Un désir intolérable

 

Le livre de l’Apocalypse que nous lisons depuis quelques semaines, est un livre visionnaire, prophétique parce qu’il nous annonce de façon énigmatique, plein de symboles, le futur ultime.

C’est un livre de l’espérance parce qu’il annonce notre avenir comme un accomplissement de notre soif et notre désir les plus profonds. Celui qui anime ce désir, en fait cet amour lui-même, c’est l’Esprit Saint qui est répandu dans nos cœurs (Rm 5, 5). Ce qui est difficile c’est de ne pas étouffer, de ne pas refouler ce désir par des petits biens, des petits plaisirs. C’est difficile de rester non comblé, non rassasié, non satisfait, bref rester dans le vide intérieur.

Ainsi, paradoxalement, on reste en contact avec nos désirs les plus profonds. St. Jean de la Croix compare l’âme et ses puissances aux cavernes intérieures : « … quand elles ne sont pas vides, purifiées et exemptes de toute affection de créature, elles ne sentent pas le vide immense de leur profonde capacité… », mais quand elles « … sont complétement détachées et purifiées, la soif, la faim et le désir de leur sens spirituel est intolérable ».

Alors rester dans ce désir intolérable est paradoxalement un chemin vers Dieu. C’est la voie que propose St. Augustin dans son sermon sur la première lettre de st. Jean. Ce désir purifie et augmente notre capacité intérieure pour que nous puissions recevoir Dieu c’est-à-dire tout ce que nous attendons.

P.JAN JANKOWSKI

Jeudi 26 mai 2022 – Ascension du Seigneur

Lectures de la messe

Première lecture

« Tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva » (Ac 1, 1-11)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Cher Théophile,
dans mon premier livre
j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné
depuis le moment où il commença,
    jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel,
après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions
aux Apôtres qu’il avait choisis.
    C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ;
il leur en a donné bien des preuves,
puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu
et leur a parlé du royaume de Dieu.

    Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,
il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem,
mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père.
Il déclara :
« Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :
    alors que Jean a baptisé avec l’eau,
vous, c’est dans l’Esprit Saint
que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »
    Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient :
« Seigneur, est-ce maintenant le temps
où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »
    Jésus leur répondit :
« Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments
que le Père a fixés de sa propre autorité.
    Mais vous allez recevoir une force
quand le Saint-Esprit viendra sur vous ;
vous serez alors mes témoins
à Jérusalem,
dans toute la Judée et la Samarie,
et jusqu’aux extrémités de la terre. »

    Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient,
il s’éleva,
et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.
    Et comme ils fixaient encore le ciel
où Jésus s’en allait,
voici que, devant eux,
se tenaient deux hommes en vêtements blancs,
    qui leur dirent :
« Galiléens,
pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?
Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous,
viendra de la même manière
que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

    – Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 46 (47), 2-3, 6-7, 8-9)

R/ Dieu s’élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
ou : Alléluia !
(Ps 46, 6)

Tous les peuples, battez des mains,
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,
le grand roi sur toute la terre.

Dieu s’élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu, sonnez,
sonnez pour notre roi, sonnez !

Car Dieu est le roi de la terre :
que vos musiques l’annoncent !
Il règne, Dieu, sur les païens,
Dieu est assis sur son trône sacré.

Deuxième lecture

« Le Christ est entré dans le ciel lui-même » (He 9, 24-28 ; 10, 19-23)

Lecture de la lettre aux Hébreux

    Le Christ n’est pas entré
dans un sanctuaire fait de main d’homme,
figure du sanctuaire véritable ;
il est entré dans le ciel même,
afin de se tenir maintenant pour nous
devant la face de Dieu.
    Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois,
comme le grand prêtre qui, tous les ans,
entrait dans le sanctuaire
en offrant un sang qui n’était pas le sien ;
    car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion
depuis la fondation du monde.
Mais en fait, c’est une fois pour toutes,
à la fin des temps,
qu’il s’est manifesté
pour détruire le péché par son sacrifice.
    Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois
et puis d’être jugés,
    ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois
pour enlever les péchés de la multitude ;
il apparaîtra une seconde fois,
non plus à cause du péché,
mais pour le salut de ceux qui l’attendent.

