Un long dimanche de fête !

Qui n’a jamais souhaité que la fête continue encore un peu ? Que le dimanche dure toute une semaine ? Et bien à Pâques, c’est possible !

La résurrection du Christ est la source même de la joie des chrétiens et cette joie ne pourrait difficilement être célébrée qu’en une seule journée, ni même en deux jours, si nous comptons le lundi de Pâques. L’octave de Pâques nous invite donc à prolonger la fête pendant 8 jours !
Cette période commence le dimanche de Pâques et se termine avec le dimanche de la miséricorde divine.

Pendant une semaine, le temps s’arrête afin de nous laisser le loisir de goûter pleinement à ce mystère de la foi chrétienne, de savourer la victoire du Christ sur la mort.

Dans un monde où tout va toujours vite, quel bonheur de prendre son temps et de laisser ainsi la joie de Pâques s’ancrer profondément en nous. Célébrons donc encore un peu :

  • Pourquoi pas en retournant une fois à la messe durant cette période et en retrouvant ainsi les prières du jour de Pâques
  • ou peut-être en portant, chaque jour de cette semaine, une touche de blanc dans nos vêtements, en rappel de notre baptême et en signe d’accompagnement des nouveaux baptisés de la nuit pascale ?

Nous ne chômons plus toute la semaine, comme c’était le cas au Moyen Âge, permettant ainsi à certains de prendre leur bâton de pèlerins. Mais nous pouvons toutefois profiter du lundi de Pâques, pour prendre le temps d’un petit pèlerinage près de chez nous ou simplement d’une marche méditative sur le thème de la Résurrection.

 

 

Une prière qui nourrit !

Dans l’évangile de Matthieu, alors que Satan essayait de tenter Jésus dans le désert, celui-ci cite le Deutéronome :
“L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.”

La manducation – du latin manducare qui veut dire manger, mastiquer – est une forme de prière qui aide à se nourrir véritablement de la Parole de Dieu.

Elle rappelle ces paroles de Dieu au prophète Ezechiel :

“[Le Seigneur ] me dit : « Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. »
Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel.”
(Ezechiel 3 ;3)

Cette prière méditative remonte aux tous premiers temps de l’Église chrétienne ; elle était notamment pratiquée par les Pères du désert. Simple et sobre, elle s’adapte aussi facilement à nos vies quotidiennes actuelles.
Il s’agit de répéter un verset biblique. Cette répétition n’a pas seulement pour objet la mémorisation de la Parole mais bien de la “manger” ; c’est-à- dire de la goûter, de la savourer, de l’absorber et de s’en nourrir.

“ De grâce, ne vous contentez pas de les regarder, ces adorables paroles. Il faut vous en nourrir, vous les assimiler ; la vraie cause de nos maux, c’est l’ignorance de la Parole de Dieu.” disait saint Jean Chrysostome

Chaque matin, nous pouvons choisir un verset à manduquer durant la journée. Tiré de la liturgie du jour ou en relation avec ce que l’on vit – face à une épreuve, pour apaiser sa colère, ou pour rendre grâce  – la Parole vivante de Dieu nous guérit et nous transforme intérieurement.

“Que la parole de Christ habite en vous dans toute sa richesse !” (Colossiens 3:16)

 

La paix que Dieu seul peut donner : Shalom. 

Depuis un mois, nous prions intensément pour la paix. La paix pour l’Ukraine et pour son peuple, la paix pour le monde. La paix que Dieu seul peut donner : Shalom. 


Cette paix est plus qu’une absence de la guerre et plus qu’un compromis. Elle est justice rendue et restauration des dommages, guérison du cœur et des relations, un nouvel engagement en faveur de l’autre. Plénitude et perfection dans l’amour.


C’est une telle paix que nous demandons à Dieu. Mais lui, en même temps, nous demande d’œuvrer pour sa paix, d’en être des artisans. De la créer, comme lui, à partir de rien ou plutôt de ce tohu-bohu que nous trouvons sous nos mains. Un travail que le Fils a achevé, mais non sans s’en faire percer les mains. Ceux qui se mettront au chantier à sa suite, mériteront le nom de fils à leur tour.

