PRESENTATION DU CLOÎTRE

LECTURE SYMBOLIQUE

 Texte lu dans le cloître par Pascal Maisondieu

Dans la vie de la cathédrale le cloître est, comme dans un monastère, un lieu de passage régulier pour les diverses activités canoniales et épiscopale.

C’était l’accès normal à la cathédrale pour les chanoines et pour l’évêque, et même pour les fidèles jusqu’au XVIIème siècle, car ils passaient par la cour du palais médiéval, avant l’incendie de 1664 (Ouverture de la porte Nord). Les petits chanteurs passaient aussi par le cloître depuis leur « école » à l’Ouest

Les entrées solennelles à la cathédrale se faisaient par la porte occidentale

Quatre murs cernent ce lieu, aucune vue vers l’horizon, seule ouverture, généreuse, vers le ciel, et depuis le Sud, les hauteurs de la cathédrale, la représentation de la Jérusalem Céleste.

Les quatre galeries, abritant de la pluie et un peu du soleil, invitent à la déambulation lente… Sous la pleine lumière de Dieu

Lieu de prière individuelle (le bréviaire)… Lieu de rencontre et d’échange par deux ou trois, à voix basse.

Importance de se souvenir de l’époque, la lutte contre l’hérésie cathare, marquée par le dualisme : monde du bien, l’Esprit de Dieu, le monde spirituel, monde du mal : la…création matérielle, à commencer par notre corps

L’Église affiche que le Bien et le Mal sont en nous et il faut lutter contre ce mal en nous… La création n’est pas l’œuvre du Mal : « Le Mal n’est pas une force créatrice, mais une force de «division» de «séparation»

Contre les Cathares qui nient la double nature du Christ, l’Église met en exergue le mystère de cette double nature divine et humaine : on l’a vu dans la forme de la porte solennelle ou dans le plan basilical de l’église… Ce thème est plusieurs fois repris ici, dans le cloître. À commencer par la porte.

Mais regardez les deux figures qui évoquent un appel au silence, mais aussi les deux usages – le bon et le mauvais – de la Parole divine que l’on va écouter.

Extrait du Psaume 141

Éternel, je t’ai invoqué ; hâte-toi [de venir] vers moi

Prête l’oreille à ma voix, quand je crie vers toi

Que ma prière vienne devant toi comme l’encens l’élévation de mes mains comme l’offrande du soir.

Mets, ô Éternel, une garde à ma bouche

veille sur l’entrée de mes lèvres

N’incline mon cœur à aucune chose mauvaise, à des actions coupables avec les hommes qui font le mal, Et que je ne prenne aucune part à leurs festins et que je ne mange pas de leurs friandises

 

Un autre thème se superpose au premier que je viens d’évoquer. Il organise les décors des supports des ogives des travées du cloître

C’est « ma lecture », je vous la propose.

La seule vue, depuis le cloître, c’est la Cathédrale, l’image symbolique de la Jérusalem Céleste

Elle constitue comme une finalité dans notre passage dans le cloître, image symbolique de notre passage sur terre (un carré, l’espace et le temps de notre vie terrestre).

Nous devons traverser les épreuves de la vie et triompher des embuches pour accéder au « salut », à la Jérusalem Céleste, au Royaume de Dieu, où nous sommes appelés à vivre éternellement après notre résurrection à la fin du temps.

Au Sud : face à la cathédrale – le ciel – les anges chantent la gloire de Dieu qu’ils peuvent contempler de là où ils sont.

À l’Est : les combats terrestres. Essentiellement des guerriers, des chevaliers, des « duels contre un ennemi, le « Malin

Images du combat spirituel .

Ce côté se termine au Nord, par l’homme seul, consacré à Dieu, le moine, le chanoine, tout près de l’entrée dans la salle du Chapitre

À l’Ouest : c’est plutôt la vie de l’homme et de la femme, l’amour humain et ses pièges. Les difficultés de la vie conjugale « Les tentations des pêchés de « chair ». Ici la luxure avec cette femme dont les seins sont dévorés par un monstre… la luxure

Il faut passer par le discernement intérieur entre Bien et Mal .