     Frères, c’est avec assurance
que nous pouvons entrer dans le véritable sanctuaire
grâce au sang de Jésus :
    nous avons là un chemin nouveau et vivant
qu’il a inauguré en franchissant le rideau du Sanctuaire ;
or, ce rideau est sa chair.
    Et nous avons le prêtre par excellence,
celui qui est établi sur la maison de Dieu.
    Avançons-nous donc vers Dieu
avec un cœur sincère
et dans la plénitude de la foi,
le cœur purifié de ce qui souille notre conscience,
le corps lavé par une eau pure.
    Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance,
car il est fidèle, celui qui a promis.

    – Parole du Seigneur.

Évangile

« Tandis qu’il les bénissait, il était emporté au ciel » (Lc 24, 46-53)

Alléluia. Alléluia.
De toutes les nations, faites des disciples,
dit le Seigneur.
Moi, je suis avec vous tous les jours
jusqu’à la fin du monde.
Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples,
            leur dit :
« Il est écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
    et que la conversion serait proclamée en son nom,
pour le pardon des péchés,
à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
    à vous d’en être les témoins.
    Et moi, je vais envoyer sur vous
ce que mon Père a promis.
Quant à vous, demeurez dans la ville
jusqu’à ce que vous soyez revêtus
d’une puissance venue d’en haut. »
    Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ;
et, levant les mains, il les bénit.
    Or, tandis qu’il les bénissait,
il se sépara d’eux
et il était emporté au ciel.
    Ils se prosternèrent devant lui,
puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie.
    Et ils étaient sans cesse dans le Temple
à bénir Dieu.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Canonisation de Charles de Foucauld

La Canonisation de Charles de Foucauld met en relief cette belle figure de notre Église française. Elle réjouit les congrégations et groupes de spiritualité qui s’inscrivent dans son lignage et qui disent tous les soirs la prière qu’il a formulée :

 « Mon Père,

Je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi, je te remercie.
Je suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d’autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je t’aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance,

car tu es mon Père. »

Le chemin de conversion du frère Charles a atteint cette radicalité dans le désir de se donner totalement au Père, dans une pleine confiance en sa bonté.

Père Bernard Boissezon.

Une façon d’aimer Jn 13, 31-35

Jésus prend congé de ses disciples. Dans peu de temps, ils ne l’auront plus avec eux. Jésus leur parle avec une tendresse particulière : « Mes petits-enfants, il me reste peu de temps à passer avec vous ». La communauté est fragile et petite. Elle vient de naître. Les disciples sont comme des bébés. Que deviendront-ils si le Maître leur manque ?

Jésus leur fait un cadeau :

« Je vous donne un commandement nouveau : «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés». S’ils s’aiment mutuellement de l’amour même dont Jésus les a aimés, ils ne cesseront pas de le sentir vivant au milieu d’eux.

La manière d’aimer de Jésus est sans équivoque son amour a un caractère de service. Jésus se met au service de ceux qui ont peut-être le plus besoin de lui. Il fait de la place dans son cœur et dans sa vie pour ceux qui n’ont pas de place dans la société et dans les préoccupations des gens. Il prend la défense de ceux qui sont faibles et petits, de ceux qui n’ont pas le pouvoir de se défendre eux-mêmes, de ceux qui ne sont pas grands ou importants. Il se fait proche de ceux qui sont seuls et sans défense, de ceux qui ne connaissent ni l’amour ni l’amitié de personne.

Il ne pense qu’à faire le bien, à accueillir, à donner le meilleur de lui-même, à offrir son amitié, à aider les gens à vivre. C’est ainsi qu’on se souviendra de lui des années plus tard dans les premières communautés chrétiennes : « Il a passé toute sa vie à faire le bien ».

L’amour qu’ils ont reçu de Jésus continuera de se répandre parmi les siens. C’est pourquoi, Jésus ajoute :

« Le signe par lequel tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples c’est que vous vous aimez les uns les autres ».

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Ce dimanche aura lieu la canonisation de Charles de Foucauld

« Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira », écrivait Charles de Foucauld dans sa prière d’abandon. Volonté de tout donner, de tout laisser pour être à la « dernière place », comme Jésus. Charles est mort le 1er décembre 1916 après 30 ans d’une perpétuelle conversion.

P.Luis Iňiguez

« À mes brebis, je donne la vie éternelle »

« À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)

 

La parabole de l’évangile de ce dimanche nous invite à devenir des intimes du Seigneur ; le récit nous en donne le chemin.

Les relations avec ses brebis commencent par l‘écoute, une écoute qui permet la connaissance, laquelle, à son tour établit la confiance : les brebis le suivent sur les chemins de vie.

