(Re)découvrir et s’émerveiller !

C’est l’été ! Peut-être est-ce aussi les vacances, peut-être pas, mais dans tous les cas, cette période donne envie de vivre l’imprévu, de partir à l’aventure ! On a envie de s’échapper un peu du quotidien, de nos habitudes et de nous laisser transporter vers d’autres paysages.
Alors, cet été, ouvrons grand notre cœur pour laisser la Vie y entrer à grandes vagues et tant pis (tant mieux ?) si elle vient bousculer quelques-uns de nos châteaux de sable.

Vivons des aventures, traversons déluges et déserts, tombons sous le charme de belles femmes et d’hommes valeureux, chantons avec les rois et découvrons des territoires nouveaux en nous (re)plongeant dans la Bible. Avec ces 73 livres, nous avons trouvé notre lecture de l’été !

Partons à la rencontre de l’Autre, comme nous partons à la découverte d’une terre inconnue ! Cela peut être notre femme, notre mari, notre enfant, notre voisin ou collègue. Regardons-le avec un œil neuf et découvrons-le comme la merveille aimée de Dieu. Quels sont ses rêves ? Quelle chanson l’émeut aux larmes ? Quelle odeur le ramène en enfance ?

Plongeons dans la nature en plein foisonnement à cette période et, comme saint François d’Assise, dans le cantique des créatures, émerveillons-nous ! Offrons-nous des moments de contemplation et admirons la beauté, la générosité, la diversité, la fragilité et la force de la Création.

A travers la Parole de Dieu, à travers les autres, à travers la nature, explorons les profondeurs de notre cœur. Ressentons, vibrons, soyons touchés et offrons ces bouquets d’émotions à Dieu. Et pourquoi pas sous forme de poèmes, comme sainte Thérèse ?  Après tout, c’est l’été : c’est le moment d’essayer !

Association Hozana
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Heureux les artisans de paix

“Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu !” (Matthieu 5 ; 9). Jésus, à travers les béatitudes, nous enseigne des voies de sainteté. Pour être appelé fils de Dieu, comme lui, il nous invite à être des artisans de paix.

Avec cette expression, nous comprenons que la paix n’est pas une chose que l’on a ou que l’on n’a pas. Elle est comme une œuvre à travailler, à façonner, à polir avec patience et amour. Comme l’artisan sur son ouvrage, cela demande d’y consacrer son talent, son énergie, son temps. Que nous faut-il pour nous mettre à l’ouvrage ?

  • Comme tout bon artisan, il faut être formé, outillé. Être un artisan de paix ne s’improvise pas, nous avons besoin d’être prêt pour cela. Cela demande d’accueillir déjà en nous, la paix de Dieu. « Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix » (Jean 14.27). Savoir nous même accueillir le don de Dieu, sa miséricorde, demander pardon, à Dieu et à ceux que nous avons offensés, est un premier pas important. Le sacrement de la réconciliation nous offre cette paix.
  • Comme tout bon artisan, il faut savoir trouver la bonne matière et toujours la renouveler. Pour cela, nous pouvons demander l’aide de l’Esprit-Saint pour qu’il nous insuffle chaque jour son souffle de paix comme dans la prière du Veni Creator : “Hâte-toi de nous donner la paix”. Nous pouvons aussi réciter régulièrement la belle prière de saint François : “Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix”
  • Enfin, comme tout bon artisan, il faut mettre tout son cœur à l’ouvrage ; ne compter ni son temps, ni sa peine. “S’il est possible, pour autant que cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes” (Romains 12:18). Il faut travailler nos paroles, nos actes, nos pensées afin qu’elles rayonnent de cette paix à chaque fois que se trouvent la division ou le conflit – dans nos familles, nos lieux de travail, de vie – et qu’elles deviennent bénédictions.

Alors, nous serons appelés enfants de Dieu !
En cette année dédiée à saint Joseph, le patron des artisans, demandons lui d’être notre maître artisan.

Association Hozana
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La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille…

La tempête déclenchée par la pandémie s’est apaisée. Justement l’évangile de ce 12ème dimanche du temps ordinaire est celui de Marc : La tempête apaisée.

