Prier avec les poésies du Carmel

 

 

Il existe une magnifique tradition poétique au Carmel. La pratique de l’oraison et de la contemplation permet une grande intériorité chez les carmes et carmélites dont certains nous en partagent la beauté à travers leur plume. C’est le cas notamment des grands saints et saintes du Carmel qui sont également de grands poètes.

 

 

Méditons avec sainte Thérèse d’Avila, qui – avec ces quelques vers de sa poésie n° 8 – nous invite à un temps de recueillement et d’intimité avec celui qui est présent à l’intérieur de nous.

“Si par hasard, tu ne savais En quel endroit me trouver, moi, Ne t’en va pas de-ci de-là, Mais, si tu veux me trouver, Cherche-moi en toi.
Puisque tu es mon logis, Tu es ma maison, ma demeure, Aussi j’appelle à tout instant, Si je trouve fermée, La porte de ta pensée.”


Contemplons avec saint Jean de la Croix et son Cantique Spirituel qui appelle à regarder le monde avec les yeux amoureux du Christ et à voir combien toute beauté nous parle de Dieu.

“Mille grâces répandant
Il
[l’aimé] est passé par ces bois avec presse
et allant en les regardant
de sa seule figure
Vêtus les a laissé de beauté.”


Goûtons le présent, ce temps de Dieu, avec sainte Thérèse de Lisieux et son poème

Mon chant d’aujourd’hui

Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère
Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit
Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t’aimer sur la terre
Je n’ai rien qu’aujourd’hui ! …”


Ressentons le souffle de l’Esprit avec Edith Stein, sainte Thérèse Bénédicte de la Croix

“Toi, qui m’es plus proche que je ne le suis moi-même,
qui m’es plus intérieur que mon propre cœur,
et pourtant insaisissable, inconcevable,
au-delà de tout nom,
Saint-Esprit, éternel Amour ! »

Maxance AVRIAL
Association Hozana | Chargé de mission Webmarketing & Communication

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LA SAINTE FAMILLE DE JÉSUS, MARIE ET JOSEPH: modèle de vie et de sainteté

Hier, 25 décembre 2021 nous avons célébré la solennité de la nativité de notre Seigneur: la fête de Noël. Dans la joie et l’allégresse de la naissance du Fils de Dieu au milieu de nous, nous avons chanté

Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix aux hommes qu’il aime”.

Par la grâce de ce grand mystère de l’incarnation du Fils de Dieu dans notre chair, Dieu se donne à nous en nous témoignant de sa proximité. En Jésus de Nazareth, Dieu se rend présent et nous rassure qu’il est désormais avec nous, d’où le sens même de son nom Emmanuel – Dieu avec nous.

Et voilà qu’au lendemain de cette grande joie de la nativité du fils de Dieu, l’Eglise, notre mère nous donne à célébrer la fête de la Sainte Famille de Nazareth composée de Jésus, Marie et Joseph. En effet, il  n’y a pas de hasard, mais une occasion de rendre grâce au Seigneur pour son amour et sa bonté pour nous les hommes. L’Église nous appelle en même temps, à nous regarder en tant que famille humaine et nous réjouir de ce que Dieu nous aime effectivement. En Jésus, Marie et Joseph, il nous est donné un modèle de vie et de Sainteté. 

 

L’épisode de l’évangile de Saint Luc, nous livre le secret de la Sainte famille qui, fidèle à la loi de Dieu, s’est pieusement rendue à Jérusalem pour célébrer la pâque comme elle en avait l’habitude de s’y rendre chaque année (Lc 2,41). Voilà la première qualité que nous apprend la Sainte Famille de Nazareth. La crainte de Dieu ou, en d’autres termes, l’adoration de Dieu. La mission accomplie et déjà de retour à Nazareth, c’est à ce moment que les parents constateront que l’enfant Jésus manquait. Cet incident, nous témoigne, de l’amour et du souci profond que les parents de Jésus avaient pour lui en remarquant son absence. Sa recherche qui dura trois jours exprime la détermination des parents de recouvrer leur fils. C’est effectivement au temple, au milieu des docteurs de la loi que l’enfant de douze ans sera retrouvé pleinement plongé dans l’explication des écritures à ceux censés les maîtriser.

