L’Agneau de Dieu

Liturgie du dimanche 18 janvier 2026

« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »
par Frère Franck Guyen Op

Jean le Baptiste a déclaré en voyant Jésus venir vers lui : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». Cette déclaration est prononcée chaque jour dans le monde entier par le prêtre quand il présente aux fidèles l’hostie consacrée pendant la messe. Parvenus ici au cœur du mystère chrétien, nous devrions nous taire et adorer, mais puisqu’il faut parler, faisons-le avec l’humilité et la dévotion qui conviennent au cœur du mystère chrétien.

« L’Agneau de Dieu » renvoie d’abord à l’agneau qui était immolé pendant la Pâque juive. Rappelons que dans l’évangile de Jean, Jésus meurt à Pâques le jour de l’immolation des agneaux. Pendant cette fête, le peuple juif rendait grâce à Dieu qui a sorti son peuple réduit en esclavage de l’Égypte pour le faire entrer dans le pays béni de la Terre promise.

De même, par son sang versé sur la croix, Jésus libère l’humanité captive de l’esclavage du péché et de la mort et, en ressuscitant et en montant au Ciel, il ouvre le chemin vers le Royaume de Dieu à son Église.

« L’Agneau de Dieu » renvoie aussi à la figure du serviteur souffrant du prophète Isaïe. Isaïe le compare à un agneau qui ne dit rien alors qu’on le tond, à une brebis qui ne bronche pas alors qu’on la mène à l’abattoir. Dans la prophétie, les hommes méprisent et brutalisent le serviteur, et c’est seulement après l’avoir tué qu’ils comprennent sa véritable identité : il est le serviteur envoyé par Dieu pour sauver les multitudes de leur injustice et de leur méchanceté.

Cette figure, unique dans l’Ancien Testament, trouve son accomplissement en Jésus. Jésus garde le silence lors de son procès : les paroles sont inutiles face à ses détracteurs, et c’est au Père d’établir la justice de son Fils en le ressuscitant. « Voici l’homme », dira Ponce Pilate en exhibant un homme ligoté, bafoué, battu, fouetté. Jésus avait-il encore visage humain ?

« Seigneur, ils ne savent pas ce qu’ils font », dira Jésus à son Père à propos de ses bourreaux. Lui savait ce qu’il faisait, et quand il a prononcé les paroles sur le pain et le vin : « Ceci est mon corps, livré pour vous », « Ceci est mon sang, le sang versé pour vous », il savait ce qu’il allait endurer dans sa chair le lendemain et qui vaudrait le salut de beaucoup.

Nous voici de retour à la messe. Le prêtre élève l’hostie en disant : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde ». Jésus vient vers nous. Il peut nous relever de nos péchés, de notre mort. Il a ce pouvoir, il est l’Agneau de Dieu.

BÉZIERS 2035

 

 

 

 

Point d’étape début 2026

L’équipe Béziers 2035 travaille !

Les membres se sont retrouvés en visio mi-novembre afin d’échanger sur les axes de travail proposés par les équipes d’animations pastorales des différentes paroisses de Béziers.

À l’issue de cet échange, 4 pôles ont été formés :

Histoire, Géographie/démographie : pour avoir des données concrètes sur l’évolution, la situation géographique et démographique des fidèles à Béziers au long des années. (2 personnes)

Recherche de pépites : pour repérer et référencer ce qui marche bien dans nos Églises (3 personnes)

Dialogue de l’Église avec la société : pour faire l’état des lieux de la place de l’église sur notre territoire : relations interreligieuses, accueil, visibilité… (7 personnes)

Communication : pour vous tenir informé de l’avancée des travaux de l’équipe et pouvoir échanger avec vous. (1 personne)

 

Un pôle en plus, l’évangélisation, réunira les 13 membres de l’équipe. Ils réfléchiront ensemble sur le sujet lors de leur prochaine rencontre en présentiel. (février)

 

Une adresse e-mail a été créée afin que vous puissiez poser des questions, donner une information ou tout simplement échanger sur un sujet avec un ou des membres de l’équipe : beziers.2035@gmail.com

Lisa Bianco
Membre de l’équipe

Le mariage chrétien

Le mariage chrétien

« Je promets de te rester fidèle dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie ; pour t’aimer tous les jours de ma vie ». 

