« À mes brebis, je donne la vie éternelle »

« À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)

 

La parabole de l’évangile de ce dimanche nous invite à devenir des intimes du Seigneur ; le récit nous en donne le chemin.

Les relations avec ses brebis commencent par l‘écoute, une écoute qui permet la connaissance, laquelle, à son tour établit la confiance : les brebis le suivent sur les chemins de vie.

La vie terrestre est la préfiguration de la vie éternelle, et la vocation du Christ est de nous conduire vers ce don du Père avec qui Il fait Un.

Pour accéder à la Vie éternelle, ce don irrévocable, le Christ nous invite à le suivre, à l’écouter, à le connaître, à lui donner notre confiance, à l’aimer…

Ce même évangile du bon pasteur éclaire la journée des Vocations.

Les défis de notre église aujourd’hui nous interrogent, en particulier sur la question des vocations sacerdotales.

Si nous ne sommes pas directement appelés au sacerdoce, nous devons nous demander comment soutenir nos prêtres dans leur mission ? Nous interroger aussi sur notre vocation personnelle ? Comment être un pasteur pour les autres ? Comment suis-je témoin de ce que je vis et qui peut donner envie de suivre le Christ ?

Comment assumer ma vocation pour que mon témoignage soit compris par les jeunes qui nous entourent ?

M.D Bremond (EAP)

 

 

Marche du 8 avril 2022

Document remis aux élèves de 3ème du collège PIC La Salle – Béziers
au départ le 8 avril 2022 de la  marche sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle

Dès les premiers siècles de notre ère, les pèlerins allaient à Jérusalem ainsi qu’à Rome en passant par Béziers.

En construisant la Via Domitia – première voie romaine en Gaule – à partir de l’an 121 av. J.-C., les Romains marchent sur les pas de leurs prédécesseurs Étrusques, Phéniciens et Grecs, qui ont tissé les premiers liens commerciaux avec les Gaulois des « oppida ». A l’époque, plusieurs centres urbains existent déjà dans la région : Agde, fondation grecque du VIIème siècle, Ensérune et Ambrussum, oppida dont les habitants ont peu à peu gagné la plaine, Nîmes, ville gauloise fortifiée, l’oppidum de Béziers.

C’est au 11ème siècle, que le pèlerinage à Compostelle supplante véritablement celui de Rome. Un document écrit en provençal au 14ème début du 15ème siècle, détenu à la bibliothèque Inguimbertine de Carpentras, indique l’itinéraire suivi par un pèlerin depuis Avignon pour se rendre à Saint Jacques de Compostelle par Montpellier, Gigean, Loupian, Saint Thibéry, Béziers, etc.

 

HISTOIRE DE SAINT JACQUES LE MAJEUR

 

Né en Galilée, 5 à 10 ans avant Jésus-Christ, Jacques était le fils de de Zébédée et de Marie-Salomé. La place prépondérante que Jacques tient auprès de Jésus est due non seulement au fait qu’il a fait partie de ses premiers disciples, mais également à son caractère. Le Nouveau Testament décrit un homme « passionné, audacieux, ambitieux et décidé ». Les Actes des Apôtres racontent qu’il reçoit le Saint Esprit sous la forme de langues de feu lors de l’épisode de la pentecôte (vers l’an 33). C’est à partir de ce moment-là qu’il va prendre son bâton de pèlerin et parcourir les chemins pour évangéliser l’occident. D’après la légende, Jacques traversa la Méditerranée pour prêcher le christianisme en Espagne, vers l’an 44, il est arrêté par ordre du roi de Judée, Hérode Antipas 1er, qui le fera décapiter devenant ainsi le 1er apôtre martyr. Ses disciples auraient alors recueilli sa dépouille pour la déposer dans une barque, qui aborda en Galice, à Padrón. Le corps fut enterré dans un compostum, c’est-à-dire un « cimetière » (telle est l’une des étymologies du nom de « Compostelle ») et resta ignoré jusqu’à ce qu’au début du IXème siècle, le 25 juillet 813, une  étoile  vint  indiquer  à un ermite du nom de Pelayo (Pélage) l’emplacement de la sépulture. Ce lieu appelé dès lors campus stellae ou « champ de l’étoile » aurait donné, selon une autre étymologie plus poétique, le mot « Compostelle ». Alphonse II érigea, à côté du tombeau, une église et un monastère. C’est autour de ces édifices primitifs que fut érigée l’actuelle « Catedral de Santiago de Compostela », où convergent les pèlerins.