Cette série se termine, au Nord, par l’amour heureux de ce beau couple, tendrement enlacé.

Le cloître, illuminé par la lumière du ciel, facilement identifiable comme symbole de la lumière divine.

Lumière qui montre le but de la vie sur terre, préparer le « salut », la Vie dans la Jérusalem Céleste

Les chemins pour y parvenir sont multiples .

Il faudra traverser des épreuves, triompher dans des combats difficiles…

Mais la sérénité, la paix, le bonheur est au bout du chemin.

Chacun doit choisir sa voie.

Lumière aussi qui est la source de la Vie

La présentation des cloches

LE DIT DES CLOCHES

 19 h texte lu à l’extérieur par Camille Migliassio et Madeleine Aimes

Les cloches sont des messagères.

Qu’elles soient dans les horloges pour dire l’heure, sur un bateau pour dire les manoeuvres, dans l’école pour la récréation, ou, encore, à la Bourse pour ouvrir la séance des cotations…

Tout en haut du clocher une cloche sonne les heures, elle a été fondue en 1788. Dans le clocher, au dernier étage, cinq cloches annoncent habituellement les offices et parfois des évènements concernant la communauté.

Trois cloches de dimension modeste : Alexandrine, Gabrielle et Isabelle ont été fondues à la fin du 18ème siècle.

Deux autres, le gros bourdon , Marie, avec la petite Bernadette, ont été fondues par Joseph GRANIER, en 1939.

Une histoire bien mouvementée.

Lors du sac de Béziers en 1209, la Chanson de la Croisade précise que les Biterrois poursuivis par les ribauds de l’armée des croisés …« Van sen a la gleiza et fan los senhs sonar »

Il y avait donc des cloches…

Ce clocher roman s’est effondré, la nuit de Noël, en 1354, par suite d’un incendie. L’ensemble des instruments de la sonnerie, le « classicum », s’est brisé.

Le nouveau clocher, élargi et surélevé, a été construit avant la fin du XIVème siècle avec une grande chambre pour les cloches. Il est raisonnable de penser que les chanoines ont reconstitué leurs «campanes» pour rythmer les heures des offices.

En ce début du XVème siècle, parmi ces nouvelles cloches, devait figurer une « senh mage », ancêtre de notre bourdon.

Au cours des guerres de religion, au milieu du XVI e siècle, les cloches furent mises à mal. En 1615, le chapitre décide de remettre la sonnerie en état.

Le procès-verbal de visite pastorale de Clément de BONSI, en 1633, fait état de six cloches : la grande cloche (le bourdon), la seconde, le « Dominicat » et trois « terciales ».

La « grande cloche » s’est cassée ultérieurement et sa refonte est signalée en 1650, par un certain DAIGNAC, qui le fit dans le jardin du Saint Esprit.

Le 15 août 1663, en sonnant la grand-messe, nouvel accident. On ne retrouve pas la date de refonte.

En 1723, des Biterrois, grands esprits férus de science, utilisent le bourdon pour des expériences acoustiques. Leur zèle a été fatal au bourdon. Le chapitre passa un marché avec Jacques GOR, maître fondeur de Pézenas, en 1724.

Le bourdon fut démoli dans le clocher, les morceaux descendus et pesés pour 114 quintaux. Le nouveau bourdon ne pesait que 90 quintaux !!! Le chapitre engagea un procès contre le fondeur…

Soixante ans plus tard, en 1785, pour fêter la naissance du deuxième fils de Louis XVI, sonnerie des cloches à toutes volées, le bourdon est encore fêlé !!!

Il ne sera à nouveau refondu qu’en 1789, quelques mois avant la Révolution, par Claude BRENEL ; il avait installé son atelier dans les jardins des prisons du Roi (actuel Musée FABREGAT). Son poids de 114 quintaux (4 936 kilos) était spécifié dans la commande et a été bien vérifié !!!

