L’humilité, une révolution silencieuse

L’humilité, une révolution silencieuse

Dans un monde qui célèbre la performance, l’image et la réussite, les paroles de Jésus résonnent comme une douce provocation : « Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé. » À contre-courant des logiques dominantes, l’Évangile nous propose une autre voie — celle de l’humilité, du service, et du don gratuit.

L’illusion des premières places… Nous vivons dans une société où l’on apprend très tôt à se battre pour les premières places : à l’école, au travail, dans les cercles sociaux. Être vu, reconnu, valorisé semble être une nécessité vitale. Pourtant, cette course effrénée nous éloigne souvent de nous-mêmes, et des autres. Jésus, lors d’un repas chez un notable, observe ce besoin de briller. Et il le déconstruit avec une simplicité désarmante.

S’abaisser, ce n’est pas disparaître… L’humilité n’est pas une posture de faiblesse. Elle est une force tranquille, une manière de se tenir dans le monde sans chercher à dominer. S’abaisser, c’est faire de la place à l’autre. C’est reconnaître que notre valeur ne dépend pas de notre rang, mais de notre capacité à aimer, à écouter, à servir.

Dans le regard de Dieu, les grandeurs humaines s’effacent. Ce qui compte, c’est la vérité du cœur. Et c’est là que l’humilité devient une révolution : elle renverse les hiérarchies, elle libère des masques, elle ouvre à une joie profonde.

L’amour sans retour… Jésus va plus loin : il nous invite à inviter ceux qui ne peuvent rien nous rendre. Les pauvres, les estropiés, les oubliés. Il nous appelle à une charité sans calcul, à une générosité qui ne cherche pas de retour. C’est dans ce don gratuit que se révèle la grandeur véritable.

À l’heure où tant cherchent à s’élever… peut-être est-il temps de redécouvrir la beauté de l’abaissement. Non pas pour s’effacer, mais pour laisser Dieu nous élever à sa manière — dans la discrétion, dans la fidélité, dans l’amour.

L’humilité n’est pas une stratégie. C’est une lumière. Et elle éclaire ceux qui marchent sans bruit, mais avec foi.

TOUT N’EST PAS VALABLE

TOUT N’EST PAS VALABLE

 

Jésus est en route vers Jérusalem. Sa marche n’est pas celle d’un pèlerin qui monte au temple pour y accomplir ses devoirs religieux. D’après Luc, Jésus parcourt villes et hameaux «en enseignant». Il a besoin de communiquer quelque chose à ces gens-là: Dieu est un Père bon qui offre à tous son salut. Tous sont invités à accueillir son pardon.
Son message surprend tout le monde. Les pécheurs sont remplis de joie en l’entendant parler de la bonté insondable de Dieu: eux aussi peuvent espérer le salut. Dans les cercles pharisiens, par contre, on critique son message ainsi que l’accueil qu’il réserve aux collecteurs d’impôts, aux prostituées et aux pécheurs: Jésus, n’est-il pas en train d’ouvrir le chemin vers un relâchement moral et religieux inacceptable?
D’après Luc, un inconnu interrompt sa marche et lui pose la question de savoir le nombre de ceux qui seront sauvés: seront-ils peu, beaucoup? seront-ils tous sauvés? ou seulement les justes? Jésus ne répond pas directement à sa question. Ce n’est pas le fait de savoir le nombre de ceux qui seront sauvés qui est important. Ce qui est décisif, c’est de vivre dans une attitude lucide et responsable afin d’accueillir le salut offert par ce Dieu Bon. Jésus le rappelle à tous: «Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite».
C’est ainsi qu’il coupe court à la réaction de ceux qui comprennent son message comme une invitation au laxisme. Ce serait se moquer du Père. Le salut n’est pas quelque chose que l’on reçoit de façon irresponsable d’un Dieu permissif. Ce n’est pas non plus le privilège de quelques élus. Il ne suffit pas d’être des fils d’Abraham ou d’avoir connu le Messie.
Pour accueillir le salut de Dieu il faut faire des efforts, lutter, imiter le Père et croire à son pardon. Jésus ne rabaisse pas ses exigences: «Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux». «Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés»; «Pardonnez jusqu’à soixante-dix-sept fois sept fois»comme votre Père; «Cherchez le royaume de Dieu et sa justice».
Pour comprendre correctement l’invitation à «entrer par la porte étroite», nous devons rappeler les paroles de Jésus que nous pouvons lire dans l’évangile de Jean: «Je suis la porte: si quelqu’un entre par moi il sera sauvé» (Jean 10,9). Entrer par la porte étroite c’est «suivre Jésus»; apprendre à vivre comme lui; prendre sa croix et faire confiance au Père qui l’a ressuscité.
Dans cette suite de Jesus, tout n’est pas valable ou indifférent: il nous faut répondre à l’amour du Père avec fidélité. Ce que Jésus demande n’est pas un rigorisme légaliste mais un amour radical envers Dieu et envers son frère. C’est pourquoi, son appel est source d’exigence et non d’angoisse. Jésus Christ est une porte toujours ouverte. Personne ne peut la fermer, sauf nous seuls si nous nous fermons à son pardon.