La vie terrestre est la préfiguration de la vie éternelle, et la vocation du Christ est de nous conduire vers ce don du Père avec qui Il fait Un.

Pour accéder à la Vie éternelle, ce don irrévocable, le Christ nous invite à le suivre, à l’écouter, à le connaître, à lui donner notre confiance, à l’aimer…

Ce même évangile du bon pasteur éclaire la journée des Vocations.

Les défis de notre église aujourd’hui nous interrogent, en particulier sur la question des vocations sacerdotales.

Si nous ne sommes pas directement appelés au sacerdoce, nous devons nous demander comment soutenir nos prêtres dans leur mission ? Nous interroger aussi sur notre vocation personnelle ? Comment être un pasteur pour les autres ? Comment suis-je témoin de ce que je vis et qui peut donner envie de suivre le Christ ?

Comment assumer ma vocation pour que mon témoignage soit compris par les jeunes qui nous entourent ?

M.D Bremond (EAP)

 

 

Marche du 8 avril 2022

Document remis aux élèves de 3ème du collège PIC La Salle – Béziers
au départ le 8 avril 2022 de la  marche sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle

Dès les premiers siècles de notre ère, les pèlerins allaient à Jérusalem ainsi qu’à Rome en passant par Béziers.

En construisant la Via Domitia – première voie romaine en Gaule – à partir de l’an 121 av. J.-C., les Romains marchent sur les pas de leurs prédécesseurs Étrusques, Phéniciens et Grecs, qui ont tissé les premiers liens commerciaux avec les Gaulois des « oppida ». A l’époque, plusieurs centres urbains existent déjà dans la région : Agde, fondation grecque du VIIème siècle, Ensérune et Ambrussum, oppida dont les habitants ont peu à peu gagné la plaine, Nîmes, ville gauloise fortifiée, l’oppidum de Béziers.

C’est au 11ème siècle, que le pèlerinage à Compostelle supplante véritablement celui de Rome. Un document écrit en provençal au 14ème début du 15ème siècle, détenu à la bibliothèque Inguimbertine de Carpentras, indique l’itinéraire suivi par un pèlerin depuis Avignon pour se rendre à Saint Jacques de Compostelle par Montpellier, Gigean, Loupian, Saint Thibéry, Béziers, etc.

 

HISTOIRE DE SAINT JACQUES LE MAJEUR

 

Né en Galilée, 5 à 10 ans avant Jésus-Christ, Jacques était le fils de de Zébédée et de Marie-Salomé. La place prépondérante que Jacques tient auprès de Jésus est due non seulement au fait qu’il a fait partie de ses premiers disciples, mais également à son caractère. Le Nouveau Testament décrit un homme « passionné, audacieux, ambitieux et décidé ». Les Actes des Apôtres racontent qu’il reçoit le Saint Esprit sous la forme de langues de feu lors de l’épisode de la pentecôte (vers l’an 33). C’est à partir de ce moment-là qu’il va prendre son bâton de pèlerin et parcourir les chemins pour évangéliser l’occident. D’après la légende, Jacques traversa la Méditerranée pour prêcher le christianisme en Espagne, vers l’an 44, il est arrêté par ordre du roi de Judée, Hérode Antipas 1er, qui le fera décapiter devenant ainsi le 1er apôtre martyr. Ses disciples auraient alors recueilli sa dépouille pour la déposer dans une barque, qui aborda en Galice, à Padrón. Le corps fut enterré dans un compostum, c’est-à-dire un « cimetière » (telle est l’une des étymologies du nom de « Compostelle ») et resta ignoré jusqu’à ce qu’au début du IXème siècle, le 25 juillet 813, une  étoile  vint  indiquer  à un ermite du nom de Pelayo (Pélage) l’emplacement de la sépulture. Ce lieu appelé dès lors campus stellae ou « champ de l’étoile » aurait donné, selon une autre étymologie plus poétique, le mot « Compostelle ». Alphonse II érigea, à côté du tombeau, une église et un monastère. C’est autour de ces édifices primitifs que fut érigée l’actuelle « Catedral de Santiago de Compostela », où convergent les pèlerins.

PREMIER GUIDE

C’est grâce au chemin qu’apparaît le premier guide touristique de l’Histoire : Le Liber Sancti Jacobi connu sous le nom de Codex Calixtinus. Un moine poitevin nommé Aymeri Picaud l’écrivit en 1139 après son pèlerinage effectué avec l’appui de l’ordre de Cluny.