PREMIER GUIDE

C’est grâce au chemin qu’apparaît le premier guide touristique de l’Histoire : Le Liber Sancti Jacobi connu sous le nom de Codex Calixtinus. Un moine poitevin nommé Aymeri Picaud l’écrivit en 1139 après son pèlerinage effectué avec l’appui de l’ordre de Cluny.

LE CHEMIN DE LA RENAISSANCE À NOS JOURS

 Le chemin tomba ensuite dans l’oubli pendant 2 siècles faute de foi, de l’insécurité, des épidémies… On paie même des personnes pour faire le pèlerinage à sa place, les hospices ferment et tombent en ruine. La Renaissance arrive ensuite à Compostelle de la main de l’archevêque Fonseca, le fondateur de l’université. C’est le 16ème siècle, la guerre de religion a lieu et l’Espagne ferme ses frontières. Les reliques de Saint Jacques sont alors cachées pendant 300 ans pour les empêcher de tomber en mains anglaises. Ce n’est qu’à la fin du 17ème siècle que les archevêques et ordres religieux se lancèrent avec passion dans la construction de style baroque. Les motifs du pèlerinage se différencient de plus en plus. 347 578 personnes ont retiré leur Compostela au bureau des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2019.

 

À BÉZIERS Une association appelée les Romieux de Béziers fut fondée le 12 septembre 2015. Elle a pour but de participer à la réhabilitation de la voie historique de la Plaine du Languedoc Roussillon, la voie du Piémont-Pyrénéen GR78, depuis Montpellier jusqu’à Carcassonne, en œuvrant au développement et au rayonnement du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Elle assure un accueil des marcheurs, dans « l’esprit du pèlerinage » l’écoute, un partage en confiance et en toute liberté, dans le don et sans logique commerciale, dans l’esprit du chemin de Compostelle. Son action vise notamment à accueillir les pèlerins qui font étape au gîte « Bon Camino » mis à disposition par la ville de Béziers. Le « Donativo » est pratiqué c’est-à-dire la personne hébergée donne selon ses moyens. C’est la tradition d’accueil sur le chemin ! Elle coopère également avec les organismes, collectivités ou institutions s’intéressant aux mouvements jacquaires à valoriser les chemins de Saint-Jacques. Contact : André Bigot Président – 06 23 61 22 58

Serge Malbec : Coordinateur de la pastorale du chemin à Béziers 06 98 85 00 97
serge.malbec@orange.fr

 

Les chemins de Saint Jacques de Compostelle en Europe

 

Par la plaine de l’Hérault, le GR78 par Saint Thibéry et Béziers … la voie du Piémont-Pyrénéen

Chemin de Compostelle dans la traversée de Béziers

Avertissement : Concernant le tracé du chemin en direction de Capestang, après le franchissement de l’Orb par l’ancien pont romain (le pont vieux), c’est le 28 janvier 2013, avec toutes les parties prenantes, que le constat a été fait de la difficulté d’un cheminement piéton sécurisé et partagé en raison de l’urbanisation. De plus, l’existence des écluses de Fonseranes, œuvre remarquable de Pierre-Paul Riquet réalisée sous Louis XIV, méritait un détour. Il fut donc décidé de retenir l’idée d’un passage par la risberme le long des berges de l’Orb et rejoindre plus facilement le canal du midi. A noter que ce chemin se confond dans ce secteur avec la voie Domitia.

 Site Internet : https://beziers.catholique.fr/pastorale-du-chemin-de-compostelle/

Le chemin de Compostelle, un chemin pas comme les autres

… c’est un chemin d’évangélisation

Les églises catholiques d’Espagne et de France œuvrent ensemble depuis quelques années en faveur d’une présence chrétienne sur le chemin, afin que l’église « ne perde pas pieds », dans le contexte de la sécularisation de la société occidentale.

Mission : Ouverture des églises et chapelles, diffusion de la créanciale, accueil « chrétien » des marcheurs, appel aux bénévoles, formation, lieux d’hébergement.                                        

Le chemin « est pour certains » culturel et touristique, mais pour d’autres, nombreux ont une démarche de pèlerin et attendent quelque chose qui les aide dans leur quête.