José Antonio Pagola
Traducteur: Carlos Orduna

Pèlerinage de L’AGENOUILLADE

Cher amis pèlerins,

Alors qu’a débutée la période estivale, il est temps pour nous de vous donner quelques nouvelles de votre association préférée.

Nous sommes heureux de vous annoncer l’élection de Guilhem GOUSSEAU en tant que nouveau président de l’association.

Nous profitons de ce mail pour remercier Cécile CAIZERGUES pour son travail et son engagement pendant toutes ces années afin que nous puissions tous marcher et prier sur les chemins du Midi.

 Nous allons maintenant vous donner l’information la plus importante :

La date de la VIIème édition de notre pèlerinage est fixée au

Samedi 8 novembre 2025

 

Pour cet été, nous vous proposons quelques devoirs de vacances :

1/ A NOTER :

La date du pèlerinage dans vos agendas : le samedi 8 novembre 2025

2/ EN PARLER AUTOUR DE VOUS :

Vous êtes les premiers ambassadeurs de cette journée. Il est donc essentiel que dans les moments conviviaux que vous passerez cet été, le sujet du pèlerinage de Notre Dame de l’Agenouillade soit abordé au moins une fois par barbecue.

Plus nous serons nombreux à marcher et prier pour la conversion des âmes, plus notre monde s’éclairera.

3/ AIDEZ-NOUS par un don :

Le pèlerinage vit entièrement grâce au bénévolat, aux dons et au mécénat. Chaque aide est essentielle. 

 

Dans la joie de vous retrouver très prochainement,

Unis dans la prière et l’action,

L’équipe de l’Association Notre-Dame de l’Agenouillade.

“ S’ils se convertissent les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé “

Si vous ne souhaitez plus recevoir de mail de l’association, vous pouvez envoyer le mot STOP à l’adresse suivante : pelerinagedelagenouillade@gmail.com
 

NE PAS VIVRE ENDORMIS

NE PAS VIVRE ENDORMIS

L’un des risques qui nous menacent aujourd’hui est de tomber dans une vie superficielle, mécanique, routinière, massifiée…
Il n’est pas facile d’y échapper. Au fil des années, les projets, les objectifs et les idéaux de nombreuses personnes finissent par s’estomper.
Nombreux sont ceux qui finissent par se lever chaque jour rien que pour «vivoter».
Où trouver un principe humanisant, un principe qui puisse nous libérer de la superficialité, de l’encombrement, de la routine ou du vide intérieur?
L’insistance avec laquelle Jésus parle de vigilance est surprenante. On peut dire qu’il comprend la foi comme une attitude vigilante qui nous libère de ce non-sens qui domine beaucoup d’hommes et de femmes, qui marchent dans la vie sans but ni objectif.
Habitués à vivre la foi comme une tradition familiale, un héritage ou une coutume de plus, nous ne sommes pas capables de découvrir tout le pouvoir qu’elle contient pour nous humaniser et donner un nouveau sens à notre vie.
C’est pourquoi il est triste d’observer combien d’hommes et de femmes abandonnent une foi vécue de manière inconsciente et irresponsable pour adopter une attitude de non-croyance aussi inconsciente et irresponsable que leur position précédente.
L’appel de Jésus à la vigilance nous invite à nous réveiller de l’indifférence, de la passivité ou de l’insouciance avec lesquelles nous vivons souvent notre foi. Pour la vivre lucidement, nous avons be-soin de la connaître plus profondément, de la confronter à d’autres attitudes possibles face à la vie, d’en être reconnaissants et d’essayer de la vivre avec toutes ses conséquences.
La foi est alors la lumière qui inspire nos critères d’action, la force qui anime notre engagement pour construire une société plus humaine, une espérance qui anime toute notre vie quotidienne.