En cette fête de la Sainte famille, un accent particulier est orienté vers l’enfant Jésus en relation avec ses parents. Ne disons-nous pas que la famille est composée du Père, de la mère et de l’enfant? Et de nos jours, qu’est-elle réellement devenue sous nos regards? Sa vocation, qui est celle de donner la vie, de la protéger et de la promouvoir, est-elle encore d’actualité? Et la question qui se pose aux familles chrétiennes aujourd’hui est celle-ci: le regard innocent de l’enfant, nous émerveille-t-il encore? Une chose est sûre, l’enfant est un don de Dieu. Le mystère de son être, sa croissance et son devenir sont entièrement entre les mains de Dieu. Aux parents de savoir qu’ils sont des intendants de ce mystère de la vie que Dieu leur confie. Malgré les péripéties et les déconvenues que les familles rencontrent dans l’exercice de leurs devoirs d’élever et d’éduquer leurs enfants, qu’ils soient rassurés que Dieu ne les abandonnera jamais.

Jésus, toi que Marie et Joseph ont cherché et retrouvé dans la maison du Père,
Apprends-nous à chercher d’abord le Royaume de Dieu dans notre vie quotidienne.

 

 Sr  NTABAJANA  Béatrice (EAP)

Soyez dans la joie car Il vient

Le cri de dimanche dernier retentit encore à nos oreilles et dans notre cœur
«soyez dans la joie, soyez dans la joie car Il vient
Oui, Il vient.
Les textes des prophètes que nous écoutons au long de ces 4 semaines nous mettent dans la dynamique de l’attente des Hébreux.
 
Mais il vient sans tambour ni trompette. Il vient «comme une rosée» délicate qui ne s’impose pas. Il vient «comme une pluie fine qui pénètre la terre», terre labourée qu’ouvrent nos pauvres efforts, sinon l’eau ruisselle et «les oiseaux mangent les graines tombées sur le bord du chemin.»
 
Sa bonté nous précède, Lui qui «fait entendre les sourds, voir les aveugles, bondir les estropiés»,
 
Lui qui nous dit
«c’est moi qui te construirai une maison»
Croire en sa venue «c’est déjà posséder ce que l’on espère»
Va et vient de péché, de repentir, de pardon, chemin de vérité et de vie par lequel Il vient.
 
Il est déjà là. Marie le porte, Jean-Baptiste tressaille dans le sein d’Élisabeth. Marie chante le Magnificat.
Dans l’Espérance, nous connaissons déjà la joie. Dans notre avent de prière et d’efforts pour lui permettre de naître
en nous, nous nous préparons à renaître avec Lui, par Lui, qui est déjà en nous, joyeux et paisibles.
Pierre G (EAP)

Soyez dans la joie

Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; je le redis : soyez dans la joie.

Au milieu du temps de l’Avent le troisième dimanche est le dimanche « Gaudete » : « Soyez dans la joie » dit et redit Saint Paul dans la lettre aux Philippiens (seconde lecture). Quand nous écoutons ces paroles, en ce dimanche, il semblerait que la Parole de Dieu est une provocation, surtout si on regarde autour de nous, dans notre monde, avec tant des situations qui n’invitent précisément pas à la joie.

Et pourtant, l’appel à la Joie vient de St Paul, alors qu’il est en prison.

N’ayons pas peur d’écouter l’invitation à la joie, parce que la joie n’est pas fondée sur la réalité d’un monde parfait, ni même sur la solidité de notre foi. La raison de notre joie est dans le Seigneur qui vient, dans l’Amour qui vient nous visiter. Et c’est cet amour de Dieu qui est notre salut.

Alors, que devons-nous faire pour être à notre tour des témoins de cet amour et de ce salut de Dieu ?