Ce récit commence par cette invitation de Jésus, « Passons sur l’autre rive », une initiative qui marque une rupture, Jésus invite ses disciples à un déplacement, à un changement.

Nos églises se réveillent. Des baptêmes de jeunes enfants sont célébrés tous les week-ends. Les sacrements qui marquent la fin de l’année de catéchèse, premières communions, professions de foi peuvent avoir lieu contrairement à l’an passé où les confinements et les couvre-feux successifs nous avaient contraints à reporter toutes ces célébrations.

Ce samedi 19 juin Monseigneur Carré célèbrera la confirmation des adolescents en la cathédrale St Nazaire de Béziers en deux vagues de 38 jeunes chacune. Ils viennent des collèges Ste Madeleine et Fénelon, Pic La Salle, lycée de la Trinité et des aumôneries de l’enseignement public. Ces jeunes qui seront confirmés gardent foi en Jésus aidés par l’Esprit Saint qu’ils vont recevoir. Peut-être que Jésus dans le récit de Saint Marc, veut-il simplement leur montrer que la foi est indépendante de notre conscience du monde extérieur, elle est le seul moyen pour traverser les tempêtes de la vie

Finalement, être disciple du Christ, c’est peut-être tout simplement ne pas se focaliser sur la manifestation du mal et retrouver ainsi un état d’innocence. Alors nous ne nous laisserons pas impressionner par les tempêtes et nous continuerons à vivre dans la sérénité que Jésus-Christ nous a promis.

Monique Mollier – EAP

A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ?

 

Ce ne sont pas les hommes qui construisent le règne de Dieu, pas même les disciples, mais c’est Dieu lui-même qui lui donne vie et croissance. De même que l’homme qui sème une graine en terre ne peut la faire pousser par son désir ou ses propres forces, ni par ses efforts donner une fécondité particulière telle que celle que connaît la graine de moutarde, de même, le règne de Dieu n’est pas au bout de nos efforts. Il n’est pas l’application de nos principes et de nos règles pour transformer la société selon nos désirs.

Il est une force considérable si l’on considère ce qui va être produit à partir de la graine de moutarde, mais il est une force mystérieuse si l’on considère comment la graine plantée en terre pousse et donne du grain. Force mystérieuse et puissante, qui traverse les événements et le cours de l’histoire des hommes, sans la transformer de manière visible immédiatement.

 

Il y a en effet bien des aspects de notre foi que nous n’arrivons pas à percevoir ou à comprendre. Il y a mille circonstances de notre vie où nous n’arrivons pas à y voir clair.

Saint Augustin marchait un jour sur une plage et il a vu un enfant qui jouait au bord de l’eau. Il le regardait prendre de l’eau dans la mer et la jeter dans un trou creusé dans le sable. Saint Augustin lui demanda ce qu’il faisait. L’enfant lui répondit qu’il essayait de mettre toute l’eau de la mer dans le trou. Saint Augustin lui expliqua alors que c’était impossible. A quoi l’enfant lui rétorqua que pourtant, lui, saint Augustin, faisait la même chose en essayant de comprendre tout le mystère de Dieu.

Dieu est maître de l’univers; il a son plan divin et sa pédagogie divine pour nous mener jusqu’au terme de notre vocation, le salut, l’union intime avec la Trinité tout entière. Nous n’apercevons ou ne percevons ici-bas qu’une infime partie de ce plan divin. Mais ce que nous voyons nous fait nous émerveiller devant la puissance et l’amour de Dieu. Redécouvrons donc notre capacité de nous émerveiller. Laissons-nous être étonnés par la joie et l’amour pour pouvoir nous même en rayonner, en témoigner, par le Christ et dans l’Esprit. Amen.

Abbé Frank Condi +

Que de sang !!

Oui, que de sang !! Dans l’actualité de notre monde, ici, dans notre société de violence et là-bas… en Israël, en Birmanie, au Yémen, en Colombie, en Méditerranée…

Oui, que de sang, signe de mort !!

Et voilà que la liturgie de ce dimanche nous parle aussi de sang. Ce Corps ET ce Sang que nous fêtons m’apportent-ils un plus de vie ?