« Nous sommes appelés non seulement à prier pour la paix, mais à être prêts à activement nous lever en prophètes et à condamner l’injustice, à créer la paix même au prix de nos vies.  […] Le sacrifice et la prière pendant la liturgie, si nous ne sommes pas nous-mêmes prêts à un acte de sacrifice, conduisent à la condamnation […] Nous avertissons ceux qui prient pour la paix mais sont incapables de créer activement la paix par peur ou par manque de foi. »


Désirant la paix, je ne peux que prendre à mon compte ces lignes adressés par les théologiens orthodoxes à leur frère Cyrille, et les ajouter, en tremblant, à mon examen de conscience de Carême.

Quelle paix suis-je appelé à créer autour de moi aujourd’hui, aussi cher que ça puisse me coûter ? 


Nicolas, prêtre

« Dis-moi, qu’entends-tu faire de ton unique, sauvage et précieuse vie ? »

« Dis-moi, qu’entends-tu faire de ton unique, sauvage et précieuse vie ? », citation de Mary Oliver dans  La journée d’été qui conclut le film de Frédéric Tellier, Goliath, relatant les pressions des lobbyings, lutte acharnée du faible contre le fort !

   En dénonçant d’une manière très forte les différentes pressions qui empoisonnent et bien souvent orientent les décisions de celles et ceux qui gouvernent, la question de l’emploi des pesticides est clairement posée : comment empêcher une poignée de firmes de continuer à polluer et surtout de s’emparer de l’ensemble du vivant ?

   Devant la situation des hébreux esclaves en Égypte – situation o combien semblable à celle de nos sœurs et frères de l’Ukraine – et à l’écoute de leurs cris : « j’ai vu, oui j’ai entendu ses cris sous les coups, oui je connais ses souffrances … » Dieu s’adressant à Moïse l’envoie pour le délivrer de la main de ses oppresseurs. Ex 3, 1…

   Quelle actualité de ces textes vieux de quelques trois mille ans qui expriment les souffrances des exilés, des laisser pour compte, des opprimés de toutes les causes !

  La recherche de la justice et de la solidarité entre les hommes et femmes de ce temps est au cœur de l’action du CCFD-Terre solidaire pour la reconnaissance des droits fondamentaux de chaque peuple et la dignité de chaque personne.

   Ce samedi 19 mars Moussa Koné, partenaire CCFD du Mali, témoignera de l’action de son association pour le « droit à l’eau, à la terre et aux semences » – salle G Brassens à Portiragnes, de 18h à 20h – débat public ouvert à tous. Consultez l’affiche : https://paroisses-beziers-littoral.catholique.fr/images/Affiche_Portiragnes_%20jml.pdf.

 

« Dis-moi, qu’entends-tu faire de ton unique, sauvage et précieuse vie ? » – oui qu’entends-tu faire, qu’entendons-nous faire personnellement et collectivement pour que la vie, toute vie soit toujours la priorité de nos engagements ?

 

Bonne semaine à toutes et tous.

Jean Costes, prêtre, Sérignan.

Aucun autre nom n’est donné aux hommes …

Dans l’évangile de ce dimanche Jésus se transfigure devant ses disciples les plus proches : Pierre, Jacques et Jean. Comme nous le dit le texte, Jésus a gravi la montagne pour prier. La montagne est un lieu symbolique. Elle touche le ciel, donc c’est un endroit privilégié où l’homme peut rencontrer son Dieu.

 

Les disciples voient les effets de cette rencontre. L’aspect du visage de Jésus est devenu autre, et son vêtement se transforme en une blancheur éblouissante. Ils voient aussi Moïse et Élie, apparus dans la gloire qui s’entretiennent avec Jésus. Pierre veut faire trois tentes une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Mais il ne sait pas ce qu’il dit. C’est Jésus, lui-même, qui est celui qui parle maintenant avec Dieu et l’histoire du salut passe par lui. Avant c’était Moïse qui parlait avec Dieu dans la tente de la rencontre, après c’était Élie qui rencontrait Dieu sur la montagne, mais maintenant il n’y a qu’une seule tente de la rencontre, celle de Jésus. Dieu agit en lui et par lui. Maintenant si quelqu’un veut être sauvé il doit se confier totalement à Jésus.

Une voix, qui sort de la nuée, se fait entendre : Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le !

 La transfiguration se passe juste avant la Pâque à Jérusalem. La scène explique ce qui doit se réaliser par la mort et la résurrection de Jésus. L’évangile nous montre que le salut consiste en la relation avec Jésus.

Comme le dit après saint Pierre : Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant. Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle. En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver (Ac 4, 10-12).