LE CHEMIN DE LA RENAISSANCE À NOS JOURS

 Le chemin tomba ensuite dans l’oubli pendant 2 siècles faute de foi, de l’insécurité, des épidémies… On paie même des personnes pour faire le pèlerinage à sa place, les hospices ferment et tombent en ruine. La Renaissance arrive ensuite à Compostelle de la main de l’archevêque Fonseca, le fondateur de l’université. C’est le 16ème siècle, la guerre de religion a lieu et l’Espagne ferme ses frontières. Les reliques de Saint Jacques sont alors cachées pendant 300 ans pour les empêcher de tomber en mains anglaises. Ce n’est qu’à la fin du 17ème siècle que les archevêques et ordres religieux se lancèrent avec passion dans la construction de style baroque. Les motifs du pèlerinage se différencient de plus en plus. 347 578 personnes ont retiré leur Compostela au bureau des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2019.

 

À BÉZIERS Une association appelée les Romieux de Béziers fut fondée le 12 septembre 2015. Elle a pour but de participer à la réhabilitation de la voie historique de la Plaine du Languedoc Roussillon, la voie du Piémont-Pyrénéen GR78, depuis Montpellier jusqu’à Carcassonne, en œuvrant au développement et au rayonnement du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Elle assure un accueil des marcheurs, dans « l’esprit du pèlerinage » l’écoute, un partage en confiance et en toute liberté, dans le don et sans logique commerciale, dans l’esprit du chemin de Compostelle. Son action vise notamment à accueillir les pèlerins qui font étape au gîte « Bon Camino » mis à disposition par la ville de Béziers. Le « Donativo » est pratiqué c’est-à-dire la personne hébergée donne selon ses moyens. C’est la tradition d’accueil sur le chemin ! Elle coopère également avec les organismes, collectivités ou institutions s’intéressant aux mouvements jacquaires à valoriser les chemins de Saint-Jacques. Contact : André Bigot Président – 06 23 61 22 58

Serge Malbec : Coordinateur de la pastorale du chemin à Béziers 06 98 85 00 97
serge.malbec@orange.fr

 

Les chemins de Saint Jacques de Compostelle en Europe

 

Par la plaine de l’Hérault, le GR78 par Saint Thibéry et Béziers … la voie du Piémont-Pyrénéen

Chemin de Compostelle dans la traversée de Béziers

Avertissement : Concernant le tracé du chemin en direction de Capestang, après le franchissement de l’Orb par l’ancien pont romain (le pont vieux), c’est le 28 janvier 2013, avec toutes les parties prenantes, que le constat a été fait de la difficulté d’un cheminement piéton sécurisé et partagé en raison de l’urbanisation. De plus, l’existence des écluses de Fonseranes, œuvre remarquable de Pierre-Paul Riquet réalisée sous Louis XIV, méritait un détour. Il fut donc décidé de retenir l’idée d’un passage par la risberme le long des berges de l’Orb et rejoindre plus facilement le canal du midi. A noter que ce chemin se confond dans ce secteur avec la voie Domitia.

 Site Internet : https://beziers.catholique.fr/pastorale-du-chemin-de-compostelle/

Le chemin de Compostelle, un chemin pas comme les autres

… c’est un chemin d’évangélisation

Les églises catholiques d’Espagne et de France œuvrent ensemble depuis quelques années en faveur d’une présence chrétienne sur le chemin, afin que l’église « ne perde pas pieds », dans le contexte de la sécularisation de la société occidentale.

Mission : Ouverture des églises et chapelles, diffusion de la créanciale, accueil « chrétien » des marcheurs, appel aux bénévoles, formation, lieux d’hébergement.                                        

Le chemin « est pour certains » culturel et touristique, mais pour d’autres, nombreux ont une démarche de pèlerin et attendent quelque chose qui les aide dans leur quête.

Le Diocèse de Montpellier est partie prenante de cette démarche pour se traduire par une Pastorale de l’évangélisation sur le chemin. Dans la perspective de la mise sur pieds de cette pastorale, il a été procédé à l’inventaire des lieux de passage ou des étapes, reste à recruter et former des nouveaux accueillants.