Se marier à l’église n’est pas un acte anodin. C’est choisir délibérément de placer le Seigneur au centre du couple, de s’unir à Dieu à travers sa femme ou son mari. Cela n’a rien d’une simple promesse légère que l’on peut briser. C’est l’un des septs sacrements, un véritable engagement, une réponse à l’appel de Dieu à la vie maritale. Par ailleurs, le mot sacrement vient du latin sacramentum qui signifie serment ou bien signe sacré. 

Le mariage chrétien repose sur quatre piliers fondamentaux : l’indissolubilité, la fidélité, la fécondité et la liberté. Ces principes reflètent l’amour inconditionnel du Seigneur pour nous et la profondeur de l’engagement pris. 

  • La liberté : aussi appelée “liberté de consentement”. Cela signifie que les époux s’engagent dans le mariage de façon libre, en pleine conscience et sans contrainte ni peur. Chacun a pris un temps suffisant pour discerner son choix afin de poser un acte éclairé.
  • L’indissolubilité : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Matthieu 19, 6 ; Marc 10, 9). Le mariage est un sacrement qui ne peut être rompu. Les époux s’engagent donc à rester mariés, sous le regard de Dieu, toute leur vie, quoi qu’il puisse se passer. (Bien entendu, en cas de situation grave, ou de manquement à l’un des piliers, l’Église peut autoriser une annulation du mariage. Ce qui est différent d’un divorce laïc que l’Église n’envisage pas). 
  • La fidélité : malgré les aléas de la vie, les époux s’engagent à rester fidèle à l’autre aussi bien physiquement que mentalement. En effet, la fidélité ne se résume pas au fait de ne pas commettre l’adultère. La fidélité dans le mariage chrétien signifie également rester fidèle à ses valeurs, à ses projets, à qui l’on est au moment du mariage et à la personne que l’on épouse. La fidélité signifie faire passer son couple et sa famille, sous le regard de Dieu, avant toute autre chose. 
  • La fécondité ou ouverture à la vie : en se mariant religieusement, les époux s’engagent à accueillir tous les enfants que le Seigneur placera sur leur route, tout en sachant discerner ce qu’il attend réellement de nous. Chaque couple ne peut pas financièrement, matériellement ou même médicalement accueillir plus de 2 enfants par exemple. Respecter ces difficultés afin d’assurer une bonne éducation à ses enfants est donc respecter ce que Dieu veut pour nous, car il nous aime infiniment et ne veut en aucun cas que nous nous retrouvions en difficulté.
    Il arrive également que des couples subissent la douloureuse épreuve de l’infertilité. Cela ne signifie, évidemment pas pour autant que l’Église considère qu’ils ne respectent pas leur engagement chrétien. Bien sûr que non. La fécondité prend alors une autre forme, d’ouverture aux autres, une forme de charité et de don de soi. 

Exemple de prière quotidienne pour des époux

« Seigneur, Père Saint, Dieu tout-puissant et éternel, nous rendons grâce et nous bénissons ton saint nom ; tu as créé l’homme et la femme et as béni leur union pour qu’ ‘ils soient l’un pour l’autre une aide et un soutien. Souviens-toi de nous aujourd’hui. Protège-nous et fais que notre amour, à l’image de celui du Christ et de l’Église, soit un don et un dévouement. Accorde-nous de vivre longtemps ensemble, dans la joie et la paix, afin que nos cœurs fassent sans cesse monter vers toi, par ton Fils dans l’Esprit-Saint, louange et action de grâces. Par le Christ, notre Seigneur. Amen. »

Léa Pavlovitch
Association Hozana

 

 

 

Les funérailles et la question du salut

Les funérailles et la question du salut, du purgatoire et de l’enfer

Aujourd’hui, en France, de plus en plus de fidèles laïcs célèbrent des funérailles. Ils sont parfois appelés conducteurs de funérailles. Leur rôle est notamment de rencontrer la famille défunte, préparer la célébration, et célébrer les funérailles à l’église.