P. Christophe Paczos

REMERCIEMENTS AUX DONATEURS DE LA COLLECTE POUR LES REFUGIES UKRAINIENS EN POLOGNE

La collecte pour les réfugiés ukrainiens accueillis en Pologne, organisée en urgence au St Curé d’Ars jeudi et vendredi derniers pour venir en aide à l’Association Moje Nowosiolki,  a fait l’objet d’un réel élan de solidarité. Elle a pu être acheminée au cours du week-end et nous sommes informés qu’elle est arrivée à destination. 

Les remerciements des organisateurs vont vers tous ceux qui ont répondu présent et qui ont permis soit par leur engagement et leur générosité, soit par leurs dons divers, d’apporter un soutien et du matériel pour répondre aux besoins de premières nécessités des victimes de ce conflit. 

La collecte a permis d’expédier approximativement : 

200 couvertures

50 sacs de couchage

20 matelas pneumatiques

200 biberons

 

400 paquets de couches de bébés

50 paquets de couches pour adultes

10 cartons de produits médicaux et hygiéniques pour les jeunes mamans et quelques cartons de compléments alimentaires pour adultes

 

 

500 euros avec lesquels on a  payé le chauffeur (400 euros) et 100 euros pour les sacs, cartons… etc…etc…

 

(images prises lors de la livraison des dons à bon port).

 

Le maire de la commune de Telatyn (à droite) et le président de l’association Moje Nowosiółki, Daniel Pawlowski (à gauche) remercient les donateurs.  

                                   

 

3 figures inspirantes en temps de Carême !

Le Carême commémore les 40 jours du Christ dans le désert. Nous sommes invités à sa suite à vivre un temps de prière, d’introspection et de conversion. Il n’est pas toujours facile d’aller dans nos déserts, dans nos silences pour se rapprocher de Dieu. Nous ne sommes pas seuls car Jésus nous y précède mais nous pouvons aussi choisir de marcher dans les pas de fameux guides !

En voici trois qui ont tracé de belles voies dans le désert :

 

  • Moïse et le chemin de la patience. Dans l’Ancien Testament, Moïse guida le peuple de Dieu pendant 40 ans dans le désert ; un exode fait de hauts et de bas … Nul doute qu’il peut nous aider à traverser notre désert pendant 40 jours ! Le Carême peut être l’occasion de revivre les grands moments de doutes et d’espérance du peuple juif, comme l’épisode du serpent de bronze avant de pouvoir nous aussi lever les yeux vers la Croix.
  • Jean-Baptiste et le chemin de la conversion. Le Carême s’ouvre avec cette phrase des évangiles “convertissez vous et croyez à l’évangile” ; or, Jean préparait le chemin de Jésus en proposant un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Le dernier prophète, qui vécut longtemps dans le désert, nous guide sur un chemin d’humilité et de dépouillement ; “Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.” (Marc 1 ; 6)
  • Charles de Foucauld et le chemin de l’Autre. Ce “frère universel” qui se révéla dans l’amour de son prochain au milieu du désert, nous montre comment dépasser nos propres frontières dans l’amour du Christ et de son prochain. Sa prochaine canonisation, le 15 mai 2022, est une bonne opportunité pour apprendre à mieux le connaître.

 

 

 

 

 

Les piliers d’un beau “Oui”

Le 25 mars, nous fêtons la solennité de l’Annonciation. Ce jour-là, l’Ange Gabriel annonce à Marie qu’elle va attendre le Fils de Dieu et Marie accepte. Marie dit oui et le salut du monde devient possible.

C’est un “oui” de la confiance, de l’ouverture et de l’accueil à ce qui vient. Qu’il est beau ce “oui” ! Mais de quoi est-il fait ?

  • De liberté. Un vrai “oui” est un “oui” libre, sans contrainte. C’est d’ailleurs ce que demande le prêtre aux futurs mariés avant de recevoir l’échange de leur consentement : “Est-ce librement et sans contrainte ?”. Voilà une question que nous pouvons également nous poser avant toute décision. N’hésitons pas à demander à l’Esprit Saint de nous aider à discerner ces contraintes (peurs, pré-jugés, fausses croyances …), qui entravent notre liberté et peuvent altérer nos réponses.
  • D’engagement. En acceptant d’accueillir l’enfant de Dieu, Marie a accepté tout ce qui allait avec : le salut du monde, certes, mais aussi des épreuves pour elle et Joseph. Elle n’a pas mis de conditions ; elle n’est pas revenue en arrière à la première difficulté. Elle a dit oui, et c’est tout. Avant toutes nos réponses, faisons nôtre cette parole de Jésus du discours sur la montagne :

“Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais.” (Matthieu 5 ; 37)

  • De parfait abandon à Dieu. Marie s’est abandonnée à l’amour de Dieu. Elle a fait confiance. Il n’est pas possible de tout maîtriser, de connaître toutes les conséquences de chacun de nos choix. Un “oui” est forcément un acte de foi mais, comme nous le dit l’apôtre Paul,

“la foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas” (Hébreux 11 ; 1)

Confions nos prochains “Oui” à Marie afin qu’ils soient authentiques, confiants et enthousiastes et que nous puissions rayonner de l’amour de Dieu à travers eux.

 

L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs

Édito du dimanche 06 mars 2022

Comme à chaque carême, durant 40 jours nous revivons la longue marche des êtres humains en quête de la lumière et de l’amour !

Nous, baptisés récents ou de longue date, nous, futurs baptisés, sommes destinataires de l’amour de Dieu !

La tentation de nous croire indignes ne peut nous détourner de la JOYEUSE CERTITUDE d’être les BIEN AIMES de Dieu (Rom1, 7).

L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs (Rom 5,5).

Nous recevons le don de l’amour de Dieu. Y croyons-nous ?

Dieu vient habiter en nous pour nous donner part à sa vie, et quoi que nous vivions d’heureux ou de malheureux, le Seigneur traverse avec nous notre présent !

Puissions-nous dans ce temps de préparation aux jours saints, nous exposer à recevoir le feu de cet amour, comme la terre s’expose chaque jour au soleil pour recevoir lumière, chaleur et vie.

Bernadette L membre de l’EAP

Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux

Voilà encore un texte qui nous sort de notre ronron coutumier. Réveillons-nous donc et poursuivons la lecture de l’évangile d’après saint Luc. La semaine dernière il nous donnait à entendre les béatitudes et les malédictions : Heureux ceux qui… Malheureux ceux qui…

Aujourd’hui Jésus enfonce le clou. Nous sommes confrontés à de nombreux défis « aimez vos ennemis … souhaitez du bien à ceux qui vous en veulent … ne réclame pas à qui prend ton bien… Quel mérite à aimer seulement ceux qui nous aiment ? Quel mérite à prêter seulement à ceux qui pourront nous rendre ? » Jésus nous dit de faire plus que ce que suggère une simple réciprocité humaine, et il n’y va pas avec le dos de la cuillère :

« soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ». Dans l’évangile selon saint Matthieu on lit : « Soyez parfait comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48) et dans l’Ancien Testament « Soyez saints car moi votre Dieu je suis saint »(Lv 19,2)

Oups ! Impossible Seigneur ! Qui suis-je pour que tu m’en demandes tant ? Et cependant nous répétons tous les jours pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé. Le texte d’aujourd’hui insiste « car la mesure dont vous vous serez servi pour les autres servira de mesure aussi pour vous. » Alors ?

Voilà qu’apparaît la figure de David. Dans la première lecture, il est pourchassé par Saül qui veut l’éliminer pour l’empêcher d’être roi à sa place. Haine ordinaire dans les jeux de pouvoir. Or pendant la nuit, David accède auprès de Saül et au lieu de le tuer il ne fait que lui dérober sa lance et sa gourde, comme trace de son passage dans le camp des ennemis, tandis que « le Seigneur avait fait tomber sur eux un sommeil mystérieux. » 

On n’est ni dans les contes de Perrault, ni précisément dans la Belle au bois dormant. Ce sommeil mystérieux est le même qui était « tombé » sur Adam lors de la création d’Eve. Il signe la présence et l’action aimante de Dieu. David seul pouvait-il être si miséricordieux ?

David fut un grand pécheur :

« pitié pour moi mon Dieu dans ton amour, dans ta grande miséricorde efface mon péché … ma faute est toujours devant moi … » (Ps 50), David a été pardonné et a même reçu la promesse du Messie « c’est moi qui te construirai une maison » (2 Sam 7,16). « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain peinent les bâtisseurs » (Ps 126, 1)

De nos seules forces nous ne pouvons être parfaits ; nous tendons à la perfection, nous efforçons vers la perfection, au jour le jour, malgré nos fautes, grâce à Dieu qui nous perfectionne, dans sa grande miséricorde. Soyons donc nous aussi, bons et miséricordieux avec tous.

Pierre