Fête du baptême de Jésus

En ce dimanche, fête du baptême de Jésus,

Revisitons son baptême et, par là même, notre propre baptême :

Messie ou Fils ? A diverses reprises dans l’Ancien Testament, Dieu a promis d’envoyer un serviteur pour relever son peuple. Le prophète Isaïe nous en offre un exemple dans la première lecture. Ce Messie, à la fois envoyé de Dieu et consacré par l’onction pour mener à bien sa mission, est attendu surtout à l’époque de Jésus en raison de l’occupation romaine Mais, le baptême du Christ est avant tout l’occasion d’entendre une voix venue du ciel et qui le déclare Fils de Dieu.

Jésus, qui n’a pas besoin du pardon des péchés, se fait quand même baptiser pour associer l’humanité tout entière à sa démarche. En célébrant cette fête, nous ravivons l’esprit de notre baptême.

 

Tu es mon Fils bien-aimé : Jean-Baptiste proclame un baptême de conversion. Lorsque Jésus se fait baptiser, ce n’est pas pour se convertir, mais pour se mêler au peuple des chrétiens et signifier qu’il est venu pour les sauver.

Le baptême de Jean n’est pas encore le baptême chrétien. Mais, nous ne pouvons pas célébrer le baptême du Christ sans évoquer notre propre baptême. En effet, par le baptême, nous sommes devenus fils ou fille du même Père. La Parole que Jésus entend de son Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie » s’adresse aussi à chacun des baptisés que nous sommes. En célébrant le baptême du Seigneur, nous sommes invités à rendre vivant notre propre baptême.

 

– Comment entretenir notre baptême ? D’abord, en prenant chaque jour un temps pour parler à Dieu et pour l’écouter dans sa Parole. N’hésitez pas à demander des choses pour vous et pas seulement pour les autres, afin de puiser l’énergie pour tenter de se conformer à l’exemple de la vie du Christ. De plus, pour alimenter et vivifier votre foi, participer à l’eucharistie et recevoir le sacrement de réconciliation est fondamental : vous y puiserez force et pureté pour la route. Cette démarche doit être régulière et ne pas dépendre juste de votre envie.

 

– Assumer sa responsabilité : Nous ne sommes pas chrétiens seulement pour nous-mêmes, mais surtout pour les autres. Dieu compte sur nous pour que nous soyons les relais de l’action divine. Chaque baptisé doit retrousser ses manches et pas seulement les prêtres. En tant que laïcs, notre travail constitue le premier lieu où nous pouvons exercer nos efforts de charité, en veillant par exemple à nous respecter les uns les autres.

 

Eliane RIBOT et Danielle RUIZ, Membres du C. P. P. de Bonne Nouvelle

(Extraits de Prions en Eglise et de l’Hebdomadaire La Vie

Lire aussi

Prédication

Sonner juste avec Dieu
par Frère Luc Devillers
 

Pour montrer en Jésus le nouveau Moïse, le nouveau Passeur de Dieu qui nous fait franchir les eaux du baptême, saint Matthieu construit son évangile sur cinq grands discours entrecoupés d’épisodes narratifs. L’épisode qui nous intéresse aujourd’hui, la scène du baptême de Jésus, se situe au début de sa vie publique. L’évangéliste y manifeste son souci pédagogique dans sa manière de raconter les choses. Ainsi, lui seul en fait le lieu d’une annonce solennelle adressée à tous les croyants, comme le rappelait l’oraison du début de cette messe : Quand le Christ fut baptisé dans le Jourdain, et que l’Esprit Saint descendit sur lui, tu l’as manifesté solennellement comme ton Fils bien-aimé.

En effet, seul saint Matthieu dit que la voix du Père s’est adressée aux assistants – et non pas à Jésus, dans le secret de son cœur – pour leur dire : Celui-ci est mon Fils bien-aimé. C’est ainsi que le Père a « manifesté solennellement » son Fils. Et nous qui sommes réunis ce matin dans l’écoute attentive de cet évangile, considérons-nous comme les assistants de cette scène : c’est bien à nous qu’est adressée aujourd’hui cette parole du Père. Nous sommes invités à reconnaître en Jésus son Fils bien-aimé, celui qu’Isaïe, dans la première lecture, appelait aussi mon Serviteur et mon Élu.