 

La célébration des funérailles à l’église est notamment encadrée par une liturgie de la Parole de Dieu, suivi d’un commentaire. Après le commentaire, s’en suit généralement, la prière universelle, la prière d’action de grâce, la prière du Notre Père, l’invitatoire pour le dernier adieu, le mot d’adieu, l’encensement, le rite de l’eau, l’oraison du dernier adieu.

 

Au cours de cette liturgie, est-ce qu’un conducteur de funérailles peut affirmer que le défunt est au Ciel ? Voyons ce que dit le Catéchisme de l’Église catholique à ce sujet : « Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours » (CEC, n° 1022).
Citons également trois autres paragraphes du Catéchisme de l’Église catholique sur le purgatoire, le ciel et l’enfer :

  • A propos du purgatoire : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. » (CEC, n° 1030).
  • A propos du Ciel (du paradis) : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiés, vivent pour toujours avec le Christ. Ils sont pour toujours semblables à Dieu, parce qu’ils le voient «tel qu’il est », face à face » (CEC, n° 1023).
  • A propos de l’enfer : « Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, « le feu éternel ». » (CEC, n° 1035).

Les funérailles à l’église ne sont certainement pas un lieu pour parler du purgatoire ou de l’enfer, ni le lieu pour affirmer avec certitude que le défunt va directement au ciel. Cependant, il est primordial de rappeler la foi chrétienne en la vie éternelle et l’espérance chrétienne, par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. De même, il est important que les prières pour le défunt soient ajustées. Nous pouvons prier le Seigneur pour le défunt en demandant à la fois de lui faire miséricorde et de l’accueillir.
Voici par exemple une prière pour un défunt :

« Seigneur, Dieu des vivants,

Toi qui appelles à la vie les corps soumis à la mort,

accueille aujourd’hui l’âme de (ton serviteur/ta servante) N.

Pardonne-lui, dans ta miséricorde,

ce qu’il/elle a pu faire de mal ici-bas :

qu’il/elle connaisse près de toi la joie véritable

et ressuscite pour la vie éternelle,

quand le Christ Jésus viendra juger le monde » (oraison d’ouverture, DEC 189).

 

Il est également important de prier pour tous les vivants que le défunt laisse derrière lui. Enfin, rappelons également l’importance de prier pour les âmes du purgatoire et/ou de célébrer une messe pour un défunt.

 

L’équipe de rédaction du site hozana.org.

Les funérailles et la question du salut, du purgatoire et de l’enfer

Aujourd’hui, en France, de plus en plus de fidèles laïcs célèbrent des funérailles. Ils sont parfois appelés conducteurs de funérailles. Leur rôle est notamment de rencontrer la famille défunte, préparer la célébration, et célébrer les funérailles à l’église.

 

La célébration des funérailles à l’église est notamment encadrée par une liturgie de la Parole de Dieu, suivi d’un commentaire. Après le commentaire, s’en suit généralement, la prière universelle, la prière d’action de grâce, la prière du Notre Père, l’invitatoire pour le dernier adieu, le mot d’adieu, l’encensement, le rite de l’eau, l’oraison du dernier adieu.

 

Au cours de cette liturgie, est-ce qu’un conducteur de funérailles peut affirmer que le défunt est au Ciel ? Voyons ce que dit le Catéchisme de l’Église catholique à ce sujet : « Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours » (CEC, n° 1022).
Citons également trois autres paragraphes du Catéchisme de l’Église catholique sur le purgatoire, le ciel et l’enfer :

  • A propos du purgatoire : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. » (CEC, n° 1030).
  • A propos du Ciel (du paradis) : « Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, et qui sont parfaitement purifiés, vivent pour toujours avec le Christ. Ils sont pour toujours semblables à Dieu, parce qu’ils le voient «tel qu’il est », face à face » (CEC, n° 1023).
  • A propos de l’enfer : « Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, « le feu éternel ». » (CEC, n° 1035).

