacer mais il est aussi vécu de façon communautaire et proposé lors de messes dominicales. A travers les mains du prêtre, c’est Jésus qui vient toucher les malades avec douceur, compassion et tendresse. Se préparer à ce sacrement et le recevoir permet aussi de retrouver un sentiment d’apaisement envers son corps malade ou affaibli, et de renouveler son espérance envers Dieu pour qui chaque vie a une valeur infinie.

Alice Ollivier pour Hozana.org

A CHAQUE JOUR SUFFIT SON SAINT !

 Cette semaine encore, de grands Saints sont annoncés ! Ste Edwige, reine d’Écosse, Ste Marguerite Marie Alacoque, St Ignace d’Antioche, St Luc l’Évangéliste, Sts Jean Brébeuf, Isaac Jogues et leurs Compagnons, St Paul de la Croix…

 

La sainteté est multiple, la sainteté est pluriel, et à l’approche de la Fête de Tous les Saints, nous pouvons voir que ces visages d’Églises nous parlent tous de Dieu. Par le martyr, par les écritures, par les apparitions, par le service des plus pauvres… par son attachement à Dieu et au Christ, tous sans exception signifient la gloire de Dieu.

 

Lorsque j’étais encore jeune 😉, aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Rome à l’an 2000, le Souverain Pontife d’alors Saint Jean Paul II, nous a dit à Tor Vergata, sous une chaleur accablante à la messe finale,

 

“Vous êtes les saints du nouveau millénaire”.

 

Être saint ce n’est pas être parfait… c’est simplement être attaché d’une manière incroyable au Christ ! Comme le dit un chant de Notre-Dame de Vie, chanté par des milliers de Routiers à Vézelay :

 

“LE MONDE ATTEND LE PASSAGE DES SAINTS,

LÀ OÙ LES SAINTS PASSENT DIEU PASSE AVEC EUX,
SOYEZ SAINTS COMME DIEU”…

 

alors qu’attendons-nous ?

Abbé Hervé Dussel.

La paix qui dépasse tout

Pendant mes vacances en Pologne, comme d’habitude je suis allé au tombeau de mes grands-parents. A peine entré au cimetière j’ai ressenti quelque chose d’exceptionnel… mais je pensais que c’était normal car un silence apaisant se dégage de cette petite nécropole. Cependant, plus je restais auprès du tombeau, plus je ressentais, non uniquement le silence, un calme, mais une paix profonde qui embrassa longtemps mon cœur, et je n’arrivais pas (ou plutôt je ne voulais pas) de me détacher de ce caveau. Oui, la paix, c’est l’un des plus beaux cadeaux que j’ai reçu de la part de mes grands-parents, surtout de mon grand-père Romuald que j’aimais beaucoup.

Image Helloasso

Je raconte cette petite histoire en lien avec la deuxième lecture d’aujourd’hui, où St. Paul nous parle de la paix de Dieu qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir… et en plus…qui gardera notre cœur…  Oui, elle existe cette forme de paix qui n’est ni un simple calme ni une tranquillité psychique, mais c’est un état de notre âme qui nous transporte ou plutôt qui nous découvre une autre dimension de notre condition. Avant tout, c’est un don de l’Esprit Saint (Ga 5, 22) un don gratuit, non mérité, simplement une grâce que Dieu nous accorde de temps en temps. Cependant ce don est important parce qu’il nous confirme : une vie en Jésus Christ (2 Co 5, 17), une vie de la résurrection est possible déjà maintenant (Col 3, 1).

En plus ce don se partage.  Le passage de l’Evangile de St Mathieu nous parle justement de cette expérience : En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. (Mt 10, 12). Aujourd’hui St. Paul nous apprend comment on peut se préparer à ce don de la paix de Dieu :  ne vous inquiétez de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce…. Alors, nous sommes appelés à avoir une attitude de louange, à bénir Dieu dans chaque situation de notre vie, même la plus compliquée et douloureuse. Ce n’est pas évident. Quand même Paul, un homme bien expérimenté, nous apprend comment vivre dans la paix de Dieu qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir.

P. Jankowski

À Marseille, en communion avec le Pape François

À Marseille, en communion avec le Pape François

Ce 23 septembre 2023 restera gravé dans la mémoire des personnes présentes au stade vélodrome de Marseille où le Saint Père a présidé une messe à l’issue des troisièmes Rencontres Méditerranéennes.

Le pape François ayant fait des personnes migrantes une des grandes causes de son pontificat, son voyage à Marseille, était motivé par ces tragédies, ville dont le port est emblématique de l’histoire des flux de populations vers l’Europe, avec notamment un hommage aux migrants.