Certainement parce qu’au cœur de la foi de l’Église et de la nôtre ils signent une alliance perpétuelle d’amour. Au désert du Sinaï, après la proclamation des commandements, une première alliance scellée dans le sang des taureaux par Moïse. Sacrifice de la nouvelle alliance scellée une fois pour toute par le sang de Jésus sur la croix. Mémoire de la dernière Cène, une parole dite sur du pain et du vin et nous croyons alors « corps et sang du Christ »

Nourris et abreuvés de la vie de Dieu à chaque eucharistie, nous devenons les contemporains à la fois de l’alliance du Sinaï, de l’alliance conclue dans le sang de Jésus lors de la dernière Cène et de l’alliance éternelle que nous célèbrerons un jour dans l’éternité.

Comme Jésus l’a promis, le fait de manger son corps et boire son sang sous les réalités du pain et du vin de l’eucharistie nous ouvre à sa présence et nous assure de sa demeure en nous, comme notre demeure en lui. Une vie nouvelle nous est donnée. Nous faisons partie de ce peuple dont le Dieu est aussi proche puisqu’intérieur à chacun de nous. Des enfants et des adultes, nouveaux croyants, vont être accueillis dans nos eucharisties au cours de ces dimanches. Tous ensemble, ayons un cœur plein de gratitude pour le don de la Vie qu’Il nous offre. La Fête-Dieu, fête du corps donné et du sang versé, est une fête joyeuse, joyeuse sur la terre comme au ciel. Fête aussi avec Ludovic, nouvellement ordonné prêtre pour le service de l’eucharistie et parmi nous aujourd’hui.

Thérèse-Marie Potelle, rscm.
Équipe d’Animation Pastorale

Trinité et nous

Personnellement j’aime beaucoup ce dogme de la Trinité. Je l’aime parce que d’abord cela nous parle de la vie intérieure de Dieu, lui est une communauté, il est – comme disent certains théologiens – un Être relationnel c’est-à-dire les relations constituent ce qu’il est. Cependant quelle sorte de relations ?

Dans la première lettre de St. Jean il y a une phrase qui est le sommet de la révélation biblique : « Dieu est amour (1 Jn 4, 16) ».

Le dogme de la Trinité nous enseigne que Dieu est en trois personnes. Il est un Être relationnel dans ce sens qu’en Dieu existent des relations si profondes qu’on ne peut pas comprendre Dieu sans elles c’est-à-dire sans les relations entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Ces relations expriment l’amour ou autrement dit la vie intérieure de Dieu. Dieu n’est pas solitaire, il est toujours en compagnie des trois personnes qui sont réunies par un amour si grand et si profond qu’elles ne font essentiellement qu’un.

 

En lui se réalise une union parfaite.

Et nous, si nous sommes créés à son image qui sommes-nous ? Justement je suis persuadé que le dogme de la Trinité de Dieu nous parle aussi sur nous, sur notre condition humaine. Très concrètement il s’agit de cette dimension en nous qui s’appelle sociale. Néanmoins à mon avis il y a ici quelque chose de plus que le besoin de la socialisation, le besoin de l’Autre en vue de protéger et développer la vie biologique, psychique, intellectuelle. En nous il y a ce « besoin » plus profond de se confier à l’Autre, de se donner. Nous sommes justement les êtres relationnels dans ce sens – que sans l’Autre, sans relation profonde avec lui – je n’arrive pas à me comprendre. Nous sommes marqués au fond de nous-mêmes par l’Autre, par la relation avec l’Autre.

Comme dit le philosophe Gabriel Marcel la présence de l’Autre, la relation profonde avec l’Autre me dévoile mon propre mystère, qui suis-je.

Remarquons que dans l’amour on cherche toujours une union avec l’Autre. Peut-être l’union entre l’époux et l’épouse – bien sur si elle est véritable – exprime le mieux l’union entre les personnes humaines. Surtout l’union dans la chair entre un homme et une femme doit manifester visiblement ce qui se passe intérieurement c’est-à-dire une reconnaissance mutuelle entre l’homme et la femme. L’union dans la chair veut exprimer qu’ils sont vraiment un. Bien sûr on peut être dans l’union avec quelqu’un pas forcément en union charnelle et inversement : l’union charnelle n’exprime malheureusement pas toujours l’union au niveau le plus profond. Cependant en principe l’amour vrai nous mène toujours à être un, de façon vraiment profonde avec celui que nous aimons. Dans chaque union profonde, non dans la fusion, (dans la fusion on se perd, dans la relation profonde on se retrouve) que nous pouvons expérimenter sur la terre, on peut voir un reflet de ce qui se passe justement en Dieu, lui-même. Donc la vérité de la Trinité n’est pas qu’abstraite parce qu’elle nous fait découvrir notre propre vérité de la condition humaine.