Les funérailles à l’église ne sont certainement pas un lieu pour parler du purgatoire ou de l’enfer, ni le lieu pour affirmer avec certitude que le défunt va directement au ciel. Cependant, il est primordial de rappeler la foi chrétienne en la vie éternelle et l’espérance chrétienne, par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. De même, il est important que les prières pour le défunt soient ajustées. Nous pouvons prier le Seigneur pour le défunt en demandant à la fois de lui faire miséricorde et de l’accueillir.
Voici par exemple une prière pour un défunt :

« Seigneur, Dieu des vivants,

toi qui appelles à la vie les corps soumis à la mort,

accueille aujourd’hui l’âme de (ton serviteur/ta servante) N.

Pardonne-lui, dans ta miséricorde,

ce qu’il/elle a pu faire de mal ici-bas :

qu’il/elle connaisse près de toi la joie véritable

et ressuscite pour la vie éternelle,

quand le Christ Jésus viendra juger le monde » (oraison d’ouverture, DEC 189).

 

Il est également important de prier pour tous les vivants que le défunt laisse derrière lui. Enfin, rappelons également l’importance de prier pour les âmes du purgatoire et/ou de célébrer une messe pour un défunt.

 

L’équipe de rédaction du site hozana.org.

 

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LE CARÊME 2025

Le Saint-Siège


MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LE CARÊME 2025


Marchons ensemble dans l’espérance


Chers frères et sœurs,


avec le signe pénitentiel des cendres sur la tête, nous commençons le pèlerinage annuel du Saint
Carême dans la foi et dans l’espérance. L’Église, mère et maîtresse, nous invite à préparer nos
cœurs et à nous ouvrir à la grâce de Dieu pour que nous puissions célébrer dans la joie le
triomphe pascal du Christ-Seigneur, sur le péché et sur la mort. Saint Paul le proclame : « La mort
a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » ( 1
Co 15, 54-55). En effet, Jésus-Christ, mort et ressuscité, est le centre de notre foi et le garant de
la grande promesse du Père qu’est la vie éternelle déjà réalisée en son Fils bien-aimé (cf. Jn 10,
28 ; 17, 3). [1]


Je voudrais proposer à l’occasion de ce Carême, enrichi par la grâce de l’année jubilaire,
quelques réflexions sur ce que signifie marcher ensemble dans l’espérance, et découvrir les
appels à la conversion que la miséricorde de Dieu adresse à tous, en tant qu’individus comme en
tant que communautés.


Tout d’abord, marcher. La devise du Jubilé, “pèlerins de l’espérance”, nous rappelle le long
voyage du peuple d’Israël vers la Terre promise, raconté dans le livre de l’Exode : une marche
difficile de l’esclavage à la liberté, voulue et guidée par le Seigneur qui aime son peuple et lui est
toujours fidèle. Et nous ne pouvons pas évoquer l’exode biblique sans penser à tant de frères et
sœurs qui, aujourd’hui, fuient des situations de misère et de violence, partant à la recherche d’une
vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs êtres chers. Un premier appel à la conversion
apparaît ici car, dans la vie, nous sommes tous des pèlerins. Chacun peut se demander :
comment est-ce que je me laisse interpeller par cette condition ? Suis-je vraiment en chemin ou
plutôt paralysé, statique, dans la peur et manquant d’espérance, ou bien encore installé dans ma
zone de confort ? Est-ce que je cherche des chemins de libération des situations de péché et de
manque de dignité ? Ce serait un bon exercice de Carême que de nous confronter à la réalité concrète
d’un migrant ou d’un pèlerin, et de nous laisser toucher de manière à découvrir ce que
Dieu nous demande pour être de meilleurs voyageurs vers la maison du Père. Ce serait un bon
“test” pour le marcheur.


En second lieu, faisons ce chemin ensemble. Marcher ensemble, être synodal, telle est la
vocation de l’Église. [2] Les chrétiens sont appelés à faire route ensemble, jamais comme des
voyageurs solitaires. L’Esprit Saint nous pousse à sortir de nous-mêmes pour aller vers Dieu et
vers nos frères et sœurs, et à ne jamais nous refermer sur nous-mêmes. [3] Marcher ensemble
c’est être des tisseurs d’unité à partir de notre commune dignité d’enfants de Dieu (cf. Ga 3,26-28) ;
c’est avancer côte à côte, sans piétiner ni dominer l’autre, sans nourrir d’envies ni d’hypocrisies,
sans laisser quiconque à la traîne ou se sentir exclu. Allons dans la même direction, vers le même
but, en nous écoutant les uns les autres avec amour et patience.