Pendant la Révolution, les cloches furent cassées et le bronze récupéré pour couler des canons pour la jeune armée de la République, mais, raconte l’historien FABREGAT, un accident est arrivé à l’homme qui voulait arracher de son poste le bourdon, « La Marie ». Les démolisseurs furent effrayés par cet avertissement. Seule « La Marie » survécut à la destruction.

Dernier avatar, à ce jour, une nouvelle fêlure la nuit de Noël 1937 !!!

Monseigneur BLAQUIÈRE lance une souscription auprès des Biterrois. Les résultats dépassent les besoins et l’on a pu, en plus de la refonte du bourdon, fondre une nouvelle cloche, LA BERNADETTE.

Les cloches de notre église sont chargées de messages sacrés. Elles ont été bénies deux fois : la première lors de leur coulage, dans l’atelier du fondeur, et une deuxième fois lors de leur « baptême » à l’église, au cours d’une messe.

Pour cette cérémonie, qui n’est pas vraiment un baptême, même si elle a Parrain et Marraine, la Cloche reçoit un nom, est encensée et bénie solennellement.

La prière de bénédiction exprime bien sa vocation particulière :

Pour rassembler ton peuple,

tu as ordonné à Moïse ton serviteur

d’utiliser des trompettes d’argent.

Tu ne refuses pas que, dans ton Eglise,

des cloches de bronze invitent ton peuple à la prière.

Bénis cette nouvelle cloche

et fait que tous tes fils,

en entendant sa voix,

élèvent vers toi leur coeur

et se hâtent vers ta maison,

pour y découvrir la présence du Christ,

écouter ta parole

et t’offrir leur hommage.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ancrées dans l’histoire de MOÏSE, les cloches sont des « messagères sacrées » pour inviter les Chrétiens à la rencontre du Christ.

Au long de tous les siècles où un Chapitre entourait l’Évêque, jusqu’à la Révolution, des sonneries particulières rassemblaient les chanoines pour les offices des heures :

Matines, Sexte, Nonne, Vêpres, Complies, Vigile…

Aujourd’hui, la cloche de l’horloge, dit le temps qui s‘écoule, vous avez entendu sonner dix-neuf heures…

Les sonneries sont différentes suivant ce qu’elles annoncent :

L’Angélus, est une très ancienne pratique.

Cette prière à Marie, rappelle l’Annonciation : « l’ange du Seigneur dit à Marie… ».

C’est le rappel trois fois par jour du mystère de l’Incarnation de Jésus, Fils de Dieu, inauguration de la Nouvelle Alliance, fondement de la vie Chrétienne.

Les Messes,

Trois sonneries : une demi-heure et un quart d’heure avant la Messe, la troisième à

l’heure juste.

Pour les grandes fêtes, les cloches sonnent à toutes volées, ce sont les Fêtes Carillonnées,

Noël, Pâques, Pentecôte, assomption, Toussaint.

Le Glas,

Il annonçait un décès, mais aujourd’hui, il n’est plus sonné que pour la messe

d’enterrement, avec deux cloches, une grave et une plus aigüe, des séries de cinq

coups, lentes, espacées :

pour une femme deux coups grave et trois coups aigus,

pour un homme trois coups graves, deux coups aigus.

Le Tocsin :

Une sonnerie non consacrée à une cérémonie, une sonnerie de catastrophe.

Le tocsin a été sonné au point du jour du 22 juillet pendant que sonnaient les

trompettes dans le camp des « croisés ».

Il est rarement sonné actuellement. Pratiquement remplacé par la sirène municipale.

On le sonnait pour un incendie et ameuter les secours.

On l’a entendu pour la déclaration de guerre le 3 septembre 1939.

On le sonnait à Béziers pour annoncer une grave crue de l’Orb…

Il a sonné en décembre 1954 quand l’Orb est sorti deux fois en trois jours…

C’est la plus grosse cloche qui sonne le Tocsin, pendant près d’un quart d’heure, sur

un rythme régulier de 60 coups à la minute.