Mais saint Matthieu a encore une autre manière de rendre la communauté des croyants présente au bord du Jourdain, puisque lui seul rapporte cette réaction de Jean-Baptiste : C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi ! Lorsqu’il voit Jésus s’avancer pour se faire baptiser par lui, Jean est déconcerté : pourquoi le Seigneur, le Juste, le Saint, le sans péché, pourquoi veut-il recevoir le baptême, tel un pécheur ? N’est-ce pas l’inverse qui devrait se faire ? Jean n’a-t-il pas raison de proposer à Jésus qu’ils échangent leurs places ?

Jésus répond : Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. Mais « accomplir toute justice », qu’est-ce que cela veut dire ? N’entendons pas ce terme de justice avec notre mentalité moderne, pour laquelle il signifie attention aux petits, aux plus défavorisés, souci de l’équité, du respect des autres, souci aussi des règles de la vie en société. Tout cela, nous avons bien raison de le chercher, mais chaque jour aussi, cette justice nous échappe. C’est particulièrement vrai, tragiquement vrai, en ce moment, dans le pays de Jésus, la Terre sainte.

Cependant, la Bible fait de la justice quelque chose de plus vaste encore, et de plus essentiel : c’est l’ajustement de l’être humain à la volonté de Dieu, une volonté qui veut notre bien, notre salut. En musique, on dit que quelqu’un chante juste ou faux, ou que cela sonne juste ou faux. Être juste, c’est s’ajuster, se mettre au diapason du plan de Dieu. Être en harmonie, en parfait accord avec sa volonté. Marcher à la suite de Jésus, devenir son disciple par le baptême d’eau et d’Esprit, c’est accepter de se laisser accorder par lui, pour sonner juste, en même temps que lui et nos frères et sœurs. Et nous n’avons pas de trop de toute une vie pour apprendre à sonner juste comme Dieu est juste.

Quand on apprend le violon ou le violoncelle, on doit s’exercer à jouer des unissons. C’est-à-dire à produire la même note à partir de deux cordes différentes. Un professeur de violon disait à ses élèves : « Lorsque vous vous sentez seul(e), jouez des unissons… Vous serez bien vite deux ! » Car il est difficile de faire sonner ensemble deux cordes avec des doigtés différents, de façon à produire le même son sur l’une et sur l’autre. Il en va de même dans notre vie spirituelle. Dieu est le maître de nos vies : c’est lui qui nous donne le la de la vie, le la de la sainteté. Mais à nous, baptisés, d’apprendre à sonner juste par rapport à ce la que Dieu nous donne. À nous de nous ajuster à lui.

Dans la nuit de Noël, Dieu s’est fait l’un de nous. Mais, en recevant le baptême des pécheurs, Jésus exprime encore davantage son amour et sa solidarité avec notre humanité fragile et blessée. Qu’il nous aide alors à jouer tous ensemble notre partition de musique, pour que notre vie sonne juste, à l’unisson avec celle de Dieu. Amen.

 

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LE CARÊME 2025

Le Saint-Siège


MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LE CARÊME 2025


Marchons ensemble dans l’espérance


Chers frères et sœurs,


avec le signe pénitentiel des cendres sur la tête, nous commençons le pèlerinage annuel du Saint
Carême dans la foi et dans l’espérance. L’Église, mère et maîtresse, nous invite à préparer nos
cœurs et à nous ouvrir à la grâce de Dieu pour que nous puissions célébrer dans la joie le
triomphe pascal du Christ-Seigneur, sur le péché et sur la mort. Saint Paul le proclame : « La mort
a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » ( 1
Co 15, 54-55). En effet, Jésus-Christ, mort et ressuscité, est le centre de notre foi et le garant de
la grande promesse du Père qu’est la vie éternelle déjà réalisée en son Fils bien-aimé (cf. Jn 10,
28 ; 17, 3). [1]


Je voudrais proposer à l’occasion de ce Carême, enrichi par la grâce de l’année jubilaire,
quelques réflexions sur ce que signifie marcher ensemble dans l’espérance, et découvrir les
appels à la conversion que la miséricorde de Dieu adresse à tous, en tant qu’individus comme en
tant que communautés.


