Les crises alimentaires se multiplient …

« Conflits, phénomènes climatiques extrêmes, inégalités croissantes, déforestation, accaparement des terres, désinvestissement des Etats, dérégulation des marchés agricoles… les causes de la faim sont multiples et ne cessent de se renforcer. Pour répondre à la hausse de l’insécurité alimentaire nous menons des actions pour promouvoir des systèmes agricoles et alimentaires sains, équitables, respectueux des droits humains et de notre environnement. »

 Voilà ce que nous rappelle régulièrement, le CCFD-terre solidaire – comité catholique contre la faim et pour le développement – lui à qui l’animation de ce 5ème dimanche de Carême a été confiée par la conférence des évêques de France depuis plus de 50 ans.

Les personnes souffrant de la faim, se comptent par milliards. Si l’insécurité alimentaire touche surtout les populations vulnérables en Afrique, en Amérique Latine et en Asie, les populations des pays du Nord sont aussi touchées, comme à Gaza ou dans certaines régions d’Ukraine. En France des populations pauvres, des étudiants, ne font qu’un repas par jour…

Pour lutter contre la faim dans le monde, nous croyons qu’il est essentiel de se détourner du système agro-industriel dominant. L’enjeu n’est pas de produire plus, mais de se tourner vers des modes de production sains, durables et respectueux des droits humains et des limites de notre écosystème. La crise agricole en France, en Europe a occupé nos esprits, il y a quelques semaines, et continue de l’occuper…

Alors, peut-être, rien ne sera dit ou évoqué dans nos célébrations, ce dimanche mais vous pouvez toujours vous informer en consultant le https://ccfd-terresolidaire.org/ et soutenir son action.      

Jean C, Sérignan.

Aimer et Donner

Aimer et Donner

Dieu a tant aimé le monde qu’il nous a donné son Fils unique.

2 Verbes, 2 attitudes de Dieu : Aimer et Donner.

Dieu nous donne ce qu’il a de plus cher : son Fils.

Dieu nous donne ce qu’il a de plus cher : la vie éternelle.

C’est sans doute pour cela qu’il accepte que Jésus meure sur une croix. Si nous levons les yeux vers cette croix nous sommes sauvés. Ô non pas comme un talisman ou un porte bonheur, ou encore comme un serpent d’airain ni comme un lieu de supplice mais bien plutôt comme vers une Lumière. Voilà pourquoi cette croix est devenue glorieuse, lumineuse.

Aujourd’hui nous sommes invités à regarder, à lever les yeux vers ce Jésus, mort pour nous par amour. Il a accepté de payer de sa vie le prix de notre rédemption.

Le regarder, lui faire confiance, croire en sa parole promettant d’attirer tous les hommes vers la vie éternelle, c’est déjà être sauvé. Le Christ en effet est élevé comme une lumière sur le lampadaire. On ne peut pas ne pas la voir, car elle éclaire tout. Il faudrait se boucher les yeux pour ne pas voir, car elle éclaire tout.

C’est pourtant ce qui arrive, quelquefois. La lumière est là, elle éclaire tous ceux qui passent et certains s’obstinent  et ferment leurs yeux, ils ne veulent pas voir. Quel dommage ! Et Dieu continue d’éclairer, de nous illuminer, de sauver et de nous aimer.

Pendant ce carême, au-delà de nos faiblesses et de nos petitesses tournons résolument notre regard vers Jésus, tournons nos yeux, nos cœurs, nos mains, notre vie vers Celui qui est tout amour.

Jésus est élevé au plus haut des cieux et en même temps si proche de nous. Ne passons pas à côté de lui sans le voir.

Belle montée vers Pâques.

Père Alain.

C’est la moitié…

Le temps court, le temps file … cette nouvelle semaine liturgique nous amène un peu plus vers la mi-carême et vers l’aboutissement de ce temps spécifique : PÂQUES

Ce dimanche nous entendons, nous écoutons entre autres le livre de l’Exode. Cela me fait penser à une discussion que nous avions eue entre prêtres dernièrement. L’un d’entre nous disait que dans son catéchisme il avait appris les 10 commandements, les commandements de l’Église, le nom des apôtres, … Face à cela, je dois avouer que dans mon catéchisme, je me souviens de la Parabole de Zachée… et puis… et puis à priori voilà !