En ce Carême, Dieu nous demande de vérifier si dans notre vie, dans nos familles, dans les lieux
où nous travaillons, dans les communautés paroissiales ou religieuses, nous sommes capables
de cheminer avec les autres, d’écouter, de dépasser la tentation de nous ancrer dans notre
autoréférentialité et de nous préoccuper seulement de nos propres besoins. Demandons-nous
devant le Seigneur si nous sommes capables de travailler ensemble, évêques, prêtres, personnes
consacrées et laïcs, au service du Royaume de Dieu ; si nous avons une attitude d’accueil, avec
des gestes concrets envers ceux qui nous approchent et ceux qui sont loin ; si nous faisons en
sorte que les personnes se sentent faire partie intégrante de la communauté ou si nous les
maintenons en marge. [4] Ceci est un deuxième appel : la conversion à la synodalité.


Troisièmement, faisons ce chemin ensemble dans l’espérance d’une promesse. Que l’ espérance
qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5), le message central du Jubilé [5], soit pour nous l’horizon du
chemin de Carême vers la victoire de Pâques. Comme nous l’a enseigné le Pape Benoît XVI dans
l’encyclique Spe salvi : « L’être humain a besoin de l’amour inconditionnel. Il a besoin de la
certitude qui lui fait dire : “Ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni
l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous
séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ” ( Rm 8, 38-39) ». [6] Jésus, notre amour et
notre espérance, est ressuscité, [7] il vit et règne glorieusement. La mort a été transformée en
victoire, et c’est là que réside la foi et la grande espérance des chrétiens : la résurrection du
Christ !


Et voici le troisième appel à la conversion : celui de l’espérance, de la confiance en Dieu et en sa
grande promesse, la vie éternelle. Nous devons nous demander : ai-je la conviction que Dieu
pardonne mes péchés ? Ou bien est-ce que j’agis comme si je pouvais me sauver moi-même ?
Est-ce que j’aspire au salut et est-ce que j’invoque l’aide de Dieu pour l’obtenir ? Est-ce que je vis
concrètement l’espérance qui m’aide à lire les événements de l’histoire et qui me pousse à
m’engager pour la justice, la fraternité, le soin de la maison commune, en veillant à ce que
personne ne soit laissé pour compte ?

Sœurs et frères, grâce à l’amour de Dieu en Jésus-Christ, nous sommes gardés dans l’espérance
qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5). L’espérance est “l’ancre de l’âme”, sûre et indéfectible. [8] C’est en
elle que l’Église prie pour que « tous les hommes soient sauvés » ( 1Tm 2,4) et qu’elle attend
d’être dans la gloire du ciel, unie au Christ, son époux. C’est ainsi que s’exprime sainte Thérèse
de Jésus : « Espère, ô mon âme, espère. Tu ignores le jour et l’heure. Veille soigneusement, tout
passe avec rapidité quoique ton impatience rende douteux ce qui est certain, et long un temps
très court » ( Exclamations de l’âme à son Dieu, 15, 3). [9]


Que la Vierge Marie, Mère de l’Espérance, intercède pour nous et nous accompagne sur le
chemin du Carême.


Rome, Saint-Jean-de-Latran, 6 février 2025, mémoire de Saint Paul Miki et ses compagnons,
martyrs.


FRANÇOIS


_____________________________________
[1] Cf. Lett. enc. Dilexit nos (24 ottobre 2024), n. 220
[2] Cf. Homélie de la messe de canonisation des Bienheureux Giovanni Battista Scalabrini e
Artemide Zatti, 9 octobre 2022.
[3] Cf. Idem.
[4] Cf. Ibid.
[5] Cf. Bulle Spes non confundit, n. 1.
[6] Lett. enc. Spe salvi (30 novembre 2007), n. 26.
[7] Cf. Séquence du dimanche de Pâques.
[8] Cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 1820.
[9] Idem., n. 1821.
Copyright © Dicastero per la Comunicazione – Libreria Editrice Vaticana

Le Jubilé 2025, le jubilé de l’Espérance

Le Jubilé s’est ouvert officiellement, la veille de Noël, le 24 décembre 2024, avec le rite d’Ouverture de la Porte sainte de la Basilique Papale Saint-Pierre par le pape François.