Tout d’abord, marcher. La devise du Jubilé, “pèlerins de l’espérance”, nous rappelle le long
voyage du peuple d’Israël vers la Terre promise, raconté dans le livre de l’Exode : une marche
difficile de l’esclavage à la liberté, voulue et guidée par le Seigneur qui aime son peuple et lui est
toujours fidèle. Et nous ne pouvons pas évoquer l’exode biblique sans penser à tant de frères et
sœurs qui, aujourd’hui, fuient des situations de misère et de violence, partant à la recherche d’une
vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs êtres chers. Un premier appel à la conversion
apparaît ici car, dans la vie, nous sommes tous des pèlerins. Chacun peut se demander :
comment est-ce que je me laisse interpeller par cette condition ? Suis-je vraiment en chemin ou
plutôt paralysé, statique, dans la peur et manquant d’espérance, ou bien encore installé dans ma
zone de confort ? Est-ce que je cherche des chemins de libération des situations de péché et de
manque de dignité ? Ce serait un bon exercice de Carême que de nous confronter à la réalité concrète
d’un migrant ou d’un pèlerin, et de nous laisser toucher de manière à découvrir ce que
Dieu nous demande pour être de meilleurs voyageurs vers la maison du Père. Ce serait un bon
“test” pour le marcheur.


En second lieu, faisons ce chemin ensemble. Marcher ensemble, être synodal, telle est la
vocation de l’Église. [2] Les chrétiens sont appelés à faire route ensemble, jamais comme des
voyageurs solitaires. L’Esprit Saint nous pousse à sortir de nous-mêmes pour aller vers Dieu et
vers nos frères et sœurs, et à ne jamais nous refermer sur nous-mêmes. [3] Marcher ensemble
c’est être des tisseurs d’unité à partir de notre commune dignité d’enfants de Dieu (cf. Ga 3,26-28) ;
c’est avancer côte à côte, sans piétiner ni dominer l’autre, sans nourrir d’envies ni d’hypocrisies,
sans laisser quiconque à la traîne ou se sentir exclu. Allons dans la même direction, vers le même
but, en nous écoutant les uns les autres avec amour et patience.


En ce Carême, Dieu nous demande de vérifier si dans notre vie, dans nos familles, dans les lieux
où nous travaillons, dans les communautés paroissiales ou religieuses, nous sommes capables
de cheminer avec les autres, d’écouter, de dépasser la tentation de nous ancrer dans notre
autoréférentialité et de nous préoccuper seulement de nos propres besoins. Demandons-nous
devant le Seigneur si nous sommes capables de travailler ensemble, évêques, prêtres, personnes
consacrées et laïcs, au service du Royaume de Dieu ; si nous avons une attitude d’accueil, avec
des gestes concrets envers ceux qui nous approchent et ceux qui sont loin ; si nous faisons en
sorte que les personnes se sentent faire partie intégrante de la communauté ou si nous les
maintenons en marge. [4] Ceci est un deuxième appel : la conversion à la synodalité.


Troisièmement, faisons ce chemin ensemble dans l’espérance d’une promesse. Que l’ espérance
qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5), le message central du Jubilé [5], soit pour nous l’horizon du
chemin de Carême vers la victoire de Pâques. Comme nous l’a enseigné le Pape Benoît XVI dans
l’encyclique Spe salvi : « L’être humain a besoin de l’amour inconditionnel. Il a besoin de la
certitude qui lui fait dire : “Ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni
l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous
séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ” ( Rm 8, 38-39) ». [6] Jésus, notre amour et
notre espérance, est ressuscité, [7] il vit et règne glorieusement. La mort a été transformée en
victoire, et c’est là que réside la foi et la grande espérance des chrétiens : la résurrection du
Christ !


Et voici le troisième appel à la conversion : celui de l’espérance, de la confiance en Dieu et en sa
grande promesse, la vie éternelle. Nous devons nous demander : ai-je la conviction que Dieu
pardonne mes péchés ? Ou bien est-ce que j’agis comme si je pouvais me sauver moi-même ?
Est-ce que j’aspire au salut et est-ce que j’invoque l’aide de Dieu pour l’obtenir ? Est-ce que je vis
concrètement l’espérance qui m’aide à lire les événements de l’histoire et qui me pousse à
m’engager pour la justice, la fraternité, le soin de la maison commune, en veillant à ce que
personne ne soit laissé pour compte ?