La credencial commune

Autrefois, les paroisses délivraient aux pèlerins une attestation qui leur permettait de voyager, en authentifiant leur condition de pèlerin à chaque étape. Aujourd’hui elle est destinée aux marcheurs, cyclistes ou cavaliers se rendant à Compostelle. Elle est un signe d’accueil, vis-à-vis de futurs pèlerins effectuant notamment une démarche personnelle profonde, et ouverts à un chemin spirituel.

Ce 8 avril 2022 haltes aux différentes étapes pour faire tamponner leur credencial

Pauline Jaricot, une femme de foi et d’action !

Pauline Jaricot, une femme de foi et d’action !

Suite à la reconnaissance de son premier miracle, Pauline Jaricot sera béatifiée le 22 mai 2022 à Lyon.
Cette laïque, entrepreneuse lyonnaise du XIX ème siècle, s’est mise activement au service du Christ après avoir été profondément touchée par un sermon sur la vanité alors qu’elle avait 17 ans et vivait une vie mondaine.
Pauline imagine, entreprend, crée … Elle nous montre un chemin de sainteté au cœur du monde, ancré dans un catholicisme social et missionnaire.

“Je suis faite pour aimer et agir. Mon cloître, c’est le monde.” (Pauline Jaricot)

  • Évangélisation : Pour aider les missionnaires, elle crée l’œuvre de la Propagation de la Foi en 1822 qui deviendra les Œuvres Pontificales Missionnaires. Elle est aujourd’hui patronne des missions.
    « Une personne qui va puiser de l’eau dans un panier d’osier n’est pas moins insensée que ceux qui se donnent beaucoup de peine en ce monde sans unir leurs travaux à ceux de Jésus-Christ » (Pauline Jaricot)
  • Prière : Ayant une grande dévotion à la Vierge Marie, elle aime la prière du Rosaire et crée le Rosaire Vivant, en 1826 ; fondation toujours en activité
    “La prière est un moteur puissant qui fait sentir sa force d’un bout du monde à l’autre ; elle va chercher dans le cœur de Dieu des grâces de vie et de salut pour tous. La prière est le royaume de Dieu au-dedans de nous ; elle s’étend à tous, au Ciel, sur la terre, dans le purgatoire ; elle enchaîne les démons !” (Pauline Jaricot)
  • Action sociale : Sensible aux réalités et à la misère du monde ouvrier, elle s’engage corps et âme auprès des travailleurs et des plus démunis.
    « Il faut s’attacher à améliorer la condition de la classe ouvrière. Il faut rendre à l’ouvrier sa dignité d’homme, en l’arrachant à l’esclavage d’un travail sans relâche, sa dignité de père en lui faisant retrouver les charmes de la famille, sa dignité de chrétien en lui procurant les espérances de la religion » (Pauline Jaricot)

A l’occasion de sa béatification, rejoignez – du 14 au 22 mai sur Hozanacette neuvaine en ligne à Pauline Jaricot proposée par les Oeuvres Pontificales Missionnaires. Inscrivez-vous dès à présent !

 

Alice Ollivier pour Hozana.org

Heureux les doux

“Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.” (Matthieu 5 ; 5)

crédit photo : marthaartess sur cathopic

Jésus nous présente la douceur comme un chemin vers la plénitude et vers la sainteté. Le message de Jésus renverse une fois de plus les apparences : si le monde semble appartenir aux puissants, c’est bien aux doux que la terre sera donnée !

La douceur est tout sauf un chemin de facilité, tout sauf une renonciation, tout sauf une résignation. Elle est une grande et belle vertu qu’il nous faut cultiver chaque jour.

Et comment peut-on la cultiver ?

  • En la faisant pousser à l’ombre de la patience et de l’humilité. Comme de nombreux saints nous l’ont montré, ces trois vertus se nourrissent les unes des autres. A l’exemple de saint François d’Assise – qui demande dans sa prière du matin “Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux remplis d’amour ; être patient, compréhensif, doux et sage” – inspirons-nous de la douceur forte, généreuse et sans cesse renouvelée de la Création.
  • En contemplant Jésus. Les évangiles sont remplis de scènes dans lesquelles transparaît la douceur du Christ, à travers ses regards, ses paroles, ses gestes. En méditant l’évangile, nous comprenons combien c’est justement la douceur du Christ qui nous bouleverse.
    Au chapitre 11 de l’évangile de Matthieu, Jésus nous dit d’ailleurs : “Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.”
  • En priant : Comme toute vertu, Dieu ne nous la refusera pas si nous la lui demandons. Prions Jésus de transformer nos cœurs, avec cette petite prière toute simple et pourtant si puissante : “Jésus, doux et humble de cœur, rends mon cœur semblable au tien”.