 P.JAN JANKOWSKI

Viens lumière dans nos cœurs

Voilà à nouveau le conflit israélo-palestinien qui est revenu sur le devant de la scène internationale. On a comme l’impression que les choses se répètent et se renouvellent année après année ! Peut-être parce qu’on n’a jamais pris le temps d’aller au fond du problème pour le régler ?

Il est vrai que depuis 1947/48, marqué par l’arrivée des juifs en Palestine les conflits n’ont jamais cessé d’exister. Ont-ils seulement cessé avant ? Avant la 2ème guerre mondiale, dans les années 1936/39 de nombreuses émeutes ont eu lieu et de nombreux massacres ont été perpétrés. Et c’est bien parce que les britanniques ne pouvaient plus gérer ces conflits qu’ils ont transmis le dossier aux Nations Unies qui ont émis, à ce jour, plus de 100 résolutions restées pratiquement sans effet !

Après la guerre des 6 jours en 1967, il y a eu la 1ère « intifada » en 1980, les accords d’Oslo en 1993, le sommet de « Camp David » en 2000, puis la 2nd « intifada » jusqu’en 2012, le sommet de « Sharm el-Sheikh en 2005, de nombreuses tensions depuis 2014, et aujourd’hui ce que nous connaissons ! Y-aura-t-il la paix un jour ? Avec raison nous pouvons nous le demander ! Les prises de positions et les actes du président Trump n’ont sûrement rien fait pour y parvenir.

Pourtant il existe un large consensus international, notamment à l’ONU, sur la manière de régler le conflit. De nombreuses résolutions ont été prises, qui sont restées lettres mortes ! Pendant ce temps des populations souffrent, des parents, des enfants sont laissés pour compte et sont massacrés. Ce sont toujours les pauvres et les petits qui trinquent !

Nos communautés vont célébrer la Pentecôte dans la joie, tant mieux.

Demandons simplement à Dieu de mettre dans le cœur des hommes et surtout des politiques son Esprit, Esprit de sagesse et de force,
« qu’il assouplisse ce qui est raide, qu’il réchauffe ce qui est froid, qu’il rende droit ce qui est faussé »
comme le dit l’hymne à l’Esprit Saint de la Pentecôte.

Bonne fête à tous dans la « jouvence » de l’Esprit Saint.

Jean C. Sérignan.

REGARDER VERS LE CIEL

Le jour de l’Ascension les disciples sont là, à regarder le ciel vers où Jésus semble être parti.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Ascension-Day-images-1024x998.jpg.C’est la dernière fois qu’ils le voient, ils l’ont enfin compris, et leurs cœurs sont partagés : aller avec lui ou bien rester et mettre en œuvre la mission reçue.

Un peu comme Paul, quelques années plus tard, ils auraient pu dire :
« Je suis pris dans ce dilemme : j’ai le désir de m’en aller et d’être avec le Christ, et c’est de beaucoup préférable, mais demeurer ici-bas est plus nécessaire à cause de vous. » (Ph 1,23-24).

Ils ont presque oublié la parole de Jésus :

« Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. » (Mt 28,20).

Et nous, qu’aurions-nous fait ? Serions-nous partagés entre le ciel et la terre ? De nos jours, notre désir d’être unis à Jésus-Christ « en direct », sans médiations, semble assez faible. Nous aimons bien la vie et nous sommes convaincus de l’importance de notre mission.

Nous sommes un peu comme l’enfant dans le ventre de sa mère. Tout est prêt pour la vie dehors, mais, qu’est-ce qu’on est bien dedans !

Nous oublions souvent que le sommet de notre vie chrétienne c’est d’être en communion avec Dieu qui nous aime.

P. Xavier