Il faut aller demander à ceux qui en ont la réponse. Ils ne manquent pas. Il suffit d’écouter les annonces, la publicité et nous découvrirons le secret du bonheur, de la beauté, et de la réussite… Ou bien, adressons-nous plutôt à ce pauvre homme qui est dans le Jourdain : celui qui a reçu la Parole et qui ne la garde pas pour lui mais qui la proclame partout.

Alors, que devons-nous faire ? Jean nous répond :

  • Le partage : celui qui a deux vêtements qu’il partage avec celui qui n’en a pas.
  • La lutte pour la justice : n’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé.
  • Construire la paix : ne faites ni violence, ni tort à personne.

Jean invite à la conversion : c’est-à-dire sortir de soi-même pour se tourner (convertir) vers celui qui vient « baptiser dans l’eau et dans l’Esprit pour une nouvelle création ».

Si cette réponse nous convient, même si nous sommes immergés dans les angoisses du monde, nous pouvons réserver en nous tout l’espace pour une Joie qui n’est pas ce monde, car nous avons reçu la Bonne Nouvelle.                

P.Luis

C’est l’Avent…et après ?

Voilà que s’ouvre à nous le temps de l’Avent. C’est une période qui se veut lumineuse voire féerique dans l’attente patiente et sans bruit du Seigneur qui vient.

Mais le Seigneur peut-il encore advenir dans notre société où nous courons, fatigués, en cette fin d’année ?

C’est une période où nous avons tellement à penser et à gesticuler pour ne rien avoir oublié au moment des fêtes, une phase compliquée avec la crise qui plonge tant de personnes dans la précarité, la difficulté à joindre les deux bouts chaque fin de mois et dans un contexte international, économique, écologique et humain souvent décourageant.

Comment allons-nous vivre ce temps de l’Avent et de Noël ?

Au-delà de la simple consommation, voulons-nous en faire un temps de Grâce où le Seigneur par le prophète Isaïe nous dit : « Venez à la montagne du Seigneur. Prenez de la hauteur. » Et par Jean Baptiste : « Changez vos cœurs ! » Laissons-nous conduire vers la joie de Noël. Le Seigneur Jésus vient dans l’aujourd’hui de nos vies.

Monique Mollier (membre de l’EAP)

Pousser la porte d’une église …

Il y a mille raisons de pousser la porte d’une église, et toutes sont bonnes puisqu’elles nous font aller vers Dieu. D’ailleurs de nombreuses paroisses, quand cela est logistiquement possible, laissent les portes de leur église ouvertes toute la journée, invitant ainsi chaque passant qui le souhaite à venir vivre une parenthèse dans sa journée.

Une église ne vit pas que pendant une messe ou une célébration même si ces moments la font resplendir tout particulièrement. Elle est certes le lieu privilégié de la prière collective (messes, séances d’adoration eucharistique ou de prière de chapelet organisées par la paroisse …) mais elle se construit aussi avec nos prières personnelles. Elle est faite de ces petits moments volés à notre routine quotidienne, de ces peines, joies, espérances que des hommes et des femmes y ont laissés au pied de la croix, tout au long des années, parfois même des siècles …

Et puis il y a Sa présence. Toujours là, discrète et immense : “On est moins seul au fond d’une église déserte” comme dit Marceline Desbordes-Valmore dans son poème L’église d’Arona.

Les portes des églises sont là pour être poussées. Alors entrons, visitons, prions dans chaque église que nous croisons !


Selon notre sensibilité, notre humeur, notre oraison peut revêtir bien des formes : prière récitée, dialogue intérieur, silence habité, bougie allumée, contemplation des vitraux ou des tableaux … et même tout simplement, être là …


Être là quelques minutes, sans rien faire, juste pour être avec Lui, juste pour goûter Sa présence avant de retourner à nos activités.

 

 

Maxance AVRIAL
Association Hozana | Chargé de mission Webmarketing & Communication

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Pour une crèche vivante !

 

 

Nous sommes rentrés dans le temps de l’Avent, temps de préparation à la fête de Noël. C’est le moment de l’année où nous décorons nos maisons et installons une crèche. Traditionnellement, elle est installée à partir du premier dimanche de l’Avent et jusqu’au 2 février, date à laquelle nous commémorons la présentation de Jésus au Temple.