José Antonio Pagola
Traductor: Carlos Orduña

D’UNE MANIÈRE PLUS SAINE

D’UNE MANIÈRE PLUS SAINE

«Couche toi, mange, bois et mène la belle vie»: cette devise de l’homme riche de la parabole de l’Évangile n’est pas nouvelle. Elle a été l’idéal de beaucoup au cours de l’histoire, mais aujourd’hui elle est vécue à si grande échelle et sous une pression sociale si forte qu’il est difficile de cultiver un style de vie plus sobre et plus sain.
La société moderne a depuis longtemps institutionnalisé la consommation: presque tout est orienté vers la jouissance de produits, de services et d’expériences toujours nouvelles. Le slogan du bien-être est clair: «Mène la belle vie». La publicité nous propose la jeunesse, l’élégance, la sécurité, le naturel, la puissance, le bien-être, le bonheur. La vie doit être nourrie par la consommation.
Un autre facteur décisif dans la société actuelle est la mode. Dans l’histoire de l’humanité, il y a toujours eu des tendances et des goûts fluctuants. Ce qui est nouveau, c’est «l’empire de la mode», qui est devenu le principal guide de la société moderne. Ce ne sont plus les religions ou les idéologies qui guident le comportement de la majorité. La publicité et la séduction de la mode remplacent l’église, la famille ou l’école. C’est la mode qui nous apprend à vivre et à satisfaire les «besoins artificiels» du moment.
Une autre caractéristique du style de vie moderne est la séduction des sens et le soin de l’extérieur. Nous devons faire attention à notre corps, à notre silhouette, à notre poids, à la gymnastique et aux contrôles; nous devons apprendre de nouvelles thérapies et de nouveaux remèdes; nous devons suivre de près les conseils médicaux et culinaires. Il faut apprendre à «se sentir bien» dans sa peau et dans les relations avec les autres; il faut savoir se conduire habilement dans le domaine de la sexualité: connaître toutes les formes de plaisir possibles, jouir et accumuler de nouvelles expériences.
Ce serait une erreur de «diaboliser» cette société qui offre tant de possibilités de prendre soin des différentes dimensions de l’être humain et de développer une vie intégrale et intégratrice. Mais il serait tout aussi erroné de se laisser entraîner frivolement par n’importe quelle mode ou revendication, en réduisant l’existence à un bien-être purement matériel. La parabole de l’Évangile nous invite à découvrir la stupidité que peut contenir cette manière d’envisager la vie.
Pour réussir dans la vie, il ne suffit pas de se la couler douce. L’être humain n’est pas seulement un animal avide de plaisir et de bien-être. Il est aussi fait pour cultiver l’esprit, pour connaître l’amitié, pour expérimenter le mystère de la transcendance, pour être reconnaissant de la vie, pour vivre dans la solidarité. Il est inutile de se plaindre de la société actuelle. L’important est d’agir de manière intelligente.