 

70 évêques de la Méditerranée, dont Mgr Norbert Turini, étaient présents dans la cité phocéenne depuis le début de la semaine, ainsi que quelques élus, pour réfléchir sérieusement sur le « drame des migrants », centré sur la Méditerranée et les migrations. Le Pape a dénoncé les « tragédies des naufrages provoqués par des trafics odieux et le fanatisme de l’indifférence » Un message fort invitant chacun à agir et à ne pas s’en tenir aux paroles. 

 

Le pape François a été heureux d’aller confier sa supplication à la Vierge Marie en la basilique Notre-Dame-de-la-Garde.

Précisons qu’il s’est rendu aussi dans les quartiers nord de Marseille, multiculturels et parmi les plus pauvres de France, une association chrétienne a fait visiter une mosquée, une église et une pagode. Au titre de responsable du dialogue interreligieux au sein du diocèse de Montpellier, le Père Lucas Lambert, était présent.

 

En marge de cette visite le thème de l’écologie et de la transition énergétique ont été évoqués, sujets particulièrement porté par Jean-Marie Durand, Délégué Diocésain à l’écologie intégrale du diocèse de Montpellier, qui était présent à Marseille.

La joie et l’enthousiasme étaient visibles sur les visages des 450 Héraultais, dont les 54 du Biterrois dont certains présents avec leurs jeunes enfants comme pour la paroisse Saint Martin de la Coquillade, qui étaient dans le même bus que ceux de la paroisses Saint Vincent en Pays de Thongue et des paroisses de Béziers. Une vingtaine de prêtres, le P. Gérard Blayac, vicaire-général et des diacres. Les petits chanteurs de la Trinité de Béziers ont fait partie des 800 choristes.

 

Avant que ne débute la messe Gad Elmaleh, qui assume un parcours de conversion vers la foi catholique a pris la parole «poétique sur la Méditerranée, sur la fraternité », accompagné de l’acteur Mehdi Djaadi et du compositeur Grégoire. Pour Gad Elmaleh, un moment de communion pour transcender les religions, que tu sois catho, pas catho, pas pratiquant, pratiquant, à un moment donné il y a une communion, une union de frères et sœurs en humanité, moi je ne veux que ça. »

« Bonjour Marseille, bonjour La France ! « : c’est par ces mots, en français, que le pape François a ouvert la messe géante au stade Vélodrome, cathédrale d’un jour, devant près de 60 000 personnes.

Le pape a ensuite prononcé une homélie, avertissant (en italien) contre « le cynisme, le désenchantement, la résignation, l’incertitude, un sentiment général de tristesse », qu’il a qualifié de « passions tristes”.

Le souverain pontife a plaidé pour une « intégration » des migrants plutôt qu’une « assimilation », qui « compromet l’avenir » en « provoquant hostilité et intolérance ».

Ajoutant « Nous avons besoin de retrouver passion et enthousiasme, de redécouvrir le goût de l’engagement pour la fraternité, d’oser encore le risque de l’amour dans les familles et envers les plus faibles, et de retrouver dans l’Évangile une grâce qui transforme et rend belle la vie ».

Et « nous voulons être des chrétiens qui rencontrent Dieu par la prière et nos frères par l’amour, des chrétiens qui tressaillent, vibrent, accueillent le feu de l’Esprit pour se laisser brûler par les questions d’aujourd’hui, par les défis de la Méditerranée, par le cri des pauvres, par les “saintes utopies” de fraternité et de paix qui attendent d’être réalisées ».

 

Le pape François en conclusion de sa messe disant « Je tiens à exprimer ma gratitude pour l’accueil chaleureux qui m’a été réservé ».

C’est très heureux que chacun est reparti, après avoir vécu un moment de ferveur, inoubliable et plein d’espérance, avec un Pape lanceur d’alerte et proche du peuple.

 

Un grand merci à Monique qui à assurer la coordination avec le service des pèlerinage pour les Biterrois,  aux leaders : Emilie, Emmanuelle, Elisabeth, Lética, Josiane, Alexandre, Micheline et Gilberte d’avoir veillé au bon déroulement de la journée, rassurant les participants à chaque instants.

Pèlerinage de l’Agenouillade

Avec le bureau de la coordination de la pastorale des jeunes pros, nous vous avons la joie de vous convier au

pèlerinage de l’Agenouillade où Monseigneur Norbert Turini sera présent. 

Il rassemble les différentes sensibilités de l’Église et est dédié à la Vierge Marie pour la conversion des âmes.

  N’hésitez plus, foncez et partagez cela autour de vous !!

Le pèlerinage de l’Agenouillade – ce samedi 7 octobre

Le Pèlerinage de l’Agenouillade est un pèlerinage marial de 33km pour la conversion des âmes. Le départ se fait au sanctuaire de Notre-Dame de Consolation à Béziers et l’arrivée à Notre-Dame de l’Agenouillade au Grau d’Agde. Le pèlerinage est ouvert à tous et pour cela, différents parcours et des voitures balais ont été prévus. Au programme : marche, prières, chants, enseignements, échanges et messe.