6 belles expressions bibliques


Image par
StockSnap de Pixabay

De très nombreuses expressions de la vie courante sont tirées de la Bible, des récits ou des personnages bibliques (la pomme d’Adam, pleurer comme une Madeleine, être ravitaillé par les corbeaux…) ; certaines mêmes reprennent, quasiment à la lettre, une partie d’un verset. Il nous arrive donc de citer – plus souvent que nous le croyons – la Parole de Dieu.          
Voici 6 expressions qui peuvent nous aider à distiller, l’air de rien, un peu de la sagesse de Dieu dans nos conversations quotidiennes !

“Rien de nouveau sous le soleil” … En effet, rien de neuf, puisque cette expression provient de livre de l’Ecclésiaste (ou le Qohélet) qui date de plusieurs siècles avant Jésus Christ :  “Ce qui a existé, c’est cela qui existera ; ce qui s’est fait, c’est cela qui se fera ; rien de nouveau sous le soleil.” (Ecclésiaste 1, 9). Une bonne façon de prendre un peu de recul !

“A chaque jour suffit sa peine” : Voici une belle expression qui nous invite à abandonner nos projections angoissantes et à vivre le moment présent. C’est un discours très actuel et pourtant c’est bien Jésus, lui-même, qui nous le délivre dans son sermon sur la montagne : “ Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.” (Matthieu 6, 34)

“Nul n’est prophète en son pays” peut on se dire quand nous pouvons manquer de reconnaissance auprès de nos proches. Jésus nous avait prévenus ! « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.” (Luc 4, 24)

“Tu es la prunelle de mes yeux”. Une jolie phrase à adresser à ceux qui nous sont précieux. C’est d’ailleurs comme cela qu’est qualifiée, à plusieurs reprises dans la Bible, la relation de Dieu à son peuple “Il l’entoure [son peuple], il l’élève, il le garde comme la prunelle de son œil.” (Deutéronome 32,10)

“Deux poids, deux mesures”. Cette expression du livre des Proverbes, qui illustre le manque d’équité, nous rappelle que Dieu le premier rejette l’injustice et la malhonnêteté. “Deux poids, deux mesures : le Seigneur en a horreur !” (Proverbes 20,10)

“Qui sème le vent, récolte la tempête”. Cette expression imagée est aussi belle que forte. Elle reprend les mots du prophète Osée, qui parlait ainsi du peuple d’Israël se détournant de Dieu. « Ils ont semé le vent, ils récolteront la tempête. » (Osée 8, 7)

Alice Ollivier pour Hozana.org

La prière des parents : pourquoi, comment ?

Pourquoi prier pour ses enfants ? Nous avons déjà beaucoup d’injonctions, de choses que nous nous sentons obligés de faire pour être un bon parent, pour offrir à nos enfants le meilleur. La prière des parents n’est pas là pour alourdir notre journée mais, au contraire, pour l’alléger ; elle ne fera pas de nous un parent parfait, mais nous permettra d’accepter joyeusement de ne pas l’être.

Nous avons la chance d’avoir un Dieu qui est un Père et dont les enfants ne sont pas tous – encore ? – des saints. Qui mieux que lui peut accueillir nos soucis, nos joies, nos questions, nos émerveillements, nos colères de mère et de père ?