 

Les premières crèches, à l’instar de la toute première réalisée par saint François d’Assise lors de la nuit de Noël de 1223, étaient des crèches vivantes. Alors cette année, que notre crèche soit vivante et prenons le temps de la contempler, de l’habiter, de rentrer véritablement dans la joie de Bethléem !

 

  • Installons la Sainte Famille dans notre quotidien. Notre crèche n’a pas besoin d’être la plus belle, la plus grande mais elle a besoin d’être au centre de notre maison, au cœur de notre espace de vie, pour être vue, regardée. Et, à chaque coup d’œil, nous pouvons en profiter pour imaginer Joseph et Marie dans leur quotidien ou pour leur confier la tâche que nous allons faire, le moment que nous passons. Invitons-nous chez eux et invitons-les chez nous …
  • Cheminons avec les santons. La crèche est une bonne occasion de prier en famille, le matin ou le soir. Faisons-en un temps de jeu et de méditation ! Chacun peut avoir son santon et lui donner vie et corps, pour mieux ressentir avec lui la joie immense de cette fameuse nuit où Dieu vint à nous. Quels sont les sentiments qui ont traversé ce berger durant ces quelques semaines ? Qu’est-ce qu’ont pu se dire les rois mages avant de se mettre en chemin ?
  • Suivons l’étoile. L’étoile du berger nous rappelle que le Seigneur nous guide. Pendant toute la durée de l’Avent, soyons attentifs aux signes que Dieu laisse dans notre vie et pour chacun d’eux, dessinons une étoile de plus au-dessus de notre crèche.
  • Chantons avec les anges. C’est le moment de donner de la voix ! Chaque jour de l’Avent, redécouvrons un chant de Noël.

Pour habiter encore davantage ce temps joyeux de l’attente, rejoignez le parcours En Avent pour Noël sur Hozana et vivez un Avent dans la joie en découvrant chaque jour une petite vidéo pour booster votre foi !


Association Hozana

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Nous avons le sentiment que tout s’effondre ?

Aujourd’hui tout ce qui se passe dans ce monde devient très inquiétant, peut être nous avons le sentiment que tout s’effondre ?

Paix dans cette situation douloureuse où l’ennemi veut nous diviser, nous apeurer, nous séparer et fermer nos cœurs. Mais la bonne nouvelle de Jésus-Christ doit retentir en nous. Le Sauveur est tout proche.

Si nous restons dans l’attente de la venue de Jésus-Christ dans la prière et l’espérance, nous ne serons pas abattus. Nous serons debout devant le Fils de l’Homme. Nous pourrons aller à Lui parce que nous n’aurons cessé de l’attendre dans ce monde, sans être du monde.

Nous pouvons mettre en lumière la bonne nouvelle que suggère Jésus dans l’évangile de ce jour : le figuier dont les branches deviennent tendres au moment où sortent les feuilles qui annoncent que l’été est proche. Cette image de printemps, pleine d’espoirs et de promesses, Jésus l’applique à la fin des temps et à la proximité de sa venue.

« Lorsque vous verrez cela, sachez que le Fils de l’homme est proche ».

Certes la naissance du monde nouveau sera précédée d’un déchirement, d’un bouleversement mais n’est-ce pas le lot de toute naissance?

A travers tout ce qui peut nous contrarier c’est LUI que nous attendons, c’est LUI qui nous apporte la paix promise. Le Seigneur Jésus est de plus en plus proche.

Avec Saint Paul, dans l’épitre aux Romains, c’est dans l’espérance que nous vivons ce temps présent :

« j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous. En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir la révélation du Fils de DIEU ».

Tenez-vous prêts : c ‘est à l’heure où vous n’y penserez pas, que le Fils de l’Homme viendra ( Lc 12).

Maranatha, viens Seigneur Jésus, nous t’attendons !