Le Diocèse de Montpellier est partie prenante de cette démarche pour se traduire par une Pastorale de l’évangélisation sur le chemin. Dans la perspective de la mise sur pieds de cette pastorale, il a été procédé à l’inventaire des lieux de passage ou des étapes, reste à recruter et former des nouveaux accueillants.

La credencial commune

Autrefois, les paroisses délivraient aux pèlerins une attestation qui leur permettait de voyager, en authentifiant leur condition de pèlerin à chaque étape. Aujourd’hui elle est destinée aux marcheurs, cyclistes ou cavaliers se rendant à Compostelle. Elle est un signe d’accueil, vis-à-vis de futurs pèlerins effectuant notamment une démarche personnelle profonde, et ouverts à un chemin spirituel.

Ce 8 avril 2022 haltes aux différentes étapes pour faire tamponner leur credencial

Pauline Jaricot, une femme de foi et d’action !

Pauline Jaricot, une femme de foi et d’action !

Suite à la reconnaissance de son premier miracle, Pauline Jaricot sera béatifiée le 22 mai 2022 à Lyon.
Cette laïque, entrepreneuse lyonnaise du XIX ème siècle, s’est mise activement au service du Christ après avoir été profondément touchée par un sermon sur la vanité alors qu’elle avait 17 ans et vivait une vie mondaine.
Pauline imagine, entreprend, crée … Elle nous montre un chemin de sainteté au cœur du monde, ancré dans un catholicisme social et missionnaire.

“Je suis faite pour aimer et agir. Mon cloître, c’est le monde.” (Pauline Jaricot)

  • Évangélisation : Pour aider les missionnaires, elle crée l’œuvre de la Propagation de la Foi en 1822 qui deviendra les Œuvres Pontificales Missionnaires. Elle est aujourd’hui patronne des missions.
    « Une personne qui va puiser de l’eau dans un panier d’osier n’est pas moins insensée que ceux qui se donnent beaucoup de peine en ce monde sans unir leurs travaux à ceux de Jésus-Christ » (Pauline Jaricot)
  • Prière : Ayant une grande dévotion à la Vierge Marie, elle aime la prière du Rosaire et crée le Rosaire Vivant, en 1826 ; fondation toujours en activité
    “La prière est un moteur puissant qui fait sentir sa force d’un bout du monde à l’autre ; elle va chercher dans le cœur de Dieu des grâces de vie et de salut pour tous. La prière est le royaume de Dieu au-dedans de nous ; elle s’étend à tous, au Ciel, sur la terre, dans le purgatoire ; elle enchaîne les démons !” (Pauline Jaricot)
  • Action sociale : Sensible aux réalités et à la misère du monde ouvrier, elle s’engage corps et âme auprès des travailleurs et des plus démunis.
    « Il faut s’attacher à améliorer la condition de la classe ouvrière. Il faut rendre à l’ouvrier sa dignité d’homme, en l’arrachant à l’esclavage d’un travail sans relâche, sa dignité de père en lui faisant retrouver les charmes de la famille, sa dignité de chrétien en lui procurant les espérances de la religion » (Pauline Jaricot)

A l’occasion de sa béatification, rejoignez – du 14 au 22 mai sur Hozanacette neuvaine en ligne à Pauline Jaricot proposée par les Oeuvres Pontificales Missionnaires. Inscrivez-vous dès à présent !

 

Alice Ollivier pour Hozana.org

Heureux les doux

“Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.” (Matthieu 5 ; 5)

crédit photo : marthaartess sur cathopic

Jésus nous présente la douceur comme un chemin vers la plénitude et vers la sainteté. Le message de Jésus renverse une fois de plus les apparences : si le monde semble appartenir aux puissants, c’est bien aux doux que la terre sera donnée !

La douceur est tout sauf un chemin de facilité, tout sauf une renonciation, tout sauf une résignation. Elle est une grande et belle vertu qu’il nous faut cultiver chaque jour.

Et comment peut-on la cultiver ?