  • Prier pour partager. Ne pas rester seul avec nos difficultés, face à nos défis de parents. La prière permet d’exprimer, ne serait-ce que dans le secret de notre cœur, ce que l’on vit. En se confiant au Seigneur – seul ou en groupe (par exemple, avec les groupes de prières des mères ou des pères présents dans de nombreuses paroisses), nous nous ouvrons à la grâce.
  • Prier pour déléguer. Un proverbe africain dit qu’il faut tout un village pour élever un enfant. En tant que chrétien, nous avons de la chance : nous avons tout un Ciel pour accompagner les nôtres. Laissons nous guider par l’Esprit-Saint, demandons à la Sainte Vierge de dénouer les nœuds, laissons saint Joseph et les saints patrons de nos enfants nous aider, et demandons à nos anges gardiens de veiller sur nos enfants.
  • Prier pour se ressourcer : pour donner beaucoup d’amour, il faut nous même en être emplis. N’oublions pas, tout parent que nous sommes, de nous placer régulièrement en enfant de Dieu et de nous laisser toucher par l’amour infini et miséricordieux du Père. Pourquoi pas en nous tournant simplement vers Lui, en l’appelant “Abba, Père”, quand nous avons besoin de regonfler notre cœur de parent ?

Alice Ollivier pour Hozana.org

 

 

Le Seigneur se repose le septième jour, prenons exemple !

Cette année a été dense. Nous avons avec tristesse confié au Père éternel quelques paroissiens et des prêtres chers à nos cœurs. Nous avons aussi célébré nombre d’entrées dans la vie chrétienne, avec l’accalmie de la pandémie, les baptêmes se sont succédé à un rythme soutenu dans nos églises, les familles pouvant enfin se réunir.

Nous terminons le mois de juin, comme tous les ans, par le rush final : 105 adultes du Diocèse confirmés en la Cathédrale de Montpellier, 60 jeunes confirmés à Béziers en deux vagues les 19 et 25 juin et je ne parle pas des multiples célébrations de première communion et profession de foi en paroisse qui se sont bousculées.

Nous avons consacré du temps à réfléchir au synode sur la synodalité. Ce nouveau synode n’aborde pas une question particulière mais nous invite à réfléchir à ce que Dieu appelle : « être l’Église aujourd’hui », la manière dont l’Église fait participer ses différents membres à l’ensemble de sa vie et de sa mission.

En cet été si nous le pouvons, reposons-nous bien ! Par des moments plus calmes et conviviaux qu’ils soient des moments de cœur à cœur avec les autres et le Christ en prenant le temps aux choses : lecture, balade, randonnée, sport, bon repas, attention aux autres et à soi. Le Seigneur se repose le septième jour, prenons exemple !

Monique Mollier – EAP

 

 

 

QUE MANGERONS-NOUS EN CE MIDI DE FÊTE ?

Dimanche 19 juin : Fête du Corps et du Sang du Seigneur – ANNÉE C

La question préoccupe d’abord la cuisinière mais aussi, et peut-être surtout, les convives ! Peut-être même nous distrait-elle pendant la messe, sans en arriver aux extrémités de gourmandise du « Curé de Cucugnan » !

ALIMENTER ET DÉSALTÉRER NOTRE CORPS EST UNE NÉCESSITE VITALE.

Aujourd’hui l’Église nous propose de vivre la fête du corps et du sang du Seigneur.
Après la multiplication des pains, Jésus explique, à ceux qui voudraient bien recevoir à nouveau du pain gratis, qu’Il est Pain d’une autre nature,

(Jn 6) « moi, je suis le pain de la vie … moi, je suis le pain vivant … Le pain que je donnerai c’est ma chair donnée pour la vie du monde … En vérité, en vérité, je vous le dis : si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle … ».

Beaucoup de ses disciples … déclarèrent « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? ». Á partir de ce moment beaucoup … s’en retournèrent et cessèrent de le suivre ».

ET NOUS ? JUSQU’OÙ SUIVONS-NOUS ?

Nos repas de famille, nos repas de fête entre amis, sont le signe, l’image du banquet divin auquel nous sommes appelés à participer. La parole est comme un pain qui nourrit notre intérieur, qui alimente notre esprit.

Jésus est la Parole, le verbe de Dieu. Par la Parole du Christ ce pain de boulanger devient son corps livré, le vin devient son sang versé, « vraie nourriture, vraie boisson pour la Vie Éternelle ».

FÊTONS DONC CE JOUR DIGNEMENT ET JOYEUSEMENT !