Sœurs et frères, grâce à l’amour de Dieu en Jésus-Christ, nous sommes gardés dans l’espérance
qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5). L’espérance est “l’ancre de l’âme”, sûre et indéfectible. [8] C’est en
elle que l’Église prie pour que « tous les hommes soient sauvés » ( 1Tm 2,4) et qu’elle attend
d’être dans la gloire du ciel, unie au Christ, son époux. C’est ainsi que s’exprime sainte Thérèse
de Jésus : « Espère, ô mon âme, espère. Tu ignores le jour et l’heure. Veille soigneusement, tout
passe avec rapidité quoique ton impatience rende douteux ce qui est certain, et long un temps
très court » ( Exclamations de l’âme à son Dieu, 15, 3). [9]


Que la Vierge Marie, Mère de l’Espérance, intercède pour nous et nous accompagne sur le
chemin du Carême.


Rome, Saint-Jean-de-Latran, 6 février 2025, mémoire de Saint Paul Miki et ses compagnons,
martyrs.


FRANÇOIS


_____________________________________
[1] Cf. Lett. enc. Dilexit nos (24 ottobre 2024), n. 220
[2] Cf. Homélie de la messe de canonisation des Bienheureux Giovanni Battista Scalabrini e
Artemide Zatti, 9 octobre 2022.
[3] Cf. Idem.
[4] Cf. Ibid.
[5] Cf. Bulle Spes non confundit, n. 1.
[6] Lett. enc. Spe salvi (30 novembre 2007), n. 26.
[7] Cf. Séquence du dimanche de Pâques.
[8] Cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 1820.
[9] Idem., n. 1821.
Copyright © Dicastero per la Comunicazione – Libreria Editrice Vaticana

Jeudi 26 mai 2022 – Ascension du Seigneur

Lectures de la messe

Première lecture

« Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Cher Théophile,
dans mon premier livre
j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné
depuis le moment où il commença,
    jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,
après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions
aux Apôtres qu’il avait choisis.
    C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;
il leur en a donné bien des preuves,
puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu
et leur a parlé du royaume de Dieu.

    Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,
il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,
mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.
Il déclara :
« Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :
    alors que Jean a baptisé avec l’eau,
vous, c’est dans l’Esprit Saint
que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »
    Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :
« Seigneur, est-ce maintenant le temps
où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »
    Jésus leur répondit :
« Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments
que le Père a fixés de sa propre autorité.
    Mais vous allez recevoir une force
quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;
vous serez alors mes témoins
à Jérusalem,
dans toute la Judée et la Samarie,
et jusqu’aux extrémités de la terre. »

    Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,
il s’éleva,
et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.
    Et comme ils fixaient encore le ciel
où Jésus s’en allait,
voici que, devant eux,
se tenaient deux hommes en vêtements blancs,
    qui leur dirent :
« Galiléens,
pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?
Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,
viendra de la même manière
que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 46 (47), 2-3, 6-7, 8-9)

R/ Dieu s’élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
ou : Alléluia !
(Ps 46, 6)

Tous les peuples, battez des mains,
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,
le grand roi sur toute la terre.

Dieu s’élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu, sonnez,
sonnez pour notre roi, sonnez !

Car Dieu est le roi de la terre :
que vos musiques l’annoncent !
Il règne, Dieu, sur les païens,
Dieu est assis sur son trône sacré.

Deuxième lecture

« Le Christ est entré dans le ciel lui-même » (He 9, 24-28 ; 10, 19-23)

Lecture de la lettre aux Hébreux

    Le Christ n’est pas entré
dans un sanctuaire fait de main d’homme,
figure du sanctuaire véritable ;
il est entré dans le ciel même,
afin de se tenir maintenant pour nous
devant la face de Dieu.
    Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois,
comme le grand prêtre qui, tous les ans,
entrait dans le sanctuaire
en offrant un sang qui n’était pas le sien ;
    car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion
depuis la fondation du monde.
Mais en fait, c’est une fois pour toutes,
à la fin des temps,
qu’il s’est manifesté
pour détruire le péché par son sacrifice.
    Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois
et puis d’être jugés,
    ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois
pour enlever les péchés de la multitude ;
il apparaîtra une seconde fois,
non plus à cause du péché,
mais pour le salut de ceux qui l’attendent.