  • En la faisant pousser à l’ombre de la patience et de l’humilité. Comme de nombreux saints nous l’ont montré, ces trois vertus se nourrissent les unes des autres. A l’exemple de saint François d’Assise – qui demande dans sa prière du matin “Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux remplis d’amour ; être patient, compréhensif, doux et sage” – inspirons-nous de la douceur forte, généreuse et sans cesse renouvelée de la Création.
  • En contemplant Jésus. Les évangiles sont remplis de scènes dans lesquelles transparaît la douceur du Christ, à travers ses regards, ses paroles, ses gestes. En méditant l’évangile, nous comprenons combien c’est justement la douceur du Christ qui nous bouleverse.
    Au chapitre 11 de l’évangile de Matthieu, Jésus nous dit d’ailleurs : “Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.”
  • En priant : Comme toute vertu, Dieu ne nous la refusera pas si nous la lui demandons. Prions Jésus de transformer nos cœurs, avec cette petite prière toute simple et pourtant si puissante : “Jésus, doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien”.

En marche les doux ! Que la douceur du Christ rayonne sur toute la terre !

Alice Ollivier pour Hozana.org

 Pierre m’aimes-tu ?

 

 

 

Le psaume de ce dimanche (Ps 29) nous donne le fil conducteur d’une méditation des textes du jour.

 

 

 

Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guéri 

 Au bord du lac Jésus questionne Pierre par trois fois « Pierre m’aimes-tu ? » (Évangile) Il le fait revenir, il le fortifie dans sa foi et son amour, comme dimanche dernier il disait à Thomas, « cesse d’être incrédule, sois croyant ; »

                               Seigneur tu m’as fait revenir. Merci !

Seigneur tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse

Pierre et les apôtres déclarèrent : « Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus » (Actes)
Le Christ est ressuscité, le créateur de l’univers, le sauveur des hommes. (Alléluia)

                               Tu es vraiment ressuscité. Je le crois !

Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté toute la vie

 « Les enfants auriez-vous quelque chose à manger ? » « Non »
Ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.

« Venez manger » Puis il prend le pain et le leur donne, Alléluia. (Évangile, Communion)
Seigneur, que ton corps fasse grandir en moi la vie éternelle dès maintenant et qu’il s’épanouisse en joie éternelle I

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint

« Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange … Á celui qui siège sur le trône, et à l’Agneau, la louange, et l’honneur, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. » (Apocalypse)

                               Amen ! Amen ! Adorons ! …

 

1er mai, fête du travail et des travailleurs :

Joseph, juste parmi les justes, sage parmi les sages, n’était ni intellectuel, ni prêcheur, mais le grand silencieux des évangiles, père qui fit la volonté du Père. Dans l’église de Colombiers il est représenté un rabot à la main. C’est avec ce rabot, la scie, le marteau et l’équerre qu’il a fait l’éducation de Jésus, « le fils du charpentier ».

N’est-ce pas le contact de la matière, des épreuves, du réel qui ne se plient pas à nos vues, qui résistent à notre volonté, qui nous forment vraiment ?

Le viticulteur soumis aux caprices du temps : sècheresse, pluies, gel, grêle, qu’y peut-il ? Travaillant au rythme des saisons qui impose son tempo, il n’en avance ni n’en retarde le déroulement : n’y a-t-il pas un temps pour tailler et un temps pour vendanger ?

Joseph saisit à temps et dans le silence la volonté du Père et la met en œuvre au moment voulu.

La Sagesse est dans le concret, pas dans les fantasmes du virtuel, de l’imaginaire, fut-il religieux. La Sagesse n’est–elle pas un autre nom de la foi, un Nom de Dieu. ?

P.Gondard (EAP)

La fête de la Miséricorde Divine

En ce deuxième dimanche de pâques, l’Eglise universelle célèbre la fête de la Miséricorde Divine. En effet, la fête de la miséricorde divine a été instituée par le Saint pape Jean Paul II lors de la canonisation de la sœur Faustine Kowalska, le 30 avril 2000. Et c’est le dimanche 22 avril 2001 qu’elle a été célébrée pour la toute première fois. En célébrant en ce jour l’amour miséricordieux de Dieu, nous sommes invités à nous laisser envelopper par la bonté infinie du Père qui nous aime, Lui qui, par son amour miséricordieux pour l’humanité, a voulu que son Fils unique, Jésus Christ, subisse la passion et la mort pour enfin ressusciter en signe de la victoire de la vie sur la mort.