Marie-Line VIRASSAMY
(EAP)

Jésus, un chemin de guérison

 « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. » Nous retrouvons cette parole de Jésus dans trois évangiles : celui de Marc, celui de Luc et celui de Matthieu. Oui, Jésus connaît nos souffrances et nos douleurs et il est venu pour nous guérir.
Une partie de sa vie publique est passée à opérer des guérisons miraculeuses, à délivrer ceux qui souffrent dans leur corps comme dans leur âme.

Quelle que soit ce dont nous souffrons, que ce soit d’ordre physique, moral, psychologique, nous savons que Jésus est touché. Tout ce qui nous touche, le touche. Il est là, prêt à nous accompagner dans nos combats contre la maladie, l’addiction, l’angoisse, … Toute guérison ne peut pas forcément être miraculeuse, certains chemins de guérison sont plus longs que d’autres. Mais, nous le voyons dans les évangiles, Jésus ne se détourne d’aucun malade venu lui demander son aide.
“Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos” (Matthieu 11,28)

Mais cela nous demande de rester ouvert et patient. Car nous ne voyons souvent que les symptômes, là où Jésus connaît bien les véritables blessures qui peuvent parfois se cacher derrière nos maux. Et il ne vient pas guérir en superficie mais bien tout notre être.
“Il la saisit par la main, et lui dit : Talitha koumi, ce qui signifie : Jeune fille, lève-toi, je te le dis.” (Marc 5, 41)

Confions à Dieu nos souffrances, nos maladies en toute confiance. Ne craignons pas de le prier pour notre guérison, que cela soit celle de notre corps ou celle de notre âme.
“Il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures.” (psaume 147 :3)

Laissons le Christ poser sa main, tendre et compatissante, sur cette plaie qui nous fait souffrir et rendons grâce pour son cœur débordant d’amour, qui nous offre la Vie.
“Il posa les mains sur elle ; immédiatement elle se redressa, et elle se mit à célébrer la gloire de Dieu.” (Luc 13)

6 prières du chapelet

Nous venons de clore le mois d’octobre qui est le mois du Rosaire, cette belle prière méditative récitée à partir du chapelet. Si le rosaire est la prière la plus spontanément associée au chapelet chez les catholiques, il existe pour autant de nombreuses autres prières à réciter à l’aide de ces petits grains. Cette façon de prier en égrenant un chapelet est très ancienne et se retrouve dans de nombreuses traditions. Quelle que soit la prière, le principe reste le même : réciter une prière ou une invocation à chaque grain. Cette répétition permet de rentrer dans l’oraison, notamment en recentrant la pensée, en calmant le mental et en disposant ainsi son cœur à la méditation et à la contemplation. Voici quelques exemples de belles prières qui peuvent être récitées à l’aide d’un chapelet :

  • Bien sûr la prière du rosaire ! En quatre tours de chapelet -qui peuvent être répartis sur la semaine – et grâce à la récitation de dizaines de Je vous salue Marie, nous méditons vingt mystères associés à la vie du Christ : mystères joyeux, mystères lumineux, mystères douloureux et mystères glorieux.

  • Le chapelet à l’Esprit-Saint permet également de méditer des mystères en invoquant le Saint Esprit sur chaque grain. Chaque dizaine est dédiée à un mystère correspondant à une action du Saint-Esprit dans l’Evangile et dans notre vie. La prière entière en contient 10.

  • Il existe également des chapelets pour prier avec les saints : notamment le chapelet de saint Joseph ou celui de sainte Thérèse de Lisieux. Ce dernier a un format qui lui est propre puisqu’il ne contient que 24 graines, correspondantes aux 24 années de sa vie.

  • D’autres prières du chapelet nous ont été transmises à travers des apparitions de Jésus. C’est le cas du chapelet de la miséricorde divine, dicté à sainte Faustine. Il est récité pour le salut des âmes. C’est également le cas du chapelet des saintes plaies de Jésus, transmis par sœur Marie Marthe Cambon. Ce chapelet invite à méditer les souffrances du Christ à travers les différentes blessures de son corps.

Alors, en ce mois de novembre, ne lâchons pas notre chapelet !