 

Ainsi, en 2025, de nombreux pèlerins, du monde entier, pourront franchir ses portes. Le jubilé 2025, s’inscrivant dans l’Histoire et dans la tradition de l’Église, est une fête pour tous les chrétiens. Chaque année jubilaire est consacrée à un thème bien particulier. En 2025, le pape nous invite à être des pèlerins de l’Espérance.

 

Un jubilé est donc une fête. Ce mot vient de l’hébreu yobel. Dans la religion juive, les croyants, au moment du  yobel, sont invités à consacrer leurs vies au Seigneur et à se mettre en prière. Un jubilé est donc un retour à Dieu.

 

Historiquement, c’est le pape Boniface VIII qui a instauré cette tradition du jubilé, en 1300. Il avait décidé que ce jubilé serait célébré tous les cent ans. Quelques années plus tard, en 1350, le pape Clément VI a décrété que cette fête aurait finalement lieu tous les cinquante ans. Enfin, en 1470, le pape Paul II a encore augmenté la fréquence des jubilés en décrétant leur organisation les vingt-cinq ans. Le dernier jubilé a donc eu lieu en 2000, organisé par le saint pape Jean-Paul II.

 

Voici ce qu’a dit la pape François, le 9 mai 2024, dans sa Bulle d’indiction à propos du jubilé 2025 :

 

Puisse le Jubilé être pour chacun l’occasion de ranimer l’espérance. La Parole de Dieu nous aide à en trouver les raisons. Laissons-nous guider par ce que l’apôtre Paul écrivait aux chrétiens de Rome. […] C’est en effet l’Esprit Saint qui, par sa présence permanente sur le chemin de l’Église, irradie la lumière de l’espérance sur les croyants : Il la maintient allumée comme une torche qui ne s’éteint jamais pour donner soutien et vigueur à notre vie. L’espérance chrétienne, en effet, ne trompe ni ne déçoit parce qu’elle est fondée sur la certitude que rien ni personne ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu […] Puisse la force de l’espérance remplir notre présent, dans l’attente confiante du retour du Seigneur Jésus-Christ, à qui reviennent la louange et la gloire, maintenant et pour les siècles à venir…

 

On estime que Rome va accueillir entre 32 et 40 millions de pèlerins pour ce jubilé. Ils sont invités à vivre des temps forts (se confesser, aller à la Messe…) et à découvrir les plus belles églises de Rome.

 

La ville organise donc un parcours pour découvrir les Basiliques Papales et le pèlerinage des sept églises. Ce parcours a été inventé par saint Philippe Néri et emmène dans tout Rome.

 

Eléonore pour Hozana.org

La prière du jubilé 2025

 

“Père céleste,

la foi que tu nous as donnée

en ton fils Jésus-Christ, notre frère

et la flamme de la charité

répandue dans nos cœurs par l’Esprit Saint

réveillent en nous la bienheureuse espérance

de l’avènement de ton Royaume.

 

Que ta grâce nous transforme

en cultivateurs assidus des semences de l’Évangile

qui féconderont l’humanité et le monde,

dans l’attente confiante

des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,

lorsque les puissances du mal seront vaincues

ta gloire sera manifestée pour toujours.

 

Que la grâce du Jubilé

ravive en nous, Pèlerins de l’Espérance,

l’aspiration aux biens célestes

et répande sur le monde entier

la joie et la paix

de notre Rédempteur.

 

À toi, Dieu béni dans l’éternité

la louange et la gloire pour les siècles des siècles.

 

Amen”

Les prêtres, diacres et fidèles laïcs : ensemble pour la mission !

Les prêtres, diacres et fidèles laïcs : ensemble pour la mission !

Collaborateurs des évêques, les prêtres agissent dans les sacrements au nom du Christ : ils agissent « in persona Christi Capitis » (n° 1548 du Catéchisme de l’Église catholique ).

En France, les vocations au ministère sacerdotal sont une vraie préoccupation : 88 ordinations seulement en 2023, contre 112 et 130 en 2022 et 2021. Alors que dans les dernières années, environ 800 prêtres meurent chaque année dans le pays.