. Inscription à l’adresse suivante : Edition 2023 – Notre Dame de l’Agenouillade (pelerinagedelagenouillade.com) >> choisir dans le menu déroulé « jeunes pros »

. Covoiturage : https://togetzer.com/covoiturage-evenement/2amwgi

Télécharger le flyer ICI

« Faire de manière extraordinaire des choses tout ordinaires ! »

Quel sens pouvons nous tirer du rapprochement entre l’Évangile qui relate l’exultation de joie de Jésus  et la fête de Sainte Thérèse de Lisieux ?

 

Aujourd’hui nous fêtons les 150 ans de  la petite Thérèse à qui le  Seigneur a révélé Sa beauté et qui savait s’émerveiller de Sa création. Comme les apôtres, elle découvre la joie immense de sa vocation de servir le Seigneur,  non pas en faisant de grande chose, mais « faire de manière extraordinaire des choses tout ordinaires ! » Ce sera sa « petite voie » d’humble service.

 

Les nombreuses vocations sacerdotales et religieuses qui naîtront de la rencontre avec la petite Thérèse de Lisieux, feront d’elle la patronne des missions.

Nous pouvons nous réjouir aujourd’hui que « son nom se trouve inscrit dans les cieux ».

 

Lequel d’entre nous n’a pas expérimenté de revenir tout joyeux vers le Seigneur pour le remercier d’avoir réussi à agir en son nom ? Nous exultons, le cœur empli d’amour et de reconnaissance.  Sachons reconnaître le regard divin qui nous y a conduit

 

Jésus lui même exulte de joie sous l’action de l’Esprit et proclame la louange de son Père.

 

Cet Évangile nous dit que la joie du Seigneur nous montre le chemin.

Serais-je assez ouvert pour accueillir pleinement le don de l’Esprit qui me guidera sur  ma « propre petite voie » ?

 

Dominique BREMOND , EAP

 

Pour le 150ème anniversaire de la petite Thérèse, merci de vous unir par la prière à la communauté chrétienne de l’église Ste Thérèse.

Surprenant !

Surprenant !

 

Quand vous lirez ces lignes le Pape François aura quitté Marseille. Écrites avant son arrivée elles sont un simple partage de vie.

 

François, évêque, continue avec tous les évêques le collège des apôtres, témoins de nos origines, choisis directement par le Christ. Pierre avait une place d’autorité particulière dont hérite son successeur, l’évêque de Rome ; il l’exerce avec le conseil de ses frères, avec les voix du peuple de Dieu et celle de l’Esprit saint qui anime le Corps de l’église, Corps du Christ. C’est ce que je crois. La synodalité n’est pas à l’image de la démocratie.

 

François vient à Marseille, la méditerranéenne. Les colons grecs l’ont fondée. La première abbaye est fondée par Jean Cassien qui vient de Palestine et d’Égypte. De Marseille partirent beaucoup d’expéditions coloniales et d’entreprises missionnaires vers l’Afrique et l’Asie. Galéjade locale : « la canebière est le plus grand boulevard du monde puisqu’il arrive à Alger ». Marseille la méditerranéenne où le vivre ensemble reste difficile, comme en beaucoup de lieux, en France et dans le monde. Or ce 24 septembre est « la journée mondiale du migrant et du réfugié ». Coïncidence ou choix ?

 

François, évêque de Rome, n’en est pas moins homme. Argentin d’origine, de grands parents migrants italiens, responsable des jésuites dans son pays, pasteur à l’époque de la dictature sanglante et de l’inflation à 300% l’an, archevêque de Buenos Aires, la capitale luxueuse et ses quartiers pauvres. François fortement impliqué dans l’église latino américaine aux élans divers et parfois opposés, souvent bien différents de nos habitudes. Élu par ses frères, il garde son tempérament, apporte son expérience propre et vit le mystère de tout homme, fut-il pape ! Dieu « écrit droit avec des lignes courbes » ; Il est à l’œuvre.

 

Revenant aux lectures de ce jour : Quel est ce patron qui embauche à tout heure et qui règle le même salaire à qui a bossé tout le jour, comme à l’ouvrier de la dernière heure ? (Mt 20, 1 -16). Surprenant ! Il nous avait pourtant prévenu par la bouche d’Isaïe « Mes pensées ne sont pas vos pensées, mes chemins ne sont pas vos chemins ». (Is 55, 8)

Aussi étonnant cet autre modèle (Mt 18,12) : le pasteur « qui laisse ses 99 brebis pour aller chercher celle qui est égarée ». Dans les périphéries ? Comme François ?

 

Dieu nous surprendra toujours … Laissons-nous guider !

 

 

                                                                                         Pierre Gondard EAP.