Sans nul doute que les catéchistes que j’ai eus m’ont appris, l’Amour de Dieu et de son fils Jésus, l’amour de l’Église, mais je n’ai pas à proprement parlé le sentiment d’avoir acquis quelques connaissances. Je me disais finalement, et les autres chrétiens qu’en est-il ? Cela peut être l’occasion de faire un petit jeu !

  • Seriez-vous capable de citer Les Dix Commandements ?
  • Seriez-vous capable de citer Les Commandements de l’Église ?
  • Seriez-vous capable de citer le nom des 12 apôtres ?
  • Seriez-vous capable de citer les Actes de Foi, de Charité, d’Espérance et de Contrition ?
  • Seriez-vous capable de citer les 7 sacrements ?
  • Seriez-vous capable de citer les Évangélistes…

Cela sera sans doute le moyen de réviser un peu et de se former un peu plus comme nous le demande le Pape François.

Bon, pour info … j’ai juste la moyenne !

Bon carême à tous !

 

Abbé Hervé Dussel

Transfiguration et Eucharistie

Pourquoi Jésus montre-t-il à ses disciples le mystère du corps ?

D’abord pour qu’ils sachent qu’il y a le mystère de son corps. Quand il a multiplié le pain, les disciples – comme le note saint Marc – n’ont rien compris à l’affaire des pains, leur cœur était endurci. Donc il faut que Jésus leur montre de nouveau l’affaire des pains, c’est-à-dire l’affaire de son corps, mais cette fois d’une façon plus concrète et plus claire. Il faut qu’ils le sachent.

C’est le mystère de ce monde.

Parce que ce monde doit se transformer en corps de Jésus. Lui, il est vivant en nous non seulement par son Esprit, mais aussi par son corps multiplié pendant l’eucharistie. Nos eucharisties que nous célébrons dans nos églises sont des signes de cette Eucharistie qui se passe dans le monde entier. C’est une véritable transfiguration. Comme nous disons : par Lui, en Lui et avec Lui, c’est-à-dire par son corps, en son corps et avec son corps le monde qui est sorti de Dieu, revient à Lui. 


Souvenons-nous-en pendant nos adorations du Saint Sacrement ! On adore le mystère de ce monde, le grand changement de tout.

Adorant Jésus dans le Saint Sacrement nous sommes comme les disciples près de Lui transfiguré. Et toutes les écritures, symbolisées dans cette scène par Moïse et Élie, montrent Jésus transfiguré qui dans son corps glorieux redonnera à Dieu le monde entier. Si nous voulons entrer avec Lui en Dieu et vivre dans son Corps nous devons accueillir ces mots que dit le Père :

Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le !

 

Christophe Paczos

Les catéchumènes et nous

« Dans la stupéfaction et l’émerveillement … Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie … Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu » (Ac 2, 7a. 9-11). Comme à la Pentecôte, il y eut de l’émotion et de l’émerveillement. Il y eut même quelques larmes lors de l’onction des mains avec l’huile des catéchumènes.

Cette journée était le prélude de « l’appel définitif » par l’évêque, ce dimanche 18 février, à Clermont l’Hérault. L’appel sera suivi du ou des « scrutins ». C’est pour chacun des catéchumènes une élection, celle de choisir Jésus, le Christ, comme modèle de vie et sauveur.

Leur engagement nous engage aussi. Engagement à prier pour eux qui entrent dans la dernière étape vers le baptême. Engagement à renouveler notre foi au Christ comme nous y serons invités avec eux dans la vigile pascale. Engagement à un accueil fraternel. Nous évoquons souvent « nos communautés ». Quelle communauté ? Quelle fraternité ? Quel accueil ? La foi est une aventure individuelle épaulée dans la communion avec tous les autres membres du Christ. Nous avons besoin du raffermissement de la foi auquel ils nous entraînent ; Ils ont besoin d’être compris, acceptés, reçus, accueillis en frère ; c’est nécessaire  alors que la coupure avec le milieu d’origine peut être dramatique : « Au mieux, je suis taxée d’illuminée, au pire d’intégriste parce que je ne corresponds pas aux nouvelles normes de croyance … Nous sommes dans une société qui se veut progressiste et ouverte, mais qui reste intolérante lorsqu’on ne correspond pas aux nouvelles normes de société » ». (Témoignage cité par mariedenazareth.com). Leur persévérance dépend aussi de nous.