     Frères, c’est avec assurance
que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire
grâce au sang de Jésus :
    nous avons là un chemin nouveau et vivant
qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ;
or, ce rideau est sa chair.
    Et nous avons le prêtre par excellence,
celui qui est établi sur la maison de Dieu.
    Avançons-nous donc vers Dieu
avec un cœur sincère
et dans la plénitude de la foi,
le cœur purifié de ce qui souille notre conscience,
le corps lavé par une eau pure.
    Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance,
car il est fidèle, celui qui a promis.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Tandis qu’il les bénissait, il était emporté au ciel » (Lc 24, 46-53)

Alléluia. Alléluia.
De toutes les nations, faites des disciples,
dit le Seigneur.
Moi, je suis avec vous tous les jours
jusqu’à la fin du monde.
Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples,
            leur dit :
« Il est écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
    et que la conversion serait proclamée en son nom,
pour le pardon des péchés,
à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
    à vous d’en être les témoins.
    Et moi, je vais envoyer sur vous
ce que mon Père a promis.
Quant à vous, demeurez dans la ville
jusqu’à ce que vous soyez revêtus
d’une puissance venue d’en haut. »
    Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ;
et, levant les mains, il les bénit.
    Or, tandis qu’il les bénissait,
il se sépara d’eux
et il était emporté au ciel.
    Ils se prosternèrent devant lui,
puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie.
    Et ils étaient sans cesse dans le Temple
à bénir Dieu.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

3 bonnes raisons de tirer les rois

 

 

 

Le jour de l’Epiphanie, le 6 janvier, et même parfois, tout au long du mois de janvier, nous avons coutume de partager une galette et de tirer les rois. Cette tradition gourmande peut être une merveilleuse occasion de continuer à vivre le mystère de Noël.

 

Voici trois bonnes raisons de tirer les rois :

 

1- Dans la tradition antique, le jour du solstice d’hiver, les romains tiraient un roi parmi les esclaves. Durant une journée, les rôles s’inversaient : le maître devenant esclave et l’esclave devenant le maître. Dieu, à travers Jésus, lui aussi inverse les rôles. Dieu se fait homme. Et il vient établir un Royaume dans lequel les plus petits seront les plus grands. Devant cette galette, nous pouvons célébrer cet ordre nouveau instauré par la naissance de Jésus : notre Roi est bien ce tout petit enfant dans une mangeoire !

2 – Autour de la galette, nous commémorons les rois mages venus d’Orient adorer l’enfant Jésus dont nous parle l’évangile de saint Matthieu. Sont-ils rois ? Sont-ils savants ? Sont-ils trois ? Nous ne savons pas très bien mais, dans tous les cas, ils nous parlent de l’universalité du message du Christ. Ils nous montrent que ni la richesse, ni la science ne sont des obstacles à se mettre en chemin et que Jésus est bien venu pour tous les hommes, quelles que soient leurs origines et leur âge (la tradition populaire les représentant à trois âges de la vie). Dieu est venu sur Terre pour chaque homme et chaque femme !

3 – Une tradition de la galette des rois était que l’on en garde une part en plus, appelée parfois “la part du Bon Dieu” que l’on offrait à la première personne dans le besoin rencontrée. A la suite de Noël, cette fête nous invite donc à continuer à être dans le partage et la charité fraternelle. Tiens, cette année quelle est la “part du Bon Dieu” que je peux réserver dans mes moments festifs et à qui vais-je l’offrir ?


Association Hozana

Venez prier pour nous ici !

 

Soyez dans la joie car Il vient

Le cri de dimanche dernier retentit encore à nos oreilles et dans notre cœur
«soyez dans la joie, soyez dans la joie car Il vient
Oui, Il vient.
Les textes des prophètes que nous écoutons au long de ces 4 semaines nous mettent dans la dynamique de l’attente des Hébreux.
 
Mais il vient sans tambour ni trompette. Il vient «comme une rosée» délicate qui ne s’impose pas. Il vient «comme une pluie fine qui pénètre la terre», terre labourée qu’ouvrent nos pauvres efforts, sinon l’eau ruisselle et «les oiseaux mangent les graines tombées sur le bord du chemin.»
 
Sa bonté nous précède, Lui qui «fait entendre les sourds, voir les aveugles, bondir les estropiés»,
 
Lui qui nous dit
«c’est moi qui te construirai une maison»
Croire en sa venue «c’est déjà posséder ce que l’on espère»
Va et vient de péché, de repentir, de pardon, chemin de vérité et de vie par lequel Il vient.
 
Il est déjà là. Marie le porte, Jean-Baptiste tressaille dans le sein d’Élisabeth. Marie chante le Magnificat.
Dans l’Espérance, nous connaissons déjà la joie. Dans notre avent de prière et d’efforts pour lui permettre de naître
en nous, nous nous préparons à renaître avec Lui, par Lui, qui est déjà en nous, joyeux et paisibles.
Pierre G (EAP)

C’est l’Avent…et après ?

