Aimer c’est se donner, mais aussi donner à l’autre l’occasion de se donner

« Si Dieu est amour, il faut qu’il ait en lui-même les possibilités de l’amour, qu’il soit communauté. Ce qui demande que son unicité puisse intégrer en elle-même une altérité véritable » dit Bernard Sesboué.

La trinité concilie unité et diversité. Nous pouvons nous en inspirer pour vivre nos relations.

Dans nos relations, chacun doit garder son identité, ne pas chercher à pénétrer l’intimité de l’autre, ne pas vouloir tout comprendre de l’autre, car seule une petite partie émergée de sa personnalité nous est accessible. Sachons respecter nos différences, accepter que l’autre ne fasse pas les choses comme moi, le laisser libre de suivre son propre chemin.

Soyons aussi attentifs à ne pas mettre l’autre dans des cases, à ne pas le réduire à ses actes.

L’amour est un don de Dieu, il ne dépend pas que de moi, je ne peux pas tout maitriser. Ce que je donne, je ne sais pas ce que l’autre va en faire. La relation, je ne sais pas où elle va me mener.

Aimer c’est se donner, mais aussi donner à l’autre l’occasion de se donner. Cela demande de l’humilité.

Tout cela, nous pouvons le vivre dans nos familles, mais aussi dans nos communautés d’église. Demandons à Dieu de nous aider à avoir entre nous des relations justes, à l’image de la trinité.

Denis Lefebvre.

Un désir intolérable

Un désir intolérable

 

Le livre de l’Apocalypse que nous lisons depuis quelques semaines, est un livre visionnaire, prophétique parce qu’il nous annonce de façon énigmatique, plein de symboles, le futur ultime. C’est un livre de l’espérance parce qu’il annonce notre avenir comme un accomplissement de notre soif et notre désir les plus profonds. Celui qui anime ce désir, en fait cet amour lui-même, c’est l’Esprit Saint qui est répandu dans nos cœurs (Rm 5, 5). Ce qui est difficile c’est de ne pas étouffer, de ne pas refouler ce désir par des petits biens, des petits plaisirs. C’est difficile de rester non comblé, non rassasié, non satisfait, bref rester dans le vide intérieur. Ainsi, paradoxalement, on reste en contact avec nos désirs les plus profonds.

St. Jean de la Croix compare l’âme et ses puissances aux cavernes intérieures :

« … quand elles ne sont pas vides, purifiées et exemptes de toute affection de créature, elles ne sentent pas le vide immense de leur profonde capacité… »,

mais quand elles

« … sont complétement détachées et purifiées, la soif, la faim et le désir de leur sens spirituel est intolérable ».

Alors rester dans ce désir intolérable est paradoxalement un chemin vers Dieu. C’est la voie que propose St. Augustin dans son sermon sur la première lettre de st. Jean. Ce désir purifie et augmente notre capacité intérieure pour que nous puissions recevoir Dieu c’est-à-dire tout ce que nous attendons.

P.JAN JANKOWSKI

En attendant la Pentecôte

En attendant la Pentecôte

 

Nous sommes dans une période liturgique spéciale : entre la solennité de l’Ascension de Jésus et la solennité de la descente de l’Esprit Saint qu’on appelle la Pentecôte. Pour connaître le sens de cette période liturgique que nous vivons avec l’Église contemporaine il nous faut s’intéresser aux faits qui l’ont instituée. Ce sont les faits qui sont fêtés par la liturgie. La liturgie ne s’adresse pas à elle-même, mais aux faits historiques. Dans ce cas il s’agit donc de dix jours dans la vie des disciples qui se passait entre deux événements de l’histoire de leur Seigneur : sa montée au ciel et l’envoi de son Esprit.

Pendant ces dix jours les disciples sont réunis à l’étage de la maison pour prier. Saint Luc nous donne une liste précise des onze Apôtres mais il ajoute encore qu’il y avait là-bas environ cent vingt personnes. Ils sont tous réunis parce qu’ils croient que leur Seigneur est ressuscité. C’est cette foi qui les appelle et les rassemble malgré la peur des juifs. Leur Seigneur est parti mais son Esprit n’est pas encore venu. Sans son Esprit ils ne peuvent pas vivre comme avant, c’est-à-dire avec la capacité de guérir les gens, d’expulser les démons et de proclamer la venue proche du Royaume de Dieu.