Pierre Gondard (EAP)

Donner du fruit

Pendant les cents derniers jours, nous avons vécu dans l’Église une période extraordinaire, avec, au centre la fête de Pâques, entourée d’un côté par le temps de Carême, de l’autre, par le temps Pascal, se terminant avec la fête de la Pentecôte. Depuis la semaine qui se termine, nous vivons le temps dit Ordinaire. C’est le temps où nous sommes appelés à donner du fruit. Après avoir reçu, dans notre terre, le grain de la vie donné du Christ, après avoir été arrosés avec le don de l’Esprit, nous sommes appelés à faire fructifier maintenant notre vie avec le fruit de la lumière : la bonté, la justice, la vérité… Nous sommes appelés à pousser.

 

Pendant les dernières semaines, le terrain derrière le presbytère s’est couvert d’un abondant gazon. C’est comme si, profitant des dons spirituels que dimanche après dimanche nous célébrons dans l’Église, le terrain voulait donner du fruit à son tour. J’ai demandé au jardinier de le tondre, car il va bientôt servir aux différents rassemblements paroissiaux de fin d’année. J’ai émis toutefois un doute si, vu la dynamique extraordinaire de la croissance, l’herbe ne repoussait pas trop rapidement. « Ne vous inquiétez pas, dis dit le jardinier, maintenant, avec le soleil, ça va se calmer ».

 

Peut-être avons-nous déjà commencé à donner du fruit de la Lumière dans notre vie, inspirés par le temps de Pâques ? Ne nous calmons pas toute de suite. L’été sera chaud, le soleil n’aura pas de pitié pour le terrain de notre cœur. Pensons à bien l’arroser régulièrement. Que notre fruit de la lumière repousse abondamment après chaque tonte. Cultivons l’extraordinaire dans le temps ordinaire.

 

 

  1. Nicolas

Dieu dans la chair

Nous ne pouvons parler de Dieu qu’avec des images, et en ayant conscience que Dieu dépasse de beaucoup tout ce que nous disons de lui. L’image du Père nous est familière, l’image du Fils aussi. Nous savons ce qu’est un père et ce qu’est un fils. Nous comprenons un peu ce que signifie être fils de Dieu et frère de Jésus.


L’image de l’Esprit (que nous fêtons à Pentecôte) nous semble peut-être plus étrange. Dans les langues de la Bible le mot signifie « souffle » et donc nous renvoie à notre respiration. Bien sûr nous savons faire le lien entre le souffle et la vie. Nous avons en tête les expressions « avoir du souffle » ou « rendre son dernier souffle ». Mais parler de Dieu, de l’une des trois personnes de la trinité, à partir de l’air que nous respirons… n’est-ce pas un peu vaporeux ? Irréel ? Abstrait ?

Non, c’est le contraire, c’est mettre Dieu là où il est, c’est à dire dans la chair. Car il ne suffit pas de parler de Dieu, de mettre Dieu dans nos mots, dans nos paroles il nous faut l’éprouver dans la chair, là où il se tient. L’image de l’esprit nous invite à découvrir que Dieu est présent en notre être de chair, dans nos tripes plus que dans nos têtes.

Ce que je dis là de l’Esprit, il me faut le dire aussi du Père et du Fils. Notre expérience d’être fils ou fille, frère ou sœur n’est pas une expérience intellectuelle, une connaissance théorique, elle est une expérience charnelle que nous éprouvons particulièrement lorsque nous perdons nos proches. Il en va de même de l’expérience de Dieu, c’est pourquoi il vient à nous dans le pain qui est son corps et le vin qui est son sang. Malheureusement la culture qui nous imprègne aujourd’hui tend à nous dissocier de nous-même. De même que nous avons du mal à communier à la nature, nous éprouvons de la difficulté à communier avec Dieu. Mais le chemin de la foi vécue reste ouvert à qui veut l’emprunter, c’est un beau et long chemin.

Père Bernard Boissezon.