Voilà que s’ouvre à nous le temps de l’Avent. C’est une période qui se veut lumineuse voire féerique dans l’attente patiente et sans bruit du Seigneur qui vient.

Mais le Seigneur peut-il encore advenir dans notre société où nous courons, fatigués, en cette fin d’année ?

C’est une période où nous avons tellement à penser et à gesticuler pour ne rien avoir oublié au moment des fêtes, une phase compliquée avec la crise qui plonge tant de personnes dans la précarité, la difficulté à joindre les deux bouts chaque fin de mois et dans un contexte international, économique, écologique et humain souvent décourageant.

Comment allons-nous vivre ce temps de l’Avent et de Noël ?

Au-delà de la simple consommation, voulons-nous en faire un temps de Grâce où le Seigneur par le prophète Isaïe nous dit : « Venez à la montagne du Seigneur. Prenez de la hauteur. » Et par Jean Baptiste : « Changez vos cœurs ! » Laissons-nous conduire vers la joie de Noël. Le Seigneur Jésus vient dans l’aujourd’hui de nos vies.

Monique Mollier (membre de l’EAP)

Pour une crèche vivante !

 

 

Nous sommes rentrés dans le temps de l’Avent, temps de préparation à la fête de Noël. C’est le moment de l’année où nous décorons nos maisons et installons une crèche. Traditionnellement, elle est installée à partir du premier dimanche de l’Avent et jusqu’au 2 février, date à laquelle nous commémorons la présentation de Jésus au Temple.

 

Les premières crèches, à l’instar de la toute première réalisée par saint François d’Assise lors de la nuit de Noël de 1223, étaient des crèches vivantes. Alors cette année, que notre crèche soit vivante et prenons le temps de la contempler, de l’habiter, de rentrer véritablement dans la joie de Bethléem !

 

  • Installons la Sainte Famille dans notre quotidien. Notre crèche n’a pas besoin d’être la plus belle, la plus grande mais elle a besoin d’être au centre de notre maison, au cœur de notre espace de vie, pour être vue, regardée. Et, à chaque coup d’œil, nous pouvons en profiter pour imaginer Joseph et Marie dans leur quotidien ou pour leur confier la tâche que nous allons faire, le moment que nous passons. Invitons-nous chez eux et invitons-les chez nous …
  • Cheminons avec les santons. La crèche est une bonne occasion de prier en famille, le matin ou le soir. Faisons-en un temps de jeu et de méditation ! Chacun peut avoir son santon et lui donner vie et corps, pour mieux ressentir avec lui la joie immense de cette fameuse nuit où Dieu vint à nous. Quels sont les sentiments qui ont traversé ce berger durant ces quelques semaines ? Qu’est-ce qu’ont pu se dire les rois mages avant de se mettre en chemin ?
  • Suivons l’étoile. L’étoile du berger nous rappelle que le Seigneur nous guide. Pendant toute la durée de l’Avent, soyons attentifs aux signes que Dieu laisse dans notre vie et pour chacun d’eux, dessinons une étoile de plus au-dessus de notre crèche.
  • Chantons avec les anges. C’est le moment de donner de la voix ! Chaque jour de l’Avent, redécouvrons un chant de Noël.

Pour habiter encore davantage ce temps joyeux de l’attente, rejoignez le parcours En Avent pour Noël sur Hozana et vivez un Avent dans la joie en découvrant chaque jour une petite vidéo pour booster votre foi !


Association Hozana

Venez prier pour nous ici !

7 versets de psaumes pour la journée

Les psaumes font partie des textes poétiques de la Bible. Écrits sous forme de chants, ils sont en partie attribués au roi David. Ils sont très présents dans la prière chrétienne ; on les retrouve notamment dans la liturgie de la Parole à la messe et dans la liturgie des heures.