Pierre GONDARD

Purifiés par la foi dans l’amour

Ce dimanche l’Église nous donne l’occasion de célébrer la mémoire des apparitions de Marie à Lourdes à Ste Bernadette.
 
Chaque année des millions de pèlerins se rendent auprès de l’Immaculée Conception, de la «toute-pure», pour retrouver soulagement, force et la purification de leur maux; à présent 70 guérisons miraculeuses ont été reconnues par la science. Le thème de la purification est présent dans l’évangile de ce dimanche en ce lépreux qui se jette au genoux de Jésus: «si tu le veux tu peux me purifier», Jésus saisit de compassion réponds «je le veux, sois purifié», et le lépreux retrouve sa santé.
 
L’impur désigne l’état de mélange des deux entités qui ne peuvent ou ne devraient pas coexister: par exemple, la présence dans le corps d’un virus, ou d’une bactérie pour le cas de la lèpre, désigne l’état maladif. Par la purification l’on parvient à libérer le corps de l’entité étrangère, nocive. Cette purification s’opère dans l’homme, au carrefour de l’univers matériel et le spirituel, en agissant l’un sur l’autre: le spirituel comme principe agent, et le matériel comme son instrument.
 
Ainsi, la foi du lépreux en Jésus est manifesté matériellement par la prostration auprès de Jésus; la foi des pèlerins en Marie manifesté par l’immersion dans l’eau de la source et la pénitence. En effet, seules la foi et la prière obtiennent la purification.
 
Mais les maux qui nous guettent ne sont pas toujours aussi évidents que la lèpre qui ronge notre chair sous nos yeux ou le cancer qui envahit nos organes. Il y a bien des lèpres spirituelles, et ce sont les plus dangereuses, qui nous détruisent à petit-feu: celle de l’individualisme, qui ronge nos relations, nous trompant par une fausse liberté, l’auto-suffisance narcissique; celle du matérialisme qui ronge notre lien avec le Christ et son Église, nous faisant préférer les loisirs, l’excès du travail ou le repos aux devoirs religieux que l’amour exige; celle du rationalisme ou du fidéisme qui prétendent ériger en dictature tyrannique, soit la raison empirique, soit la foi aveugle.
 
Avant tout, posons nous; mettons nous humblement à l’écoute de nos médecins de l’âme, tous ceux qui nous entourent. Eux qui souffrent les effets de nos maladies spirituelles, seront les plus à même d’élaborer notre diagnostique. Ensuite courons, jetons nous avec confiance dans les bras de Jésus et de Marie. N’ayons pas peur, le Cœur Immaculé de Marie bat dans le Sacré Cœur de son Fils. Notre foi ne sera jamais déçue, eux qui frémissent de compassion pour nous, n’attendent que cela.
 
Abbé Daniel

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FRATERNITÉ HUMAINE

Les textes de ce dimanche nous invitent à reconnaître la nature profonde de Dieu..

Job, malgré sa souffrance et son désarroi, garde confiance en son Seigneur : il sait qu’il peut attendre de Lui un regard de bienveillance.

Saint Marc relate comment Jésus manifeste son amour en guérissant la belle-mère de Simon et ceux qui lui étaient amenés, les délivrant de toutes sortes de maladies et de possessions du démon.

Saint Paul, s’adressant aux corinthiens, les invite à témoigner de cet amour. Comme lui : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile »…

Les Écritures nous révèlent que Dieu est amour…

Sous l’égide de l’ONU, tous les peuples sont appelés à célébrer aujourd’hui la

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FRATERNITÉ HUMAINE.

Notre Foi en un Dieu d’Amour donne une dimension bien particulière à notre vision de la Fraternité Humaine.

Notre Foi est une Grâce. ….”Malheur à nous”… si nous ne l’annonçons pas…

Nous sommes appelés à en témoigner, non pas par des discours mais par une attention bienveillante envers tous nos frères humains.

A la veille de l’entrée en carême voilà ce qui peut orienter notre attitude, notre manière d’être, notre regard sur  notre vie.

D. BREMOND

Consignes « bizarres » de Paul

« …ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme, ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien, ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment ».

Qu’est-ce que signifient ces paroles mystérieuses de St. Paul adressées à la communauté chrétienne de Corinthe vers les années 50? Est-ce que Paul veut simplement faire la morale ?