En marche les doux ! Que la douceur du Christ rayonne sur toute la terre !

Alice Ollivier pour Hozana.org

 Pierre m’aimes-tu ?

 

 

 

Le psaume de ce dimanche (Ps 29) nous donne le fil conducteur d’une méditation des textes du jour.

 

 

 

Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m’as guéri 

 Au bord du lac Jésus questionne Pierre par trois fois « Pierre m’aimes-tu ? » (Évangile) Il le fait revenir, il le fortifie dans sa foi et son amour, comme dimanche dernier il disait à Thomas, « cesse d’être incrédule, sois croyant ; »

                               Seigneur tu m’as fait revenir. Merci !

Seigneur tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse

Pierre et les apôtres déclarèrent : « Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus » (Actes)
Le Christ est ressuscité, le créateur de l’univers, le sauveur des hommes. (Alléluia)

                               Tu es vraiment ressuscité. Je le crois !

Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté toute la vie

 « Les enfants auriez-vous quelque chose à manger ? » « Non »
Ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.

« Venez manger » Puis il prend le pain et le leur donne, Alléluia. (Évangile, Communion)
Seigneur, que ton corps fasse grandir en moi la vie éternelle dès maintenant et qu’il s’épanouisse en joie éternelle I

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom très saint

« Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange … Á celui qui siège sur le trône, et à l’Agneau, la louange, et l’honneur, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. » (Apocalypse)

                               Amen ! Amen ! Adorons ! …

 

1er mai, fête du travail et des travailleurs :

Joseph, juste parmi les justes, sage parmi les sages, n’était ni intellectuel, ni prêcheur, mais le grand silencieux des évangiles, père qui fit la volonté du Père. Dans l’église de Colombiers il est représenté un rabot à la main. C’est avec ce rabot, la scie, le marteau et l’équerre qu’il a fait l’éducation de Jésus, « le fils du charpentier ».

N’est-ce pas le contact de la matière, des épreuves, du réel qui ne se plient pas à nos vues, qui résistent à notre volonté, qui nous forment vraiment ?

Le viticulteur soumis aux caprices du temps : sècheresse, pluies, gel, grêle, qu’y peut-il ? Travaillant au rythme des saisons qui impose son tempo, il n’en avance ni n’en retarde le déroulement : n’y a-t-il pas un temps pour tailler et un temps pour vendanger ?

Joseph saisit à temps et dans le silence la volonté du Père et la met en œuvre au moment voulu.

La Sagesse est dans le concret, pas dans les fantasmes du virtuel, de l’imaginaire, fut-il religieux. La Sagesse n’est–elle pas un autre nom de la foi, un Nom de Dieu. ?

P.Gondard (EAP)

La fête de la Miséricorde Divine

En ce deuxième dimanche de pâques, l’Eglise universelle célèbre la fête de la Miséricorde Divine. En effet, la fête de la miséricorde divine a été instituée par le Saint pape Jean Paul II lors de la canonisation de la sœur Faustine Kowalska, le 30 avril 2000. Et c’est le dimanche 22 avril 2001 qu’elle a été célébrée pour la toute première fois. En célébrant en ce jour l’amour miséricordieux de Dieu, nous sommes invités à nous laisser envelopper par la bonté infinie du Père qui nous aime, Lui qui, par son amour miséricordieux pour l’humanité, a voulu que son Fils unique, Jésus Christ, subisse la passion et la mort pour enfin ressusciter en signe de la victoire de la vie sur la mort.

C’est à la demande de Jésus adressée à la Sœur Faustine Kowalska que la fête de la Miséricorde Divine est célébrée le premier dimanche après pâques. Dans le Petit Journal de la Sœur Faustine nous lisons ceci:

« La fête de la miséricorde est issue de mes entrailles et elle est confirmée dans les profondeurs de mon amour infini. Toute âme qui croit et a confiance en ma miséricorde, l’obtiendra » (Pj 420). 

Que l’amour miséricordieux de Dieu notre Père manifesté en son Fils bien-aimé, Jésus Christ, notre Sauveur, nous embrase tous et consolide notre foi et notre engagement chrétien en faveur de la paix et la concorde entre les hommes et les femmes de notre temps.   

Jésus j’ai confiance en Toi

Sœur Béatrice NTABAJANA (EAP)