Les disciples ne sont pas retirés de ce monde comme Jésus a été retiré par son Ascension. Lui, il est au ciel, eux, ils sont là, dans le monde. Ils attendent d’être remplis par l’Esprit de Jésus Ressuscité. Ce sera un genre d’âme pour le nouveau Corps qui se manifeste. Lui, il est sa Tête déjà ressuscitée, eux, ils sont ses Membres toujours sur la terre (pas encore ressuscités). Voilà l’Homme nouveau qui se lève pour monter vers le Père. La Tête organise tout son Corps pour tout Lui offrir. Tout ce qui est à moi est à toi – dit Jésus – et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.

 

P.Krzysztof Paczos

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Pourquoi prier saint Antoine de Padoue ?

Pourquoi prier saint Antoine de Padoue ?

 

Le mardi 13 juin, l’Eglise fête saint Antoine de Padoue. Ce saint portuguais fait l’objet d’une très forte dévotion chez les catholiques. Grand théologien, il est un des docteurs de l’Eglise. Si sa spiritualité franciscaine inspire de nombreux chrétiens, c’est aussi pour ses miracles et ses grâces du quotidien qu’il est tant prié.

Saint Antoine, le thaumaturge : Durant sa vie, saint Antoine permit de nombreuses guérisons et miracles. Ceux-ci continuèrent après sa mort, tant et si bien qu’il fut canonisé seulement 11 mois après sa mort. Nous aussi, nous pouvons confier nos prières et nos demandes, même désespérées, à ce grand saint, appelé aussi “le saint aux miracles”.

Saint Antoine, qui retrouve ce qui est perdu : Ayant retrouvé des manuscrits disparus dans une grotte, frère Antoine est devenu le saint à qui nous confions ce que nous avons égaré : un objet, une personne, notre espérance … Avec confiance, nous pouvons lui demander de nous aider à retrouver ce qui nous manque tant.

Saint Antoine, patron des amoureux : Que l’on cherche l’âme sœur, que l’on souhaite raviver un amour perdu, que l’on veuille fortifier notre couple, saint Antoine accueille les peines et les espérances du cœur.

 

Visuel par Carlos Daniel de Cathopic

En ce mois de juin, à travers une treizaine (le 13 étant le chiffre de saint Antoine, nous pouvons le prier 13 jours durant, plutôt que les neuf jours associés à une neuvaine traditionnelle) ou les litanies de saint Antoine, n’hésitons pas à prier ce grand saint, si proche de nous.

Alice Ollivier pour Hozana.org

 

 

4 façons de prier pour nos parents

Cette année nous fêterons nos mères le dimanche 4 juin et nos pères le 18 juin. Fleurs, colliers de pâtes, porte-clés colorés, les petites attentions ne manquent pas quand nous sommes enfants. Mais en grandissant, prenons-nous toujours autant de soin à célébrer nos parents ?

Ce mois de juin peut être l’occasion de confier ceux qui nous ont élevé, donné la vie, à notre Père du Ciel. Prier pour nos parents, c’est aussi permettre à Dieu de venir guérir certaines blessures, éclairer certaines zones d’ombres, apaiser certains tourments. Quelle que soit la relation que nous avons avec eux, qu’ils soient toujours à nos côtés ou bien déjà partis, prier pour nos parents c’est demander une bénédiction pour eux, comme pour nous.

Image par chin1031 de Pixabay
  • Demander à Dieu la grâce du pardon, d’une réconciliation, d’un apaisement. Nous pouvons confier nos relations filiales blessées, abîmées, compliquées à la Vierge Marie, à travers la neuvaine à Marie qui défait les nœuds et, avec elle, demander au Seigneur de nous aider à pardonner les manquements, et à accueillir consolation et paix intérieure.
  • Rendre grâce à Dieu pour nos parents, pour la vie qu’ils nous ont donnée, pour leur amour, pour ce qu’ils sont ou ont été, pour ce qu’ils nous ont permis de devenir. A travers nos prières, confions nos pères à saint Joseph et nos mères à la Vierge Marie.
  • Confier à Dieu leurs difficultés, leurs combats, leurs peurs. Ils ont veillé sur nous et nous sommes invités à notre tour à veiller sur eux. A travers la maladie, la solitude, la vieillesse, ils nous montrent leur vulnérabilité et leur fragilité. Avec douceur et confiance, présentons-les à Dieu pour qu’il soit leur force et leur réconfort en nous appuyant sur la Parole de Dieu.
  • Avec Dieu et en Dieu, découvrir que la relation à nos parents peut continuer à grandir, vivre et nous porter, bien au-delà de la séparation de la mort. Par la prière, le lien à nos parents est éternel.