L’Apôtre écrit sa lettre dans le contexte de l’attente du retour du Christ, « le jour du Seigneur » (1 Co 1 ,8) doit venir assez vite. Pour cela « le temps est limité » (littéralement : « le temps est raccourci »). Donc en vue de ce retour du Christ, Paul donne ces consignes « bizarres ». Ainsi il nous montre une autre perspective que celle à laquelle nous sommes habitués : de chercher notre accomplissement uniquement dans la vie actuelle en s’enracinant de plus en plus dans nos projets de famille, de boulot… et finalement en rentrant dans la logique de la consommation : toujours plus, toujours au maximum. Bien qu’avec le temps ces projets se montrent non rarement comme les illusions réfutées douloureusement par l’expérience de la vie quotidienne.            

Paul nous donne une autre recette : avoir d’avant tout, un cœur attaché surtout au Seigneur (littéralement : dans la persistance inséparablement avec le Seigneur, 1 Co 7, 35). Ce n’est pas une sagesse humaine. Tout se passe ainsi sur une condition nécessaire, si nous sommes appelés ou pas. Cet appel, d’être touché par Jésus, est décisif pour Paul (1 Co 7 20). Lui-même, Paul se nomme comme : KLETOS APOSTOLOS c’est à dire « l’apôtre appelé » (1 Co 1, 1).

Le moment où on a été appelé par le Seigneur c’est un temps spécial, un temps pivot à partir duquel on vit autrement, en gardant toujours le même « état» de sa vie personnelle (soit de l’esclavage de l’époque, soit du célibat soit du mariage 1 Co 7, 17-27). Quand même, cet appel change tout, comme une révolution copernicienne.

P. Jan   

Autrement

 

Alors, encore une fois, les fêtes sont passées. Encore l’Épiphanie, et il faudra penser à sortir le sapin avant que les aiguilles commencent à tomber partout. La crèche, elle, restera encore quelques semaines avec nous – cela nous a pris tant de travail de l’installer, et puis, c’est beau, et tant de souvenirs liés à chacun des santons. Les chansons de Noël, en tout cas, ne nous accompagnent plus en boucle dans les centres commerciaux. Dans l’une d’elles, John Lennon chantait : “Voici Noël, et qu’as tu fait – encore un an est passé…”. Mettant un nouveau calendrier sur le mur de la cuisine, nous nous sommes peut-être posé la question : “Noël passé, l’année commence, et que vais-je faire ?” 

Justement, comment sortons-nous de ces fêtes? Comment repartons-nous, après la rencontre avec Dieu fait homme, vécue à la messe de Noël, ou lors des retrouvailles familiales, etc ? Même si la reprise, soyons honnêtes, ne nous inspire pas toujours la louange dont tressaillaient les bergers repartant de la crêche la nuit de Noël, les fêtes passées nous laissent de quoi retenir et méditer dans notre coeur, à l’instar de Marie. Et nous sommes invités à repartir vers cette nouvelle année, comme les mages ayant rendu hommage à l’Enfant Jésus : prenant un autre chemin. Sans repasser chez Hérode, dont les mages ont perçu la ruse, sans revenir à nos vieilles habitudes et façons de vivre, lesquelles, nous le savons bien, nous font mal. Commencer à vivre autrement. Comme quelqu’un qui a reconnu Dieu dans le signe d’un enfant vulnérable. Comme quelqu’un qui a reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et qui y a cru (cf. 1 Jn 4, 16).

 
Bonne nouvelle année, qu’elle soit vraiment nouvelle !
p. Nicolas

Dieu est en toute chose. Le voyons-nous ?

 

Dieu est en toute chose. Le voyons-nous ?

Le monde lui-même est le lieu où Dieu se laisse connaître, le Christ y est à l’œuvre et demande au disciple de l’y rejoindre pour soulager avec lui la souffrance de l’humanité. Dieu a besoin de notre collaboration.

De même que dans son sommeil, Samuel a répondu à l’appel de Dieu, les disciples de Jean Baptiste sont émus par le regard et la Parole du Christ juste après son baptême, au point de venir et voir et reconnaître ce messie tant attendu.

De bouche à oreille nous avons entendu parler de ce messie.

Chacun reçoit un appel de Dieu personnel et unique, Dieu invite chaque individu à construire une relation de proximité avec lui.

Comme Jésus le dira plus tard : Vous ne m’avez pas choisi, c’est moi qui vous ai choisi et vous ai désigné pour aller porter du fruit.

Quelle sera ce fruit pour 2024 ?

 

Bernadette Lefebvre
EAP