C’est à la demande de Jésus adressée à la Sœur Faustine Kowalska que la fête de la Miséricorde Divine est célébrée le premier dimanche après pâques. Dans le Petit Journal de la Sœur Faustine nous lisons ceci:

« La fête de la miséricorde est issue de mes entrailles et elle est confirmée dans les profondeurs de mon amour infini. Toute âme qui croit et a confiance en ma miséricorde, l’obtiendra » (Pj 420). 

Que l’amour miséricordieux de Dieu notre Père manifesté en son Fils bien-aimé, Jésus Christ, notre Sauveur, nous embrase tous et consolide notre foi et notre engagement chrétien en faveur de la paix et la concorde entre les hommes et les femmes de notre temps.   

Jésus j’ai confiance en Toi

Sœur Béatrice NTABAJANA (EAP)

Gardez confiance, j’ai vaincu le monde (Jn 16,33)

Paroles étonnantes de Celui qui, quelques heures après, va subir l’échec le plus complet qu’un homme puisse connaître. On dirait que c’est plutôt la victoire du monde. Le monde, non pas tel qu’il sort des mains du créateur, mais tel qu’il devient par nos actes et par la séduction du « prince de de monde ».

La situation actuelle de notre monde marqué par des conflits armés, des guerres économiques, des abus de toute sorte, des familles divisées… nous empêche de voir la victoire du bien, du vrai ou du beau. Mais, ne rêvons pas d’un paradis perdu, d’un temps passé où tout allait mieux.  Est-ce qu’il ne s’agit pas là du destin de toute l’humanité tout au long de l’histoire ? Souvent nous sommes tentés de conclure : « rien de nouveau sous le soleil ». Cela peut nous conduire au pessimisme, comme s’il n’y avait rien à faire.

Que faisons-nous alors de l’espérance ? Où est alors la victoire de Jésus ?

Il ne dispose pas d’une armée avec des avions, des cuirassés et des bombes. Jésus n’essaie pas de gagner des élections en faisant de grands meetings, en envahissant les media pour convaincre les foules. Jésus fait du « porte à porte », il nous invite à le suivre mais chacun à son rythme, respectant toujours notre liberté. Il parle aux foules, mais il invite chaque disciple à le suivre. Même s’il connaît notre faiblesse, nos manques il nous pose toujours la même question, comme à Pierre après la Résurrection : « M’aimes-tu ? » Comme Pierre nous pouvons répondre : « Seigneur, toi, tu sais tout. Tu sais bien que je t’aime » (Jn 21,17)

Il renouvelle sa confiance à Pierre et il nous confie aussi notre mission.  Il nous dit comme au début de notre chemin « suis-moi » (Jn 21,19)

Quelle est notre mission ?  Nous pourrions la résumer dans la devise que portaient certains jeunes à la Cathédrale de Béziers lors de la Messe Chrismale lundi 11 Avril dernier :

« Rencontrer Jésus, l’aimer et le faire aimer ».

Si chacun de nous fait entrer dans son cœur le règne de Dieu, alors son règne viendra.
Si chacun de nous fait sa volonté elle sera « faite sur la terre comme au ciel ».
Jésus a vaincu le monde et sa victoire devient concrète, réelle dans le cœur de chaque disciple.
Alors, dans la communion des saints nous serons tous reliés, nous nous entraiderons, chacun deviendra le gardien de ses frères. Comme dans une même cordée nous pourrons avancer même dans le brouillard et le temps gris.

Au matin dans la clarté Jésus est ressuscité, allons à sa rencontre pour l’aimer et le faire aimer. Alors sa victoire sera réelle et complète. Gardons confiance, il vient à nous chaque jour, à nous de lui ouvrir la porte.

 

Père Xavier ZABALETA

1Devise de Cap missio (P. René LUC)

Vais-je me laisser bouleverser par cet Amour Inouï

Jésus est lucide : ceux qui n’ont pas compris son message vont le mettre à mort. Il consent à cette épreuve, Il accepte ce qui est et s’avance délibérément vers Jérusalem !

Vendredi Saint : Ancré dans sa filiation à son Père, Jésus va vivre l’angoisse. Sur la croix il dira sa peur à Dieu.

Il va prendre soin de la relation entre Marie et Jean et demander à Dieu le pardon des malfaiteurs.