 

Quatre façons de prier avec les psaumes

Le livre des Psaumes dans la Bible est un trésor pour chaque chrétien. Ce recueil poétique dont les textes sont principalement attribués au roi David, peut être un véritable soutien dans ce que nous vivons chaque jour.

Si le contexte de certains psaumes peut nous sembler bien éloigné de notre quotidien ; les sentiments et émotions décrites par le psalmiste sont universels : joie, émerveillement, gratitude, désespoir, colère, interrogations, peur … A travers les psaumes, Dieu nous prête ses mots pour décrire ce qui parfois a tant de mal à s’exprimer en nous.

  • A travers ce langage imagée et poétique, certains versets nous touchent tout particulièrement. En les retenant, en les répétant, nous les faisons nôtres et sentons combien Dieu est proche de nous, jusqu’à l’intime.
    “C’est toi qui as formé mes reins, Qui m’as tissé dans le sein de ma mère.” (psaume 139, 13)
  • En les méditant, à partir d’une lectio divina par exemple, nous pouvons entrer plus profondément dans ces textes et mieux comprendre pourquoi et comment ces textes résonnent pour nous. Qu’est ce que cela m’apprend sur mes propres combats, mes propres blessures, mes propres questions ?
  • Les psaumes font partie de la liturgie et nous sommes invités, collectivement, à les chanter, à leur donner voix. Ils permettent ainsi une prière incarnée notamment pour la louange et l’action de grâce.
  • Certains psaumes sont de véritables prières de guérison, de délivranc Ils nous offrent un chemin intérieur passant de l’expression de notre souffrance, à l’acceptation de nos limites et à la reconnaissance de nos manquements pour finir par l’abandon confiant entre les mains du Seigneur. Ils nous offrent alors la possibilité de nous ouvrir à la paix de Dieu en nous.

Alice Ollivier pour Hozana.org

Quand et comment invoquer l’Esprit Saint ? 

Aussi souvent qu’on le souhaite bien sûr !
Mais nous pouvons prendre de bonnes et saines habitudes pour en faire notre compagnon quotidien. Un geste simple, que nous avons (ré)-appris pendant cette pandémie, est d’aérer, d’ouvrir régulièrement la fenêtre. Cela paraît évident mais avons-nous le même sain(t) réflexe quand il s’agit d’aérer, de purifier, de renouveler l’atmosphère de notre cœur ? Invoquer l’Esprit-Saint c’est ouvrir grand nos fenêtres intérieures.

  • Chaque matin, au saut du lit, au moment d’ouvrir la fenêtre de notre chambre et de sentir l’odeur de ce nouveau jour, ouvrons également notre cœur au souffle de vie.

“Viens Esprit-Saint, viens me renouveler !”.

Nous pouvons caler l’invocation sur le rythme de notre respiration pour s’offrir corps et âme à ce renouveau.

  • Avant une nouvelle tâche, une réunion, une discussion, prenons une minute pour faire rentrer le souffle vivifiant, pur et apaisant de l’Esprit de Dieu. Qu’il souffle ainsi sur la fatigue, les idées toutes faites, le stress … toute cette poussière intérieure qui empêche écoute et créativité.

“Viens Esprit-Saint, Viens nous inspirer !”

  • Au moment d’un choix, d’une prise de décision, prenons le temps de renouveler entièrement l’air de notre cœur. Laissons l’Esprit de Vérité chasser ce qui nous hante, assouplir ce qui nous bloque, soigner ce qui est blessé afin de pouvoir réellement discerner le chemin à prendre.

“Viens Esprit-Saint, viens m’éclairer”

  • Dans les moments difficiles, les épreuves, pensons à laisser la fenêtre toujours suffisamment entrebâillée, afin que le consolateur vienne, tout doucement, nous apaiser, nous rafraîchir, nous réchauffer … Dans nos tristesses, nos colères, nos douleurs, laissons nous toucher par la divine caresse.

“Viens Esprit-Saint, viens me consoler”

Alice Ollivier pour Hozana.org