 

Avec les 150 psaumes, nous voyageons au travers d’une large palette de sentiments et d’états d’âmes qui agitent l’homme depuis toujours. Ils nous permettent, entre autres, de sublimer nos émotions et de les offrir à Dieu. En mémorisant quelques versets, ils peuvent nous accompagner tout au long de la journée, dans toutes les circonstances de notre quotidien :

 

  • Dès le lever, pour commencer la journée dans la joie et la louange !
    “De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce, je dirai tes innombrables merveilles ; pour toi, j’exulterai, je danserai, je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.” (psaume 9)
  • Puis, en se préparant, pour se rappeler notre dignité d’enfant de Dieu
    “Je te bénis, mon Créateur pour la merveille que je suis ; tous ces trésors au fond de moi que tu as mis sans faire de bruit !” (psaume 139)
  • Pour rendre grâce à Dieu, le remercier tout au long du jour pour les grâces qu’il nous envoie
    “Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !” (psaume 102)
  • Face à une épreuve, pour se donner du courage et se rappeler que nous ne sommes pas seuls
    “Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.” (psaume 22)
  • Quand la peur ou la crainte nous envahissent
    “Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?” (psaume 27)
  • Devant une injustice, pour éviter que la colère ne s’installe
    “Laisse ta colère, calme ta fièvre, ne t’indigne pas : il n’en viendrait que du mal ; les méchants seront déracinés, mais qui espère le Seigneur possédera la terre.” (psaume 36)
  • Enfin, pour terminer sa journée et s’endormir en paix
    “Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors, car tu me donnes d’habiter, Seigneur, seul, dans la confiance.” (psaumes 4)

« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » (Mc 8,29)

La question de Jésus est posée au pluriel mais concerne chacun de nous, tout comme la réponse donnée par chacun l’engage personnellement.  

Fraîchement arrivé dans la ville de Béziers rejoindre l’équipe des prêtres, c’est déjà le deuxième dimanche que je récite le Credo à l’unisson avec les chrétiens biterrois. Et aujourd’hui je le fais en espérant, qu’une fois j’aurai souhaité « Bon dimanche » à tout le monde, le Seigneur m’aidera à mettre en œuvre cette foi que je professe si allègrement avec vous à la messe, et de la montrer, au moins un tout petit peu, dans mes actes envers tous ceux que je rencontrerai au long de la semaine qui commence. Jusqu’au prochain jour du Seigneur !

P. Nicolas Pietruch
vicaire des paroisses Mère Térésa et ND de la Réconciliation.

 

Les archanges : avec nous, dans les moments décisifs

Le 29 septembre, nous fêtons les 3 archanges : saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël.
Qui sont-ils ? Et pourquoi les prier ?

Les archanges correspondent à un des neuf chœurs des anges. Juste au-dessus des anges, ils sont – comme eux – des messagers célestes mais spécialement chargés d’annoncer de grands événements. Ce fût le cas quand l’ange Gabriel vint apprendre à Marie qu’elle attendait le Messie. Si différentes traditions évoquent l’existence de 7 archanges, la Bible ne mentionne toutefois clairement que 3 noms d’archange.

  • L’archange Michel“Qui est comme Dieu ?” – apparaît notamment dans le combat final décrit par saint Jean dans le livre de l’Apocalypse. “Il y eut alors un combat dans le ciel : Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges, mais il ne fut pas le plus fort ; pour eux désormais, nulle place dans le ciel.” (Apocalypse 12, 7-8)
    Tout à la fois protecteur du peuple de Dieu et défenseur contre Satan, saint Michel peut être prié pour nos combats intérieurs personnels, comme pour des intentions plus globales pour l’Église ou le monde. Il est d’ailleurs souvent coutume, au moment de sa fête, de lui adresser une neuvaine pour la France dont il est le saint patron.

  • L’archange Gabriel“Force de Dieu” – est l’ange de l’Annonciation et apprend également à Zacharie, la grossesse de sa femme Elisabeth. Il est aussi mentionné dans l’Ancien Testament où il apparaît au prophète Daniel : « Tandis que moi, Daniel, je regardais cette vision et que j’essayais d’en comprendre l’interprétation, un être ressemblant à un homme vint se placer en face de moi. Et j’entendis une voix humaine, au milieu de la rivière Oulaï, lui crier : “Gabriel, fais comprendre à celui-ci ce qu’il a vu.”” (Daniel 8, 15-16)

  • L’archange Raphaël“Dieu guérit” – est celui qui accompagne, veille sur Tobit et le soigne de sa cécité.”Sachez-le donc : quand tu as prié, Tobit, et que Sara priait de son côté, c’est moi qui ai présenté votre prière dans la présence glorieuse du Seigneur. Je lui ai de même présenté tes actions lorsque tu enterrais les morts.” (Tobit 12,12). C’est l’ange guérisseur à qui sont adressées de nombreuses prières de guérison mais aussi le saint patron des voyageurs.