Alice Ollivier pour Hozana.org

Changements, nominations dans les paroisses de Béziers

Changements, nominations.

Est venu le temps des changements dans les paroisses du diocèse, y compris cette année à Béziers.

Certains prêtres sont appelés à quitter leur paroisse pour recevoir nouvelle nomination. Le changement entraîne toujours des résistances et des difficultés.

Déjà pour l’évêque qui doit faire des choix alors que le manque de prêtres se fait de plus en plus sentir.

Difficulté pour le prêtre qui quitte un lieu où il a ses repères, où il connaît beaucoup de monde pour une paroisse à découvrir. Enfin difficulté pour la communauté chrétienne qui s’était habituée à son pasteur et qui doit faire l’effort d’en accueillir un autre.

Mais le changement est aussi promesse de renouveau et de renouvellement. Dans tout groupe humain, et l’Église en fait partie, il y des tendances au repli sur soi-même, à l’enfermement dans une certaine routine… l’accueil d’un nouveau prêtre et aussi de nouveaux paroissiens peut être l’occasion d’une ouverture et d’un dynamisme neuf. Ce n’est pas automatique mais il y a une chance à saisir. Vous le savez que « Évangile » signifie « Bonne Nouvelle ». Il y a donc toujours du nouveau à y puiser pour vivre notre situation présente.

Père Bernard Boissezon

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures…

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures … Je pars vous préparer une place … je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.

 

A l’époque de Jésus, le mariage se célébrait en deux étapes. Après les fiançailles, le fiancé partait préparer le foyer, souvent dans sa maison paternelle, apprendre un métier, etc., pour pouvoir accueillir la future épouse dans sa vie. Après, seulement, revenait-il, pour célébrer les noces et pour prendre l’épouse chez lui. L’histoire du Christ nous montre comment nous sommes aimés par Dieu : d’un amour passionné, romantique, fou même – comme un homme aime une femme (et, pourquoi pas, vice versa !). Jésus est né, a vécu et est mort, parce que Dieu voulait être avec nous dans tout. Le Christ est ressuscité, pour que nous puissions être avec lui pour toujours. C’est bien le but et le sens de sa vie, c’est aussi le but et le sens de la nôtre. 

 

p. Nicolas

« Ne crains pas car je suis avec toi »

Le pèlerinage des 3èmes et des lycéens du diocèse de Montpellier à Lourdes a eu lieu du 22 au 24 avril 2023.

Cette année le thème était « Ne crains pas car je suis avec toi » Es 41,10

Au total c’est plus de 450 jeunes des différentes aumôneries et établissements privés de tout le diocèse qui ont fait le pèlerinage. L’Aumônerie de l’enseignement public de Béziers a pu emmener 18 jeunes de Béziers et de Sérignan-Portiragnes. Pour certains c’était la première fois qu’ils s’y rendaient.

Dès leur arrivée ils ont pu découvrir les sanctuaires, puis faire connaissance entre les différents groupes grâce à un grand jeu avant de rejoindre leur hébergement à la Villa Mariale le long du Gave. Le soir tout le monde a pris part à la procession aux flambeaux dans les sanctuaires.

Le dimanche, messe dominicale dans la basilique du Rosaire avant le repas et le grand jeu « Le Chapelet de la Fraternité ». La journée s’est conclue par une veillée de la réconciliation dans l’église Ste Bernadette.

La journée du lundi était placée sous le signe de la lumière et de l’eau, avant la conclusion en chansons et en prières dans l’église Ste Bernadette. Tous les jeunes ont eu du temps pour déposer leurs intentions de prières à la grotte de Massabielle.

 

Monique Mollier – EAP