José Antonio Pagola
Traductor: Carlos Orduña

PÈLERINAGE à LOURDES

PÈLERINAGE à LOURDES
de la paroisse BONNE NOUVELLE
avec le Père Jan Jankowski
Samedi 27 et Dimanche 28 Septembre 2025
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PROGRAMME
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Samedi 27 septembre 2025

7 h 00 – Départ Béziers
9 h 00 ou 9 h 30 – Pause/Autoroute
12 h 00 environ – Arrivée à LOURDES (prise de possession des chambres et repas)
14 h 30 – Grotte de Massabielle (salutation à la Vierge Marie)
15 h/16 h 00 – Chemin de Croix de la prairie (ou chemin de croix des malades)
17 h 00 – Messe/célébrant : P. Jan / lieu en attente de précision
19 h 00 – Repas
21 h 00 – Procession mariale aux flambeaux

Dimanche 28 septembre 2025

9 h 45 – Messe à la Grotte
11 h/12 h 00 – Temps libre
12 h 00 – Repas
14 h/15 h 15 – Temps libre ou visite de la maison natale de Bernadette (Moulin de Boly)
15 h 30/16 h 00 – Récitation du chapelet à la Grotte
17 h 00 – Départ pour le retour à Béziers (arrivée prévue à Béziers entre 22h30/23h00)

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PRIX

– 165 €uros par personne en chambre double
– 195 €uros par personne en chambre individuelle

A noter que le règlement s’effectue par chèque bancaire, à l’ordre de :
« A.D.34 PELERINAGES »
Le règlement en espèces n’est pas accepté.

Ce prix comprend :

– Le trajet aller/retour Béziers/Lourdes en autocar grand tourisme (Autocars Théron – Thézan-les Béziers)
– Les repas du samedi midi, samedi soir et dimanche midi ; le vin est compris aux 3 repas ; le café seulement aux repas de midi (pas de café compris au dîner de samedi).
– Le petit-déjeuner du dimanche matin
– L’hébergement pour la nuit de samedi à dimanche, à l’Hôtel d’Angleterre ***
– La cotisation pour l’assistance, la taxe de séjour et la taxe des sanctuaires.

Ne sont pas compris dans ce prix, les dépenses personnelles : pendant le trajet (arrêts sur l’autoroute), ni durant le séjour.

Le prix de 165 €uros a été calculé sur la base d’un groupe de 40 personnes (les 30 €uros supplémentaires pour chambre individuelle est le montant demandé par l’hôtel).
Les inscriptions et règlements seront arrêtés à la date du 15 août 2025.
Les chèques ne seront remis à l’encaissement qu’aux alentours du 20 septembre.

La date du 15 août est impérative car si notre groupe n’atteint pas les 40 personnes, le pèlerinage sera annulé auprès de l’autocariste et de l’hôtel (délais d’annulation à respecter) et évidemment les chèques vous seront restitués.

POINTS DE RAMASSAGE

– 6 heures 45 – BOUJAN-SUR-LIBRON – arrêt de bus Albert Camus, avenue Albert Camus
– 7 heures 00 – BÉZIERS – parking de l’église du St Curé d’Ars

HÔTEL

Grand Hôtel d’Angleterre ***
4 rue Saint-Joseph 65100 LOURDES Tél. : 05 62 94 00 15
(à 100 mètres de l’entrée des sanctuaires, par la porte St Joseph)

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« Le Kit du Missionnaire »

Le kit du missionnaire

Frères et sœurs, Amis en Christ,

Ils étaient 72. Pas des apôtres de « première ligne » comme Pierre, Jacques, Jean ou Matthieu. Non, de ces 72 là, on a oublié le nom. Et pourtant ce sont eux que Jésus a envoyés pour porter son message. Des gens de la base, des visages ordinaires. Un peu comme toi, comme moi. Nous ne sommes pas des stars de l’Évangile, ni des Mère Teresa, ni des sœur Emmanuelle… Plutôt des Jeanne, des Sébastien, des Louane… Et pourtant, aujourd’hui, les 72 c’est nous.

Quelle confiance folle Jésus nous fait, en nous envoyant là où nous vivons : sur nos lieux de travail, d’études, de loisirs, de courses, dans nos immeubles, nos maisons de retraite. La mission commence dès qu’on passe la porte de chez soi. C’est fou, non ?