Parmi les prêtres en France, il y a ceux qui sont envoyés par d’autres pays, principalement d’Afrique. Les prêtres venus d’ailleurs sont appelés « Prêtres Fidei donum.» Ils sont généralement envoyés par leur diocèse d’origine pour une mission de 3 ans, qui peut être renouvelable. Il y a des dizaines d’années en France, il y avait quasiment un prêtre pour chaque village, aujourd’hui, cela n’est évidemment plus possible.

Le sacerdoce des prêtres est au service du sacerdoce commun des fidèles, en étant « relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens. » (CEC 1547). Autrement-dit, les prêtres ne sont jamais prêtres pour eux-mêmes, mais pour les autres.

Afin d’être le mieux à même d’exercer leur ministère pour lequel ils ont été appelés, les prêtres ont besoin de tous les baptisés. On parle d’ailleurs de coresponsabilité dans la mission entre laïcs et pasteurs. En effet, la mission d’évangélisation n’est pas réservée aux prêtres. Le Catéchisme de l’Église catholique au numéro 905 rappelle : « Leur mission prophétique, les laïcs l’accomplissent aussi par l’évangélisation, « c’est-à-dire l’annonce du Christ faite par le témoignage de la vie et par la parole » De plus, le Pape François dans La Joie de l’Évangile rappelle que chaque baptisé est disciple-missionnaire et lance un appel « pour que personne ne renonce à son engagement pour l’évangélisation » (n°120).

Pour être le mieux à même de servir les fidèles, les prêtres ont non seulement besoin d’eux pour exercer la coresponsabilité dans la mission, mais ils ont aussi besoin de leur amitié, de leurs encouragements, d’être aimés, tels qu’ils sont avec leurs qualités et leurs défauts, et ce, sans être idolâtrés ou être mis sur un piédestal.

Image par Javier Ocampo Zuluaga de Pixabay

Tristan pour Hozana

 

Congrès MISSION

Chères paroisses, communautés et aumôneries,

Les 28 et 29 septembre prochains, un Congrès MISSION sera organisé à Montpellier,
en la cathédrale Saint-Pierre et à l’église Sainte-Thérèse.

Deux jours pleins avec des tables rondes, des ateliers, des veillées, des temps de prière et de louange.

Vous trouverez sur ce lien toutes les informations et les éléments pour vous inscrire. 

Réservez ces dates !

Et transmettez cette information auprès de vos paroissiens, dans vos feuilles paroissiales, auprès de vos jeunes étudiants, de vos frères et sur votre site !

 

 

Faisons de cet événement un moment fraternel de partage et de prière.

Voici ce que nous vivrons pendant ces 2 jours :

– Un banquet missionnaire permettra aux paroissiens d’accueillir des personnes en précarité ou éloignées de nos communautés.

– Un village des initiatives présentera les projets et les associations actives sur tout le diocèse.

– Le samedi soir, la veillée de louange avec Grégory Turpin (Ste-Thérèse) et celle d’adoration et de réconciliation (Cathédrale) réuniront largement toutes les générations.

Mgr Norbert Turini, archevêque de Montpellier, participera au Congrès le samedi en fin de journée. Et Mgr Benoît Gschwind, évêque de Pamiers, nous rejoindra le dimanche matin.

Parmi les intervenants, nous aurons la joie de pouvoir accueillir :

– Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique,

– Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de la revue Terre Sainte Magazine,

– Raphaël Cornu-Thénard, fondateur du Congrès Mission,

– P. Jean-Jacques Pérennès, op, ancien directeur de l’école biblique (Jérusalem)

– Alex et Maud Lauriot Prévost, fondateur de la communion Priscille et Aquila

– Karine Forêt, vice-présidente des EDC,

– et tant d’autres… !

  

L’occasion est unique et rassemblera des chrétiens de plusieurs confessions et des membres de nos communautés qui seront tous les bienvenus.

Nous vous souhaitons un bel été en attendant de vivre ensemble ce Congrès Mission,

L’équipe Communication, 

Capucine et Charlotte

Pour nous répondre directement, veuillez mettre en objet “COMMUNICATION”