Samedi Saint : Jésus va porter sa présence jusqu’aux lieux les plus bas, les plus obscurs de notre humanité.

Y a-t-il un lieu en moi que je garde fermé à la Présence du Seigneur ?

Puis-je ouvrir ma confiance au Seigneur qui me rejoins jusqu’en ce lieu et me réoriente vers la Vie ?

Cette année, vais-je me laisser bouleverser par cet Amour Inouï ?

 

Bernadette L membre de l’EAP

Voir au-delà des apparences…

C’est une grâce que nous pourrions recevoir de Dieu ce dimanche et cette semaine : la grâce de l’espérance.

Pendant le carême le Père Christophe, nous propose trois conférences sur le thème : Une Église qui meurt

En 1943 on parlait d’Église malade. On a ensuite parlé de crises de l’Église. Aujourd’hui nous entendons dire « c’est la fin d’un monde », « notre monde a cessé d’être chrétien ». Dans sa première conférence le père Christophe nous a montré un triste tableau de l’avenir de l’Église avec des statiques implacables sur la fréquentation de nos églises et sur l’évolution du nombre des baptêmes célébrés sur Béziers. Si au-delà des statistiques nous extrapolons la courbe des baptêmes, nous pouvons imaginer que dans moins de dix ans il n’y aura plus de baptêmes dans nos églises.

Pourtant les sacrements et l’ensemble de la liturgie représente la raison unique de nos églises. Deux risques les menacent aujourd’hui : les réduire au rang de musées, les conserver comme simples témoignages du patrimoine.

Ce samedi 2 avril,  plus de 500 collégiens du diocèse  vont se retrouver sur le site de St Joseph de Mont-Rouge pour le rassemblement
Ichtus, Défie ton cœur, Challenge ta Foi”.

Présenté sous la forme d’une grande énigme à résoudre avec des ateliers alliant Corps & Esprit à relever en équipe, la journée aura pour finalité de découvrir celui qui nous unit tous : le Christ.

À la veillée de Pâques quatre personnes dont une lycéenne, Anaëlle, vont recevoir le baptême. Dans les collèges catholiques de Béziers plusieurs collégiens vont être baptisés et plusieurs écoliers dans les groupes de catéchismes.

Non, notre église n’est pas encore morte !

Mais il faut agir vite. Je me rappelle un jeune collégien catéchumène que j’avais accompagné à la messe paroissiale. À la sortie je lui ai demandé ses impressions, il m’avait répondu « on se lève, on écoute, on s’assoit, on écoute…» Il traduisait par cette phrase sibylline son inaction et son ennui pendant la messe.

Tant que les jeunes ne seront pas considérés et acteurs dans nos célébrations, ils n’auront pas envie d’y participer.

Monique Mollier – EAP

Un long dimanche de fête !

Qui n’a jamais souhaité que la fête continue encore un peu ? Que le dimanche dure toute une semaine ? Et bien à Pâques, c’est possible !

La résurrection du Christ est la source même de la joie des chrétiens et cette joie ne pourrait difficilement être célébrée qu’en une seule journée, ni même en deux jours, si nous comptons le lundi de Pâques. L’octave de Pâques nous invite donc à prolonger la fête pendant 8 jours !
Cette période commence le dimanche de Pâques et se termine avec le dimanche de la miséricorde divine.

Pendant une semaine, le temps s’arrête afin de nous laisser le loisir de goûter pleinement à ce mystère de la foi chrétienne, de savourer la victoire du Christ sur la mort.

Dans un monde où tout va toujours vite, quel bonheur de prendre son temps et de laisser ainsi la joie de Pâques s’ancrer profondément en nous. Célébrons donc encore un peu :

  • Pourquoi pas en retournant une fois à la messe durant cette période et en retrouvant ainsi les prières du jour de Pâques
  • ou peut-être en portant, chaque jour de cette semaine, une touche de blanc dans nos vêtements, en rappel de notre baptême et en signe d’accompagnement des nouveaux baptisés de la nuit pascale ?

Nous ne chômons plus toute la semaine, comme c’était le cas au Moyen Âge, permettant ainsi à certains de prendre leur bâton de pèlerins. Mais nous pouvons toutefois profiter du lundi de Pâques, pour prendre le temps d’un petit pèlerinage près de chez nous ou simplement d’une marche méditative sur le thème de la Résurrection.