Jésus nous confie son message, à nous, malgré nos fragilités, nos blessures, nos limites, pour être ses ambassadeurs. Mais que voulez-vous, Dieu est amoureux de l’humanité. Et pour le manifester, il a besoin de nos mains, de nos voix, de nos cœurs. Mais la toute première chose qu’il nous demande c’est de prier. Oui prier, parce que nous sommes associés aux préoccupations du « Patron », le Seigneur de la moisson. Et ce n’est pas tout : Jésus nous demande même de sensibiliser le Patron au recrutement ! Prier pour que d’autres se lèvent et prennent part à la mission.

C’est beau, non ? Même ceux qui ne peuvent plus rien offrir, si ce n’est leur prière unie à leur souffrance, font déjà œuvre de missionnaire. Prier c’est déjà annoncer l’Evangile. Et on l’a trop oublié.

Puis vient l’envoi, un envoi un peu déroutant « comme des agneaux au milieu des loups ». Tu parles d’une offre d’emploi… !

Imaginez une boîte qui recrute en disant « on cherche des hommes ou des femmes prêts à se faire dévorer par plus forts qu’eux ». Et pourtant c’est bien ça.

Dans un monde d’indifférence, d’individualisme et de violence, témoigner devient un vrai défi. Mais Jésus ne nous envoie pas pour convaincre ou convertir à coups de discours, Il nous envoie pour aimer, pour témoigner simplement, avec tendresse, dans le respect de l’autre.

Et il va encore plus loin : pas de sac, pas d’argent, pas de sandale de rechange. Même le kit de survie du voyageur, il l’écarte. Pourquoi ? Parce qu’il veut qu’on fasse confiance à l’hospitalité des frères rencontrés en chemin. Qu’on vive léger, simple, accueillant.

Frères et sœurs, quelle remise en question pour nos communautés d’aujourd’hui, parfois lentes et lourdes à bouger, trop structurées, avec nos réunions bien ficelées, nos plannings bien remplis. Mais attention, à force de tout vouloir cadrer dans une bureaucratie cléricale, on risque d’étouffer le souffle de l’Esprit, coincé entre deux classeurs ou perdu dans un tableau Excel. Et vous remarquez, Jésus ne leur précise aucun contenu du message à annoncer, pas de dogme à répéter, rien à imposer. Notre monde n’a pas besoin de grandes déclarations, il a soif de paix, pas la paix des armes, mais la paix de Dieu.

Et quand Jésus nous dit : « mangez ce qu’on vous servira », il nous invite à nous adapter, à rejoindre l’autre tel qu’il est, dans sa culture, son mode de vie, à ne pas laisser nos différences paralyser l’amour. En nous demandant de « guérir les malades », il nous demande d’être proche de ceux qui souffrent, d’accompagner les solitudes. Le christianisme n’est pas une religion de « vœux pieux », mais une religion de fraternité, d’entraide, de partage.

Et vous savez quoi ? Les 72 reviennent tout joyeux. Peut-être un peu trop fiers d’eux. Mais Jésus les recentre: ce que vous avez fait, vous ne l’avez pas fait seuls. C’est la tendresse de Dieu qui a agi à travers vous et la vraie joie c’est que « vos noms soient inscrits dans le cœur de Dieu ».

Alors oui, frère, sœur, ami, toi aussi tu fais partie des 72. A toi de discerner ton don, ton charisme, ta manière unique d’être envoyé. A toi d’avoir l’audace, l’initiative, la créativité pour aimer à ta manière et devenir une preuve vivante que Dieu n’est pas mort.

Ami, en ce début de vacances, prépare ton sac de missionnaire. Glisse dedans une pincée de prière, une vague de douceur, un zeste de simplicité, un parfum de paix et cette proximité qui fait toute la différence: c’est ça le kit du missionnaire.

Alors belle baignade, bonne plongée dans le réel et surtout belles rencontres.

Amen

Homélie du6 juillet à Valras-Plage